VI AVANT-PROPOS
En présentant une fois encore — et c'est la troisième — à tous ceux qu’intéresse l’antiquité romaine le résultat de mes recherches, je me suis proposé surtout de faciliter la lecture de mon livre par une distribution plus méthodique des matières qui y ont trouvé place, mais aussi de le faire profiter, dans la mesure du possible, des documents si nombreux que ces dernières années ont mis au jour en différents pays, ainsi que des monographies récentes qu’elles ont vu éclore. Il n’a reçu d’ailleurs que très peu de développements nouveaux : je pense, en effet, qu’un Manuel doit se borner à offrir un aperçu de l’état actuel de la science et à servir de base à des travaux plus approfondis: du moins le mien a-t-il été revu et corrigé dans toutes ses parties.
C’est pour moi un bien vif regret de n'avoir pu attendre l’achèvement prochain du Corpus inscriptionum latinarum ; mais n'est-ce pas une fatalité commune à tous les Manuels, que de ne pouvoir arriver à une forme définitive, tant que la science elle-même vivra et progressera ?
Je remercie sincèrement tous les savants qui, par l’envoi gracieux de leurs écrits, ont facilité ma tâche, ainsi que mon collègue, M. le professeur de Kampen, qui m'a prêté, pour la correction des épreuves de ce livre, le concours de son inépuisable dévouement.
Gotha, le 20 mars 1881.
J. MaARQUARDT,
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