CHAPITRE VIII
AMPUTATIONS OSTÉO-PLASTIQUES
Pirogoff, mécontent des résultats obtenus par Syme, imagina en 1850 l'opération qui porte son nom. Voulant éviter le temps difficile de la dénudation du calcanéum, et respecter plus sûrement la tibiale postérieure, il eut l'idée de laisser dans le lambeau la partie postérieure du calcanéum, il diminuait ainsi le raccourcissement. Ses résultats furent publiés en 1854 ( Congrès des naturalistes allemands à Tübingen. par Scbiitze, de Saint- Pétersbourg).
Dans le même ordre d’idées est conçue l’opération de Hancock ; ce chirurgien décapite l’astragale, le scie horizontalement au-dessous des malléoles et ramène sous cet os avivé la surface de section à peu près verticale du calcanéum ; l’adaptation est rendue impossible par le tendon d’Achille et les téguments qui refusent de s’enrouler jusque sous le moignon : on ne peut en outre maintenir le contact des deux os.
1855. Sédillot [Gaz. Ilebd ., 1855), pour obtenir la soudure des fragments osseux, abat une tranche du plateau tibial, et fait une section oblique du calcanéum ; accepté par Günther cl de nombreux chirurgiens.
Lcgoucst divise préventivement le tendon d’Achille.
En France on est peu favorable à l’amputation ostéoplastique, jusqu’au mémoire de Paulet, couronné par la Société de chirurgie, 1875.
1871. Thèse de Pasquier, substituant la section horizon laie aux sections verticale et oblique. — 1875. Le Fort, procédé analogue.
1875. Bœckel (Nancy) décrit un procédé à section oblique du plateau tibial pour souder à angle droit le calcanéum sur la jambe (rapporté par Spraüel, thèse de Nancy, 1884).
Tableau comparatif des différents procédés.
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