XXVIII PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION
et ce qu'on appelle les antiquités privées, une exposition spéciale dans un tel ouvrage d'ensemble. Cette exposition spéciale est incontestablement indispensable pour l'armée et les finances. La question de savoir dans quelle mesure il y aurait lieu d’aller plus loin dans la même voie ne doit être discutée ni ici ni par moi. Je me suis chargé de traiter dans l’ouvrage total la partie dont Becker fixa correctement les limites dans sa « Constitution politique de Rome. » L’économie collective du Manuel n’est pas mon fait, et je me contente par suite d’indi-
quer en termes généraux la place que j'y entends assigner à.
mon travail. Ge qui est donné ici, par référence fau titre courant « d’Antiquités publiques » sous le nom de « Droit public romain » c'est la partie générale de la description de la constitution Romaine, une tentative de décrire chaque institution tant dans ses particularités comme portion du tout, que dans ses relations ‘avec l'organisme d'ensemble. La grande difficulté d’un tel travailest que l’auteur ἃ toujours besoin à la fois d’une connaissance parfaite des particularités dont il ne traite pas et d'une pénétration complète de l'essence de l'organisme Romain. Mais l’homme ne doit pas amoindrir sa tâche pour se cacher à lui-même son impuissance.
Le sentiment de cette impuissance, tant en ce qui concerne les documents qui nous ont été transmis qu'en ce qui concerne mes propres forces, m'est devenu plus clair au cours de mon travail qu’au moment où je l’ai commencé. Cependant, pour arriver à faire le possible, il faut tenter même l'impossible ; j'ai du moins la conscience d’avoir consacré toutes mes forces de travail et de réflexion à m’approprier tous les matériaux utilisables et à tirer de chaque idée toutes ses ‘conséquences. Si je n’ai pas eu de motif de faire, dans cette seconde édition, de modification de principe, ni quant au fond, ni quant à la forme, l'étude des diverses magistratures que j'ai entreprise dans mon second volume, devait déjà par elle-même influer nécessairement, sous plus d’un rapport sur cette partie générale. Il y a en outre certaines lacunes et certaines défectuosités que j'ai constatées personnellement ou sur lesquelles mon attention a