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PLEXUS SOLAIRES

Plexus solaires ou semi-lunaires. — Ces plexus sont formés par des branches du sympathique et du pneumogastrique droit. Ils sont constitués par des ganglions nerveux nombreux et par des rameaux qui occupent la périphérie du tronc cœliaque, de Taorte et des principaux rameaux artériels de la région.

On peut arriver sur ce plexus en pratiquant une large ouverture aux parois abdominales, sur la ligne blanche. Mais on peut atteindre ces ganglions et ce plexus différemment. Voici le procédé employé par SchifF pour détruire ces ganglions :

On fait à côté de la colonne vertébrale, au-dessus de la région du rein gauche, une incision de quelques centimètres, comprenant toute l'épaisseur des parois abdominales. Par cette incision, on introduit le manche d'un scalpel ou deux doigts, et on se fraye un passage à travers le tissu cellulaire, jusqu'à la capsule surrénale gauche, organe facilement reconnaissable et pouvant servir de point de repère pour le reste des opérations. En dedans et un peu en dessus de la capsule surrénale se trouvent les troncs de Tartère cœliaque et de la mésentérique, entourés des filets nerveux et des masses ganglionnaires qui constituent le plexus solaire. Avec les mors d'une pince, on débarrasse d'abord les deux artères nommées, du tissu cellulaire lâche qui les recouvre, puis on les soulève toutes deux à la fois sur une sonde cannelée. Il peut arriver que le tronc de la cœliaque soit situé trop haut pour permettre d'exécuter ce temps de l'opération sans une traction violente ; dans ce cas, on se borne à passer la sonde sous l'artère mésenté-

rique, et à découvrir la périphérie de la cœliaque sans la soulever.

La totalité du plexus solaire renferme ordinairement trois, quelquefois quatre ganglions, jusqu'à cinq parfois. Quand il y en a plus de trois, tout porte à croire qu'un ou deux des ganglions normaux se sont divisés en deux moitiés distinctes, restées très voisines Tune de Tautre.

La disposition des masses ganglionnaires est la suivante. Le plus grand ganglion, quelquefois divisé en deux, se trouve en arrière du tronc de la cœliaque. De ce premier ganglion partent deux filets latéraux qui se rendent au côté droit et au côté gauche de l'artère mésentérique, oii ils portent un autre ganglion qui, du côté droit, est aussi très souvent divisé en deux. Les ganglions sont, dans ce cas, réunis par un rameau de communication qui embrasse en arrière Tartère mésentérique, et parfois par une seconde anse nerveuse qui Tembrasse en avant. Les petits filets que Ton voit se détacher des grandes masses ganglionnaires, présentent çà et là de petits renflements et des nodosités qui sont formées de cellules nerveuses.

Si Ton pénètre du côté droit, on ne parvient presque jamais à découvrir convenablement la totalité du plexus; le plus souvent, on n'aperçoit alors que le grand ganglion supérieur situé en arrière du tronc cœliaque et le ganglion inférieur, situé sur le côté droit de l'artère mésentérique. Si ce dernier est double, il peut faire croire que Ton a devant soi tout le plexus, et l'opération risque de demeurer incomplète. C'est pour ce motif qu'il faut entrer à gauche; on est moins exposé ainsi à laisser intact l'un des ganglions principaux. Il

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