NERFS PATHÉTIQUES
Ces nerfs constituent la quatrième paire ; ils naissent près des tubercules quadrijumeaux, de là, ils traversent l'ouverture de la tente du cervelet, contournent la protubérance, et, se dirigeant en avant, ils s'engagent dans les trous orbitaires postérieurs avec les moteurs oculaires communs, pour venir se distribuer aux grands obliques (lig. 407).
On peut, comme pour le nerf de la troisième paire, pratiquer la section soit dans le crâne, soit dans l'orbite. Les procédés opératoires sont exactement les mêmes, seulement modifiés d'après les rapports du nerf. Je n'y insisterai par conséquent pas davantage.
NERFS TRIJUMEAUX
Ces nerfs, qui constituent la cinquième paire, naissent de la partie supérieure et externe de la protubérance
356 NERFS CRANIENS.
annulaire, vers le point oit arrivent les pédoncules cérébelleux moyens ; ils se dirigent en avant, passent sur l'extrémité interne du rocher, pour gagner le niveau du
- Nerrs pallictiques chez l'iiommc et le lapin.
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trou déchiré où se trouve un gros ganglion, le |ganglion de Gasser,d'oiï partent les trois branches de terminaison: la branche ophthalmique de Willis, le nerf maxillaire supérieur et le nerf maxillaire inférieur.
NERFS TRIJUMEAUX. «57
La branche ophthalmique de Willis se porte en avant pour gagner la cavité orbitaire, en passant avecle moteur oculaire commun et le moteur oculaire externe, dans un des conduits sus-sphénoïdaux (fente sphénoïdale) (fig. 106, C).
Ls nerf maxillaire supérieur naît du ganglion de Gasser avec le précédent, de sa portion interne et supérieure ; il occupe la scissure creusée sur la face interne du sphénoïde en dehors de la gouttière caverneuse et sort du crâne par le trou rond.
Le nerf maxillaire inférieur naît de la portion inférieure et externe du ganglion de Gasser et sort du crâne par le trou ovale (fig. 106, nM3).
Les vivisections peuvent porter soit sur le tronc du nerf, soit sur ses branches. Je vais passer en revue les principales expériences que l'on fait sur le trijumeau.
Section du tronc du trijumeau. — Cette section peut se faire en ouvrant le crâne ou sans Touvrir.
Pour arriver sur le trijumeau en ouvrant le crâne, on doit procéder d'abord comme il a été dit au chapitre vj, et cette opération peut se faire sur tous les animaux que Ton emploie habituellement. Le crâne étant ouvert, on enlève une grande partie de l'hémisphère cérébral du côté où Ton veut opérer, afin d'arriver dans la fosse temporale. On est généralement gêné par une abondante quantité de sang que Ton éponge à mesure. Enfin, on finit par apercevoir distinctement le tronc du trijumeau et, en incisant la dure-mère qui recouvre le ganglion de Gasser et ses divisions, on peut arriver soit sur ce ganglion, soit sur ses branches.
Mais celte expérience amène des délabrements tels,
LivoN. — Vivispclions. 17
258 NERFS CRANIENS.
qu'il est impossible de conserver les animaux dans des conditions bonnes pour bien observer les effets de la section du nerf. Aussi faut-il avoir recours à la section
ntrà-crânienne sans ouverture du crâne, opération difficile par la raison simple qu'on ne voit pas ce que Ton fait, mais qui avec un peu d'habitude réussit bien et donne de bons résultats.
Voici le procédé opératoire d'après Cl. Bernard.
Pour couper la cinquième paire dans le crâne, on peut faire usage d'instruments de forme très différente.
Magendie se servait d'une sorte de crochet cunéiforme tranchant. On peut faire usage pour arriver sur la racine du trijumeau et la couper, de l'instrument représenté figure 108, ou encore d'un instrument en forme de canif.
L'instrument étant choisi, on procède de la façon suivante (fig. 109).
Le corps de l'animal étant maintenu par un aide, on tient solidement, de la stumeiit ^ur"â ^^^^ gauche, la tête du lapin (car c'est section du triju- l'animal sur lequel cette expérience réus-
meau dans le . ,
crâne. sit lemieux), en sentant avec le doigt un
tubercule placé immédiatement au-devant de l'oreille et qui est constitué par le condyle de la mâchoire inférieure. En arrière de ce tubercule on trouve une portion osseuse dure qui est l'origine du conduit auditif.
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260 NERFS CRANIENS.
On pique, avec rinstrument H, tenu de la main droite et dont le tranchant est dirigé en avant, immédiatement en arrière du bord supérieur du tubercule condylien, en dirigeant la pointe de l'instrument un peu en avant, pour éviter de tomber dans l'épaisseur même du rocher et parvenir plus facilement dans la fosse temporale moyenne ; on incline en même temps un peu en haut, afin de ne pas glisser dans la fosse zygomatique en manquant ainsi d'entrer dans le crfine.
Aussitôt que l'instrument a pénétré dans le crâne, ce qui se reconnaît àce que sa pointe peut se mouvoir à l'aise, on cesse de le pousser et on le dirige aussitôt en bas et en arrière, en faisant glisser son dos contre la face antérieure du rocher qui doit servir de guide dans l'opération .
Ce point de repère, c'est-à-dire la face antérieure du rocher, étant trouvé, on pousse l'inatrument sur cette face du rocher, en suivant son bord inférieur et procédant graduellement, en enfonçant l'instrument et appuyant sur l'os dont la résistance est facile à reconnaître. Mais bientôt on sent, à une certaine profondeur, que la résistance osseuse cesse; on est alors sur la cinquième paire et les cris que pousse l'animal donnent aussitôt la preuve qu'on comprime le nerf.
C'est à ce moment, qu'il faut tenir solidement l'instrument et la tête de l'animal; puis, on tourne l'instrument de façon à le diriger en arrière et en bas, en même temps qu'on appuie dans le même sens pour opérer la section du nerf, immédiatement à son passage sur l'extrémité du rocher, en arrière du ganglion de Casser, si c'est possible, ou tout au moins sur ce ganglion lui-même.
On ramène ensuite l'instrument en appuyant sur l'os.
NERFS TRIJUMEAUX. 261
(le manière à bien achever la section du tronc de la cinquième paire ; puis, ou le retire en lui faisant parcourir le même trajet sur la face antérieure du rocher en sortant qu'en entrant, afin de ne pas labourer la substance cérébrale.
L'accident à redouter dans l'opération, est surtout la section de Tarière carotide, lorsqu'on pousse l'instrument trop en dedans ; ou la lésion du sinus caverneux, lorsqu'on le pousse trop en avant.
D'autres lésions peuvent aussi se produire, ce sont : ou la lésion du pédoncule cérébelleux moyen (reconnaissable aux mouvements du corps sur l'axe) ; ou celle du pédoncule cérébral (qui Tîonne un mouvement de manège) ; ou encore la fracture du rocher avec lésion de l'acoustique ou du facial.
Procédé Laborde. — Dans le but d'éviter les complications du côté des pédoncules cérébraux et aussi pour respecter la branche motrice, qui permet aux animau; en expérience de continuer à manger, M. Laborde a prr • posé un procédé semblable à celui qu'il a employé pou; sectionner la troisième paire.
Par ce procédé, on ne fait qu'une section partielle du trijumeau ; voici en quoi il consiste.
On attaque le nerf par la base du crâne, au lieudecheicher à l'atteindre, comme faisait Cl. Bernard, par la partie supérieure, en avant et un peu au -dessus du conduit auditif externe, de façon à pénétrer par en haut dans la fosse temporale moyenne.
Le lapin étant maintenu, on fixe solidement la tête de Tanimal avec la main gauche. On recherche comme point de repère, le condyle du maxillaire inférieur et la
262 NERFS CRANIENS.
pointe de Tinstrument (qui est une lame étroite à rebord postérieur mousse et montée sur un manche suffîsanunent long, ou encore le plus petit modèle du sécateur recourbé de Gl. Bernard) est dirigée obliquement de dehors en dedans et d'arrière en avant du côté de la fosse ptérygo-maxillaire, de manière à pénétrer dans la cavité temporale antérieure et à côtoyer exactement avec la pointe et le tranchant de l'instrument, la paroi osseuse interne de la cavité crânienne en question. En portant alors un peu en arrière et en bas la pointe tranchante vers l'émergence du trijumeau, non loin et en avant du ganglion de Gasser, on opère la section plus ou moins complète du nerf; on est averti de l'atteinte réelle de ce nerf par les cris très douloureux de l'animal. Il arrive ordinairement qu'en agissant ainsi, la section nlntéresse que les fibres proprement sensitives du nerf et particulièrement les fibres qui constituent la branche ophthalmique.
Les procédés décrits jusqu'ici s'appliquent aux manmiifères et surtout au lapin; pour couper la cinquième paire dans le crâne chez les oiseaux (pigeon), il faut faire usage d'un très petit crochet à côté concave tranchant, et l'on agit de la façon suivante.
L'animal étant maintenu, on fixe solidement la tête au moyen de la main gauche ; tenant alors le petit crochet de la main droite, on l'enfonce au-devant de l'infundibulum auditif. Une fois dans le crâne, on dirige l'instrument légèrement en haut et en arrière, on le pousse dpucement, en suivant le plancher de la fosse temporale, et Ton arrive alors sur la cinquième paire que Ton accroche et que l'on détruit par un mouvement de la pointe du crochet. La section opérée, il faut avoir soin de retirer le
NERFS TRIJUMEAUX. 263
crochet par le même chemin que celui qu'il a suivi à l'entrée.
Au moment où Ton opère la section, il y a une constriction momentanée et très fugitive de la pupille.
Mise à nu des branches du trijumeau et des ganglions
en rapport avec ces branches.
Ganglion ophthalmique et nerfs ciliaires. — Le ganglion ophthalmique se trouve dans la cavité orbitaire, entouré par du tissu cellulo-adipeux ; il est sur le côté externe du nerf optique, appliqué contre le moteur oculaire commun, vers le point où prend naissance la branche inférieure de ce nerf. De la partie antérieure de ce ganglion partent les nerfs ciliaires.
Pour arriver sur ces parties nerveuses, il faut choisir un chien adulte d'assez forte taille. L'animal est anesthésié et fixé sur la table ou dans la gouttière, la tète tournée de côté. Au moyen d'une incision transversale, on fend alors en dehors la peau de l'orbite et l'on divise le muscle crotaphite jusqu'au-devant de l'oreille. On enlève par deux traits de scie, l'arcade zygomatique et l'on résèque l'apophyse coronoïde de la mâchoire inférieure. On arrive alors dans la cavité orbitaire, où l'on dissèque avec soin les diverses parties, en étanchant le sang qui s'écoule généralement en abondance et qui rend cette préparation assez longue et minutieuse, attendu qu'il faut isoler les nerfs ciliaires du tissu adipeux qui les entoure.
Nerf maxillaire supérieur et ganglion de Meekel ou ganglion sphéno^alatin. — Le ganglion de Meckel se trouve au-dessous du nerf maxillaire supérieur dans la
i26i NERFS CRANIENS.
fosse ptérygoïde; il est accolé au bord supérieur du nerf sphéno-palatin.
Voici, d'après Prévost, le manuel opératoire pour arriver sur ce ganglion sur le chien, animal préférable pour cette opération. L'animal est anesthésié et maintenu, la tête tournée sur le côté. On fait une incision parallèle à l'apophyse zygomatique que Ton résèque par deux traits de scie. On découvre alors la fosse ptérygo-maxillaire Comblée de tissu cellulaire lâche. Il est alors facile, en repoussantle globe de l'œil en haut, de découvrir le nerf maxillaire supérieur et ses branches, qui traversent avec l'artère maxillaire interne la région ptérygo-maxillaire, se dirigeant d'arrière en avant et un peu de dedans en dehors. Le refoulement du globe oculaire en haut est encore plus facile, si l'on sectionne préalablement les adhérences cellulaires et les vaisseaux qui unissent au globe de l'œil la glande molaire, située à la partie inférieure et externe de l'orbite.
On peut alors rejeter en bas, après une section faite au niveau de leur pénétration dans les os de la face, les branches sous-orbitaires et dentaires supérieures, ainsi que d'autres branches moins volumineuses, qui n'offrent pas de rapport avec le ganglion sphéno-palatin; on découvre mieux ainsi ce ganglion et le nerf naso-palatin, branche du maxillaire, qui offre au contraire des connexions intimes avec lui.
Chez le chien, ce ganglion se montre à Tœil nu comme un petit corps grisâtre, du volume d'une lentille, aplati et étalé sur la face externe du muscle ptérygoïdien interne. Il est recouvert d'un tissu cellulaire souvent chargé de graisse, sa partie inférieure est appliquée sur
NERFS TRIJUMEAUX. 265
la branche nasale du nerf naso-palatin et quelquefois sur le tronc lui-même de ce nerf, dont les branches ne se séparent pas toujours les unes des autres au même niveau.
L'expérience peut se faire aussi chez le chat, qui est très bon pour expérimenter sur le goût, mais elle se fait mieux sur le chien.
Nerf maxillaire inférieur. Ganglion otiqiie, — Le ganglion otique est placé au-dessous et en dedans du uerf maxillaire inférieur, près du trou ovale. Schiff a employé le procédé suivant sur déjeunes chats, qui sont les meilleurs animaux pour cette expérience.
L'animal est anesthésié et maintenu ; la tête est tournée sur le côté, et Ton met à nu la surface antérieure et inférieure de la caisse du tympan; puis, en se dirigeant d'après le sillon situé antérieurement entre la caisse du tympan et la base du crâne, on s'avance vers l'artère méningée moyenne, dont il est difficile d'éviter la lésion. Cet acte de l'opération est très pénible et rendu particulièrement difficile par Thémorrhagie, qui est toujours assez forte et qui nécessite l'usage presque continuel de l'éponge.
L'artère étant trouvée, on se dirige, à travers les masses musculaires de cette région, vers le point de sortie par le trou ovale, delà troisième branche du trijumeau. C'est un peu au-dessous et en dehors de ce point, que se trouve le ganglion otique, qui apparaît comme une petite masse rosée, de la grosseur d'un grain de pavot ou d'une petite tête d'épingle, quand il existe, car quelquefois il est remplacé par une espèce de plexus.
Nerf aiiriculo' temporal. — Ce nerf naît de la partie postérieure du nerf maxillaire inférieur, il se dirige
â66 NERFS CRÂNIENS.
ensuite en dehors, en passant sous Tarticulation temporo* maxUlaire, contourne le condyle du maxillaire et arrive en dehors de l'articulation du maxillaire inférieur où il s'anastomose avec le facial.
Pour rechercher ce nerf, avant ses anastomoses avec le facial, il faut autant que possible de gros animaux. C'est ainsi que l'opération est beaucoup plus facile sur de gros chiens et se trouve presque impossible à faire sur le lapin, qui est trop petit.
L'animal est anesthésié. On le fixe sur la table ou sur la gouttière, le ventre en l'air, la tète est immobilisée dans l'extension pour tendre la région sus-hyoïdienne. On pratique alors, à la partie interne de la branche horizontale du maxillaire inférieur, une incision à la peau, de façon à mettre à nu le muscle digastrique dans sa longueur.
On dissèque soigneusement ce muscle, que l'on sectionne transversalement et, par plus de précaution, entre deux ligatures, pour éviter les hémorrhagies. On rejette alors en arrière la partie postérieure du muscle, et dissociant au moyen de la sonde cannelée, en passant à côté de l'os hyoïde, on pénètre jusqu'à l'articulation du maxillaire inférieur. On a soin, au fur et à mesure, de lier sur son chemin de petits vaisseaux qui donneraient un écoulement sanguin gênant.
On prépare alors, aussi nettement que possible, le muscle ptérygoïdien interne, surtout dans sa partie postérieure, et l'on évite la lésion des vaisseaux que Ton rencontre dans la région. On soulève alors le muscle au moyen d'un crochet mousse et Ton sectionne ses fibres une à une avec précaution, jusqu'à ce que l'on soit sur
NERFS TRUUMEAUX. 267
le nerf alvéolaire et le nerf lingual. Au moyen d'un petit crochet mousse, on rejette alors doucement en dedans le nerf lingual, qui se dirige d'arrière en avant, et, au-dessous de lui en avant et appliqué contre l'articulation temporo-maxillaire, on aperçoit un tronc nerveux presque aussi gros que le lingual et qui, étant dirigé de dedans en dehors, lui est perpendiculaire. On l'isole avec ménagement du tissu conjonctif qui Tenveloppe, en évitant une grosse veine qui ordinairement le recouvre, et on le soulève au moyen d'un autre petit crochet mousse; et, •afin de pouvoir le retrouver facilement dans les expériences, on l'isole sur une anse de fil.
Nerf lingual (fig. 110, L), — Ce nerf est la principale branche du nerf maxillaire inférieur, il s'en détache à angle aigu, un peu après l'interstice des muscles ptérygoïdiens. Il se dirige en bas et en avant, pour gagner la base de la langue, en décrivant une légère courbe à concavité antéro-supérieure.
Il se place ensuite entre le mylo-hyoïdien et le styloglosse et contourne le bord inférieur de ce dernier muscle, pour plonger dans l'interstice qui sépare les muscles basio-glosse et stylo-glosse, du génio-glosse. Il est en rapport dans ce dernier trajet avec le canal de Wharton.
On met généralement le nerf lingual à nu, dans son trajet au-dessus du mylo-hyoïdien, de la façon suivante :
Le procédé indiqué est pour le chien, mais il est le même pour tous les animaux.
L'animal anesthésié est fixé sur le dos, la tète dans l'extension, de façon à tendre la région sus-hyoïdienne.
On fait alors le long du côté interne du bord inférieur du maxillaire, une incision de quelques centimètres.
ulBiillairo et do la lublipgualo. — J, Iront do J', braneho poilii rie lire. — J", brantho aniiJricurE de la glando soua-maxiliaini. — F, bri^inii da l'ai P, nerf hjpii|[]aiu. — L, nart linfael. — T. ei>ril<
— Z, urleliiBdaDcrlniïlu-li.vôidioii.irj. bumard.
NERFS TRIJUMEAUX. 269
qui amène sur le digastrique que Ton dissèque soigneusement, de façon à pouvoir le soulever et à le tirer un peu en dehors. On voit alors transversalement les fibres du mylo-hyoïdien, que Ton sectionne perpendiculairement; immédiatement au-dessous on trouve les conduits salivaires et, en avant, le nerf lingual qui passe au-dessus en croisant leur direction et qu'il est facile d'isoler sur un crochet mousse ou sur une anse de fil.
Ganglion .^ous-maxillaire. — Ce petit ganglion ou cet amas plexiforme occupe le point de jonction du lingual avec la corde du tympan, branche du facial (Bg. 118, G).
Le procédé décrit au-dessus pour le lingual est celui que Ton emploie pour arriver sur ce ganglion. Le lingual étant découvert, on le soulève avecprécauilon et, en suivant son trajet en arrière, on ne tarde pas à trouver la corde du tympan qui se détache du lingual, en formant une courbure à convexité inférieure. C'est dans l'angle de séparation de ces deux nerfs, que se trouve le ganglion sous-maxillaire.
C'est encore le même procédé qui sera employé pour mettre à découvert les nerfs de la glande sous-maxillaire ^ que je place ici, quoiqu'ils ne proviennent pas seulement du maxillaire inférieur, mais afin de ne pas être obligé de répéter le même manuel opératoire encore une fois. Seulement alors, il faut enlever aussi complètement que possible la moitié postérieure du muscle digastrique et, après son ablation, on a une cavité sur les parois de laquelle se trouvent tous les organes sur lesquels on a à agir.
Pour cela, une fois arrivé sur le digastrique et après l'avoir isolé, on le coupe en deux et en travers, puis on enlève sa moitié postérieure. Dans ce dernier temps de
â70 NERFS CRÂNIENS.
Topération il faut prendre garde, surtout quand on arrive à la partie profonde, de ne pas blesser Tartëre faciale qui passe sur l'os maxillaire, entre le digastrique et le masséter, il faut aussi ménager tous les organes de la région. C'est sur la paroi interne et à la partie profonde de cette cavité que l'on trouve l'artère carotide externe que Ton aperçoit immédiatement croisée par le nerf hypoglosse, et d'où émanent les artères linguales et faciales. C'est sur les côtés de la carotide que Ton trouve les filets du sympathique, que Ton peut facilement isoler, et qu'il convient de rechercher en avant et en arrière de l'artère, immédiatement au-dessus du point où elle est croisée par l'hypoglosse (fig. lH, P).