I - ANATOMIE
La peau se compose de Y épiderme et du derme : les diverses formations qui appartiennent à la peau sont des végétations de l’épiderme, végétations qui se font soit à l’intérieur, vers la profondeur [glandes sébacées et sudoripares ), soit vers la superficie et l’extérieur [poils et ongles) .
Derme. — Le derme est formé par un tissu conjonctif plus ou moins nettement distinct du tissu conjonctif sous-cutané, c’est-à-dire des deux lames du fascia superficialis entre lesquelles se dépose la graisse du pannicule adipeux (Sappey)* et jusqu’au niveau desquelles pénètrent en certaines régions les extrémités profondes des glandes sudoripares et des poils. Nous rappellerons rapidement que le derme, dont l’épaisseur varie* selon les régions, de 1/3 de millimètre à 4 millimètres, se divise lui-même en deux couches, dont la plus profonde est réticulaire, tandis que la plus superficielle est plus dense, plus serrée et d’une structure plus
Une, formant des papilles riches en vaisseaux et en nerfs, plus ou moins nombreux et diversement disposés selon les régions. La limite de cette couche papillaire et de Pépiderme est souvent marquée par une couche amorphe, hyaline, qu’il est impossible d’isoler complètement.
Epiderme. — L’épiderme se compose essentiellement de cellules formant des couches superposées; la forme, la
Fig. 19. — Section verticale de la peau. — a , a, Papilles du derme; b, couche la plus profonde du corps muqueux; c, couche supérieure du corps muqueux ; d, couche cornée. Gross., 250. (Kœlliker.)
structure de ces cellules est différente en allant de la profondeur à la superficie : les cellules les plus profondes, appliquées sur le liséré amorphe du derme, constituent une couche distincte ; ce sont des cellules allongées, analogues aux éléments des épithéliums cylindriques, placées perpendiculairement à la surface du derme (fig. 19). Ces cellules
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sont pleines d’un protoplasma transparent, légèrement granuleux et renfermant un noyau; leur membrane d’enveloppe est très-fine, et dans les cellules les plus jeunes, les plus petites, elle est très-difficile à démontrer; peut-être ces jeunes éléments ne sont -ils que des masses de protoplasma, des globules en un mot, autour desquels ne se forme qu’ultérieurement une coucbe corticale. Cet aspect est si caractéristique, que plusieurs histologistes (Henle, Ch. Robin), considèrent cette couche comme formée simplement d’une substance fondamentale avec des noyaux : cette substance fondamentale se segmentant en petits départements au centre de chacun desquels se trouve un noyau, donnerait lieu à la production des globules et des cellules distinctes. Le noyau est sphérique ou ovalaire, et présente souvent l’aspect d’une vésicule transparente, munie d’un nucléole central.
Au-dessus de cette couche de cellules cylindriques, le
Fig. 20. — Cellules des couches moyennes du corps muqueux, vues à un grossissement de 570 diam.
diamètre longitudinal des cellules diminue, ces éléments s’aplatissent horizontalement et se transforment en vésicules polyédriques à diamètres à peu près égaux dans tous les sens. Ces cellules ont une paroi plus distincte que les cellules précédentes, paroi ondulée et comme épineuse, d’où résultent des surfaces dentelées qui s’engrènent avec les surfaces correspondantes des éléments voisins (fig. 20) : cet aspect
crénelé est surtout prononcé sur les cellules épidermiques à évolution anormale, par exemple dans les éléments des tumeurs épidermiques. — Les cellules que nous venons de décrire forment plusieurs couches semblables, dont l’ensemble présente une épaisseur trois à quatre fois plus con sidérable que le stratum précédent. Les cellules les plus profondes sont ovoïdes, les moyennes rondes ou polyédriques et les superficielles de nouveau ovales, mais leur directibn est inverse à celle des cellules profondes, c’est-à-dire que leur grand diamètre est parallèle à la surface cutanée. Ce sont ces couches de cellules, et surtout la zone des cellules cylindriques, qui, par leur réunion, tonnent la couche dite muqueuse ou réseau muqueux de Malpighi (Morel).
La troisième couche de l’épiderme, la plus superficielle, constitue la couche cornée : elle succède brusquement et sans transition aux couches précédentes ; son épaisseur est beaucoup plus considérable, surtout dans certaines régions, comme à la paume des mains et à la plante des pieds. Les éléments qui la composent sont tout à fait différents des précédents. Ce sont des cellules dont la paroi s’est de plus en plus accentuée, en même temps que leur contenu ten-, dait à disparaître, de sorte que dans les zones les plus superficielles, elles se présentent sous la forme de lamelles aplaties, dites lamelles cornées. Dans ces lamelles cornées, irrégulièrement contournées, et souvent soudées les unes aux autres, on ne trouve plus ni noyau, ni nucléole, ni contenu protoplasmatique ; toute la substance de la cellule s*ést transformée en kératine, c’est-à-dire en un principe particulier, caractérisé par sa résistance à la potasse en dissolution faible ; nous retrouverons la kératine comme principe constituant des poils, des ongles, ainsi que de maintes productions cornées des animaux. L’ébullition dans la potasse gonfle ces éléments et leur rend l’aspect de cellules, en laissant de plus apercevoir dans leur intérieur quelques tractus irréguliers, restes du protoplasma primitif, et même parfois un rudiment de noyau (fig. 21).
Les éléments les plus superficiels de cette couche cornée sont soumis à une chute incessante , qui constitue la desquamation physiologique, le fur fur épidermique, et dont l’exa-
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gération est l’une des manifestations les plus fréquentes des états pathologiques du tégument externe (voy. Pathologie).
La coloration de la peau, telle qu’on la rencontre chez les races de couleur, et en certaines régions du tégument
Fig. 21. — Lamelles cornées gonflées par l’ébullition dans la potasse concentrée ; leur contenu est dissous en partie ou en totalité. Gross.,550. (Kœlliker.)
des races blanches, ne siège que dans la couche la plus profonde de l’épiderme, dans la couche de Malpighi ; elle est due à de fins granules de pigments (voy. p. 70) qui infiltrent le protoplasma de la cellule, en se groupant d’abord autour du noyau, et s’étendent de là plus ou moins jusqu’à la périphérie, selon que la couleur de la peau est plus ou moins foncée. Chez le nègre, le pigment infiltre non-seulement les cellules de la couche de Malpighi, mais encore, quoique à un moindre degré, toutes les cellules situées plus superficiellement, jusqu’à la limite où commence la couche cornée.
Le pigment du réseau de Malpighi ne se produit dans les races de couleur qu’après la naissance. Mais chez le nègre * les bords des ongles, l’aréole du mamelon et les parties génitales prennent une teinte foncée dès le troisième jour, et du cinquième au sixième jour la coloration noire
envahit toute la surface du corps. — D’après Larcher (, Journal de Robin, 1867), la base du cordon ombilical présenterait une coloration brune caractéristique dès la naissance.
Du reste, les couches profondes de l’épiderme renferment toujours un peu de pigment ; les différences que l’on observe selon les races ne sont que des différences de plus ou de moins : sous diverses influences, le pigment peut prendre un plus grand développement dans la race blanche : telle est l’action prolongée de la lumière ; les rayons solaires, en agissant sur le derme, n’ont pas pour effet de faire naître des granulations pigmentaires comme un élément nouveau, elles déterminent simplement l'hypertrophie de celles qui existaient (Sappey). Tel est aussi le processus par lequel se forment les taches dites de rousseur ; la coloration plus noire de l’aréole du sein chez la femme pendant la grossesse, la teinte plus brune aussi chez elle de la peau de la face à celte époque, sont des phénomènes du même ordre.
Poils. — Les poils proviennent d’une végétation de l’épiderme ; cette végétation se produit au fond d’un cul-de-sac épidermique que l’on nomme follicule pileux (fig. 22). Le fond du follicule pileux est légèrement repoussé par une papille dermique très-vasculaire (papille du poil) (fig. 22, i), sur laquelle la végétation pileuse prend naissance et se dirige vers l’extérieur, en suivant l’axe du follicule, de manière à constituer successivement le bulbe, la racine et la tige du poil.
Le bulbe du poil est un renflement composé de cellules semblables à celles des couches profondes de l’épiderme ; c’est-à-dire d’éléments jeunes, à protoplasma finement granuleux, à molécules pigmentaires abondantes, surtout dans les cheveux foncés. A mesure que l’on examine ces cellules, du bulbe du poil vers la racine, on constate dans leur forme et leur disposition des différences progressives par lesquelles se trouve constituée dans Taxe du poil une substance médullaire, et autour de celle-ci une substance corticale; en arrivant à la partie libre, à la tige du poil, ces différences sont encore plus nettes, et le poil se trouve
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composé d’une couche cuticulaire (épiderme du poil), d’une substance corticale, et d’une substance médullaire.
L 'épiderme du poil est formé de petites lamelles plates (cellules cornées), imbriquées comme des tuiles, et qui, sur le poil intact, ne se manifestent guère que par de nombreuses lignes foncées, anastomosées en réseau, qui entourent le poil circulairement. (Kœlliker.)
J, a substance corticale est formée de cellules cornées longitudinales, affectant, par leurs soudures, un aspect qui leur a valu le nom de fibres cellules de l’écorce ; elles forment la plus grande partie de la masse du poil, et constituent même en entier les poils de plus petite dimension, lesquels sont dépourvus de substance médullaire. C’est surtout dans ces éléments corticaux que se trouvent les dispositions auxquelles le poil doit sa couleur et son aspect , c’est-à-dire des lacunesremplies d’air, des noyaux très-foncés et des granules de pigment;
Fig. 22. — Poil et follicule pileux de moyen volume grossis 50 fois, — a, Tige du poil; q, sa racine; c, bulbe pileux; cl, épiderme du poil; e, gaine interne de la racine ; f, sa gaine externe; q, membrane amorphe du follicule pileux. (Kœlliker. )
dans les cheveux roux ou châtains, ces cellules cornées sont imprégnées d’un principe colorant dissous.
La substance médullaire, qui manque dans les poils follets, remplit un canal situé dans l’axe du poil ; tantôt elle le remplit complètement, tantôt elle forme des traînées incomplètes, entre lesquelles se trouvent des espaces vides plus ou moins régulièrement disposés. Elle est composée de cellules analogues comme structure à celles de la substance corticale, mais qui en diffèrent quant à leur forme rectangulaire ou quadrangulaire, plus rarement arrondie et fusiforme. Quand cette substance médullaire est irrégulièrement répartie dans le canal, elle présente à l’examen microscopique un aspect assez analogue à celui que nous pouvons constater à l’œil nu dans la substance médulaire qui remplit le tube corné des grosses plumes d’oiseaux.
Les poils sont beaucoup plus abondamment distribués à la surface du corps qu’on ne pourrait le croire au premier abord : sur la peau des ailes et du lobe du nez ils sont presque aussi rapprochés que ceux qui végètent au-devant des lèvres et du menton. Le pavillon de l’oreille, dont la peau est si mince et si douce au toucher, présente lorsqu’on l’examine à la loupe, une véritable forêt de poils. Il en est de même de la peau plus mince et plus transparente encore qui recouvre les paupières (Sappey); seulement ce sont là des poils rudimentaires, des poils de duvet.
Le médecin légiste peut avoir parfois à reconnaître des cheveux, à en indiquer la provenance, à les distinguer des poils d’animaux. Cette distinction est établie par les caractères suivants 1 : « Io la forme cylindrique dans les cheveux, conique dans les poils ; les poils de cochon se rapprochent de la forme cylindrique mais sont plus roides et rameux au sommet; les crins sont cylindriques mais plus volumineux ; 2° les dimensions : cheveux plus longs que les poils ; en général poils plus gros 'v0m,06 pour les premiers, 0m,02 à 0œ,08 pour les seconds) ; 5° section à la pointe, abrupte sur
i G. Tourdes.Art. Blessures, Dictionnaire encyclopédique , t.IX, 1868, p. 788.
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les cheveux coupés, effilée sur les animaux non tondus ; 4° la transparence centrale ; canal continu pour les cheveux, opacité pour les poils ; ceux de la chèvre et du blaireau ont une transparence partielle; le chien et le loup ont aussi des poils transparents au centre. La distinction des cheveux d’homme, de femme et d’enfant est basée sur leur longueur et leur diamètre, qui est notablement plus faible dans le premier âge. Des observations comparatives seront toujours faites et serviront à établir l’identité du cheveu. »
Ongles. — Les ongles peuvent être regardés comme une production identique à lasubstance corticaledes poils: l’ongle est un poil sans substance médullaire, étalé en lamelle au lieu d’être enroulé en cylindre. Lorsque les ongles commencent à se former, c’est-à-dire au troisième mois de la vie intra-utérine, au niveau de ce qui constituera plus tard la matrice de l’ongle, les cellules épidermiques intermédiaires entre la couche cornée et la couche de Malpighi se disposent en lames aplaties, et s’unissent intimement entre elles, tout en conservant leur noyau ; vers le sixième mois ce corps de l’ongle, se dirigeant en avant, devient libre par sa face supérieure, et enfin, glissant sur la couche de Malpighi jusqu’à l’extrémité des doigts, présente un bord libre et saillant. Dès lors, l’ongle continue à s’accroître en longueur par sa racine, c’est-à-dire par la partie primitivement formée et incluse dans la matrice unguéale, et en épaisseur par la couche de Malpighi sur laquelle elle glisse, et qui ajoute sans cesse de nouvelles couches à sa face inférieure. On peut donc regarder cette couche de Malpighi comme faisant partie de l’ongle, de sorte que nous trouvons dans cet organe (moins la partie libre), deux couches bien distinctes, la couche cornée et la couche de Malpighi.
La couche cornée de V ongle (iig. 23) se compose d’écailles cornées unies les unes aux autres en lamelles très-serrées, et parsemées de noyaux très-rapprochés les uns des autres ; l’action de la potasse fait reconnaître dans ces écailles des cellules épidermiques qui ont conservé leur noyau, mais qui ont subi en totalité la transformation cornée.
La couche muqueuse de l’ongle (fig. 23, B ; e, d) se compose de cellules identiques à celles de la couche de Malpighi,
fi.
mais beaucoup plus nombreuses, c’est-à-dire qu’au lieu d’une seule couche [cl) nous trouvons ici cinq et six couches [e, d ) de cellules cylindriques, et ce ne sont que les élé—
Fig. 23. — Section transversale à travers le corps de l’ongle, grossie 3o0 fois. — A, Derme du lit de l’ongle; B, couche muqueuse de l’ongle; C, sa couche cornée ou substance de l’ongle proprement dit. (Kœlliker.)
ments tout à fait contigus à la couche cornée qui affectent la forme arrondie ou polyédrique. Ces dernières cellules s’ajoutent à la face inférieure de la couche cornée, à mesure que celle-ci croit d’avant en arrière, de sorte que l’ongle est d’autant plus épais qu’il est plus ancien.
Cette couche de Malpighi repose sur un derme (lit de l’ongle) identique au derme des autres régions (fig. 23, A); ses papilles sont disposées en crêtes antéro-postérieures, très-riches
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en vaisseaux sanguins, surtout dans la partie antérieure du lit de l’ongle, mais presque absolument dépourvues d’éléments nerveux (Sappey).
La couche cornée et la couche muqueuse de l’ongle peuvent être mécaniquement séparées l’une de l’autre. Le chirurgien qui procède à l’arrachement de l’ongle n’enlève que son plan superficiel, le plan profond reste en place (Sappey).
Glandes cle la peau. — Les glandes de la peau sont de deux ordres: les glandes sébacées et les glandes sudoripares .
Les glandes sébacées sont d’ordinaire annexées aux follicules pileux, vers l’extrémité desquels elles viennent s’ouvrir par un canal excréteur analogue au goulot d’une bouteille (fig. 24). Cependant quelques-unes ont une existence indé-
Fig. 24. — Deux glandes sébacées: l’une 1, plus grande, de la lame interne du prépuce; l’autre 2, plus petite, du gland du pénis; a, Épithélium glandulaire se continuant en b avec la couche de Malpighi de la peau; c, contenu de la glande avec quelques grosses gouttelettes de graisse. Gross., 50. (Kœlliker.)
pendante et s’ouvrent isolément à la surface de la peau par un large orifice qui donne parfois passage à un poil de petite dimension, de sorte que l’on peut, avec Sappey, diviser les
glandes sébacées en trois classes : celles qui s’abouchent dans la cavité d’un follicule pileux (les plus nombreuses, par exemple celles du cuir chevelu); celles qui s’ouvrent directement à la surface de la peau, et qui donnent passage à un poil rudimentaire (front, aile du nez, et face en général) ; enfin, celles qui ne sont en connexion avec aucun poil (surface interne du prépuce chez l’homme; mamelon et vestibule du vagin chez la femme). Le corps même de la glande est représenté par une vésicule simple, ou plus ou moins ramifiée. Leur intérieur est tapissé par une couche, d’ordinaire simple, de cellules analogues à celles de la couche de Malpighi, mais moins allongées, presque sphériques ou polyédriques, et présentant des granulations graisseuses. Toutes les autres cellules situées au-dessus de celles-ci, au lieu de présenter, comme sur les surfaces libres de la peau, la transformation cornée, subissent une dégénérescence graisseuse très-prononcée, de sorte que là où les cavités piriformes de la glande sont entièrement remplies de cellules volumineuses pleines de gouttelettes distinctes de graisse, quelques-unes de ces cellules éclatent et laissent échapper une matière huileuse jaune ou blanc jaunâtre, qui mêlée aux cellules intactes et aux débris de membranes cellulaires constitue le produit sébacé (voy. p. 108).
Les glandes sudoríparos sont formées par une glande en tube plongeant profondément dans l’épaisseur de la peau, et qui, arrivée au niveau du tissu cellulaire souscutané, se pelotonne sur elle-même de façon à constituer un glomérule. Ces glandes se composent donc : d’un glomérule, de dimensions variables selon les régions, très-gros (1 et 2 et même 3 millimètres de diamètre) dans le creux axillaire, très-petit (0mra,2 à 0mm,4)
Fig. 25. — litricule glandulaire d’une glande sébacée ordinaire, grossie 250 fois. (Kœlliker.)
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dans la peau du pénis, des paupières, du pavillon de l’oreiile; et d’un canal excréteur qui traverse directement le derme et la couche de Malpighi, puis se fait jour à travers la
Fig. 26. — Canaux des glandes sudoripares, grossis 550 fois. — A, Canal à parois minces, non musculaires, avec une cavité centrale, pris sur la main ; a, enveloppe de tissu conjonctif; à, épithélium; c, lumière du canal. — B, Portion de canal dépourvu de cavité, avec des parois musculaires, prise sur le scrotum ; a, tissu conjonctif ; b, couche de muscles ; c, cellules remplissant le canal glandulaire et présentant des granulations jaunes dans leur contenu. (Kœlliker.)
couche cornée de l’épiderme en affectant une disposition gpiroïde(fig.26). Dans leur passage à travers l’épiderme, ces canaux ne présentent pas de paroi propre, et sont simplement constitués par un trajet lacunaire, limité par des cellules épidermiques placées verticalement , c’est-à-dire ayant leur grand axe parallèle à celui du canal. Dans tout le reste de leur étendue, les canaux sudoripares sont constitués par une tunique externe de tissu conjonctif renfermant parfois des fibres musculaires lisses, à direction longitudinale (Sappey, glandes de l’aisselle), et par une tunique
interne épitheliale, formée d’une ou plusieurs couches de cellules identiques aux cellules profondes de l’épiderme, si ce n’est qu’elles renferment souvent des granulations graisseuses , et plus souvent encore un petit nombre de granulations pigmentaires jaunes ou brunâtres (Kœlliker).
Les glandes cérumineuses, qui occupent la peau de la portion cartilagineuse du conduit auditif externe, sont analogues comme forme et comme structure aux glander, sudoripares et surtout aux glandes axillaires; leur glomérule est de la grosseur d’un grain de millet ; leur épithélium se compose d'une simple couche de grosses cellules polygonales contenant des granulations pigmentaires d’un jaune brunâtre.