‹ Manuel des confesseursChapitre 10 sur 74 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

même chose; mais nous n'avons pas tardé à reconnaître qae ces retours sur les mêmes points formaient, au contraire, un des grands avantages de notre travail, et cela pour deux raisons : l"" la conformité de sentiment entre ces hommes si expérimentés est une excellente preuve de vérité et un motif de sécurité pour nous; V ces répétitions ne sont pas de pures tautologies^ mais bien l'exposé de la même question sous une face nouvelle, avec des développements nouveaux. Ce que l'un ne fait qu'indiquer, l'autre l'explique en détail et en fait l'application; l'un traite la question pour l'esprit, l'autre pour le cœur : l'un parle en théologien, l'autre en ascétique ; de telle sorte que leurs instructions s'éclaircissent, se fortifient mutuellement, et donnent de la vérité la connaissance la plus complète, en la présentant sous divers aspects.

Nous n'en citerons qu'un exemple, choisi entre bien d'autres : c'est celui des occasions de péché. Le Prêtre sanctifié expose la question et donne les règles générales de conduite. Saint Alphonse de Liguori vient ensuite, qui, examinant le sujet en théologien, établit nettement les distinctions essentielles entre les occasions volontaires et nécessaires, éloignées et prochaines. Après lui, le bienheureux Léonard de Port-Maurice nous donne tous les signes, tant intérieurs qu'extérieurs, de l'occasion prochaine, expose la pratique et les remèdes. Enfin, pour compléter ce traité des occasions, arrive saint Charles, dont la doctrine sert de texte et de règle à tous les autres.

Mais le grand avantage de ce Manuel n'est pas d'être la méthode de direction la plus complète^ c'est d'être la plus sûre. Nulle autre n'ofiFre les mêmes garanties intrinsèques et extrinsèques. Il est facile de le montrer.

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