VII. Moyens contentifs d^une sonde dans Vurètre
Pour assujettir une sonde où une bougie dans l’urètre de manière à ce qu’elle ne sorte pas de la vessie, il existe plusieurs procédés : celui qu’on emploie le plus ordinairement est le suivant. On prend deux liens de coton longs d’environ deux pieds et demi, composés chacun de plusieurs brins; on noue
la partie moyenne de run de ces cordons sur la sonde immédiatement au-devant de l’orifice de l'urètre , en faisant deux nœuds simples, l’un sur l’autre; on étend les deux chefs sur l’un des côtés de la verge, jusqu’à sa partie moyenne, on les passe l’un sur l’autre comme si on voulait faire un nœud simple ; on les tourne ensuite sur la verge , autant de fois que leur longueur le permet , puis on les arrête par un nœud simple , et par-dessus un nœud à rosette. Le second lien est ensuite fixé sur la sonde à l’opposite de l’autre , et on l’applique de la même manière sur 1« côté opposé de la verge.
Celte manière d’assujettir une sonde rend l’érection , déjà si incommode durant le séjour de cet instrument dans l’urètre , plus douloureuse encore à cause de la compression exercée par les liens sur la verge. Pour prévenir cet inconvénient , on peut fixer les liens noués sur la sonde , à un suspensoire près de l’ouverture duquel on aura pratiqué, sur les côtés, deux œillets , ou bien auquel