AUTRES PROCÉDÉS
Procédé de Mangault. — Les forts ligaments étant à la partie inférieure, désarticuler de dessous en dessus.
Yclpeau et Lislranc l’ont essayé. — Y renoncer. — Le lambeau inférieur est moins régulier, l’opération plus longue et plus laborieuse.
Procédés de Baudens, Soupart, Iley de Leeds (abandonnés).
Conclusions. — Cette opération donne comme résultat définitif une marche facile et sure, parce que l’axe du moignon se continue avec celui de la jambe ; le malade appuie sur le sol par l’étendue de son bord externe, l’interne étant un peu relevé. Voici à ce sujet l’opinion de divers chirurgiens :
Malgaigne : « Marche facile et sûre; le malade marche sur le bord externe du pied, et ce bord tend à se rapprocher de l’axe du tibia. »
Richet : « Son avantage sur la médio-tarsienne est dans la conservation de la voûte tarso-tarsienne, les ligaments calcanéo-cuboïdiens inférieurs n’étant pas détruits. »
Bencchi (thèse Paris, 1869): « Excellents résultats expliqués par les conditions anatomiques; laisse intact le bord externe sur lequel s’appuie le corps dans la marche et la station. — Le calcanéum ne peut basculer en avant étant retenu par le cuboïde, retenu à son tour par les péroniers et les ligaments du tarse. La partie interne est retenue par les tendons jambiers antérieur et postérieur. »
Legouest : « Excellente opération malgré la perte considérable qu’elle fait éprouver au pied. »
Chassaignac, Legouest, Delorme, Verneuil, etc., montrent des opérés avec d’excellents résultats, ce qui infirme singulièrement le jugement de Lôbker : « La désarticulation de Lisfranc enlève au pied ses points d’appui de devant; pour faciliter la marche il sera nécessaire d’y suppléer sur le vivant par un appareil prothétique approprié. » Les faits qui contredisent cette assertion sont trop nombreux pour qu’il soit nécessaire d’insister davantage.