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II. Appareil de Dupuytren pour la fracture du col du fémur

Les appareils à extension continuelle étant souvent sujets à des inconvéniens graves , quelques chirurgiens d’nn grand mérite emploient d’une manière presque exclusive la position demi-fléchie sur un double plan incliné. Voici l’appareil dont Dupuytren faisait usage. On place sous le jarret trois ou quatre coussins de grandeurs décroissantes de bas en haut; on dispose ensuite d’autres coussins de manière à former un double plaa

incliné. La cuisse à demi-fléchie repose sur le plan qui lui correspond; la jambe également fléchie appuie sur l’autre. On maintient le membre dans cette position avec un drap plié en cravate, dont la partie moyenne embrasse le pied, et dont les extrémités sont attachées aux deux côtés du lit.

III. Bandaqe de Scultet ou à bandelettes séparées pour la fracture de la cuisse.

Ce bandage se compose : 1“ de cinq rubans de fil ( P. VI, F. 2,aaaaa) d’une aune de long environ, sur deux doigts de large , dont trois seront placés sur la cuisse, deux sur la jambe; ils seront doublés en lisière dans le tiers-moyen de leur longueur, pour éviter qu’ils ne se roulent en corde autour du membre; 2° d’une grande pièce de linge, que l’on nomme porte- attelles (P. VI , F. 2 , b b b b b) , un peu plus longue que le membre et d’une largeur d’une aune environ ; 8° de bandelettes larges de trois travers de

nn

doigt, assez longues pour faire une fois et demie, au moins, le tour du membre, et assez nombreuses pour qu’elles puissent en recouvrir toute la longueur, en se couvrant successivement de bas en haut les unes les autres de la moitié ou des deux tiers de leur largeur (P. VI, F. 1,'S, S, jusqu’à -49); •4“ de deux ou trois compresses longuettes pliées en plusieurs doubles, dont on entoure la cuisse malade, et qui sont destinées à être imbibées de liqueurs résolutives , et à préserver les bandelettes du contact du pus ou du sang; de trois attelles : l’externe s’étendra depuis la crête de l’os des îles jusqu’à trois ou quatre doigts au-delà du pied; l’interne, depuis le pli de la partie interne de la cuisse jusqu’au-delà du pied, comme la précédente ; l’antérieure , depuis le pli de l’aine jusque près du coude-pied ; 6o de trois coussins déballé d’avoine, de même longueur que le membre , que l’on interpose entre les attelles et les bandelettes; 7» enfin, d’une bande de deux aunes de long sur deux travers de doigt de large , destinée à entou-

MA.NUEL DES BANDAGES

rer le pied, et d’une bandelette propre à soutenir le pied.

Toutes les pièces de l’appareil étant étendues en travers du lit sur l’oreiller sur lequel le naembre doit reposer, on porte le malade dans son lit, on étend le membre fracturé sur le milieu de l’appareil , et on procède incontinent à la réduction de la fracture. Le membre ayant repris sa longueur naturelle et les aides continuant l’effort réductif , on roule la bande autour du pied et on étend sur les côtés de la cuisse les compresses longuettes imbibées de liqueurs résolutives.

Cela fait, on applique successivement tou* tes les bandelettes du bandage , à commencer de la partie inférieure de la jambe , jusqu’à la partie supérieure de la cuisse. Pour cela , le chirurgien saisit l’extrémité de la bandelette qui est tournée vers lui, ^ pendant que l’aide, placé vis-à-vis de lui , maintient l’extrémité opposée de la bandelette ; il la couche ensuite autour du membre , et jusqu’au-dessous , en formant une sorte de circulaire oblique (P. VI,

F, 2, 49), la retient avec l’une des mains prend de celle de l’élève l’extrémité opposée, la conduit obliquement autour du membre, comme la première moitié, et de manière qu’elles se croisent ensemble (P. VI, F. 2, 48) , en ayant soin d’engager toujours les extrémités des bandelettes sous le membre , ou de les replier proprement et régulièrement si elles sont trop longues.

Les bandelettes appliquées , on roule les deux attelles latérales dans les bords externe et interne du porte-attelles jusqu’à deux travers de doigt environ du membre , on les redresse de champ (P. VI, F. S, a a) , et on engage entre elles et le membre les deux coussins ( P. VI, F. 3 , b b ). Le troisième coussin est ensuite appliqué au-devant du membre , et par-dessus la troisième attelle ( P. VI , F. S , c c d d ). L’aide , placé vis-à-vis de l’opérateur , embrasse des deux mains tout l’appareil , pendant que celui-ci serre les liens en commençant par celui de la partie moyenne de la cuisse, et les noue en-debors du membre (P. VI, F. S, eeeee)^

après quoi on porte le milieu de la bandelette sous la plante du pied, on en croise les chefs en-devant et on les fixe à l’appareil avec des épingles (P. VI, F. 8, ff).

Ce bandage est très-simple et d’une application facile ; on peut le glisser sous la partie, malade sans lui communiquer de secousses; chaque bandelette salie peut être changée sans qu’on soit obligé de renouveler la totalité de l’appareil. Il est donc préférable au bandage à dix-huit chefs.

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