XVI INTRODUCTION GÉNÉRALE
l'Ecole supérieure des Hautes Etudes ; en outre les thèses du doctorat des facultés de lettres et de droit ont contribué pour une large part au progrès de la science des antiquités. Enfin, l’histoire, la philologie et l’épigraphie ont suivi le même mouvement progressif sous l’impulsion de MM. J. 1. Ampère, Belot, Boissier, Fustel de Coulanges, R. Dareste, A. Dumont, Dureau de la Malle, Victor Duruy, Egger, Garsonnet, Guignaut, F. Guizot, V. Leclerc, Lenormand, Michelet, G. Perrot, L. Renier, Amédée et Augustin Thierry, Tissot, Waddington, Wallon, et de jeunes savants, déjà bien connus du public, tels que MM. Bloch, Bouché- Leclerq, Cagnat, Cuq, Esmein, Girard, Jullian, Lefort, Vigié, etc., sans oublier les rédacteurs du grand Diclionaire d'antiquités grecques et romaines publié par MM. Daremberg et Saglio. Partout dans nos Facultéson se tient au courant des travaux de la science allemande et anglaise; mais le public regrettait de ne pas voir traduits en français les meilleurs ouvrages d’Outre-Rhin, et notamment le Manuel d'antiquités romaines de Marquardt et Mommsen qui, sous ce titre modeste, forme un véritable répertoire des antiquités publiques et privées de ce grand peuple. C’est cette lacune que nous avons voulu combler.
L'ouvrage dont la traduction commence à paraître aujourd’hui, a la fortune assez rare d’avoir derrière lui un succès de quarante ans, tout en ayant été l’objet de révisions successives, qui l’ont maintenu au niveau scientifique le plus moderne et le plus élevé.
L'auteur primitif du manuel, M. Wilhelm Adolph Becker, entendait y comprendre, avec une largeur de plan et une étendue de développements qui ne s’étaient pas rencontrés depuis les grands recueils de l’ancienne