‹ Manuel des consulsChapitre 14 sur 177 · RUSSIE ET POLOGNE · texte numérisé non relu

RUSSIE ET POLOGNE

Traité de Paix et d^Alliance entre la Russie 6 m!!. (^^^»» ^ ^* Pierre 1) ») et la Pologne (Jean III (Sobieski)). Fait dans la Résidence de Leurs Majestés izaréennes à Moscou, F An du Monde 7194 *), le 26 e Jour du Mois d Avril (v. st.J, et de la ISaissance de Notre Seigneur J. Chr. TAn 1686, le 6 e Jour du Mois de Mcfi (v. st.). (Original en russe et en polonais.) *).

1) Almanaeh dé Gotha, 1840. p. 73.

2) Après la mort de Fèdof // AUxiéwHchy arrivée en 1682, «es fils, hvitn et son frère Mnsanguin Pierre y régnèrent conjointement, JQsqtt*en 1606, pu /wai| mourut. {Art de vé» Ttfier, T. YIU. depuis J. Chr. p. 320.)

3) Voyez pins haut T. II. dn Manuel, P. L Ut. U. Chap. I. Sect. III. Art. V. Etpagn^. L Aragon, M. p. 299. Col. 1. contin. de la Dite t. de la p. 295. Col. S.

4) VIrutrumeni russe n'a jamais été publié. — Trakiaty nù^dzy mocarsttvami Europ*y~ ûùmi, T. 1. p. 224. (en polonais.) -^ Koch, BeauU de Traités qui n^oni pas encore vu k Jour, T. I. p. 198. (en latin.) p. 229. (en français.) — Schoell, Histoire abrégée, T. XIIL Chap. LY. p. 100. sqq. (Sommaire.) Ihi4em, p. $09. Traduction latine faite sur ^Origintû russe. Hr. Schoell dit que la TrO'

duction française, faîte sur PInsf mnent polontûs, et donnée par 'Koch, est faite avec une grande négligence*

La Traduction française, que nous donno|is, a été faite sur la Version lutins.

Mr. de Martel^ a été induit en erreur, en citant {Cours diplomatique, T. II. p. 988.), comme deux Acts» séparés, le Traité dePai» entre la Russie et la Pologne, du 6 Mai 1686, et le Traité ^Alliance entre les mêmes Puissances, contre les Turcs. Un seul et même Traité scella la Paix définitive et VMUance entre les deux États (Schoell, Bist. abré" gée, T. XIIL Chap. LV. p. 100.) et le pré. tendu Traité séparé d^ Alliance «offensive, en dat^ du 14 Avril 1686, rapporté dans Uu Mont, 1. r. T. Yll. P. II. p. 125. (Extrait en français*) — dans Histoire des Troubles de Hongris, T. m. Liv. XYIII. p. 223. (Estait en

1270 Liv. 111. CflAP. 1.

h* Art» II. «tatue sur les Titre* dont se serviront les deux Sautes Parties coniractttntes,

Comme tous les Royaumes et Empires sodI dans THabitade à^augmenier lears Ret^enus publics par les Droits qu^ils perçoiveot des Hommes exerçant le Commerce^ en Conséquence, JSous ^) appuyant sur TAmitié et T Amour fraternel solidement établis entre ISlos deux Puissants Souverains^ Nous sommes convenus de statue^ aussi à cet Egard, qa*à dater de la Conclusion de la présente Paix perjiétuelle^ il sera libre aux Sujets de Xun et Vautre Puissant Souverain (c. à. d. de Leurs Majestés tzaréennes et de S, M, royale)^ qui exercent le Commerce^ à Y exception seulement des Juifs^ Rapporter toute Espèce de Marchandises non prohibées^ tant dans les Pays dé la Domination de L, M, tzaréennes^ et leur Capitale^ c. à. d. Moscou^ que dans les Pays de la Domination de S. M. royale^ et Ses Filles principales^ Cracovie^ Varsovie et JVilna^ en acquittant^ à TEndroit désigné à cet Effet, le Droit légal qu'on a Coutume de payer dans Vun et \ autre Etat: Que de même il sera permis aux Marchands de la Fille de Smolensk et autres^ de faire transporter sur la Dtvina à Rigu et de retour à Smolensk^ des Marchandises de tout Qenre^ en acquittant également le Droit usité.

Mais, afin que ce même Commerce puisse atteindre le But, pour lequel il doit s^établîr, on devra veiller le plus possible à ce qu il ne soit point exigé des Marchands ^autres ni de plus J^orts Droits que la Zoj ne prescrit^ ni qu*il ne leur soit fait aucun Dommage^ ou que leurs Marchandises soient retenues^ comme Nous savons que cela est arrivé très souvent jusqu'ici, et que par là la Liberté dudit Commerce soit entravée^ mais qu'au contraire toute Espèce de Liberté^ en fait de Commerc^^ leur soit accor* dée de part et Vautre.

Les Nobles polonais^ habitués jusqu'ici à lever sur les Marchands des Impôts à leur bon Plaisir^ et à les détourner de celte Manière du Commerce^ t^^ abstiendront dorénavant de cet Usage <, et la mêwe Chose sera observée de la part de S. M, tzaréenne. . ««... Nous sommes aussi convenus et avons arrêté que les

Art. 2^VL ,

Ministres du premier Ordre (quon appelle Ambassa-

français») ttè^n^ Londorp^ jéciapublica^ 1) Ce sont \t% Ambassadeurs exiraordi'

T. XII. p. 512. (Extrait eu allemand.) n'est maires et Plénipotentiaires des deux Par-

qu'une mauvaise Traduction de l'Instrument ties contractantes^ qui statuent au nom de

polonais du Traité de Paix et d'Alliance, leurs Souverains respeeii/s* du 6 Mai 1686.

Sect. IX. Russie. §. 24. 1271

deurs), exerçant leurs Fondions dans Piiii et Vauire Éiat^ devront paraître^ tant devant L. M, tzaréennes^ que devant S, M, royale^ la Tête découverte ^ en raison de la haute Dignité da Leursdiies Ma/est es O9 lesquels Ambassadeurs, ainsi que les Ministres d'un Ordre inférieur, et leurs Courriers on Messa- ^ers publics (Cursores publici) devront départ et d* autre être bénévolement accueillis et congédiés de même, sans aucun Délai, et avec les Honneurs dus à leur Caractère. Pour VEn» irelien des Ministres de Vun et Vautre Ordre^ et de leurs Courriers ou Messagers publics, ainsi que de toute leur Suite, on assignera, tant dans TEmpire de Russie, que. dans le Royaume de Pologne et dans le Grand- Duché de Lithuanie, depuis llnstant de leur Arrivée aux Frontières, jusqu^à ce qu*ik les repenseront, savoir, à un Ministre du premier Ordre 400, à celui du second Ordre 50, et aux Courriers ou Messagers 30 roubles par Semaine. De même, on donnera aux Ministres du premier Ordre, 150 Che» vaux pour le Transport de leurs Bagages, à ceux du second Ordre 50, et aux Courriers ou Messagers 30; et de plus on four" nira auxdits Ministres et à leurs Courriers ou Messagers, tant en Hiver qu'en Été, autant de Bois et d*Eau que Besoin sera. Mais lorsqu'il arrivera auxdits Ministres ou à leurs Courriers pu Messagers^ de se rendre selon F Usage auprès des Puissants Souverains (ad magnos Dominos), pour f^^ acquitter de certaines Conunîssions, alors ils devront d'abord leur en donner Avis, pour que ceux-ci leur fassent fouimir toutes les Choses nécessaires à kur Entretien, ainsi que les Chevaux, et afin que pendant la Route, et pendant toute la Durée de leur Mission près des Princes, auprès desquels ils sont envoyés, on leur rende^ tant à leur Arrivée qu'à leur Départ, jusqu'au Retour à la Frontière, tous les Honneurs qui leur sont dus, sans en rien relraucher. Artxxvn Conjointement avec lesdits Ambassadeurs, il sera per^ mis ,aox Marchands Centrer avec leurs Marchandises dans les Etats respectifs, et même de se rendre dans les Villes capitales, savoir dans la Ville de Moscou^ la Résidence de Leurs Majestés tzaréennes, et à Crucovie, Leopol et Varsovie, qui sont les Villes principales de S. M. royale et du Grand-Duc de

1) L« Texte latin porte: „u< legaii primi y^magno Domino^ S- R» itf. , ob emineniem

i)Ordinis (ambassadeurs dictij officia j^eorum digniiaiem intecto Capiie ap»

•ntua in uiraque parte obeuntes^ tant coram ^^pareanL^ ^magnis DominiSj SS» Czareis JUM» quant

1272 Liv. III. Cbap. I

LUhuùnie i ik y pqtirropt, jasqu^au Dépari desdits Amhassadeurs^ vendre leurs Marchandises^ le faisant pubJrçuemeni bien entendu, et non pas clandestinement; mais aussitôt que lesdits AmhassO' deurs devront partir^ les Marchands ne pourront plus i^ arrêter un seul Instant dans Jesdites Filles^ mais ils seront tenus.de se mettre immédiateinent en Voyage^ pour retourner avec les Ani'bassadeurs dans leur Patrie, Quant aux autres Gens formant la Suite de ladite Ambassade^ ils devront s*abstemr de débau-^ cher ^) des Hommes de quelque Condition que ce soit^ et de les emmener avec eux, et celui qui contreviendrait Jk cette Défense^ subira le Châtiment mérité*

Il est défendu aux Marchands ^introduire des Marchant, dises prohibées en Russie^ telles que le Tabac et T^aïf de, Fie.

Les ^r/« XXVin. et X^LU^. statuent sur le Service des Courrier* j des Messager» et des Postes» .

Par r^jrl. 2tS!S!. il est convenu que les Parties contracianies feront part â leurs ^7- /i«« de la Conclusion du présent Traité, afin qu'ils ne l'ignorent point, et afin à^avancer et de faire fleurir le Commerce.

h'Jrt, XXXI. stipule que si Vun des Uàuts Contractants venait à Mourir, son Suc^ cesseur déclarera p^r ses Jlmbassq deurs, à Vautre Puissance, le />^«/r qu*il a de maimr tenir cette Paix éternelle, et Paii/re Partie ne manquera pas de. donner réciproquement une pareille Déclaration) on confirmera de part et d^ autre ledit Traité, et loin de To/W faiblir, on ^efforcera à le rendre plus indissoluble encore^

Il est arrêté par l'^r/. XXXII. que si l'an des deux Instruments du présent Traité ver naît à se perdre ou à '%*égarer dans la (Chancellerie è^une des Puissances contractantes^ la Paix n^en ser* pas ^oins inviolablcment maintenu f, et l'on en observera religieusemen^t tous les Ariltles, tels qu'ils se trouvent exprimé^ dans V Instrument conservé par Poutre Puissance»

Traité d^Amitié et de Garantie perpétuelle

24 Février. ^^^''^ Vlmpératricc de Russie (Catherine II) et le Roi (Stanislas Auguste) et la République de Pologne^ signé à Farsovie, le 24 (13) Février 1768, ovec deux Actes séparés du même Jour ').

1) Débaucher, corrompre la Fidélité de quel- et en polonais. Us Articles séparé^ en porqu*un. Il essaya de débaucher les troupes, louais et en latin.)— • (D. GralathjTrak" On lui débaucha ses soldats. — Débaucher taty, Konvencye handlowe y gra^ un domestique, un ouvrier, l'engager à quit- niczne, nszelkie publiczne umotvy, ter son maître pour passer au service dhin mi^dzy Rzeczqpospolitq Polskq y autre. {Dict* de V Académie.) obcemi Pànstnami o a H oku 1764 d o.

2) Pratva, Konstyiucye y Przymir tqd to fest do Roku 1791, zo Panoleie Kr ôlestwa Polskiego y Wiel' mania Stanistama Au gusta Zanfarkiego Ksi^sttva léitenskiegoy fpszy- ten> stvych Oryginalnych i^zykach stkich Protvincyi{\ZM—n90){VarsO'r zebraney dla tvygody powszechney vie 1732—1790. T. I— VIII. in fol) c. à. d. padane do druku (Varsovie 1791. T.l. Lois, Constitutions et Privilèges du Ro- II- in 8^.), c à. d. Traités, Conventions^ yaume de Pologne et du Grand-Duché de Actes publics d^ Commerce et de Délimita- Lithuanie, ainsi que de toutes les Provinces, tion des Frontières, entre la RêpMiblique de T. VII* p. 562—606. ^Le Traité en russe Pologne et les Slonarques étrangers, depuis

Sect. IX. Russie. §. 24.

Vdrt, Vni. stipule qaç les Sujets fie par/ »/ d^auite pourraat Uhrtmtnt fwre le Com^ merce^ qu^on les protégera de toute Manière, et que loin 4e les opprimer par des Droits et des F/-ai« excessifs^ en leur aciordera tous les Encouragements possibles à l'iostar des on/rM Nations amies»

Le 7roi/^ du 18 (7) Septembre 1773 <) stipule (^r/. VIll. et IX.) qu'on dressera des Actes séparés sur teut ce qui aura rapport au Bien et à VAvantage des detuc htats^ ainsi qe'aa Commerce entre les deux Nfftions,

Le premier Acte séparé^ du 15 Mars 1775^), contient des Modifications du premier Acte séparé annexé au Traité de 1768.

(Second) Acte séparé entre S. M. ^Impératrice 15 Mars. ^ toutcs Jcs Russics (Catherine II) et S. M. le Moi (Stanislas Auguste) et la République de Pologne^yait à F'arsovie^ le 15 Mars 1775 ').

Les Sujets des deux États poarront librement retirer dans ioute rÉtendue des deux États respectifs^ les Demers prêtés sans Hypothèque, toutes les autres Dettes , les ffé* ritages et Successions^ aussi bien que les Dots, sans en payer la Traite foraine *) ^ bien entendu que V Exemption de la Traite foraine n^aura lieu que pour le Terme de six Années^ à compter du Tems oîi sera ouvert le Droit des Intéressés.

Dans les Procès civils , qui existent ou qui pourront venir à exister entre les Sujets des deux États, on ofr-

Art. V.

Art.YL

Vannée 1764 jusqi^avjourd^hui^ c, à. d» fus» qt^0 Vannée 1791, conclus sous le Règne de Stanislas jéuguste^ recueillis dans la langue du Texte original et livrés à rimpression pour V Utilité publique^ T. I. p. 39 — -143. (Le Traité en russe ^ avec des Com ractères polonais^ et les Articles séparés en hain.) - Wenck^ I. c. T. lU. p. 651-713. (Le Traité en polonais et en latin^ les Articles, séparés en latin,) — Martens^Re»

€u4Li T. L p. 535—589. (Le Traité en laun et en allemand^ les Articles séparés en latin.) — Une Version très incorrecte des Articles séparés se trouve aussi dans Chr^ Goitlieh von Friese^ BtytrUge zu der Be/ormationsgeschichte in Polen und Ut- Hunun (Varsovie 1786. T. L IL inSO.) T. IL p. 329—403. (en latin et en allemand.) — ' La prétendue Traduction française^ qui se trouve dans le Mercure historique et politique^ T. CLXIV. p. 94. et qui a été repro- ' ^ite dans iKfofer, Versuch des europûischen Vëlkerrec/iUi T. VI. p. 270., est remplie de fautes et d^incorrections. '

1) Traité entre S* ST. P Impératrice de toutes lesRussies (Catherine tl) et S.

M. le Roi (Stanislas Auguste) et la Séréiùsûme République de Pologne^ *''g»é » Varsovie^ U 18 (7) Septembre 1773.

\Prawa^ Konstytucye^ T. L p. 22. (en français,) — /. fF, Jezierskiy Trakiaty Polskie % sqsiedniemi mocarsttvy zawarie odRokuiSiSiF'arsoviei'ÎBIè, in 8°.) c. a. d. Traités de la Pologne^ conclus avec les Puissances voisines y depuis ro»n«« 1618. (Ce petit Aeruei/ renferme des SxtraiU des Traités depuis 1618 jusqu*à 1775.) p. 133. (en polonais.) — 91 art en s y Recueil, T. II. p. 129. {fin français,) Une Traduction allemande a été imprimée à Vierme^ 1773. in 40. — Schoelly Bist, abrégée^ T. 2UV. Chap. LX. p. 60. (Sommaire.)]

2) Acte séparé entre S. M, V Impératrice de touteslesRussies (Catherine IIJ et S, M, le Roi (Stanislas Auguste) et la République de Pologne, ^gffé à Varsovie, le i5 Mars 1775. [Prawa, Konstytuçye, 1. c. p. 57. {en français,) — Martens. Recueil, T. II. p. 136. (en français.) — Schoell, Uist abrégée^ T. XiV. Chap, UL p. 63. (Sommaire.)]

3) Prana, Konstytucye, 1. c, p. 63. (en français,) — Martens, Recueilli, II. p. 141, (en français.) — Schoell, Uist, abrégée^ T. XIV. Chap. LX. p. 66. (Sommaire.)

4) Voyez plus haut T. L du Manuel, Addenda, p. LXXXIL add. à la p. 189. ligne 16.

1274 Liv. III. Chap. I.

serrera la Règle ordinaire que le Demandeur suive la Jurisdiction du Défendeur^ et tout Criminel doit être puni dans le Lieu du Délit. S. M, le ftoi et la République de Pologne pro* mettent au reste de prendre des Arrangements efficaces, pour quUi soit toujours administré bonne et prompte Justice aux Sujets de S. Jf. V Impératrice de toutes les Russies; et que surtout V Exécution soit donnée aux Sentences émanées en dernier Ressort des Tribunaux. S. M. TImpératrice promet également bonne et prompte^ Justice aux Citoyens polonais^ qui pourront avoir des Procès dans Ses États^ et en générai on maintiendra de part et dautre les Transactions^ les Sentences^ et VExécution des Décrets émanés en dernier Ressort^ ou confirmés par les Constitut ions avant la Prise de Possession des Provinces cédées à iS^. JBf. TImpératrice.

(Troisième) Acte séparé entre les mêmes Puis*

15 Mars ^^^^^^^ touchant le Commerce entre les Etats des deux Parties contractantes. Fait à Varsovie, le 15 Mars 1775 %

Voulant encourager et protéger le Commerce entre les Habitants des cfeu^r Etats^ les </^i«^ Hautes Parties contractantes confirment^ de la Manière la plus solennelle, tout ce qui a été jusqu'ici conclu entre ElleSj par rapport au Commerce réciproque^ et nommément entre autres VArt. XYIII. du Traité de 1686 ') et \Art. YIII. de celui de 1768 ') , ainsi que les Constitutions faites en faveur des Marchands russes commerçants dans les États de la République de Pologne^ et leur permettent de trafiquer et de demeurer librement dans leurs Etats pour les Affaires de Commerce.

On établira des Consuls de part et d'autre^ si le Besoin le demande, en ^*engageant de les protéger et favoriser en tout et partout^ autant qu^l sera possible, pour encourager et faire fleurir par là d'autant plus le Commerce^ comme cela se pratique par les autres Nations amies et alliées^ et les deux Hautes Parties contractantes se promettent eu tout la plus parfaite Réciprocité.

11 y aura donc à Tavenir un Commerce libre entre les Art. II. «^

Habitants des deux Etats. Et comme la République de

1) Prawa^ Konsiyiuçye^ I. c. p. 69. (en T. XIV. Chàp. LX. p. 66. (Sommaire.) Jrançtw.) — il!7or#ea«, Aet-tf«i/,T.II.p. 145. 2) Voyez plus haut p. 1270.

(en français.) -~ Sckoell^ HUt. abrégée^ 3) Voyez plus haut p. 1273.

Sect. IX. Russie. §. 24. 1275

Pologne ne saurait, au Sorlîr de' Troubles si longs et si fâcheux, embrasser d'abord tous les Avantages possibles de son Commerce fulur, les deux Hautes Parties contractantes se réservent de spécifier à Ta venir, tout ce qui peut contribuer à ces Avantages et à maintenir une Réciprocité parfaite^ qui convient entre deux Étais voisins et amis*

^ Quoiqu'il ait déjà été stipulé par les Traités précédents (conûrmés par le présent), que les Douanes et Péages des Particuliers sont abolis^ S, M. le Roi et la République de Pologne promettent de nouveau, de faire observer cette StipU' lotion le plus strictement possible, et de faire punir rigoureusement celai ou ceux qui oseraient y contrevenir.

De même, lis promettent que la Justice ^^vm Marchands russesj trajiçuant en Pologne^ en Cas qu^ils seraient lésés par les Sujets polonais^ sera toujours rendue sans aucun Délai et sur le Champs afin que le Commerce ne soit pas interrompu ni retardé.

Pareillement S. M. impériale de toutes les Russies promet la même Chose de Son Côté aux Marchands de Pologne trafi"

quant dans Ses États

^^ U sera libre et permis aux Marchands et Sujets des

deux Puissances^ en Cas de Maladie^ et en quelque Tems que ce soit, avant ou même à l'Article de la Mort, de léguer par Testament ou par quelque autre Disposition que ce puisse être, oa de donner les Marchandises^ Effets, Argent^ Dettes à recevoir et tous Biens meubles^ qui leur, appartiendront, ou qui devront leur appartenir, à l'Heure de la Mort, dans toute TÉtendue de leurs Étais, Et s*il arrivait que quelque Marchand russe vint à mourir en Pologne^ ou un Mcu^chand polonais en Russie^ soit qa'il ait testé ou non^ ses Marchandises^ Effets^ et Tout ce quHl pourra laisser^ seront remis ^ sans en rien détourner, ou retenir, contre Quittance à ses Compagnons ^ Parents^ ou à celui qui se présentera pour les recueillir^ bien entendu que les Testa' mentSj ou le Droit de succéder ab intestat^ seront prouvés selon les Lois^ dans les Lieux où la Personne sera décédée , et que, sur tout ce qui sera transporté hors du Pays^ il sera payé un Broit de dix pour cent de sa Vaieur.

Traité de Cession et de Limites entre S, M.

^J^et ^J^^P^f'^lf'^^^ ^ toutes les Rfissies (Catherine II)

et S. M. le Roi (Stanislas Auguste) et la Repu*

1276 Liv. m. Cbap. I.

bliçue de Pologne^ signé à GrodnOy le 22 (11) Juillet VAn de Grâce 1793 ').

L'intention réciproque des Hautes Parties contraC'

Art» Yi*

tantes étant de faire jouir désormais leurs Sujets respect tifs de8 Fruits de V Union et ûeV Amitié sincère, qui subsisteront dès aujourd'hui entre Elles , en leur procurant surtout tous les Avantages d'un libre Échange de leurs Besoins, et d'une CircU" laiion facile des principaux Articles de leur Industrie, autant que cela sera compatible avec les Principes de Commerce introduits chez Elles: S. M. impériale de toutes les Russies, et iS^. M. le Roi et la République de Pologne, s'engagent formellement à se prêter à tout Arrangement et Proposition propres à faire fleurir le Comxnerce des deux Nations; et tout ce qui sera stipulé séparément par la Suite, à ce Sujet, aura la même Force et Valeur que si cela avait été inséré Mot à Mot dans le présent Traité,

Si les Hautes Parties contractantes, après la Conclusion de ce Traité solennel', jugeront convenable et nécessaire pour le Bien et X Avantage de Leurs États respectifs, de f^accorder sur Vautres Stipulations nouvelles, il sera dressé un Acte séparé, lequel aura la même Force et Vaiear que s'il était inséré ici Mot à Mot.

Traité d'^Alliance entre S. M, Tlmpératrice de 16 Odol're. ^^"^^ fe* Russics (Catherine II) et S. M. le Hoi (Stanislas Auguste) et la Sérénissime République de Pologne, signé à Grodno, le 16 (5) Octobre 1793^).

VArt. II. confirme les Traité» précédents^ de Moscou de 1686, et de Varsovie de 176S et 1773, ainsi que celui de Grodno^ du 22 (11) Juillet 1793.

xvii ^ ^^ ^^^^^ ^^ V Article précédent, et en Exécution de la Promesse que se sont réciproquement faite les Hernies Parties contractantes y dans le Traité de Grodno, du 22 (11) Juillet dernier {Art. VI.) de concourir le plutôt possible à des Arrangements relatifs au Commerce, S. M. Tlmpératrice de toutes les Russies, et S. M. le Roi et la Sérénissime République de Pologne, vu V Amitié étroite eiV Union intime, qui doivent s*éta-

1) Nouvelles extraordinaires^ 1793. No: 66. aux No 94. 95» 96. (m français.) — Public 67. 68. Suppl. {en français.) — Martens^ Adveriiser^ 1793. No. 18542. {en anglais.) ^^ Recueil y T. V. (Ire édition,, p. 162. — 2 de JU ariens, Recueil, T.V. (Ire édition, p. 222. édilioo, p. 530.) {ea français.) — Schoell, 2deédilioo,p.636.)(en/roiifaû.)— •^cÂoei/, Wst. abrégée, T. XIV. Chap. LXII. p. 139. Hist. abrégée, T. XIV. Chap. LXU. p. 144. (Sommaire.) (Sommaire.)

2) Nouvelles extraordùuùres, 1793. SuppU

SfCT. IX. Russie. §. 25.

blir et se consolider à jamais enfre les deux Nations^ à la soile da présent Traité^ voulant que toutes les Classes de leurs Sujets respectifs participent aux Avantages qui y sont stipulés, conviennent que le Bienfait aecordé à la Noblesse des deux Nations, par V Article précédent ^) , soit étendu dans le même Sens aux Marchands des deux États^ de manière que tous les Marchands polonais, dans VEmpire de Russie^ et tons les Marchands russes dans les Domaines de la République de Pologne^ jouissent dorenavant, dans les Etats respectifs des deux Hautes Parties contractantes, des mêmes Droits, Avantages, Privilèges et Préro* gatives, dont jouissent à présent ou jouiront à l'avenir les Marchands de chacun des deux États, bien entendu que ces Marchands seront assu/étis à toutes les Lois et Charges de Conv^ merce et de Bourgeoisie actuellement existantes, et qui seront promnlguées à Tavenir dans les États respectifs $ les Hautes Parties contractantes voulant que la Déclaration solennelle, contenue dans cet Article, embrassant, par une Disposition générale, tontes les Stipulations qui auraient pu être détaillées dans un Traité à part, tienne lieu du Traité de Commerce, qvCElles s'étaient engagées à conclure à cette Occasion.

RUSSIE ET PORTE OTTOMANE s).

RUSSIE ET bas-empire') OU EMPIRE GREC (aTANT 1433).

En 906, Oleg^ Grand-Duc^ oa plutôt GraHd-Pnnce de Russu*)^ poussé par le désir facqnérir de la gloire et de faire du butin (car on ne lui conilaît point d'autre motif)) entreprit «ne grande Expédition contre ConitantînopU^ que les Ecrivain» russes nomment 7*aii r» grad, la Ville des Césars* Il descendit le Dnieper sur 2,000 barques, portant 80,000 homnés, avec lesquels il franchit les Cataractes de ce Fleuve '), soit en glissant entre les Écueils,

1) Vjirt. aVi. stipule quA les Gentilshom^ mes russes et polonais fouiront dans les Etais respectifs des Parties contractantes y des mêmes Droits et Privilèges*

2) Martens^ Cours diplomaiitftte^t»\ïL, Lit.' VUI. Cbap. VII. Des Relations entre la Russie et la Porte othomane, $. 466 -470. p. 445—448. — d?Hauterive et de Cussy^ I. e. P. H. T. V. p. 135.

3) Le Bas -Empire^ c. â. d. V Empire ro^ main à son tems de Décadence, que les uns font commencer au Régne de Valéi^en (253 —260), et les antres à celui de Constantin (306-337).

On entend plus particulièrement par la dé-

nomination A'Bistoire du Bas "Empire^ ou i^ Histoire Byzantine^ V Histoire des Empereurs à*Orient, depuis le Partage de VEmpire romain en Empire à^ Orient et it Occident^ jusqu'à la Conquête de ConstantinopU par les Turcs^ en 1453. (hunier^ 1. o. T. II. p. 70. Col. 2. — Dict, de rjcadémie. -^Schoell, Cours d^Histoire^ T. L Introduction gênérale<f Chap. I. p. 61. sqq.)

4) Voyez plus haut T. 1. du Manuel, Liv. I. Chap. V. Sect IX. Russie, p. 3d8. Col. 1. note *. ^

5) Dnieper ou Dnepr (Borysthène)^ appelé Ousi par les Tatars^ naît dans le Gouverne» ment de Smolensk, District de Belsk^ près

Liv. III. Chap. I.

soit en faisant porter h* embarcations à dos il'hnmmes. Parvenu à TEmboiichare da Fteov«, O/eg fit niarrher par terre la Cavalerie, qui traversa la Bulgarie et arriva devant Constaniinople-i dont elle dévasta les Environs ; la Flotte, après avoir côtoyé la Mer Hoire^ se présenta devant le Fort que Léon le Philosophe avait fait fermer par une Chaîne; c'était l'unique défense dont cet Empereur s'était avisé. Léon envoya aux Russe» des Vivres et du Vin, que ceux-ci refusèrent d'accepter, craignant qu'ils ne fussent empoisonnés. On entra cependant en Négociation, et la Paix fut conclue à Constaniinnple^ en 907, aux Conditions suivantes: 1*^ Les Grecs payeront à l'Armée du^ Grand-Prince 12 grivnes ^) par homme, et autant pour les Filles de Kiei^^ Tschernigof^ Perrtaslavl^ Polotsi^ Rostof^ LJoubeisch et autres, où régnaient les Princes Vassaux d^Oleg ^)»

de Gorodki^ petit Village dans des marais couverts de bois et bordés de collines. Ses sources sont très près du Volga et de la Jhvina. Il coule d'abord au S. 0«, ensuite au S., se dirige après à TE. S. £., en formant un coude près de Ki>>f; redescend au S., tourne au S* O. et se jette entre Otchakof et Kinhourn dans la â§er Noire ^ après avoir formé auparavant un Liman *) de la Iongueur de 16 lieues, dans beaucoup d'endroits de 1 à 2| lieues de large. Ce Fleuve, dont la longueur du cours est de 350 lieue;s, parcourt les Gouvernements de Smolensk, de Mohilev; il sépare ce dernier de celui de Bfliitsli; là il se grossit des Rivières de Droum elz^ Sofa^ Bereûna^ Mezia^ Bassile et Griaza ; il entre après dans le Gouvernement de Tschernigo/^ où le Pripetz^ la Desna^ le Troubé/e^ le Soupol^ la Zolotonocha viennent s'y jeter; passant alors devant Kiff^ il traverse le Gouvernement à*Ekaterinoslav, puis celui de Kherson^ où il reçoit les Rivières Rosse^ JSazavlouh^ Ingouleiz^ Psiol^ Vorshla^ Orel et Samara. Il a des rives bien encaissées, et dont le terroir est excelhent ; mais ses eaux sont troubles, à cause du sable qu'il entraîne par sa rapidité.

Le Dnieper^ navigable depuis Smolensk ou J)o^figohouge^ offre dans un espace de 15 lieues, treize Cascades ou Cataractes au.dessou^ de Kief, On peut cependant, durant le priutems, lorsque les eaux sont hautes ou de moyenne élévation, franchir ces Cascades avec des barques qui ne tirent pas beaucoup d'eau. Cet obstacle à la navigation est cause que les Marchandises qui descendent ce Fleuve pour Kherso» ou la Mer Nôtres doivent être débarquées près la Samar a-vieille et portées de là sur des chariots, Tespare de 18 lieues, jusqu'au Fort à*Alexandrovsh^ à l'Embouchure de la Moshovka; là elles sont rembarquées, et continuent leur navigation sans obstacle jusqu'à l'Embouchure du Fleuve, pendant plus de 100 lieues encore. On s'occupe mainte-

nant des moyens de faire Muter les Cascade*^ ou de remédier de quelque autre manière à cet iuroiivénient. Au-dessous des Cataracte*^ le Dnieper est couvert d'Iles jusqu'au Liman. Ses meilleures Pêcheries sont entre Kherson et son Embouchure. On ne rencontre sur tout son cours que le seul Pont de Kiff^ construit de Radeaux de 1638 pas de long. On enlève ce Pont vers la fin d'Octobre, avant que le Fleuve charrie , et on le rétablit au printems. On voit sur le Dnieper beaucoup de moulins construits sur des pontons. (Lau' glois^ I. e T. II. p. 750. Col. 2. — Xarawsin^ Geschichte des ru/sischen Reiches^ T.I. Chap. V. p. 106. sqq. — Philipp Strahl^ Geschichte des ru/sischen Reichs {Hambourg y T. L 1833. T. IL 1839.) T. 1. A. p. 70. ••). — Muller^ I. c. T. IX. p. 4.)

1) A cette époque, des Peaux de martre et de petit-gris remplaçaient chez les Busses V Argent monnayé ; plus tard les Museaux et d'autres pièces dis la peau de ces animaux représentaient la Valeur des Marchandises. Ces pièces portaient sans doute une certaine Marque imprimée par V Autorité, Les liaisons avec Constantinople firent connaître aux Russes les Monnaies d*or et d'argent; mais à cdté d'elles les Peaux furent encore employées. Du tems de Vladimir le Grand (9S0 — 1015), nae gtivne signifiait une rertaine quantité de Peaux de martre '^ équivalente à un marc cTargenl; cependant le prix de cette Monnaie fictive baissa successivement, et au Xm e siècle , une grivne d'argent valait sept grivnes de peaux. Voyez pour Ja valeur des grivnes ^ Karamsin^ 1. c. T. I. Chap. X. p. 202. 203. et dans les notes au T. 1. p. 386. note 486. ^ Sirahl^ I. c. T. I. Période IL Chap. IX. p. 454. — Bûsching, Magazin^ T. Vlil. p. 373. 38L — Schosll, Cours d'Hist, T. 111. Liv. III. Chap. XIV. p. 161.

2) La Guerre était à cette époque, chez les Slaves comme chez les Peuples Scandinaves et germains^ une des braaehes de l'Industrie

*) Voyez plus haut p. 1189. Col. 2. note **. ) Cet Ouvrage a*est pas encore complet*

Le T. IL embrasse la Période de 1224—1505.

SccT. IX. Russie. §. 25.

2^ Les Âmhaitadeurs que les Grandit'Pnncet de ffwutU enverront à ComianimopU^ leroot enlreienus dans cette Ville aux Frais du Trésor impérial.

3^ UEmptreur sera tenu de fournir aux Utorchands «t Voyageurt rvssei qui se rea- ^root en Gtèce, pendant six moie^ le Pain^ la Viande^ le Vin^ les Poissons et les Fruits^ nécessaires à leur Subsistance : les Russes pourront fréquenter les Bains publics, et ils recevront, lorsquMs voudront retourner dans leur Pqys, Us Provisions^ \et Ancres^ Cordages, Voiles et tout ee dont ils pourront avoir besoin.

Le Grand-Prinee de son ('Até accepta les Conditions suivantes, stipulées par les Grecs:

1^ hes Russes qui ne séjourneroni point à Constantinople pour jiffaires de Commerce, n'auront aucun Droit à la Subvention mensuelle de la part du Tréxor impérial,

09 11 sera défendu aux Ambassadeurs russes, d'exercer des Vexations sur les Habitants des JDisIricIs. on Ueux de YEmpire grec quMIs traverseront,

3° Les Russes ne pourront demeurer à Constantinople que dans le Quartier de Saintttammas^)^)\ ils devront ;>r^p«n/r de leur Arrivée les Autorités de la Ville, qui Atront inscrire leurs Woms, et leur assigneront ce qui sera nécessaire à leur Entretien ; ils ne pourront entrer dans la f^iZ/e que cinquante à la fois, et par une ««zf/0 Porte désignée i cet effet, nan armés et «oim la Conduite d*un Officier impérial; ils pourront faire librement le Commerce à Constantinople, et seront exempts de /oui Péage,

Cet Accord verbal fut solennellement Juré par les deux Parties, Léon prêta Serment sur YEvangile, Ole g et ses Compagnons le prêtèrent sur leurs Armes; ils prirent à témoin Péroun et Wolofs^), les Divinités des Slaves, Ole g suspendit son Bouclier à la Porte de Constantinople, et retourna, chargé de richesses, à Kief*),

11 paraît qu'on était convenu qv^Oleg enverrait à Constantinople des Ambassadeurs, chargés de conclure un Traité d^Amitié et de Commerce, Cette Ambassade eut lieu en 911, et le Traité écrit qu'on signa an mois .de Septeuibre, est ie ^/u« ancien Document de ce senre dans les Annales russes.

Traite de Paî,v^ d^Amitié et de Commerce^

8 Se^te ' bre ^^"^'" ^ secoTid Dimanche de Septembre^ huitième

Jour de ce Mois dans la quinzième Indiction ') F An

nationale. Oleg était obligé non seulement do partager le Butin et les Contributions de la Guerre avec l'Armée, mais encore de stipuler en faveur de ceux qui étaient restéa iiiis leurs Foyers.

1) Saint Mammès ou Mammas, Berger en Cappadoce, martyr à Césarée, vers Pan 'ilk ; sa fête, le 17 Août chez Ips Latins; le 2 Septembre chez les Grecs, (Art de vérifient^ T. II. dep. J. Chr. Catalogue des Saints, p. 81.)

2) Voyez Banduri, Jmperium orientale {Paris 1711. T.LIL gr. in fol. fig.) T. IL p. 719. ,— Du Cange, Constantinopoli Chrisliana, seu Descriptio urbis Constantin nopolitanae (Lutetiae Parisivrumib%2.

Uv. 1-lV.) Liv. IV. p. 185. — von Ham^ mer, Constantînopolis und der Bosporot [Pes th 1822. T. L IL gr. in 80.) T. l.j>. 472.

3) Strahl, L c* T. I. Introduction^ Chap. IL p. 18—23.

4) Karamsin, L c. T. L Chap. V. p. 108. — Art de vérifier, T. VIII. dep. J. Chr. p. 2â8. - Schoell, Cours d^ Histoire, T. IL Liv. IL Chap. XVllL p. 313.

5) Lesjndictionâ sont une Révolution (Période on Cycle) de quinze anaées, qu'on re-

commence toujours par VUnîté, lorsque le nombre de quinze est fini. On no sait ni l'origine de cette Période, ni quand, ni pour-quoi elle fut établie.

On prétend que Vladiction était le non d*un Tribut (Indictlo tributaria) que les anciens Romains levaient tous les ans dans les Provinces, pour fournir à la paye des soldats qui avaient quinze ans de service.

\J Indiction comme Impôt annuel^ se trouve énoncée dans une Loi de Dioclétien et de SHaximien, publiée Tan 286 dep. J. Chr., où il est dit que „VIndicUon n'impose aucune „Taxe p<>rsonnelle, parce qu'elle ne regarda ,,que les Fonds: Indictiones non per-m „sonis, sed rébus indici soient,*^

En la considérant comme hpoque, il est certain qu'on ne peut la faire remonter plus haut que le tems de V Encreur Constantin (306 — 337), ni descendre plus bas que celui de Con^/once (337— 361). Les premiers exemples qu'on en trouve dans le Code Théo' dosien (Voyez plus haut T. L du Nanutl, Liv. 1. Chap. 111. Sect. L §. 2. p. 18. Col. 1. note 6.), sont du Régne de Constance, mort en 361. «Dans ces premiers tems, il n'est pas

Liv. m. Châp. l

6419 de ta Création du Monde (911) 9 entre tes Empereurs Léon FI, Alexandre et Constantin VJI d^une part, et le Grand-Prince Ole g et les illustres Boiars ,^çui sont sous ^jSa Main.''* (Ce Traité fat probablement rédigé eo Langue grec»que et slavone.) 0 ')•

ailé de fixer les années pour les Indictîont^ parce que tous les Auteurs ne leur assignent pas la même Époque. Quelques-uns mettent b première Indiction en 312, le plus grand nombre en 313, d'autres en 314, et il s'en trouve enfin qui la placent en 315,

Saint jéihanase (Evèque i^ Alexandrie^ le 27 Décembre 326, mort le 18 Janvier 373), est le premier Auteur ecclêiùaêtique qui ait employé la Date de Vlndiction,

On distingue communément trois sortes d^ Indictions:

La première est celle de Constantinople: elle commence arec le mois de Septembre 312. Les Empereurs grecs s'en servaient', et on Va aussi connue en France.

La seconde y plus commune en France et en Angleterre, est celle dont on attribue l'établissement à Constantin^ et que sur ce fondement on appelle constantinienne, ou impériale^ on céâarienne. Son commencement est ûxé au 24 Septembre 312.

La troisième forte Vlndiction eommengait an 25 Décembre ou an 1 Janvier, selon que Tua eu Tautre de ces deux Jours était pris peur le premier de l'année. Les Papes^ surtout depuis Grégoire VU (1073-1086), l'ont seuvent employée dans leurs Bulles; c'est la raison pour laquelle en la nomme romaine eu pontificale. Elle n'a pas été inconnue en Fronces on en trouve des vestiges dans plusieurs anciens Écrivains^ et dans les DUplàmes des Empereurs Carlovingiens. C'était même presque la seule qu'on suivit en Dau» phiné^ dans le XlYe siècle: i

La première année de chaque fycle de Vlndiction s'appelle indicUon Ire, et ainsi de suite jusqu'à la XVe.

En rementant de, Tan 312, on trouve que la première Aimée de VÈre chrétienne aurait été la lYe Indiction ^ si cette manière de compter le Tems eût été alors en usage : d'où il s'ensuit que, pour trouver Vlndiction de quelque année que ce soit, depuis J. Cbr., il £>ut ajouter le nombre de 3 an nombre donné, et, divisant la somme par 15, s'il ne reste rien, eette année sera Vlndiction XYe; s'il reste un nombre,, ce Reste donnera Vlndiction que l'en cherche* Ainsi, si l'on demande le

Le

nombre Vlndiction et V Année de la dernière Indiciion, en 1839, ajoutes 3 à 1839 et divîses 1842 par 15, le quatient 122 voui apprend qu'il y a^eu 122 Indictions ^ et le Beste 12, qu'on est dans la Xil e année de la CXXIII e Indiction. {Do m de Vaines^ Dict, raisonné de Diplomatique^ T. L p. 32f. Art. Date de Vlndiction. T. IL p. 25. Art. Indiction. — Art de vérifier^ T. 1. dep. J. Clir» $. IV. p. 36. — Du Cange^ Gloss. mediae et infimae Latinitatis^ T. IIL Col 1393. sqq. — ideler^ Handbuch der mathematiécken und technischen Chronologie, T. IL p. 352» sqq. 359. sqq. — Dict. de la Conversation, T. XXXIIL p. 5. Col. 2. vu au lieu de „ et „le reste, 14, gu*on est dans la quatorzième „ année de la 123," il faut lire „«/ le resie^ „9, qu*on est dans la neuvième année de ,,la 123." — Convereations-Lexiion, T. UL p. 378. Art. Rômerzittszahl.)

1) JU aller, Sammlung rufsischer Geschichte, T. 1. No. L Art. IL p. 17. Ibidem, Ne. T. Art. II. p. 409. (Version très incorrecte, portant la fausse date de 912.) (en uU lemand.) — Scherer. JUist, raisonnée du Commerce de la Russie, T. 1. Chap. VIL p. 207. sqq. Ibidem, T. IL Pièces /ust/ficatives. No. IX. p. 183. {tn français — avec la fausse date de 912, que l'Auteur fait correspondre à l'année 6425 de TÈre grecque, tandis qu'elle répond à l'année 6419.) Traduction très incorrecte, qui au lieu de X Articles est divisée en XI. — Karamsin, L c.^T. L Chap. V. p. 113. (en allemand.) — Strahl, 1. c. T. L A. p. 72. (en allemand.) — Histoire de P Empire de Russie^ par Karamsin (Paris 1819. 1820 T.I-VUL traduite par TAJA.St.Thomas et J au/fret. 1823.

T. IX. par Mr. St. Thomas 1826. T. X. XL in 9f*. par Mr. de Divoff.) T. L Chap. V. p. 165. (CQ français.) — Art de vérifier, T. VIU. depuis J. Chr. p. 258. (Sommaire, portant également la fausse date de 912.) — Schoell, Cours d'UUtoire, T. IL Liv. IL Chap. XVIII. p. 314. (Sommaire.) — La Traduction française, que nous donnons, a été faite sur la Versicfn allemande, rapportée par le Traducteur de Karamsin et par StrahL 2) Voyez plus haut p. 1147. Col. 1. note t.

Sect. IX. Russie. §. 25. 1281

Le Prêamhulfi dit Pkpressément qU« Us ^rtirU^ ci.après n'ont point été arrètit verhaUment comme autrf/ou, nais qu'ils ont été rédigés par écrit et confit mes par Sermmt,

.^ , Avant toutes Choses, IVous voulons Nous réconcilier

An. 1.

avec J^ous^ GrecS^ Nous aimer de toute Notre Ame les Uns les Autres^ et ne point permettre que quelqu^un de ceux qui sont sous la Main de Notre illustre Prince f^ous- offense^ mais ao contraire Nous efforcer^ tant que Nous pourrons, de maintenir constamment et invariablement celte Amitié. Conservez de mémo F'ouSf Grecs^ un Amour invariable envét*8 Notre illustre Prince et envers tous ceux qui sont sôus la Main de Villustre 0kg. Mais en Cas de Contravention ou de Délit, Nous procéderons de la Manière snivanle:

^ „ Le Délit devra être prouvé par des Témoignages, mais là ou il n^y aura point de Témoins, ce ne sera point le Demandeur, mais le Défendeur qui devra prêter Serment, et chacan prêtera le Serment conformément à sa Croyance.

â-. 11T Sî un Russe tue un Chrétien^ on si un Chrétien tue

Art. m. ^

un Russe, il devra être mis à Mort sur le Lieu même où il aura commis le Crime. Si le Meurtrier s^éoade et qu'il se cache, ses Biens écherront aux plus proches Parents de celui qui anra été tué; toutefois la Femme du Meurtrier ne pourra être privée de sa Légitime '). Mais si le Meurtrier s^évade sans lainer aucun Bien, il devra être considéré comme étant sous Jugement, jusqu'à ce qu'il soit trouvé, et alors il devra îmmédiameot être puni de Mort.

^ ^ Celui qui frappera un autre, soit avec un Glaive, soit avec quelque autre Instrument, payera, d'après la Loi russe, cinq titras émargent ^); celui dont les Biens ne suffiront pas pour acquitter cette Amende, payera ce qu'il pourra; il se dépouillera même de tous les F'êtements qu'il porte, et lorsqu'il anra fait Serment^ selon sa Croyance, qu il n'a ni Parents ni Ands disposés à le racheter, il sera déchargé de toute Responsabi- Ufé ultérieure.

j^ Si un Russe vole quoi que ce soit à un Chrétien, on

un Chrétien à un Russe, et que le F'oleur, pris sur le

fait, veuille faire Résistance, le Propriétaire de la Chose volée

1) légiibne. I41 Portion 9t$wé9 par la nant, par Donations antre vi£i on ta&taaieik>

Loi à certains Héritiers sur la part hérédi- taires. (Dict. de rjcadémie.)

taire, qu'ils auraient eu en entier, si le Dé- 2) Voyez pour la Valeur des Uiras^ Ko-

lut n'en avait disposé totafcment ou partielle- ramth, 1. c. T. I. Notea p. 3. 28. No. 319L

1282 Liv. m. Chap. I.

pourra le iuer sans encourir aucune Responsabilité^ et reprendre ce qui lui appartient $ mais quant au Voleur qui se laissera prendre^ sans faire de Résistance^ il lui sera permis seulement de le lier. Si un Russe ou un Chrétien^ entrant dans une Maison,^ sous Prétexte de quelque Recherche à faire, et qu^au lieu de reprendre ce qui lui appartient^ il se saisisse par Force de ce qui ne lui appartient pas. il devra le restituer au Triple.

Si la Tempête jette un Navire grec sur une Terre étrangère i où ISous Nous trouvons^ Nous, les Russes, Nous prendrons ledit Navire avec sa Cargaison sous Notre Garde et V expédierons pour la Grèce, en le convoyant à travers tous les Endroits dangereux, jusqu'à ce qu^il soit en Sûreté. Mais, si à cause de la Tempête, ou à cause dVn autre Obstacle quelcpoque, ledit Navire ne pouvait regagner sa Patrie, Nous as* sisterons les Rameurs et Nous conduirons ledit Navire à un £oit Mouillage en Russie, Les Marchandises, et' tout ce qui se trouvera d'ailleurs sur ledit Navire sauvé par Nous, pourra être librement vendue et lorsque iVa^ Ambassadeurs se rendront auprès du Tzar en Grèce, ou que iVW Marchands partiront pour la GrecCf pour y faire des Achats^ ils devront loyalement y con-duire ledit iV0vîr^, et remettre, sans en rien détourner, tout le Produit des Marchandises vendues.

Si un Russe tuait un Homme appartenant audit Navire, ou qu'il «^0/0/ quoi que ce soit, il sera puni conformément à ce qui a été stipulé plus haut.

Les Grecs seront tenus ^agir de la même Manière envers les Navires russes.

Les jirt, VII. et VI II. concernent lef Ciiptifs et PrisonnUrs de guerre y ainsi que les Enclaves vendue et les Fuyarde*

Si un Russe, employé au Service du Tzar chrétien^

vient à mourir en Grèce, sans avoir disposé de ses Biens,

et qu'il n'ait point de Parents, -ses Biens seront transmis en Rus^

sie à ses bons et proches Parents; mais s'il a fait des Disposa.

tions, les Biens seront remis à V Héritier désigné par le Testament.

^^ 2 ^^9 parmi les Marchands russes, ou parmi à'* autres

Russes, séjournant en Grèce, il se trouvait des CriinU

nels, et que ceux-ci fussent réclamés, pour être punis dans leur

Patrie, le Tzar chrétien sera tenu de les faire renvoyer, même

contre leur Gré.

Sect. IX. Russie. §. 25.

Et les Russes seront tenus ffagîr de la même Manière par npport aux Grecs.

Afin d^assurer VEjcécution înviolabte du présent Ihaiié entre AoiM, Russes et Grecs^ Nous Tavons fait coucher par écrit sur deux Parchemins avec du Cinabre ') '). Ij Empereur grec les a àffiés de sa propre Main, en prêtant Sermeni par la Sainte^ Croix et la Trinité indivisible (unzertrennlichen eingebornen DreieinigJceit) ffun seul Dieu, et a donné Pun des Parchemins à Noire Prince (unserer DurchlauchtJ^^i Nous^ ks Ambassadeurs russes, lui avons remis l'autre, en' prêtant Serment^ d'après Notre Croyance, tant pour Nous que pour tous les autres Russes, d'observer les Articles de Paix arrêtés, ainsi que V Amour entre Nous, les Russes et les Grecs. Le second Dimanche de Septembre, huitième Jour de ce Mois, dans la XV e lodiction de TAn 6419 de la Création du Monde ')•

1) Ctnaère ou Cinnabre, ea latin Cin' nuharlum^ fait du grec Xiva/3ça, qui Agnifie oMUTaise odeur*

Minerai rouge, fort pesant, qui résulte d'une cMibiBaiNa naturelle eu artificielle dii Mereve avec le Seufre.

Le Cinabre factice a les mêmes propriétés ^ne le Cinabre naturel; en masse, cette Subitaoce nioéraie est d''nn violet plus on moins &Mé; réduite en poudre fine, elle est d'un 'vvge 1res tiF, et prend alors le nom de Ver- ■iHm. La préparation s*en fait aVec d^ TCrine M de l'Esprit de vin. On se sert encore du Ciooftrc/atflic* pour peindre le Verre, teindre la Cire d'Espagne, colore^ les Emaux et les ^M à jouer.

Les Ancien» connaissaient le Cinabre; les Daaes s'en servaient pour relever l'éclat de Isnrs lèvres, et les THemphateurs s'en bar- ^Uaient le corps à leur entrée dans Rome. {l^t. de V Académie. — hunier^ l c. T. 1. P* 311. Cet 1. ~ Viei, de la Conversation^ î-ilV. p. 340. Cet. 2. Art. Cinabre. T. LII. P- 78. Col. 2. Art. FermUlon.)

% V Encre rouge ^ c. à. d. composée de VtmitUnj de Cinabre^ ou de Pourpre, est ^ eomaïune dans les Manoscrits; mais il M l'en trouve' cependant pas où elle règne f os bfut à l'autre. Cette couleur est be au- '""P phu rare dans les Diplômée que dans ItilTaiiiMcrite, et peut-être n'y a-t.il pas «• Chartti totalement écrites d*ane Encre *Krettte de la noire. (?)

L'£iicr« rouge eu de pourpre était une ^'* dietinguéej puisque les Empereurs

tFOrient en avaient fait chois, pvivativemeirt à toute autre personne, pour souscrire leurs Lettres et les Diplémes dressés en leur nom) et que Ton pouvait refuser de reconnaître, comme venant de V Empereur ^ tout Rescrit dont la Signature n'aurait pas été i*Eacre de Pourpre.

Ce fut V Empereur Léon qui, par Sa Loi VI e de Tan 470, statua que le Décret impé* rial ne serait point estimé authentique, s*il n*était signé de la main de VEmperatr avec le Cinabre. Cette Loi n*a pas toujours eu son Effet quant à la Force du Décret, mais les Signatures des Empereurs grecs ^ quand ils en mettaient, n'ont point varié depuis pour la Couleur jusqu'à la fin de cet Empire,

Ce Droit, dont ils avaient été si jaloux, les Empereurs le coaununiquèrent, au XU e siècle, â leurs proches Parents^ puis à leurs Grands-' 0/ficiers, comme une Marque distinctive. Ils se réservèrent alors privativement la Date du âiois et de VJndiction en Caractères rouges.

En Occident, tons ees Usages n'eurent pas lieu, et Charles le Chauve iS40>-877) est peut-être le seul Bot de France^ le seul Empereur d* Occident, qui ait donné quelques Chartes dont les Monogrammes soient en Vermillon, (Dom de Faines, 1. c. T. 1. p. 511. Art. Encre rouge,)

3) Aucun Historien du Bas "Empire ne parle ni de Y Expédition â'Oleg à Cofistantinople, ni du Traité de Sil. Leur silence ne prouve absolument rien contre la vérité du iajt : on sait que YHistoire de ConstantUsople de cette Époque, est très défectueuse.

JgOT^ qui ««ccéaa à OUg^ en 913, entreprit, en 941, une Expédition contre VEmphe grec. Sa Flotte que, par une exagération évidente, les Chroniqueurs font monter à 10,000 Barques, exerça d'horribles Dévastations sur les Côtes de la Mer mire. VEmper^ur romain Lecapène envoya contre lui le Protovestiaire ^) Théophane: ce Général attaqua la Flotte^ près du Phare du Bosphore^ et langant sur elle le Feu grégeois «), la mit en une Déroute eoroplète. Pour réparer cette perte, Igor équipa, trois ans après, en 044, une nouvelle Flotte, et renforça son Armée par des Warègues*)^ <iVL'\i ut venir de Scandinavie^ et par des

1) ITçcOJ'opïcra'taçtoç, Protovesiia^ riu». Officier, Grand-Dignitaire de la Cour deg Empereurs de Constantinople^ dont les Fonctions répondaient à peu près à celles que dans les Cours (^Occident remplissait le Grand-Maître de la Garderohe, (Codin Curopalata^ De officiis ConstantinopoU Liv. IL No. hX -^ Du Cange^ Gloss. ad Script: mediae et injimae Graecitatis, T. L Col. 192. 193. v. B6<rî"i2Ç. — Du Même ^ Gloss, ad Scfipt. med, et inf. Latinitatis, T. V. Col. 933.— Grand Vocabulaire français, T. XXIIL p. 426.) *2) Feu grégeois» Feu dont l'intensité s'accrott par le contact de l'eau. Son mouvement est contraire à celui du Feu naturel ; il se porte indistinctement dans toutes les directions que l'instrument qui le lance. On lui donna d'abord le nom de Feu grec, et ensuite celui de Feu grégeois, dont rÉtymologie est la même, parce que les Grecs employèrent les premiers ce terrible moyen de destruction. Les Historiens byzantins attribuent l'invention du Feu grégeois à un Grec Syrien, nommé •CallinicttS *), qui^ en 6G8, le porta en Grèce •t Remploya avec le plus étonnant succès dans les Guerres de V Empereur Constantin IV (surnommé Pogoniat, c. à. d. le Barbu) **) contre les Sarrasins; il sauva Constantinople, en brûlant leur Flotte dans Vffdlespont* — C'était un mélange de matières faciles à s'enflammer, entre autres de Naphte et de Soufre ; on en remplissait les Brûlots qu'on lâchait contre les Vaisseaux ennemis après y avoir mis le feu ; on te langait aussi en le soufflant par des Tuyaux do Cuivre, garnis à leur extrémité d'Etoupes enflammées, ou bien la matière enflammable, soit pulvérisée, soit mêlée avec de l'Huile, était renfermée dans des Vases de terre que les Soldats lançaient à la main^ après avoir allumé une Amorce qui y était

*) Biogr. universelle, T. VL p. 551. Col. 2. Ar^. CalUnigue,

**) Pogoniat, fait àugrecUaycavut-

f'qç, dérivé de «070 v, la Barbe.

***) Le Père Gabriel Dan tel (Histario^ graphe de France; né à Rouen j en 1649,

attachée. On ne pouvait l'éteindre qu*avec du Vinaigre, de l'Urine ou du Sable, ou avec des Cuirs d'animaux récemment écorchés. Il paraît qu'au commencement du Xe siècle, le Feu grégeois était encore inconnu aux autres Nations. Il fut mis au rang des Secrets de rÉtat, par Constantin Porphyrogenète, qui, dans l'Ouvrage dédié à Romain, son fils, sur l'Administration de l'Empire, lui enjoint, lorsque les Barbares lui demanderont du Feu grégeois, de répondre qu'il ne lui est pas permis de leur en donner, parce qu'un Ange, qui l'apporta à V Empereur Constantin, défendit de le communiquer aux autres NiS» tiens, et que ceux qui avaient osé le faire, avaient été dévorés par le Fpu du Ciel, dès qu'ils étaient entrés dans l'Église. Cependant, malgré les Précautions des Empereurs grecs, la Composition du Feu grégeois vint à être connue ou découverte par leurs ennemis. Le Père Daniel, dans son Histoire du Siège de Damiefte, en 1249***), sous Saint Louis^ rapporte que les Turcs en firent alors un terrible usage.

La Poudre à Canon, dont l'emploi dans la Guerre date du XIII e siècle, fit tomber en oubli le Feu grégeois, {Schoell, Cours ^HUtoire, T. II. Liv. I. Chap. XV. p. 33. — Grand Vocabulaire français, T. X. p. 415. Col. 1. — Lunier, 1. c. ï. IL p. 203. CoL 1. — Dict, de la Conversation, T. XXVIL p. 40. Col. 1. — Conversations "Lexikon^ T. IV. p. 932.)

3) TVarèguet, Les Savants ne sont point d'accord sur le Peuple désigné par ce non. Mr. Schoell, dans son Cours cP Histoire^ T. IL Liv. IL Chap.XVIlL p. 308. dit „Les ,,Warègues ne peuvent avoir élé que des y^ Normands, c. à. d. des Scandinaves habi- ,,tant sur la Mer Baltique, que Nestor i) „ appelle la Mer Warègue,^"* Compares

mort le 23 Juin 1728) Histoire de la France^ depuis Rétablissement delà MonartJtie française dans les Gaules (Paris 1755—1757.

T. l-XVII. in 40.) T. L p. 422.

t) Nestor, le Père de V Histoire russe, né l'an 1066, dans la Russie méridionale ^ prit THabit i l'âge de 17 ans, dans le Couvent

Sect. IX. Russiï:. §. 25.

Pêtchenègues '), qo'îl prît à «a solde. Romain Lecapène envoya a sa rencontre des Jmiauadeurs, qui trouvèrent igor près dois Souches du Danube^ et achetèreni la i»ai* aux tt£i»M Cunditions que L^'on f^/ avait acceptées en 906.

SlroA/, L r. T. I. Période I. p. 55. sqq. <— Sehnilzler^ La Buttie^ la Pologne et la Falande^ Liv. I. Chap. II. p. 14. sqq. — BûschÎHg.Magazin, T. XVI. p. 327 -348.

1) Los Peiehénèguêê^ chassés en 833 de leur Demeure entre VOural, Vlaïk et le Wolga^ par les Ouzes^ étaient entrés dans le Pays des Khozares^ avaient chassé les Madgyarg de leurs Demeures entre le Don et |p. Pruih , et arrivèrent vers 914 sur le Dùeper, Uepeosséf de Xief^ ils se louraèreat vers le Dunubey et occupèrent la Beês^

èts Covtmes fPeezerêkiJ monastyrj à K'uf^ où il mourut vers l'an 1116. Un a de lai s«a Paierîcon et sa Chronique.

Dans le premier de ces Ouvrages, il a écrit la Vie des Hommes illustres et pieux qui avaient vécu avant lui dans son Monastère {Kief^ 0 V imprimerie du Monastère des Cavernes y 1661 et 17U2; Moscou 1759. in feL) La première Partie du Paierîcon a pour Titre: Pars prima ^ in quà reperiuntur Viiae Sanclorum venerabilium et P'BoïpOQCOV Patrttm nostrorum Peczericorum^ fcriptae a venerabili nostro pâtre Nettore, chrono^ graphorussico, L'Ouvrage, écrit en vieux dùton^ ne nous est point parvenu en entier; n«iu n'avons que les Extraits qu'en fit Sinéon, Evèqué de fFladimir et de Sutilal^ àm lo Xllle siècle.

La Chronique de Nestor^ beaucoup plus inpertante, nous est parvenue en entier, et ins «n grand nombre de Manuscrits. C'est le phu ancien Monument que les Russes possèdent pour l'Histoire de leur Pays et de leur Littérature: elle est aussi écrite en ancien sinon. Selon lui, le nom de la Russie a CMBmencé vers l'an 852, à être connu. Aestor suit les événements jusqu'en 1116. Sa Chronique fut continuée par Sylvestre^ Ahhè de Saint Michel^ qui mourut à Kîef^ s en 1123. Deux autres Religieux ont poussé la Chronique^ l'un jusqu'en 1157, l'autre jusqu'en 1203. Ces quatre Écrivains forment U première Classe des Annales russes^ qui o&tété continuées jusqu'au XYle siècle; mais la Collection entière a conservé le nom de Hator. La Partie qui lui appartient inconteitaUement, se distingue par la simplicité et la gravité du Style. L'Auteur met toujours ses Personnages en action. En parcourant sa Chromque^ on croit lire tes Livres bisto-

arable, la Moldavie et la Valachie. Chassés de ces Pays par les Cumans^ ils s'établirent dans l'ancienne hace^ nummée depuis la Transylvanie. En 1091, le Roi Ladislas força le Khan petchénègue d'accepter le Baptême et de reconnattre la Suzeraineté de la Hongrie. (Schoell^ Cours d'Histoire, T. IL Liv. II. Chap. XVHI. p. 315. T. IIL Liv. Ul. Chap. XIV. p. 148. T. VI. Liv. IV. Chap. XXIL p. 209. — Strahl, I. c. T. I. Introduction. Chap. IIL p. 27. ~- Karamsin, L c. T. L Chap. VL p. 118.)

riques de l'Ancien Testament. Les meilleurs Manuscrits de la Chronique de A««lor^et de ses Continuateurs, sont ceux de Pouschhin et de Troltzka, On en avait donné one Tra^ duetion allemande^ très inexacte {Pétersbourg 1732). Nestor a reparu dans les différentes Collections de Chroniques, que les Russes ont publiées depuis nne cinquantaine d'années. Schloetzer (Voyes plus haut T. L du Manuel, Liv. 1. Chap. V. Sect. IX. lUtssie, p. 402. Col. 1. note 2.) en donna le Texte russe (en lettres latines), conféré d'après huit Manuscrits qui avaient été imprimés depuis 1767, et natf qui ne Tout jamais été, avec une Traduction allemande et un Comment taire historique et critique. Cependant, il mourut avant d'avoir achevé son Ouvrage, q«i ne comprend que l'Histoire des cinq premiers Grands-Ducs, jusqu'en 980. — La seuie Traduction qui ait encore paru en langue française, de la Chronique de Nestor^ est celle de Mr. Antoine Louis Paris, faite sur le Manuscrit dent un Priifce Radzivil, Gouverneur à Koenigsberg, enrichit la Bi- \ bliotlièque de cette Ville, et qui, pendant la Guerre de. sept ans, f«t enlevé par les Russes et transporté à Saint Pé^ersbàurg' (Paris 1834 — 1835. T.LIL in S^.). Cette Traduc tion est accoQipagnée de no^es ptécieusesy quoique incomplètes sur des faits d'un ojrdre majeur. (Schoell, Cours d*Histoire^ T. IL Liv. IL Chap. XVIU p. 304. note 1. T. VL Liv. IV. Chap. XXI. p. 191. T. XI. Liv. V. Chap. XXV. p. 164 — 166. — Karamsin, I. c. T. 1. Sources de T Histoire de Russie jusqiiau XVlle si^clfi.^ 1. Annales, p. XIX. — Dict. de la Conversation, T. XL. p. 78. CoL 1. — Conversatîons-Lexikon, T. VU., p. 764. — • Biogr, tutiversetie, T. XXXI. p. 88. Col. 2.)

Liv. IIL Cbap. 1.

AtU II.

Vuûaé9 suivante (945), V Empereur et le Grand-Prince s'eoveyèrent derechef des ^fm» bastadeurs^ et un nouveau Traité solennel fut ronc}u à Consiantinople.

Traité de Paix et de Commerce^ conclu enire 20 Avril -^S^^i Grand' Prince de Rus si e^ et les Empereurs grecs Romain, Constantin VII et Etienne^ fait à Co nstantinoplCn en Tannée .6453, Tan de «/. Chr. 945, dans la IV e Indiction^ le 20 Jvril, (Original en grec et en slavon.J ^). Le Grand-Prince russe et ses Bdiars pourront envoyer en Grèce 9 sans aucun Empêchement^ des Navires avec leurs Ambassadeurs et leurs Marchands^ ainsi que cela a été arrêté anciennement. Les Marchands porteront des Bagues (ou Anneaux) en Argent ^ et les Ambassadeurs des Bagues en Or: k compter d'àprésenl^, les uns et les autres devront être munis de Lettres de la part du Prince russe ^ qui spécifieront le Nombre d^ Hommes et de Vaisseaux envoyés, et qui constateront leurs Intentions pacifiques. Celui qui se présentera sans une pareille Lettre^ sera mis sous Garde^ et y restera jusqu'à ce que le Prince russe en soit informé. Si le Détenu résiste^ il encourt la Peine capitale j et le Prince russe ne vengera point sa. Mort, et s^il ^ évade en Russie, Nous, les Grecs, informerons le Prince russe de son Évasion, afin que le Prince procède à son Égard comme il le jugera à propos.

Les Russes, qui ne viendront point pour Affaires de Commerce, ne recevront point la Subvention mensuelle. Le Grand-Prince ordonnera à ses Ambassadeurs et aux Russes venant en Grhce, de ne commettre aucun Désordre, ni dans les Villages ni ailleurs sur le Territoire grec; ceux qui viendront à Constantinople , ne pourront demeurer que près du Couvent de Saint'Mammas , et alors V Empereur grec enverra des Per^ sonnes, qui inscriront leurs Noms sur un Registre, et qui leur assigneront leur Subsistance, savoir, aux Ambassadeurs ce qui est fixé pour eux (den Gesandten nemlich das Gesandtschaft^ lichejf et aux Marchands la Subvention mensuelle, et cela d'abord

Art. m.

1) lUuUer^ 1. o. T. I. No. I. Art. II. p. 23. sqq. No. y. Art. II. p. 412. sqq. (Version al^ Itmande très inexacte.) *— Scherer^ I. c- T. II. Piecée fustificativés^ No. X. p. 193. (Tra* dttction française^ très inexacte, qui, au lieu de XV Articles, n'en contient que XIII.) — Karamsînj 1. c. T. 1. Chap. VI. p. 123. (Version allemande,) — Strahl^ 1. c. T.^l. A.

p. 79. (Version allemande,) — Schoellj Cours d'Histoire, T. II. Liv. II. Chap. XVIIL p. 316. (cité.) — Hist. de Russie par Ka-m ramsin (Traduction française), T. I. Chap. VI. p. 186. (en français,) — La Traduction française, que nous donnons, a été faite sur la Version allemande, rapportée par Sirahl,

Sect. I2L Russie. §. 25. 1287

à eenx de Kief^ ensuite, à ceox de Tsch^ingof^ et puis i ceux de Perejaslavh Ils ue pourront entrer dans la VUle que par une mie Porte y jamais plus que 50 Hommes à la fms^ et toujours accompagnes par un Officier impérial^ mais après cela ils pourront faire le Commerce tant que cela leur fera Plaisir^ et jusqa'au Moment où ils repartiront de Constantinople.

Conformément au Traité antérieur ^ les Russes qui

quitteront Constantinople ^ devront recevoir des Grecs tout ce qui sera nécessaire à leur Retour et à VEquipement de leurs Navires f mais ils ne pourront passer VHiver danà le F^oisinage de Saint- Mamtnc^j et ils devront retourner dans leur JPay^ avec nue bonne Escorte. (Comparez plus haut p. 1279. les j^rt. II. et ni. des Stipulations faîtes par les Russes par le Traité de 907, et les Art. I. IL et m. des Stipulations faites par les Grecs,)

VÂrt, lY. cMieeme les Esclaves qui t*évadeni de pisri et à^auirê* (Cenparez plvi bMt p. 12S2. VjrU VIU. du Traité de 911.)

^ y Si un Russe essaye de détourner (on soustraire) quoi que ce soit à un Grec^ le Voleur devra être puni rigoureusement. Si on le saisit^ il devra paye^ le Double de la Valeur (de rObjet quil aura volé); et si un Grec fait un Vol à un Russe^ il subira la même Peine que Tautre. (Comparez plus haut p. 1282. VArt. V. du Traité de 911.)

j^^ y. S'il arrive qu*un Grec fait un Vol à un Russe^ ou un Russe à un Grec^ le Voleur devra restituer non seulement ce qu^il aura volé, mais encore la Valeur de cet Objets mais si la Chose volée était déjà vendue^ le Voleur devra en payer la double Valeur et être /9i«/»» conformément aux £o/f russes ^ grecques *).

^ ^ Si les Russes trouvent une Barque grecque, jetée en 'quelque Lieu que ce soit, sur le Rivage^ ils ne devront iaire aucune Injure à VÉquipage, et quiconque volera quoi que ce soit de ladite Barque^ ou qui privera de la Liberté ou /uéra quelqu'un de VEquipage^ devra être ^un/ conformément aux Lois russes et grecques '). (Comparez plus haut p. 1282. VArt. VL da Traité de 911 ) *

Art xn ^^ ^®® Grecs^ soumis à FAutorité de VEmpereur grec^ commettent un Crime ^ le Prince russe tV cuira point le

1) L%& Jrtults V. et VI. ne font, dans la 2) Cet Jrticle e^t le Ville de la Fsrsion

VeràoH nppertée par Karamsm^ t^vt^un seul rapportée par Karamsia. JrtkU^ qui est le Ve.

1288 Liv. m. CflAP. L

Pouvoir de les punir, mais ils devront subir , en verla d^ttn Ordre de ÏEmpereur grec^ la Peine qa^ils aaront méritée. '

«-. VIT! 'Sî ^^ Grec tue uo Russe, ou ud Busse un Grec^ les

Art. Alll*

' pins proches ParerUs du Mort se saisiront du Meurtrier et le tuèrent. Si le Meurtrier s'évade et s'enfuit^ ses ^^n^ écherront aux Parents du Mort, mais s'il %^ade et qail ne laissa aucun Bien,, on devra le chercher partout, et lorsqu'on Taura trouvé^ il devra être m»f à iXfor^. (Comparez plus haut p. 1281, \Art. m. du 2r/uV^' de 911.)

\:Art, XIV. reproduit la Sttpulatioa énoncée dans XArU IVv du JrtâU de 911. (Voyez plus haut p. 1281.) i).

Nous tous (Grecs)^ tant que Nous sommes, avons fait écrire la présente CoïïKveniion sur deux Feuilles de Parchemin j Tupe d'elles, que Nous avons munie de la Souscription 4^ Nos No.msy et que Nous avons conGrmée par Serment^ est destinée pour VEmpereur grec; Tautre a été signée par Nous Ambassadeurs et Marchands (russes). Ceux qui partiront (pour la Bussie) avec les Ambassadem'S grecs, devront remettre la Feuille dont ils se> rotnt Porteurs, au Grand^Prince russe et à ceux qui dépendent de Lui, et ceux-ci, après Ta voir reçue, devront prêter Serment de remplir fidèlement et sincèrement tout ce dont Nous sommes convenus et ce qui a été couché par écrit sur lesdits Pa reliemins, et confirmé par la Souscription de iVof Noms.

Et iVoiff (Busses) tous, tant que iVou^ sommes, qui avons été baptisés, avons prêté Serment à la Cathédrale de Saint-Élie % eu mettant devant Nous la Sainte et vénérable Croix et ladite Feuille de Parchemin^ d'observer fidèlement ce qui y est écrit, et de rCenfreindre aucune des Stipulations convenues. Celui des Nôtres, que ce soit le Prince lui-même ou quelgk^un d! autre. Chrétien ou Non-baptisé, qui y contreviendra, qu'il soit privé de tout Secours de Dieu, qu'il soit Esclave dans ce Monde-ci et dans Vautre, et qu'il périsse par ses propres Armes. Mais, les Busses non-baplisés devront, en prêtant Serment, mettre par Terre leurs Boucliers, leurs Glaives nus avec leurs autres Armes et leurs Bagues ') (ou Anneaux), et /urer qu'Igor, tous les Boïars

i) Les 2(r<. XII. XIII. et XIV. sont Us 3) La Version donnée par. Slrahl porte

Xle, XII e et XIII e de la Version rapportée ^^Ringhragen^^ mais cet Écrivain ne donne

par Karanuin. point d'explication de ce mott. Nous avons

2) L'EgUse de SakU-Elie à Kit/. (VojeK adopté la Version dfltnnée par le Traducteur

Karamsin^ 1. c. T.L Notes, p. 334. note 343 ) de Karamsin^ qui porte ^yBinge.^^

SccT. IX. Russie. $. 25.

el Sujeis rus^es^ observer ont toujours et à touie Perpétuité ce

qui est exprimé daps ledit Parchemin. Quiconque^ soit Prince ou Sujet Mousse, baptisé oa non-baptisé^ i^ira contre la Teneur de la présente Cçnventiqn^ méritera de périr par son propre Glaive, qu'il soit maudit de Dieu et de Peroun^ parce qu'il rompt son Serment' Quant au Grand-Prince Igor^ pqîsse-t-il être fuste^ Nous conserver Son Amour sincère^ et ne le point laisser s^étein^ dre^ i^nt que le Soleil luira 9 et que le Monde eqtier sqbsîstera, sictuellement et dans tous les Tems à venir. '

Si la Politique^ qui ayaît dicté ces Truites^ eût toujours animé les Princes russes^ si la ho»ne Foi ou leur Intérêt personnel eût pu les maintenir dans les Dispositions dont ces Conveni/orts leur faisaient unc> Loi, jamais le< Invfisions des Barbares ne seraient devenues aussi funestes à Tun et Tautre Empire; mais la Jalousie i^e tarda pfi9 à rompre cette Alliancef et jRt prendre le^ Armes aux Princes russes.

Les Grecs, plus sages et plus prudents, d*ail)eurs plu; enclins au Commerce^ qu^avides de faire des Conquêtes, prévinrent une Kupture irréparable, en achetant la Paix à force de Présents, Ainsi, les Rapports commerciaux entre les deux Empires restèrent à peu près sur le mène pied, jitsqu'à ce que les Querelles toujpurs renaissantes des G rands.P rinces russes^ et les Guerres intestines qui divisaient la nus^ie en différents partis, et la déchiraient coAtiiiiieil^meiit} eu«sei(t facilité aux Tatars les moyens de les assujétir les uiis a^rès les autres ').

BVSSIB ET BKPIBE TVRC (dEPTU 1453).

Les première Relations directes entre Ifts Tzars de Russie et les SaltaBS ottomans^ depuis que ces derniers aidaient transporté le Siège. de ^Empire k .Constaati^ople, reinontent a« XVI e siècle?).

Le Tsar Jean iV envoya, en 1339, au Sulttus Suléjrman «a 4vihas^a4eHr ^ qui fut accueilli à Cousiantiaople avec les plus grands honneurs *). ^

En 1557, le Sultan Suléymam l adressa à Jean IV une B^issivs écrite en lettres d'or, dans laquelle il rappelle V ancienne Amitié existante entre les deux Etats; il donne à Jean le Titre de Tzar fortuné et de sage Prince^ et recommande à sa Protection des Marchands ottomans qu*il envoyait à Moscou pour y acheter des Fourrures *•), -

Jean IV envoya, en 1570 et 1577, des Ambassadeurs à Çonstantinopls ?), pour féliciter SéUm 1 sur soii Avènement au Trône ^ et maintenir la Paix sérieusement ci^mpromise par les Projets hostiles du Sultan sur Astrakhan et JCasan,

En 1677, à la sui(e du Tra'^é de Paix signé à Zuranf^o ?), le 27 (IÇ) Qctoihre 1676 7),

1) Scherer^ 1. c. T. L Chap. VU. p. 2ia sqq.

2) Mr. Schoell se trompe grossièrement, en disant dans son Histoire abrégée des Tralr iésy T. XIV. Introduction^ p. 246. on il rend compte de la guerre de 1677, entre les Russes et les Turcs: „ cette guerre est remarquable „ comme' la première qui ait eu Uei^ entre „ ces deux Peuples^ lesquels auparavant se ^^connïûssaient à peine de nom***

3) Karamsin^ 1. c. T. VU. Chap. VL p. 229.

4) Kuramsin^ l c. T. VU. Chap. IX. p. 386. '—von Hummer^ Geschichie^ T. 111. Liv.

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