PLEXUS SOLAIRES
arrive quelquefois que chez le chien et le lapin , on ne peut réussir à découvrir ainsi le ganglion droit inférieur Chez le chat, la préparation et l'isolement de ce plexus offrent généralement beaucoup moins de difficulté que chez le chien, pourvu toujours que Ton pénètre du côté gauche.
Dans toute cette opération, on opère dans une région où les gros troncs artériels ne manquent pas, aussi faut-il bien faire attention de ne pas les léser. C'est pourquoi Ton doit toujours se servir d'instruments mousses pour déchirer les tissus plutôt que de les couper. Quant à l'extirpation des ganglions eux-mêmes, il ne faut pas songer à la faire avec le scalpel : on la fait à l'aide d'une pince, entre les mors de laquelle on broie les masses nerveuses pour les arracher ensuite.
Très souvent il est impossible de saisir et d'arracher Tanneau nerveux, garni de ganglions, qui entoure l'artère mésentérique ; Schifif recommande alors le moyen suivant, très utile dans tous les cas où les nerfs sur lesquels on doit opérer sont entourés de beaucoup de vaisseaux, que l'on ne peut séparer sans hémorrhagie. On touche les nerfs ou le faisceau qui les contient (et que l'on débarrasse préalablement de son enveloppe cellulaire) avec un pinceau trempé dans de l'ammoniaque caustique. Les nerfs se détruisent sur-le-champ, tandis que les vaisseaux ne sont pas altérés dans leur texture. Il ne faut pas mettre du caustique en excès, pour éviter rinflammation des tissus voisins. Pour cela, on ne doit que bien humecter le pinceau, de façon à ce qu'il ne dégoutte pas.
L'opération terminée, on ferme la plaie abdominale,
3î28 GRAND SYMPATHIQUE.
en ayant soin de faire d'abord une suture profonde des muscles, et l'on achève par la suture cutanée.
Je ne prétends pas avoir indiqué toutes les opérations que l'on peut faire sur le système nerveux en particulier, où chaque filet peut donner lieu à des expériences quelquefois bien intéressantes. Je me suis borné à exposer les procédés opératoires les plus usités pour les vivisections que l'on pratique le plus souvent dans les laboratoires de physiologie.