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I. Appareil de Boyer pour la fracture du col du fémur

Cet appareil secompose d’une attelle, d’une semelle et d’un sou s -cuisse.

L’attelle , longue de quatre pieds , large

de trois travers de doigt, épaisse de quatre à cinq lignes , est construite avec un bois dur et peu flexible : dans la moitié à peu près de sa longueur, elle présente une fente, large d’environ un demi-pouce, dont l’extrémité est recouverte d’une garniture de fer. Les côtés de cette garniture embrassent les bords de l’attelle , et y sont fixés par des clous à vis. Le côté moyen offre dans sa partie moyenne , un tourillon percé d’une ouverture ronde , lisse , dans laquelle tourne librement l’extrémité d’une vis de rappel qui règne dans toute la longueur de la fente de l’attelle , et dont l’autre extrémité appuie et tourne sur le fond de cette fente garnie d’une plaque de fer. La partie de la vis qui dépasse le tourillon , est carrée , et s’engage dans une clef à manivelle, qui sert à faire tourner la vis. Cette vis traverse un écrou mobile, logé dans la fente de l’attelle , et aux extrémités duquel se trouvent deux plaques carrées qui glissent sur les faces de l’attelle. Les deuxplaques et l’écrou sont percésd’une ouverture perpendiculaire à celle qui reçoit

la vis , et dans laquelle passe un clou à vis qu’on serre avec un écrou à six pans, au moyen duquel on fixe sur celle des plaques qui est interne une branche d’acier propre à porter la semelle. Cette branche est formée de deux parties réunies à angle droit , et dont l’une est parallèle à l’attelle, et l’autre lui est perpendiculaire. La première, carrée , est percée d’un trou dans lequel passe la vis qui traverse l’écrou , et qui sert à la fixer contre la plaque interne de cet écrou ; la seconde , longue de six pouces , large de huit à dix lignes , est percée dans toute sa longueur d’une fente propre à recevoir le tenon de la semelle , et porte vers ses extrémités , sur la face qui correspond au pied , deux tenons qui reçoivent les supports dont il va être parlé. Ces supports sont deux tiges de fer aplaties , longues de six pouces, unpeurecourbées en sens contraire, de manière que la convexité de l’une regarde celle de l’autre. Leur extrémité supérieure est percée d’une fente longue de deux pouces , dans laquelle est reçu le tenon qui serf

à la fixer à la hauteur convenable, au moyen d’un écrou à oreille.

L’extrémité supérieure de l’atlelle est garnie d’une pièce de fer, du milieu de laquelle s’élève un tenon qui reçoit la partie horizontale d’un crochet, composé de deux parties réunies à angle droit. De ces parties l’une est verticale, parallèle au plan de l’attelle , et s’engage dans un gousset que présente le souscuisse ; l’autre est horizontale , perpendiculaire au plan de l’attelle, et percée d’une fente longitudinale, dans laquelle s’engage le tenon de l’extrémité supérieure de l’attelle, qui sert à fixer le crochet dans l’endroit qu’on juge convenable , au moyen d’un écrou à oreille.

La semelle est de fer battu , couverte de peau de chamois , et garnie vers le talon d’une large courroie de peau douce , fendue dans presque toute sa longueur en deux lanières, au moyen desquelles on la fixe en les tournant autour du pied et de la partie inférieure de la jambe : elle porte , sur celle de ses faces qui regarde l’extrémité inférieure de l’at-

telle deux tenons qui servent à la fixer à ïa branche de l’attelle.

Le sous-cuisse est composé de deux parties qui se réunissent à angle aigu. Ce sont deux courroies de cuir assez fort , larges de deux travers de doigt , recouvertes de peau de mouton , et rembourrées de laine : Tune est assez longue pour entourer obliquement la partie supérieure de la cuisse , sans garniture vers son extrémité, et percée de trous; l’autre n’a que trois pouces de longueur, et son extrémité est garnie d’une boucle à un seul ardillon . Sur la face externe du souscuisse, à l’endroit où ses deux portions se réunissent , est fixé solidement un morceau de cuir épais , demi-circulaire , qui forme un gousset dont l’ouverture est tournée en bas, et dans lequel est reçue la portion verticale du crochet.

Le malade placé sur son lit , on place sous le membre la pièce de linge appelée porteattelles et les cinq liens ordinaires. On applique ensuite le sous-cuisse , après avoir entouré obliquement la partie supérieure de

la cuisse, d’un coussinet de coton cardé, large de quatre travers de doigt , et d’une longueur égale à celle du sous-cuisse , pour modérer la pression de celui-ci et la rendre plus supportable (P. VI, F. l,aa, b,c, d). On égalise la plante du pied et le bas de la jambe, avec de la ouate, et l’on applique la semelle, dont on conduit obliquement les deux lanières autour de la jambe (P. VI, F. 1, ee, ff). Si les lanières ne paraissent pas suffisantes pour assujettir solidement la semelle , on se servira d’une bande avec laquelle on entourera le bas de la jambe, les lanières , le pied et la semelle. Cela fait , on procède à la réduction de la fracture , puis on engage le crochet de l’extrémité supérieure de l’attelle dans le gousset du sous-cuisse (P. VI, F. 1 , g g , h, i ) , et en tournant lavis de rappel de droite à gauche , on fait remonter l’écrou et la branche , pour attacher cette dernière à la semelle. Après avoir assujetti la semelle, on place les remplissages nécessaires (P. VI, F. 1, k k k k k k) , et les attelles antérieure et interne (P. VI, F. 1, 11), que l’on fixe

avec des liens , comme dans l’appareil ordinaire des fractures de la cuisse (P. VI, F. 1, m m m m m). Tout étant ainsi disposé, on tourne la vis avec la clef à manivelle (P. VI, F. 1, n) , la semelle descend et entraîne le pied auquel elle est attachée; l’extrémité supérieure de l’attelle est repoussée en haut, et le membre est allongé au degré convenable .

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