PRÉFACE. XV
nistère. S^'Tous, un seul excepté, sont des saints reconnus par l'Église. L'ouvrage de celui qu'elle n'a point encore placé sur ses autels a reçu non-seulement l'approbation, mais leséloges les plus distingués des hommes que le saint Siège charge de juger de l'orthodoxie de la doctrine et de la pureté delà morale. Venons aux preuves.
Donc le Manuel du Confesseur se compose : 4" Du Prêtre sanclijié par l'admlmslralion charitable, prudente et discrète du sacrement de pénitence. Nous ne trahirons point l'anonyme que le modeste auteur de cet ouvrage a voulu garder; mais s'il a jugé à propos de nous cacher son nom, il n'a pu nous cacher la rare sagesse et l'expérience consomn)ée qui le distinguent. Nous dirons seulemcut que le P. Pal a passé
sa vie dans l'exercice du saint tribunal; et nous ajouterons (|'ie son livre jouit de toute la confiance de la savante corporation à laquelle il appartient. Cette confiance a été authenticpiement justifiée par l'approbalion elles éloges les moins équivoques de la censure romaine. Voici son jugement : « J'ai lu l'ouvrage intitulé : le Prêtre y> sanctifié par la juste administration du sacre-
XVI PRÉFACr.
» ment de la pénitence., etc., que l'on veut » réimprimer ici à Rome ; et non-seulement » Je n'y ai rien vu qui puisse blesser lesprini5 cipes de la saine et droite morale chré-
* tienne 5 mais, au contraire, dans les aver- » tissementspieinsde sagesse, de discrétion « et de charité qu'on y donne aux ministres 9 du sacrement de la pénitence, j'ai trouva » cet ouvrage entièrement conforme aux di-
* rections paternelles prescrites à ce sujet 9 par le souverain pontife Léon XII, dans son » Encyclique pour l'extensiondu jubilé'. Je j» juge donc qu'en réimprimant cet ouvrage
* Voici l'extrait de celle encyclique. Ad omnes Falriarchas, elc. 8 kal. jan. 1826, de Jubilœi cxtensione.
Curaudum sedulo vobis est, ul ii, qui ad confcssiones au iiendas deligalis, ea meminerint ac prastenî, cjuie de ministro pœniteiitiic praccepil piadecessor nosler Innocenlius III, ul scilicet sit ^iscretus et caulus ; ut more periti medici similitc injnndat vinttni et oie uni vulneribus snuciati,, di,:genter inqnirens et peccatoris circumstanlias et pcccati, per quas prudcnter inîelUgut quale illi debeat consiliuni prœbere ^ et ejusmodi remedium adhibere diverses experimentis iitendo ad sanandum œgrotum ; habeatque prœ ocuiis documenta ilb Kituaiis romani: Vident dUigenter sacerdos, quando et quibiis conferenda, vel neganda, vcL <lifferenda sit absolutio, ne absolvat eos^ qui ta'is b^aeficii $unt incapaces, quales sunt qui nulla duiit
PRÉfACE. XVII
" ici à Rome, on rendra un vrai service aux * confesseurs qui désirent connaître les
si^na dotoris, qui odia et inim'u itias deponere^ aut aliéna, si jmfsnnt^ restituerez aut jiroxiruam pereandi occasioiicm dcsereie^ aut alio modo peccatii derelinquere, et vitain in mclius emendare nolunt ; aut qui public uni scandaluni dederunt, nisi publiée satisfaciant, et scandaluni tollant. Qiia^ quideni tieino non viderit quain longe ab corum ralione distenf, qui, ul graviiis aliquod audiunl pcccatum, aul ali(|i!em sentiuiil multiplici |)Cccatoiuni génère infectum, stalim pronutiHant se non ()0sse absoivere : iis nempe ipsis niederi lecnsaiil, quibus maxime ciirandis ab eo siiiit consliluli qui ait : Non est opus valentibus niedicus, sed inale liabentihus ; aut quibus \ix uUa scrulandic conscienliic diligeulia, aut doloris, ac propositi salis videtur sigiiificatio, ul absoivere se posse exislinient ; ac luni denunn lulum se cepisse concilium pulant si boniines iii aliud tempus absolvendos dimiscrint. Si oiiini ulla in re servanda est niediocrilas, in hac polissimuni servelur necesse est, ne vol niniia facilitas absolvendi facililalem offerat peccandi : vel uiinia diflicultas alienet aninios a coiifcssione, et i n desp erationeni salulisaddu cal. Si slunt se quideni niulli sacrainenli pœnilentia^ »niui^l^is prorsus imparali, sed perstepe tamcn bujusmodi, ut ex imparatis parali fievi possint, si modo sacertlos viscera indutus misericordise Cbrisli Jesu, qui non venit vocare justos sed peccatores\, sciai studiose, patienter et mansuete cum ipsis agero, Quod si pra-stare pnelermittat, profeclo non niagis ipse diceudus est paralus ad audiendum, quatn ca>leri ad confitendum accedere. Imparati enim illi tanlum-