ANDAGES DES PARTIES GÉNITALES. 8S
on aura attaché deux petites anses de rubans. On peut aussi attacher deux rubans aux anneaux du pavillon de la sonde , les conduire sous les cuisses, et les assujettir , l’un à droite, l’autre à gauche , aux parties latérales d’une ceinture ou d’un bandage de corps que l’on doit retenir en hautau moyen d’un scapulaire.
Suivant un autre procédé, on fixe par le milieu un lien de coton à l’extrémité de la bougie ou de la sonde , on place les chefs de droite et de gauche sur la verge, autour de laquelle on passe un anneau de gomme élastique; on ramène ensuite les chefs à l’extrémité de l’instrument, où on les fixe parun double nœud.
VI II. Pessaires.
Ce sont des instrumens faits de liège , d’ivoire ou de gomme élastique , que l’on place dans le vagin afin de soutenir la matrice dans le cas de descente ou de chute de cet organe.
MAIVÜEL DES BANDAGES.
La forme des pessaires varie beaucoup : ainsi il existe des pessaires ronds ( P. IV, F. 7 ) , ovalaires , en huit de chiffre , en bondon , à pivot ou en bilboquet (P. IV , F. 8 ).
Lorsqu’on se propose de faire l’application d’un pessaire , on fait d’abord administrer un lavement pour vider le rectum , et on engage la femme à rendre ses urines. Celle-ci étant placée sur le bord d’un lit , le bassin plus élevé que la poitrine, et les cuisses écartées, le chirurgien enduit le pessaire d’un corps gras , écarte les grandes lèvres avec les doigts indicateur et médius de la main gauche, et le pousse peu à peu dansle vagin avec la main droite. Si c’est un pessaire rond ou ovalaire, on le place de champ, et une fois qu’il a franchi l’orifice du vagin , on introduit le doigt indicateur dans son ouverture pour le ramener dans une position horizontale. Si on se sert d’un pessaire en bilboquet , on l’introduit avec beaucoup de précautions , la cuvette en haut , après quoi on arrête la tige sur la ceinture dont la