‹ Manuel de vivisectionsChapitre 59 sur 90 · SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE · texte numérisé non relu

SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE

NERFS RACfllDIENS.

Les nerfs rachidiens naissent de la moelle par deux faisceaux de racines : les racines antérieures et les racines postérieures. Comme chez rhomme, les racines nerveuses, chez le chien, sont de plus en plus obliques sur la moelle épinière, à mesure que l'on se rapproche de l'extrémité caudale.

La longueur la plus considérable des racines se trouve par conséquent dans la région lombaire, où l'obliquité est la plus grande. C'est aussi dans cette région qu'il est plus facile d'isoler ces racines, attendu que c'est le point où le canal vertébral est le plus large, et l'espace qui sépare la moelle des parois du canal est assez considérable en cet endroit.

Chez l'homme comme chez le lapin, les racines ne sont pas isolées en dehors des membranes de la moelle. Chez le chien et le chat, ces racines non seulement sont isolées, comme chez l'homme, en dedans des membranes d'enveloppe, mais encore au delà, car la dure-mère leur forme une gaine spéciale à chacune. Pourtant, les deux

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racines ne sont pas complètement isolées, elles sont accolées Tune à l'autre par du tissu conjonctif assez lâche qu'il faut détruire pour les isoler.

Chez le chien comme chez Thomme, les racines postérieures rachidiennes sont généralement plus grosses* que les racines antérieures. Chez les grenouilles, les racines antérieures sont, au contraire, plus grosses relativement que les racines postérieures.

Gomme c'est encore le chien qui est l'animal choisi pour les expériences sur les racines rachidiennes, voici quelques détails anatomiques qui pourront faciliter l'opération.

Chez le chien, on trouve 7 vertèbres cervicales, 13 dorsales et 7 lombaires ; il y a par conséquent 43 côtes. On trouve 8 paires de nerfs cervicaux, 43 paires dorsales,? paires lombaires et 6 paires sacrées.

Les racines de ces paires sont toutes contenues dans le canal rachidien, disposées comme il a été dit plus haut, et elles n'en sortent par les trous de conjugaison, au niveau desquels se trouve le ganglion intervertébral, immédiatement après lequel les racines se réunissent, que sous forme de nerfs mixtes. Une seule paire fait exception à cette disposition chez le chien et chez le chat : c'est la deuxième paire cervicale. Cette paire nerveuse a cela de particulier chez le chien, et d'une façon encore plus prononcée chez le chat, c'est que le ganglion de la racine postérieure sort du canal vertébral, en dehors duquel se fait par conséquent l'union des deux racines en un nerf mixte. Cette disposition exceptionnelle permet d'atteindre les deux racines, sans ouvrir le canal rachidien.

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