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MISE A NU DES RACINES RACHIDIENNES

Mise à nu des racines rachidiennes.

Pour arriver sur les racines rachidiennes, sauf pour la deuxième cervicale chez le chien et le chat, il faut nécessairement commencer par ouvrir le canal vertébral, en procédant comme je l'ai dit plus haut à propos de la moelle (page 223). Une fois la moelle mise à nu et dépouillée de son tissu graisseux, on n'aperçoit généralement que la racine postérieure qui cache la racine antérieure. Par suite de la disposition des racines chez le chien et chez le chat, on peut expérimenter sur ces racines, soit en ouvrant les méninges rachidiennes pour mettre à nu ces paires nerveuses, soit en respectant les méninges et en prenant la racine en dehors de la dure-mère, ce qui est de beaucoup préférable.

Lorsque Ton a besoin d'isoler les deux racines rachidiennes, il faut profiter de l'abattement dans lequel se trouve l'animal après l'ouverture du canal rachidien et quand il est encore sous l'influence de Tanesthésique. On se sert alors d'un petit crochet mousse et fin (fig. 404) avec lequel on écarte un peu la racine postérieure, pour plonger plus avant afin de saisir et de soulever la racine antérieure qui devient rente. On passe alors au-dessous d'elle une

Fig. 101. — Petit crochet mousse pour soulever et isoler les racines médullaires (Cl Bernard).

alors appaanse de fil,

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qui permettra de Tavoir facilement sous la main ; la même chose peut être pratiquée pour la racine postérieure. Après quoi on laisse reposer l'animal.

Le procédé est le même pour les autres mammifères (chat, lapin, cobaye, etc.).

Chez la grenouille on opère d'abord comme il a été dit plus haut pour mettre la moelle à nu (p. 227) ; les racines antérieures sont cachées par les postérieures ; la neuvième est très volumineuse ; la dixième est très fine et accolée au fil terminal ; les septième, huitième et neuvième (fig. 102) forment Tischialique qui fournit le nerf sciatique et le nerf crural. La section de ces racines se fait avec des ciseaux très fins. Il faut ménager les parties voisines.

Deuxième paire cervicale.

Cette paire sort du canal rachidien entre Tatlas et Taxis, A cause de sa disposition particulière, elle peut servir quelquefois en physiologie expérimentale. Pour la découvrir il faut procéder de la façon suivante : Taniraal (chien ou chat) est fixé sur le ventre, la tête fléchie pour tendre la région postérieure du cou; après anesthésie, on pratique sur la ligne médiane de la partie postérieure du cou, une incision de quelques centimètres, dont le milieu doit correspondre au niveau d'une ligne qui joindrait l'extrémité inférieure des apophyses transverses de l'atlas. L'incision que l'on doit faire juste sur la ligne médiane, pour éviter autant que possible l'écoulement sanguin, doit aller d'abord jusque sur les apophyses épineuses des vertèbres cervicales ; puis, on détache les muscles en raclant les apophyses épineuses, et l'on re-

1, nerf olfaetlT. — !, nerf oplique. - 3, moleur ocnlaini comaïuD. — *, Pià\M-

tulal foraid p.r la réunion de L'inailoinoie du nerf lympanlqnii avpc 1o r communiquant du pneumoffHiLriquo. 4S. ^ 8, audiLif. — 0, glo^iif-jihan ntiuani du pneumogaalrlquo. -- II), pnsgnii>|;»trique et uin ganelion. branche ophthatmiqDa du iriJUDoeau, — 13, nerf palatin. — 13, nerf maxillaire aap^ncur. — 11, nerf maiiUaire inférieur. ~ IS, rameau communiqoant du pneumogastrique anailomoié itec le Irijumoau. ~ 16, nerf pour l'esloma tniMlIni. ~~ 17. branche euUn«e du pnoumoeaslrique. - 18. nerf crurj nart iacUallqne. — !0. premier ganglion du sympathique. — il, dernier ganglian dn ijapUUfue. — H, cordon du tjmpatblqne. — I à X. nerta racbldleni.

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double de précaution à mesure que Ton se rapproche de la base de ces apophyses. Tout le premier temps de cette opération se fait avantageusement avec le thermo-cautère, mais lorsque Ton se rapproche des trous de conjugaison, il vaut mieux se servir alors de Tinstrument tranchant, de peur d'altérer les racines. Les muscles étant séparés et écartés, de façon à découvrir la lame vertébrale, on aperçoit alors distinctement la deuxième paire cervicale, émanant du trou de conjugaison qui se trouve entre l'atlas et l'axis. On isole délicatement cette paire, du tissu fibreux qui l'entoure, et Ton distingue alors les deux racines et le ganglion. On procède à l'isolement de ces racines, exactement comme il a été dit plus haut.

Nerf grand auriculaire.

Ce nerf est une branche du plexus cervical superficiel ;

il est formé par des rameaux émanant de la deuxième

et de la troisième paires cervicales ; il se réfléchit sur le

bord postérieur du sterno-mastoïdien et, devenant tout à

fait superficiel, presque sous-cutané, il se dirige d'arrière

en avant et un peu de bas en haut, pour venir se ter*

miner sur la conque de l'oreille. Avant d'atteindre To-

reille, il passe au-dessus d'une branche de la veine jugu-*

aire et est presque perpendiculaire à ce vaisseau veineux

(fig. i03).

 cause de sa position superficielle, ce rameau nerveux

n'est pas difficile à mettre à nu, soit sur le lapin, soit sur

le chien.

L'animal étant maintenu sur le ventre, la tète tournée

du côté où l'on doit opérer, on pratique pendant l'anes-

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