‹ Manuel des amputations du piedChapitre 77 sur 99 · LAMBEAU TALONNIER (SYME). - FIG · texte numérisé non relu

LAMBEAU TALONNIER (SYME). - FIG

Fig. 67. — a. Un doigt au-dessous de la malléole interne (Farabeuf). 1/2 cent, en avant de la pointe. — b. Tète de l’astragale. — c. Un doigt au-dessous de la malléole externe et dans son axe. — e. Face plantaire.— a. p. Petite apophyse du calcanéum. — (a. c. sont placés par Pauli et Linhart au centre des deux malléoles.)

Jambe légèrement fléchie ; l’aide rétracte la peau dorsale, l’opérateur se place à l’extrémité du membre; — reconnaître les malléoles et l’interligne; la main gauche est placée au niveau du métatarse ; le pouce et l’index sur le milieu de chaque malléole.

f Pied gauche. — 1° Incision courbe à convexité antérieure

1er Tenir) S ' ü^c (rc^ever 1° pied et 1 incliner en dehors).

) 2° Incision verticale en sous-pied aec à fond et à petits ( coups.

Repasser dans l’incision ; — sectionner les parties molles dorsales.

2e Temps. - - Disséquer le lambeau dorsal, le relever en rasant l’os jusqu’au bord de la surface articulaire du tibia.

3 Temps. — Disséquer le lambeau inférieur : en dedans jusqu’à la petite apophyse; en dessous de 5 centimètres en arrière; en dehors très en arrière ; — protéger soigneusement les chairs en préparant la voie au couteau avec le pouce fortement engagé (rotation en dehors, puis flexion forcée).

4 Temps. — Diviser les fibres ligamenteuses antérieures ; glisser la

Dr Roux.

Fig. G8. — Désarticulation tibio-tarsienne (procédé de Syme)1.

1. Dans la méthode d’Ollier, l’aspect est tout différent : un périoste épais forme une véritable coque recouvrant les parties molles et masquant complètement les détails anatomiques que nous avons tenu à montrer pour mieux faire ressortir les écueils à éviter.

pointe entre la face externe de l’astragale et la face correspondante de la malléole ; - trancher les ligaments externes. — Terminer la desarticulation comme précédemment.

5e Temps. — Section du tendon d’Achille ; — dissection du lambeau talon nier. p0ur éviter la perforation du lambeau et la lésion des vaisseaux, diriger toujours le tranchant vers le calcanéum. — Au reste, ici comme dans les procédés précédents, c’est la ruginë qu’il faut employer.

Dans la méthode sous-périostée, après avoir décollé le périoste calcanéen sur les cotés et au-dessous, on fait basculer le calcanéum, sectionne! e tendon d’Achille au ras de son implantation, et, abaissant toujours davantage los fortement fixé par un davier érigne, on achève la décortication.

6e Temps. — Résection des malléoles et du tibia comme précédemment. Hémostase. — 1° Tibiale antérieure entre l’extenseur commun des orteils

et celui du long extenseur du gros orteil. 2° Tibiale postérieure.

Cicatrice antérieure. — Bon procédé, mais pénible a exécuter, loin évitei la stagnation du pus, Syme, Fergusson font une contre-ouvertuic , Gutlnic fend le lambeau. — A abandonner.

Autres procédés. — Circulaire (Brasdor, Sabatier, Velpeau, Gunlhci) mauvais résultat.

2 lambeaux latéraux (Rossi, Blandin). ) Lambeau antéro-interne (Jobert, Leroy). )

Lambeau externe (Baudens, Soupart).

Mauvais résultat.

Pourrait servir comme procédé de nécessité.

Lambeau antérieur (Klüge, Baudens). De la face postérieure du calcanéum l’incision va au voisinage des articulations métatarso-phalangiennes en passant le long de la ligne d’union de la face dorsale et de la face plantaire. — La partie externe de cette ellipse est taillée en guêtre et disséquée jusqu’à l’articulation tibio-tarsienne. — On scie. — Le couteau divise ensuite d’avant en arrière les parties molles en conservant au tendon d Achille le plus de longueur possible.

Conclusions. — De toutes les amputations du pied, la tibio-tarsienne est celle qui reconnaît le plus d’indications ; elle est aussi la plus facile à pratiquer cl permet à l’opéré une marche très facile avec des appareils prothé-

tiques d’une extrême simplicité. Panas, Després, Tillaux, Hancock, Chauvel (mémoire couronné) concluent tous en sa faveur.

Cependant elle présente encore certains inconvénients, tels que ceux dus à la rétraction du tendon d’Achille, et, pour y obvier, on a imaginé les opérations ostéoplastiques.

Voici comment M. Ollier évite ces écueils :

« Nous fixons, dit-il, le godet talonnier en avant par des points de suture « à la lèvre surale de la plaie. Les points de suture réunissent non seule- « ment la peau, mais les tendons. Ils doivent passer à travers les tendons « du jambier antérieur et de l’extenseur commun des orteils pour les unir « aux muscles de la région plantaire, et constituer une anse contractile qui « empêche la réascension du talon en arrière. La suture tendineuse en « avant, la section du tendon d’Achille en arrière s’opposent à tout déplace cernent » (Ollier, Traité Résect., t. III, p. 695). A l’appui de ces affirmations, M. Ollier donne une série de figures représentant les résultats remarquables qu’il a obtenus par l’emploi de sa méthode (Loc. cit., fig. 460 el suivantes).

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