‹ Manuel de vivisectionsChapitre 7 sur 90 · CHOIX DES ANIMAUX · texte numérisé non relu

CHOIX DES ANIMAUX

Tous les animaux peuvent servir pour les vivisections, car, quoi qu'on en ait dit, les phénomènes vitaux sont les mêmes dans toute la série animale, les conditions biologiques seules changeant; mais tous les animaux ne sont pas propices pour telle ou telle expérience. Il faut donc, avant de faire une expérience, choisir l'animal le plus favorable, c'est-à-dire celui que Ton sait le mieux se prêter aux recherches que Ton veut faire, et par conséquent celui qui peut donner les meilleurs résultats. Ce choix souvent est basé sur des dispositions anatomiques particulières qui viennent faciliter le physiologiste.

Aussi l'expérimentateur doit-il se familiariser avec l'anatomie de certains animaux domestiques, et ce n'est pas d'emblée que l'on devient physiologiste expérimentateur : il faut une longue pratique du laboratoire.

Nous ne pouvons signaler ici tous les motifs qui font préférer tel animal à tel autre dans chaque vivisection, car nous sortirions alors du cadre d'un simple manuel, et nous ne pouvons mieux faire que renvoyer aux

ouvrages qui traitent de ranatomie des animaux domestiques, que l'on emploie généralement. Mais comme nous tenons essentiellement au côté pratique, nous ne manquerons pas, à propos de chaque vivisection, d'indiquer quel est l'animal qui se prête le mieux à l'opération décrite.

Assurément si Ton pouvait, conune dans quelques somptueux établissements étrangers, avoir des animaux élevés dans les dépendances du laboratoire, on connaîtrait parfaitement toutes les conditions biologiques antérieures à l'expérience, et les résultats gagneraient en précision, surtout dans les expériences comparatives; mais l'on est obligé, la plupart du temps, de se servir des animaux que Ton a sous la main et les animaux domestiques tels que chiens, chats, lapins, chevaux, etc., suffisent amplement. L'animal qui se prête le mieux aux vivisections par sa constitution et par son abondance dans les grandes villes est, sans contredit, le chien dont on trouve à la fourrière la quantité suffisante (1). Aussi est-ce lui qui presque toujours sert de type dans la description de la plupart des vivisections. Mais, nous le répétons, à chaque opération nous signalerons l'animal sur lequel le choix doit porter.

(1) Je suis heureux de trouver Toccasion de remercier les municipalités marseillaises, qui, comprenant Tutilité et le but élevé des vivisections, m'ont toujours donné toutes les facilités pour me procurer à la fourrière les chiens nécessaires à mon laboratoire et à mes cours.

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