RUSSIE ET PERSE
DepuU que le T%ar Ivan IV TFaitiliétvitch frétait rendu Maître de Kosan et H^ Astrakan (en 1552 et 1554) ') , la Russie eut quelques Relations commerciales avec la /'ez-fe. Sous Jlexis JUikhailoviich (1645 — 1676), des Echanges réguliers s*établirent entre V Europe et ÏAsie; ils se multiplièrent à Jstrakan^ depuis que Pierre I donna un Port à cette yille et tous les Privilèges d* une Place de Commerce,
La première Convention entre la Russie et la Perse fut conclue entre Pierre le Grand et Schah Hussein^ en 1717 «).
Jaloux de procurer à sa Nation le Commerce de la Soie de Perte^ le Tzar avait fondé à Chamakhi ^) en Chirvan ^) une Société de Commerce^ qui commengait à prospérer lors-
1) Grojsherzoglich jNecklenhurg-Schwfm rintcher Staats-Kalender, 1838. p. 10. « Mm. de Gotha, 1840. p. 65. 66.
2) Grherz. M. Schm, St, KaL 1838. p. 9. — Alm, de Gothoy 1840. p. 79. 81. 82.
3) Alm, de Gotha, 1840. p. 68.
4) Ibidem, p. 78-83.
5) Karamsin, Geschichte des Ru/sisdie»
Râchs, T. VU. Chap. VUl. p. 336. sqq.
Cbap. IX. p. 370. sqq. — Schoell, Cours d Histoire, T. XXI, Liv. VI. Chap. IX, Sect. 111. p. 269. et p.'^72. — Art dé vérifier, T. VUL dep. J. Chr. p. 306.
6) M&ller, Sammluag fi. G. T. VU. p. 187.' (cité.)
7) Chamakhi, ou Schamaluè, Chef-lieu de la Province de Chirvan, et autrefois du Khanat de Chamakhi, dans une plaine, sur YAksou, {Adr, Balbi, l. c p. 793. — Langlois, L G. T. IV. p. 1064. CoL 2. — VoUstOndiges Handbuch, Sect. IV. T. L p. 767.)
8) Chirvan ou Schirvcm, Province de la Russie d'Asie, bornée au Nord par le Haghestan, à l'Est par la Mer Caspienne, au Sud par la Perse, et à l'Ouest par la Province de Géorgie, {Adr, Balbi, I. c p. 793* — Langlois, 1. c. T. IV. p. 1109. Col. 2. — VoUstàndiges Handbuch, Sêcl. IV. T. L p. 754. sqq.)
Liv. III. Chap. I.
que les LetghUns ') la détruisirent. Dans une «le ces Incursions, qo^à la làveu» des Troubles de Perse ils firent en Chirvan, Chamakhi fut pillée, et les Eusses qui y étaient furent mas^ sacrés* Les Lesghlens trouvèrent dans leurs Magasins des marchandises valant près de quatre mllUons^). Pierre prit les Armes ') et entra en Vainqueur^ le 23 Août 1722, à Derheni *) ; il retourna ensuite à Moscou^ où il fit, au mois de Décembre, une EiUrée triom» phale, pendant que son Armée continua la Guerre qui fut de courte durée, puisque le Schah Thamas*)^ pressé par l'usurpateur Mir-Mahmoud ^ envoya au mois d'Août 1723, un jÊai' bassadeur à Saint Pétersbourg^ pour réclamer les Secours du Tzar auquel il céda, par le Traité d^AlUance du 12 Septembre de la même année ^) , les Villes de Bakou ^) et de Derbent^ «1 les Provinces de Ghilan «), Mazanderan ^) et Astèràbàd '^) ''). Ce Traité ac-
1) LesgMens ou Lesglàs^ Peuplade de la Circassie^ Province de la Russie d^Jsie» Ceux qui habitent les montagnes vivent de brigandage; ceux des villages s*adonnent à Pagri. culture. {Adr, Balbi, l e, p. 104. 465. 787.
. 795. — Langlois^ 1. c. T. 1. p. 589. Col. 2, Art. Circassie ou Tcherkases. T. III. p. 141. Col. 1. Art. Lesghistan, — VoUstûndigeA Bandbuch^ Sect. IV. T. I. p.2'i0. et p. 729.)
2) Mûller^ 1. c. T. VII. p. 186. — Scherer^ 1. c. T. I. Chap. IX. p. 229. sqq.
3) Manifeste du Tzar Pierre I^ pour exposer les Motifs qui Font engagé à entr éprendre une Expédition en Perse^ en date du 15 Juin 1722. (En langue tatare^ turque et persane.) [Haigold (Schloetzer) *), lieuverândertes Rufsland^ oder Lehen Ca^ tharina li^ aus authentischen Nachrichten beschrieben (Riga et Mit au 1769. T. L 1772. T. II. Jnnexes, T. I. II. Riga et Leipzig 1770. in,8o.) T. II. p. 86. (en allemand.) — Mûller, I. c. T. VII. p. 215 -* 220; (en allemand.)]
4) Derbent ou Derbend (Mbana)^ en turc Demir-Capi {Porte deFer)^ dans le mo»
yen âge Bab-ul'abrvab (Porta Porta»
rum)^ Ville très ancienne de la Russie d^Jsie^ Chef-lieu du Daghestan^ au pied d'une montagne, sur le bord occidental de la Mer Caspiennej est entourée de Remparts flanqués de Tours, et défendue par une Citadelle. ÇAdr, Balbi^ I. c. p. 796. — Langlois, 1. c. T. II. p. 72e. Col. 2. — VollstOndiges Handbuch^ Sect IV. T. I. p. 742.)
5) Schah Thomas li^ fils de Schah Hussein^ et Compétiteur de Mir~Mahmoud qui avait pris le titre âe Sultan au Ueu de celui de Schah,
6) Traité d^ Alliance entre V Empereur de Russie (Pierre le Grand) et le Roi de Perse (Thamas U)^ conclu à Saint- Pétersbourg., le 12 Septembre 1723 (v. st.). (Du Mont^ I. c. T. VIII. Part. II. p. 75. Col. 2. (9n français.) — SchmaufSy Corp. /, g, acad, P. II. p. 1959. (en allemand.)
7) Bakou ou Badkou^ petite Ville forte de la Russie d^Asie^ sur la Mer Caspienne^ dans la Province de Chirvan^ fiutrefois Capitale du Khanat^ et aujourd'hui du District de ce nom. (Adr. Balbi^ 1. c. p. 793. -* Lgnglois, 1. c. T. I. p. 252. Col. 1, -^ Foll- Stundiges Handbuch^ Sect. IV. T. I. p. 765.)
8) Ghilan y Province de la Perse ^ bornée au Nord-Ouest par la Province russe de Chirvan, au Nord-Est et au Nord, par la Mer Caspiemuf au Sud-Est, par la Province Mazanderan^ au Sud, par celle à^lrak-Adgemiy et à rOuest, par celle d^Adzerbid/an. (Adr, Balbi, I. c. p. 673. — Langlois^ 1. c. T. II. p. 1077. Col. 1. — VollstÛndiges ffandbuchj Sect. IV. T. II. p. 599. 603.)
9) Mazanderan (rancienne Byrcanie)^ Province de la Perse ^ bornée au Nord par la M^r Caspienne^ au Nord.Est par le Khoraxan^ à PEst et au Sud par le Tabaristan., à rOuest par le Ghilan. (Adr. Balbi, l c. p. 673. — Langlois, I. c. T. III. p. 311. Col. 2. — FollstÛndigesHandbuch^ Sect. IV. T. II. p: 591.)
10) Astéràbùd, Ville faisant un commerce très important, dans la Province de Mazemderan, sur la rive gauche du Gourgan, près de la Mer Caspienne. (Adr. Balbi, L c, p. 673. — Langiois, 1. c. T. I. p< 208, CoL 1. — VoUst. Handbuch, Sect. IV. T. II. p. 597.)
11) Martens, Cours diplomatique, T. III. Liv. VIII. Chap. VIII. Des Relations entre la Russie et l'Asie. §. 473. Perse, p. 450. on il faut lire ligue 7. d'en bas „sous le „Sceptre ds la Perse, ^* au lieu de „<oiia ,,/e Sceptre de la Russie.** En donnant !• Sommaire, Mr. de Martens s'est trompé; il a confondu les Stipulations du Traité de 1732 avec celles que renferme le Traité de 1729. '-' Le lecteur aura remarqué que nous sommes bien rarement dans le cas de relever une Erreur ou une Omission dans Pezcellent Ouvrage de Mr. de Martens. — Schoell, Cour»
d^Histoire, T. XXXV. Liv. VU. Chap. XVIII. Sect. IV. p. 190.
*) Voyez T. I. du Mapuel, Liv. I. Chap. V. Sect. IX. Russie, p. 4Q2. CoL 1. note 2.
Sect. I2C Russie. §. 23.
cwde {JrU IV.) a«z Sufétê tUê deux Partiu la Faculté Ae commercer Uèremeut dans lei ÈiaU respectifs.
Aptes vne Guerre, qvî suivit de près ce Traité, la Paix d» 1739 fit rentrer Astérùlàd et JUaxamderau sens le Sceptre de la Perse ^ et en fixa de nouveau les JLunites entre les deux États,
1728, Traité de Paix conclu entre la Russie (Pierre II) 13 Février, et la Perse (Ashraf)<, conclu dans la Province de Ghilan^ à TEndroitnomméRiaschtsché(Rescht) % le 13 Février 1729 (v. st,) %
\^Art, IV. stipule que les Ambassadeurs et Envoyés de pari et éCauire seront reçue et traitée sur les Frontières par les Gouverneurs et Commandants respectifs, après une préalable Notification de leur Passage, avec la même Amitié et les mêmes Honneurs que par le Passé i et à leur Retour on leut fera le mémo Traitement ').
VArt, V. statue sur les Titres dont se serviront dans leurs Lettres iC Amitié les deux Parties contractantes.
Art vn ^^ quelque Su/et de part et d'autre, de quelque Condition qQ*ii paisse être, se réfugie chez Vune des deux Puissances^ on le renverra avec sa Famille et ses Ejffets^ sans loi accorder aucune Protection.
^^^ y. Les Sujets et Habitants des cf^iu? Empires et des jPo^j ^ appartenant, pourront en toute Liberté^ pour Tilt^ais. tage da Commerce, transporter et faire v^tiit des Poy-if respec» tifs tontes Sortes de Marchandises, tant par, Eau que par Terre, en payant les Droits ordinaires comme ci-devant. Il sera permis aux Sujets russes de commercer dans toute la Perse ^ et d'y bâtir pour leur Sûreté et celle de leurs Caravanes et j|far« chandëses^ des Maisons et des Magasins, Ils pourront aussi /î&r^me»/ traverser la Perse, avec leurs Marchandises et Caravanes, pour se rendre aux Indes et autres Royaumes, Les Persans jouiront des mêmes Avantages en Russie, par rapport au Commerce.
1) Reseht {Riaschtsché), grande Ville, sur vne hauteur baignée par le fleuve de Sia-nid; Capitale de la Province de Chilan, (Adr, Bà&i^ 1. e. p. 673. — Langlois^ l e, T. IV. p. 892. CoL 1. — Vollstûndiges Handbuch^ Sect. IV. T. II. p. 603.)
2) (^«ier), Vas verOnderte Ru/sland^ T. lU p. 1S6. (Sommaire en allemand*) -~ Scherer^ 1. c. T. IL p. 208. (en français,) '^ Bousset^ Supplément au Corps univer»
td diplom, T. II. P. II. p. 260. (en fran^ (ail.) — Schmau/s, Corp, /• g, academ.
P. II. p. 2117. (en français,) — d^Hauterhe et de Cusiy^ I. c. Part. II. T. V. p. 104. (Extrait en français.)
3) En Perse et en Targuie il est d^usage de faire recevoir à la Frontière, les Ministres étrangers par un Officier^ chargé de pourvoir à leurs Besoins pendant la Durée du Voyage fusqu*à la Capitale, Cet Officier^ décoré du titre de JUihmandar *) ^ est ordinairement choisi parmi les Chambellans {Ca^ pidgi'Bachi) du Souverain, {d^Ohssouy 1. c. T. Vil. Liv. IX. p. 486.)
*) Mihmandar» Celui qui est chargé de Uger, de neurrir, les hètes, les étrangers, les paisagers. {^ieffer et Blanchi ^ DicU
turc-françaisj T. II. p. 1059. Col. 2. — von Bamme r^Ceschichts des osmanischenReichSy T. L Liv. X. p. 420. T. X. p. 358.)
Liv. IIL Cbap. I.
. ,^ En Cas de Mort de qnelqae Marchand de Yune oa de
Art. IjL. ^ *
Vautre Nation^ set Muisofut^ Marchandises et Magasins lieront conservés avec Soin, et resiiiués aux Hériiîers sans aacaa Dommage 9 on à r^iM? qoi seront commis par les Cours on Jfagistrals respectifs, et pourvus d'an Ordre par écrit, pour r^cevoir les Ejffets du Défunt.
Nadir Kouli '), Général du Schah Thomas It^ arâit résolu Je réanîr d« Doureaa â la P«rM les /roi« Provinces qae Pierre le Grand ea avait détarhé«s; V impératrice jénne de foo «Mé était fert disposée à rendra des Conquêtes extrêmement préraires, dont le Maintien exigeait la présenee continuelle d*nne forte Armée sur les Fronf ières de V Empire. Cette Restitution ayant été eonvonue entre les deux Étatt^ les Umitet des Pays respectif a furent réglées par le Traité du 2t Janvier 1732, et la Russie obtint en éebange àts Privilèges dm Commères d^une haute Importance ^).
j^32 Traité de Paix, de bonne Intelligence et de
21 Janvier. Commerce^ entre Tlmpératrice de Russie (Anne) ^^' •*'^ et le Roi de Perse (Schah Thamas II), conclu à Riaschtsché, le 21 Janvier 1732 ')•
En Conséquence, S. M, le Schah déclare pour lui et ses Successeurs, de vivre avec S. M, impériale et son Empire dans une perpétuelle et inviolable Amitié et bon VoinnagCi et de tenir pour ses Ennemis ceux qoi le seront de «K Jf. impériale, accordant aax Sujets de S, M. impériale de commère cer librement dans toutes les Terres et Places de sa Domina^ tion, sans puyer 4iucun Droit pour' les Marchandises appin'tées de Russie en Perse, soit qu'elles y soient achetées on trouées, è quelle Fin le Schah commandera à tons ses Officiers dans les Villes et Provinces, de v^ exiger aucun Droit ni Présent des Marchands russes, et sur la Vue de la Déclaration des Offi^ ciers russes sur la Frontière^ qu'ils sont véritablement Sujets de la Russie, les laisser commercer sans payer de Droit, dans toutes les Places de la Perse. Et au Cas qu'ils voulussent passer aux Indes ou autres Pays, pour y négocier, de les laisser passer par Mer ou par Terre^ sans payer aucun Droit, et sans exh-
Art. m.
1) Tejrec plus haut p. 637. Col. 1. note **.
2) Le Daghestam et le Chirvon, situés au Nord du Kour^ restèrent aux Russes, sans que les Persans les cédassent formellement. Derhent devint alors la Résidence du Gênérai eu Gouverneur russe. Ces deux Pro^ viacss devinrent CîentAt le sujet d'une Contestation ; Schah' Nadir demanda qu'elles fussent également rendues. Comme les Affaires de Pologne occupaient alors fortement 1*//»pératrlce (Ann^), eHe céda et fil rendre, en
1735, les deux Provinces par un Traité d^AU Uance dirigé contre les Ttucs, qui fut alors signé. (S eh os II, Cours d^ Histoire, I.XLIV, Liv. VIII. Chap. XXIll. Sect. I. p. 196 )
3) Rouêset, Recueil, T. VII. p.4S7. (en français,) '" Rousse t, Supplém. au Corps unkf, dipL T. II. P. IL p. 326. (en français.)
— Scherer, 1 c. T. IL p. 112, {wi français.)
— Bt aller, Sammlung, T. L p. 154. (en ah lemand.) '— d^Hauterive et de Cussy, L r. Part. 11. T. V. p. 106 (Extrait n. français.)
Sect. IX* Russie. $. 23. 1263
gtr ieux aucun Impôt au Profit de S. M. le S€k€A^ ni mumn Don ou Préêent pour eux. Mais, étaDt requis, de leor rendre bonne Justice en fait de ùeites ou Dommage^ sam soaffrir qu'il leor soit fait le moindre Tort.
De même, il est permis auxdlts Marchands de bâtir ^ dans des Endroits convenables^ des Maisons et Magasins^ pour j ser* rer leurs Marchandises^ et les Officiers persans leur inarqueront à cet Effet lèsdits Endroits et leur prêteront tout Secours,
Si quelque f^aisseau ou Bâtiment^ chargé de Marchandises des Russes 9 venait à périr (dans un Endroit) sous la Domina^ tion de S. M, le Schah^ on donnera toute Sorte de Secours à ceux gui seront en Danger^ pour sauver leurs Effets^ et tout Pillage et ^o/ dans ces Occasions, est défendu sous griève Peine.
Si quelque Su/et russe venait à mourir en Perse ^ ses Efi fets^ sans en détourner ou retenir aucun, seront remis contre Quit' I tance^ à ses Compe^gnons ou Parents. '
5*. ilf. impériale promet, dé Son Côté, aux Sujets du
Art. IV* r
Schah^ qui viendront négocier dans Ses Etats^ ou qui y passeront pour (se rendre dans) Vautres Pays, qu'ils ^ fouiront de toutes les Franchises et Avantages qui peuvent f^accorder^ suivant les Usages et Constitutions de Son Empire^ et, qu'à leur Réquisition on leur rendra une exacte Justice; et, à cet Effet, il sera ordonné à tous les Officiers de S. M. impériale^ dans les Villes^ de leur <iccorder toute Soiie de Franchise, et de les protéger dans leur Commerce.
S. M. impériale promet aussi que, lorsque quelques Marchands de la Cour du Schah viendront en Russie avec de bonnes Attestations, (certifiant) qu'ils sont envoyés pour acheter des McW" ekandises pour Sa Majesté, (lesdites Marchandises) ne payeront aucun Droit, comme Effets appartenant au Schah, et lesdits Mctr* chands seront reçus, suivant l'ancien Usage, avec toute Sorte d'Égards, et reconduits de même, s'ils sont véritablement Perions % et s'ils n^achètent rien pour d'autres que pour le Schah.
.. n a été aussi réglé et statué qu'il sera libre k chacun
des Contractants de tenir à la Cour de S. M impériale,
et à celle de S. M. le Schah, des Ministres de tel Caractère
1) On appelle dans la prote française^ — Boiste^ Dici, (Edit. àe Bruxelles 1835.
Perses, les anciens Habitantf de cet Em- in 4<^.) Diet. des D'^ficultés^ p. 38. Cel. 3.
pire, et Per«on#, ceux d'aii|oiird'biri. {Grand -» Raymond, Suppl, au Dici. de VAca-
Focahulaire/ranfait,T,X\l.^ATi.C9l9n demie, p. 612» Col. 3. v. Perses.)
Liv. III. Cbap. h
que le denUaidêra PImportance de la IVégocîatton; et Ton don»
nera de pari et d*autre aaxdits Ministres tel Logement et Jp*
pomtement par Jour ^) qu'il conviendra à leur Caracthre*
De
Logement^ de la Table et de Vffahittemenf^ se pratiquait très anciennement à Romey et fut transmis par les Gréa da Sas- Empire aux Turcs et aux VénUieni, A Rome, les Amhastadeura recevaient Locum, r. â. d. le Logement, Lùutia, la Nourriture gratis^ et Vestîmenia, les Habillements. Ces trois Actes d'Hospitalité sont appelés par les Turc» Konak (le Logement), Toi ni» (la Nourriture)) et Caftan (rHabillement).
Les Envoyés européens ne reçurent d'abord que des Caftons (Voyez plus haut T. IL d» Manuel, Part. 1. Liv. U. Cbap. L Sect. lll. Art. V. Espagne, L Aragon» A. p. 253. Col. J. note 3.). Un Ambassadeur extraordinaire de la Cour d'Autriche fut le premier revêtu d'une Pelisse de Zibeline, en 1G44, distinction réservée alors parmi les Ottomans pour les Pacha à 3 queues, et les trois premiers Personnages du Corps des Ouléma *). Mais, sous Achmed Hl l'on en revînt aux Caftans, et la Porte tint ferme sur ce point, jnsqu'ea 1772, qu*elle dérogea en faveur d'un nouveau Ministre de Suède, Mr. Ulric de Celsing; dès lors cette Concession devint commune à tous les Ministres étrangers- Nous avons dit plus haut**),, que sous le règne du Sultan Mahmoud 11 les Pelisses ont été remplacées par des espèces de Manteaux, qu*oa appelle Harvanù» (Lûdehe, Beschreibang des tûrJiischen ReicJiS {Leipzig 177S. 178(k 1789. T. L III. in 8«>.) T. L Sect. VI. §. 38. p. 312. -^ von Hammer, Des osmanischen Reichs Staatsverfassung, T. U. Cbap. IV. p. 153. — d'Ohsson, I. c. T. VIL Liv. IX. p. 486—488. 497. 498. - Kieffer et Blanchi, Dict, turc -français, 1, L p. 310. Col. 1. — Charles Auguste ÏFeisske^ Considérations historiques et diplomatiques sur les Ambassades des Romains, comparées aux modernes (ZwicA au 1834. in 8^'.) P. II. §. 36. C. Bospitium, Cbap. IL Prérogatives, Privilèges des Ambassadeurs, p. 52—55. §.37. D. Cérémonial et Éfi^ quette (Audiences) a) Des Envoyés étrangers à Rome, p. 56— 59. Cbap. III. Dépense de Voyage, Appointements et Présents, §. 42. A. Voyage des Envoyés, p. 66 — 68.)
1) II était anciennement d*usage en Orient de défrayer les Ministres étrangers depuis leur Entrée sur le Territoire musulman, |usqu'à leur Arrivée dans la Capitale, de les loger, et de leur donner un Traitement pendant les premiers mois de leur Résidence à la Cour du Souverain.
Jusqu'à la fin ^u dernier siècle, tous les Ministres étrangers envoyés en Turquie ont été défrayés de la Frontière à la Capitale, et ceux des Puissances limitrophes recevaient un Traitement de cent, cent cinquante, ou deux cents piastres (turques) par jour, pendant les trois ou quatre premiers mois de leur Résidence. Les Provisions de toute espèce, et le Traitement en numéraire, que la Porte fournissait ainsi aux Ministres étrangers, étaient compris sous la Dénomination de Tàinn, £a 1589, la Porte fournissait à un Ambassadeur de Perse, entre autres Articles, 100 moutons et 100 pains de sucre par jour, outre une somme considérable par semaine. Après la Paix de Vasvar, conclue en 1665, \ Ambassadeur d^ Autriche, Comte de Leslie, recevait cent cinquante piastres par jour, et tout ce qu'il fallait pour sa table et ses écuries. Mais lorsque la Porte établit elle-même dei Missions auprès des Cours européennes, elle abolit cette ancienne pratique, et depuis 1794, elle n'a plus accordé le Tatnn, qu'aux Ambassadeurs extraordinaires des Puissances voisines. Elle était même dans l'usage, chaque fois qu'il se tenait un Congrès sur son Territoire, d'assigner un Traitement pécuniaire aux Négociateurs étrangers, aux Ministres des Puissances médiatrices, et à leurs Subordonnés.
Anciennement les Ministres européens logeaient dans VEnceinte même de Constantinople, et, pour l'ordinaire, dans une grande Hôtellerie qui leur avait été destinée, et qui a longtems conservé le nom d*Eltchi-Khan ou à*H6tel des Ambassadeurs, Les Boyles de Venise furent les premiers qui habitèrent Péra; les autres Ministres ne tardèrent pas a suivre leur exemple, et depuis longtems ils sont tous établis dans ce Quartier et sur les Rives du Bosphore, dans les Villages de Therapia, Buyukdéré et Belgrad,
L*usage de défrayer les Ambassadeurs du
*) **) Voyes plus haut T. L du Manuel^ Appendice, No. VUI. p. L. Col. 1. note
SEct. IX. Russie'. $. 23.
De même, il sera permis aux Contractants de tenir des Agents on Consuls dans les autres Filles , où ils trouveront convenable, et il leur sera rendu le Respect qui convient à leur Charge $ et les Officiera de ces Villes auront Ordre de les respecter^ ainsi qu'il convient^ et de les protéger contre tout Dommage et Insultes^ comme aussi^ sur leurs Remontrances, ^administrer bonne Justice lorsqu'il aura été fait quelque Tort aux Sujets des deux Souve^ ramsy et faisant donner Sati^action à ceux qui auront souffert quelque Dommage,
La CompagnU russe^ établi* en 1758, pour le Commtrct de Perse, ne- subsista que pendant cinq ans ').
Un nouTean Traité de Commerce fut conclu en 1783 ^X
1) Compagnie russe de Commerce tu Perse, Les Privilège d*Une Compagnie pour le Commerce de la Perse et de VAr^ ménie^ av^^nt été fixés par les Édits de 1675, Itôl et 1684, ainsi que par les Oukasw de 1711 et 1716. Cependant, les Entreprises, auxquelles on se livra d'abord avec ardeur, énreat peu eu point de suiccès^ et fuirent bientit abandonnées.
Par un Ordre du 6 Juillet 1758 (v. st.), V/mpéraîriee Catherine 11, en se référant à UB Oukase de Pierre le Grand, du 8 Ne. rembre 1723 (v. st.), accorda à V Arménien Xcnvela Naschàro/f, fils d*lsavha- »off, le Privilège d'établir une nouvelle Soàèté de Commerce^ qui jouirait du Droit exclusif de trajiquer avec la Perse, le Ghilan, ^les Cales de la Mer Caspienne, à V exclusion seulement du Commerce du Sel, dont le Mo-^ aopole était exercé par deux Nobles, le Chetalier Woronzoff et le Brigadier MeU gouno/f.
Le Fonds de la Compagnie, dont la Di' fection suprême fVit confiée à JUanvela ffascharo/f, assisté de 7 CO' Directeurs, consistait en 4000 Actions, de 150 roubles chacune. Les Étrangers ne pouvaient deve« nir Actionnaires. La Compagnie avait un Comptoir principales Astracan, et des Comp- Mrs subsidiaires à Kiilar*), Moscou et Saint-Pétersbourg,, La Société était subordonnée, pour toutes les Afftùres purement commerciales, au Sénat dirigeant, à Tex»
ciusîon de tonte autre Autorite, mais quant aux Matières tfiviles et criminellei, elle restait soumise aux Tribunaux ordinaires. Le Bilan des Affaires de la Compagnie devait être dressé à la fin de chaque année, et la Perte ou le Gain réparti parmi les Intéressés. (Bûsching, Magazinjur die neue Histom rie und Géographie, T^ IX. p. 153-162.
Ihro Kaiserlichen Majestàt SelbstherrscJierin von ganz Bujsland Be/ehl, aus dem dirim girend en Sénat an dus Commerz-CoUegium, en date du 6 Juillet 1758. — Scherer, l o* T. L Chap. IX. p. 248. sqq.)
La Compagnie ne prospéra point. £lle fut supprimée, ainsi que toutes les autres Sociétés de Commerce, par le §. 9. de V Oukase de V Empereur Pierre lll, du 27 Mars 1762, qui rend libre le Commerce avec la Perse, Des Consuls, établis à Bakou et à Enxili, furent chargés de surveiller le Commerce des PartitulieTs dans ces deux Places, afin d*éviter toute espèce de Fraude. L'Impératrice Catherine confirma cette Disposition par le §. 16i de son Oukase du 31 Juillet de la même année. (Busching, Magazin, T. IIL Btfehl Kaiser Peter s lll an den Sénat, en date de St, Pèt-ersbourg, dM 21 Mars 1762, p. 364—374. Befehl der Kaiserin Catharinall, M date deSt, Pétersbourg, du 31 JuilUt 1762, p. 375-384.)
2) Ce Traité de Commerce, cité dans Bûpel, 1. c. T. L Sect. VI. Art. IH. p. 559. note * et dans Politisches Journal, nebst Art*
*) Kizlar ou Kizliar, Ville et Forteresse inportante de la Rusâe d^Asie, dans la Pro. vince du Caucase, Chef-lieu de District, sur en des bras du Térek, dont la population se compose principalement d^ Arméniens, parmi
lesquels on compte plusieurs millionnaires* iAdr, Balbi, 1. c. p. 796. — Lqnglois, I. c. T. lU. p. 60. Col. 1. où il faut lire „Russie „d^Asie,** au lien de „ Russie d? Europe,^ — Vollst. Handbuch, Sect. lY. T. L p. 486.)
Liv. m. CnAP. I.
La Russie eDtretenaii à celle Époque:
à Bakou '),à Rescht et à Enzili % des Consuls %
Art. V.
Les Relations enire les deux États furent interrompues par la Guerre de 1796 *). que V Empereur Paul termina sans oue les Rapports futurs fu.Vsent arrêtés par un Traité de Poix.
1813 Traité de Paix et d* Amitié perpétuelle^ con-
12 Octobre, c/tf entre r Empire de Russie (Alexandre J) et ce- ^^' •••^ lui de Perse (Feth^Ali), le 12 Octobre 1813 (v, stj, dans le Camp russe ^ sur le Territoire de Karabag en Gu* listan^ sur la Rivière de Seiwa '), Van de J, Chr. 1813, le 12 Octobre (v, stj, et suivant le Calendrier persan^ Pan 1228, le 29 du Mois de Schetval •) ->).
Les F^aisseaux marchands russes auront, comme antérieurement, le Droit de naviguer le long des Côtes de la Mer Caspienne^ et d'y aborder. En Cas de IS'auJrage^ les Persans leur donneront amicalement du Secours.
Les Bâtiments persans auront aussi , comme auparavant, le même Droit de Cabotage le long des Côtes de la 3Ier Caspienne^ et celui d'aborder sur le Rivage russe; et en Cas de Naufrage, les Russes leur donneront foute VAssistance nécessaire.
Quant aux Faisseaux de guerre^ comme, avant la Guerre, ainsi que durant la Paix et dans tous les Tems^ le Pavillon russe a seul flotté sur la Mer Caspienne, il aura aussi maintenant sons ce Rapport le même Droit exclusif qu^ auparavant ^ de manière
zfige von gelehrien und andem Saehen^ Art» née Î784. T. 1. p. 365. T. II. p. 969. ue se trouve dans aurun des Recueils de Traités que nous avons é|é à même de consulter.
\) Bûsching^ magasin^ T. III. p. 371.
2) EruâU^ Villftd'^<;«, Perse {Glàlan), sur la c6te S. O. de la Mer Caspienne, {/idr. Balbi^ 1. c. p. 669. — Langlois^ I. c. T. H. p. 842. Col. 1. — VoUstûndiges Handhuch^ Se«rt. IV. T. II. p. 603.)
3) L« Consulat à Rescht (iif éUbli en 1721. (mmer^ 1. c. T. Vil. p. 226.)
Le Consulat â Envli fut établi à la suite du Traité de Commercé de 1783. (Uûpel^ I. e. T. I. p. 456. 564. — Adress-Kalender^ pour l'année 1789, publié à St» Pétershourg.)
4) Manifeste de V Impératrice de RuS' s te {Catherine IlJ^ portant Déclaration de Guerre contre la Perse^ en date de St. Pétershourg^ le ? Mars 1796. [Imprimé
en russe et en persan^ à St. Pétershourg^ in fol. — Martens^ Recueil^ T. VI. p. 586. (en allemand.)]
C) Aucun des Ouvrages de Géographie, que nous avons été à même de consulter, ne fait mention du Pays de Gulistan. Jdr. Ballti, 1. c. p. 787. cite le cidevant Khanot de Ko' rahagh ; un District de ce nom est mentionné dans VollstandigesHandhuch,StcX.\y, T. 11. p. 650. et dans Penny Cyclopaedia, T. X\. p. 175. Col. 1. — Kiefjer et Bianchi, Dict. turc et français, T. II. p. 626. Col. 2. citent, sons le nom de Gulistan, une Forteresse dans la Province do Chirvan.
6) M ariens, Recueil, Supplém. T. VIII. p. S9. (en français ) — d^Uauterive et de Cussy, 1. r. Part. II. T. V. p. 108. (Extrait en français.)
7) En admettant que la date de PÈre rbré. tienne, 12 Octobre (v. st.) 1813, soit exacte, la date correspondante de Pflégire sera le 16 et non le 29 de la Lune de Schewal.
Sect. IX. Russie. §. 23. 1267
qo'ooire la Puissance russe^ aucune autre ne puisse arborer an Pavillon miîi taire sur la Mer Caspienne. Art vn Outre les Articles ci-dessus, Leurs Majestés VEmpereur de Russie et le Schah de Perse sont convenus que les Ministres respectifs des deux Cours^ qui, en Cas de Besoin, auront été envoyés dans les Résidences de Leurs Majestés^ seront reçus conformément à leur Rang et à YImportance des Missions dont ils seront chargés. Les Agents ou Consuls accrédités^ selon Tancien Usage, par L. M, dans les Filles où Elles le jugeront nécessaire pour la Protection du Commerce^ et qui ne pourront avoir plus de dix Personnes à leur Suite ^ seront considérés et honorés d^une Manière conforme à leur Rang^ en qualité de Fonctionnaires accrédités ; il sera donné des Ordres pour que non seulement ils ne soient point insultés^ mais encore pour que dans le Cas où les Sujets respectifs des deux Puissances auraient quelques Plaintes à faire, on procède, diaprés leurs Représentations, de la Manière la plus impartiale^ pour qu^il soit fait Réparation entière à V Offensé,
Art TUL QuA''^ ^ ^^ Qu^ concerne les Relations commerciales entre les Sujets àe L, M,j qui sont munis de Certijicais de leur Gouvernement, ou des Commandants des Frontières^ qui attestent quMls sont réellement Négociants et Sujets russes ou persans^ il leur sera permis de se rendre librement^ par Terre et par Mer, dans les Étais des deux Puissances contractantes^ d'y demeurer pour faire le Commerce , aussi longtems ijuHls le jugeront à propos^ et de s^en retourner, également sans éprouver de Retard. Ils pourront vendre et échanger les Marchandises importées de Russie en Perse^ et réciproquement.
En Cas de Décès d'un Sujet russe venu en Perse^ on domi' cUié dans cet État, sa Fortune et ses Biens, tant meubles qnVmmeubles, étant considérés comme des Biens appartenant à des Sujets d'une Puissance amie, les premiers seront délivrés sans Délai et sans Recelement, contre Quittance^ suivant les Lois, à leurs Associés ou à leurs Parents, et il sera permis à ceux-ci de vendre les seconds ') à qui bon leur semblera, à leur Gré et à leur plus grand avantage, ainsi que cela se pratiçue dans
1) La Version doooeê par Muriens, et n^ qu'il faut lire ^ les seconds^** c. à. d. let Biens pndaite par MM. d^Hauterive et </« Custy, immeubUt^ lea premiers se rapportant aux porte „icf premiers,** maif il est évident Z?itfn# meubles.
1268 Liv. III. Chap. I.
tous les Étais civilisés, quelle que soit la Puissance dont dépendent les Intéressés.
1828 Traité de Paix entre la Russie (Nicolas I) 22Février. et la Pcrsc (Fcth-Ali), conclu au Village de Tourk- ^^- "^-^ mantchai '), le 22 Février 1828 (v. st.), et le b de Schiaban 1243 de THégire 0 ')•
VAri. VIII. reproduit la Stipulation contenue dans VArt. Y. du Traité de 1813. (Voyex plus haut p. 1266.)
. ,^ S, M. r Empereur de toutes les Russies, et S. M, le
Art. IJi. '^
Schah de Perse, ayant à Coeur de resserrer par tous les Moyens \t% Liens si heureusement rétablis entre Eux^ sont convenus que les Ambassadeurs, Ministres et Chargés d'Affaires, qui pourraient être réciproquement délégués auprès des Hautes Cours, respectives, soit pour ^acquitter d^une Mission temporaire, soit pour y résider en Permanence, seront reçus avec les Honneurs et Distinctions analogues à leur Rang, et conformes à la Dignité des Hautes Parties contractantes, comme à V Amitié sincère, qui les unit, et aux Usages du Pays. On conviendra à cet Effet, moyennant un Protocole spécial, du Cérémonial à observer de part et d'autre. (Comp. plus haut p. 1267. XArt. YII. du Traité de 1813.) . ^ S. M. VEmpereur de toutes l'es Russies et S. M. le
Art. X*
Schah de Perse, considérant le Rétablissement et VEx^ tension des Relations commerciales entre les deux États, comme un des premiers Bienfaits que doit produire le Retour de la Paix, sont convenus de régler dans un parfait Accord, toutes les Dis* positions relatives \ la Protection du Commerce et à la Sûreté des Sujets respectifs, et de les faire consigner dans nu Acte séparé et ci^annexé *), arrêté entre les Plénipotentiaires respectifs, et qui est et sera considéré comme faisant Partie intégrante du présent Traité de Paix.
S. M. le Schah de Perse réserve à la Russie, comme par le Passé; le Droit de nommer des Consuls on Agents commerciaux, partout où le Bien du Commerce T exigera, et H %^ engage à faire jouir ces Consuls et Agents, chacun desquels n^anra pas une
1) Towkmanichal ou Turltoman-Tischefi, 3) Marienty Becaeily SuppL-ifaT SaaU (Follet. Handhuchy Sect. IV. T. II. p. 618.) felO) T. XI. p. 564. (an français.) — NataU
2) En admettant que la date de TÈre chré- Staots-Akitu, T. XI. p. 164. (en allemand,) tienne, 22 Février (v. st.) 1828, soit exacte, — (FBautêrive et de Custy^ 1. c. Part. II. la date correspondante de l'Hégirb sera le 6 T. V. p. 112. (en françai*,)
et non le 6 de la Lune de Schiaban. 4) Cet Acte n'a point été pi^lié.
Sect. IX. Russie. $. 24.
Suite de plus de dix Individus^ de la Protection, des Honneurs et des Privilèges affectés à leur Caractère public,
S. M. TEmpereur de toutes les Russies promet de Son Coté ^observer une parfaite Réciprocité à PÉgard des Consuls ou Agents commerciaux de S, M. le Schah de Perse. En Cas de Plainte fondée de la part du Gouvernement persan , contre un des Agents on Consuls russes^ le Ministre on Chargé d^ Affaires de Russie, résidant à la Cour de S, M, le Schah^ sons les Ordres immédiats duquel ils seront placés, le suspendra de ses Fonctions, et en conférera provisoirement la Gestion à qui il jugera coU" tenable. (Comp. plus hant p. 1267. Y Art. VU. dn Traité de 1813.)
La Russie entretient:
à Tabris (ou Tauris), un Consul-général, ?i Téhéran, un Consul^).