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FiG. 91. — Coupe longitudinale et horizonlale de la têle du chev^, montrant la cavili crânienne, les cavités nasales et les sinus maxillaires (Chauveau et irloing).
botte crânienne, pour mettre à découvertle cerveau dans sa totalité ou dans une de ses parties, tantôt on se con-
tente de faire un simple trou par lequel oa fait p^aétre l'iastrument qui doit servir & la vivisection.
Aussi les instruments "dont on se sert doivent-ils être appropriés au genre d'expérience. Ce sont géuéralement les instruments suivants : le trépan, la trôphine, les cisailles, de forts scalpels ou simplement un perforateur.
Pour pratiquer l'opération, voici d'abord le manuel opératoire sur le chien, que je prendrai comme type de la description de la vivisection chez les animaux supérieurs.
FIG 92. — Coupe antcro-postérieure d'une têts de cheval pour montrer lu pasilion occupée par la cavUé crânienne. — A, tinus Tronlaui. — B, ïolulea ethmoïdalea. — G, cornet supérieur, — D, cornet intérieur.
L'anitnal est fixé sur le ventre, soit sur la gouttière, soit sur la table; la tête, relevée par un coussin, de façon à corriger l'obliquité de sa face supérieure, est maintenue solidement. On coupe les poils au niveau de la région où l'on doit opérer, et si l'animal a de longues oreilles, on les ramène en arrière.
L'animal est anesthésié, selon tes procédés indiqués (les injections intra-veineuses de chloral ou de crotonchloral sont très bonnes dans cette vivisection], et, sur la ligne médiane, l'on pratique une incision partant de
la ligne transversale interoculaire et que Ton étend en arrière plus ou moins, suivant l'étendue que Ton se propose de donner à l'ouverture du crâne. Cette incision doit aller jusqu'à Tos. On détache alors la peau sur un côté, on sectionne l'aponévrose temporale et l'on détache le muscle temporal dans sa portion supérieure. Dans toute cette partie de l'opération, il est très avantageux d'employer le thermo-cautère, de façon à éviter une perte de sang trop considérable; il arrive quelquefois que l'on a une hémorrhagie par l'artère temporale profonde antérieure, il faut alors tamponner en arrière de l'apophyse orbitaire externe avec de l'amadou simple ou imbibé de perchlorure de fer. On renverse alors en dehors le temporal décollé et, au moyen d'une rugine, on détache soigneusement le périoste de la portion de l'os sur laquelle on va appliquer la couronne de trépan.
Ce point varie suivant le but de l'expérience. Lorsque l'on veut tomber sur le sillon crucial et que l'on opère sur un chien de moyenne taille et à tête allongée, voici l'endroit au niveau duquel on doit d'ordinaire appliquer le perforateur; c'est à 1 centimètre en dehors de la ligne médiane, un peu en dehors de la crête temporale et à un travers de doigt en arrière de l'apopliyse orbitaire externe (fig. 93). Il faut avoir soin que le perforateur ne déborde pas trop le niveau de la couronne de trépan, 2 à 3 millimètres suffisent, car avec plus de longueur on peut s'exposer à pénétrer trop brusquement et à venir léser le cerveau. En commençant, l'os doit être attaqué perpendiculairement à sa surface, puis lorsque la couronne a commencé à mordre et à tracer une rainure circulaire, on a soin de retirer le perforateur
193 SYSTËHE NERTEDX CENTRAL.
et l'on continue la trépanation en faisant agir l'instrument, surtout sur la partie antéro-supérieure. A ce niveau, en effet, l'os est beaucoup plus épais, et si l'on inclinait du côté de l'os temporal, on risquerait fort de
dperon nié-
di.n
<te l'occipital. —