‹ Manuel des consulsChapitre 4 sur 177 · XXXIX. Col. 1. note tt · texte numérisé non relu

XXXIX. Col. 1. note tt

^^*^) La Science de V Astronomie est très ancienne à la Chiue^ et la preuve est consignée dans ses Annales à l'an 2159 avant notre Ère. A cette époque on punit de mort deux

Liv. III. Chap. I.

Yaksa {Alhasin)^ et fixa la Umite entre les deux Empires {Art» !• et IL); il fut Mipulé

,,rant la Vile Luoe, avec les Grands- Jm- ,, hassadeurs Plénipoieniiaîres^ Théodore

,^Al exiénfitch Golotvtn ^ etc. et ses ^^ Compagnons^ afin de réprimer l'Insolence

commeocé à diviser chaque jour en 24 heures, chaque heure en 60 minutes, et chaque milAite en 60 secondes, etc., de manière que le jour n*est composé que de 96 Aé, et chaque ké équivaut à 15 minutes' ou un quart d*héure, suivant notre manière de compter, au surplus, le jour civil commence à minuit, et finit à minuit suivant.

On partage la durée d'une révolution so> laire, depuis un Solstice t) jusqu^à Tautre, en douze portions égales^ chacune de 30 jours 10 heures 30 minutes; on donne à chacune

de c%s portions le nom de Txié^ et on la sub> divise en deux parties distinguées par les noms de Tchong'ki et de Tzié-kili): le Tchong-ki , ou le JE/, placé au milieu des deux Tzié qu'il sépare, répond, dans notre méthode astronomique, au premier degré de chaque signe. C'est ce Tchong'ki qui détermine le nom de la Lune dans laquelle il se trouve; ainsi la Lune du Solstice est celle pendant le cours de laquelle le Soleil se trouve au Tchongmki^ ou au premier degré de Caperii^),

Astronomes, et le principal motif de leur disgrâce était d'avoir manqué une Eclipse du Soleil. Les Chinois ont eu de tout tems un Tribunal de Mathématiques,^ occupé nuit et jour à observer les mouvements célestes et à en dresser des Cartes, et nous lui sommes redevables d'une longue suite d'observations, comme cela est démontré par les recherches du Père Gauhil et par V Histoire de la Chine, Maïs en quelque estime qu'ait été VAstrono^ mie^ et quoiqu'elle entrât même dans' l'éducation d'un Souverain *^), elle fut très négligée vers la fin de la troisième Race, et on ne pensa à réparer ses pertes que sous le règne de Han-Outi, après deux siècles de troubles. Elle ne le fut pas moins sous les Song, et les Annales n'offrent point de Dynastie si peu fertile en Astronomes *^). Depuis l'établissement des Tatars Mantchoux à la Chine^ l'idée d'entretenir l'émulation parmi les Astronomes chinois^ et d'autres raisons poli-

tiques ^^), ont fait admettre des JSuropéens dans le Tribunal^ et c'est la dernière révolution qu'ait éprouvé cette science chez les Chinois»

t) Solstice y du latînSolstitium^ point oîî le soleil est le plus éloigné de FËquateuc, et où il semble stalionnaire ; époque où cela a lieu. Solstice d'été, 21 Juin; Solstice d'hiver, 22 Décembre.

'1t) Il y a eu dans la suite quelques change, ments dans l'usage de ces noms de Tchong-ki et de Tzié'ki^ ce dernier ayant été employé pour marquer la première partie du Tzié,

ttt) Zodiaque^ du grec ^O^taocoç, fait de 4c30V, animal; parce que les Signes àxi Zodiaque sont tous représentés sous des noms et des figures d'animaux.

Le Zodiaque est une Bande ou Zone sphérique d'environ 18 degrés de largeur, partagée en deux parties égales par V Écliptique m)^

^) Uist. de la Chine ^ T. I. à l'an 1115 avant J. Chr.

<^ Ibidem^ T. TIII. aux années 1168 et 1199 après J. Chr.

<^<^) Nouveaux Mémoires chinois^ T. IL p. 440.

O) Écliptiqucy du grec fix>i£caf;iç, Éclipse, parce que les Eclipses n'arrivent que lorsque la Lune est dans ou près du Cercle qui porte ce nom.

Éclipse^ du grec socX^scif^tç, défaut, privation , formé de T^ixa , manquer , défaillir : Défaut ou Privation de lumière, parce que dans les Éclipses le Soleil ou la Lune paraît nous manquer.

On nomme Écluse ^ le phénomèae qui ar»

rive lorsqu'un astre disparaît, en tout ou en partie, soit qu'un autre astre nous en dérobe la vue, comme dans les Éclipses de Soleil ou à*Étoile, soit qu'il cesse réellement d'être éclairé, comme dans les Eclipses de Lune ou dans celles des Satellites de Jupiter,

Écliptique se dit de tout ce qui appartient aux Eclipses,

' Ecliptique se dit plus particulièrement d'un Cercle ou d'une Ligne sur la surface de la Sphère céleste^ que le centte du Soleil paraît décrire chaque année par son mouvement propre. Dans la réalité VEcliptique est l'Or* bite (le Chemin ou la Ligne) terrestre^ VOrhite annuelle ou le grand Orbe^ en tant qu'on la regarde comme la trace que la Terre décrit par son fflouvement annueL Elle est di-

Seçt. IX^ Russie. §. 5.

qm Imtt ce qui s'était passé antérievremont serait eus«veU dans ua éternel Oubii {Jrt. III.);

„de certaines Canailles, qui, faisant des jvpour y chasser, pillent, tuent et excitent

„Courses hors des Limites de leurs Terres »des Troubles et des Brouilleries, coniine

Depuis las Htm f) (205 ans avant J. Chr.) leur année civile par le premier jour de la

jiM4|u'à présent , les Chinois ont commencé Lune, dans le cours de laquelle le Soleil entre

et terminé par deux Cercles que les PUtnètes ^) ne passent jamais.

Le Zodiaque est divisé en douze parties appelées Signes^ et ces Signes ont les noms de douze Constellations qui y répondaient autrefois; mais le mouvement des Étoiles d'Occident en Orient, fait que les Etoiles ne répondent plus aux mêmes parties du Zodiaque. Les douze Signes ou Constellations du Zodiaque sont, le J^élier {Jries), le Taureau {Taurus)^ les Çêmeaux {Ge^ m ini)^V Ecrivisse {Cancer\ ie Lion (£«o), la Vierge {Virgo)^ la Balance (Libra)^ ie

Scorpion (Scorpio)^ le Sagittaire {S agit' iarius)^ le Capricorne {Caper^ Capricornu^^ le Verseau{,Aquarius) et les PoiS' sons iPisces), {hunier^ I. c. T. 111. p. 544. Col. 2. — Dict» de la Conversation^ T. LII. p. 479. Col. 1. — Thomas Keith, New Treatise on the Use of the Globes^ or a phi' losophical VJem of th»^ Earth and Heavins {Londres 1834. in 8<>.) Part. L Chap. \. p. 4 27. 29.)

t) La Chine, désignée en général dans les livres chinois y sous le nom de Tien-hia, Ciel inférieur, et de Tchong'Koué^ Ro-

visée en 12 Signes ou parties égales, et la Terre parcourt environ un signe par mois

(Oo appelle Noeuds, les endroits où l'Ëclip' tique est coupée par les Orbites des Planètes*

L'Écliptique est ainsi nommée, parce que toutes les Éclipses arrivent quand la Lune est dans ou proche les Noeuds, c. à. d. proche de rÉcliptique*

UÉctiptique est placée obliquement, par rapport à Viùquateur O), qu'elle coupe en deux points, c. à. d. au commencement du BéUer et de la Balance, ou dans les points équinoctiaux, époque à laquelle les jours sont égaux aux nuits par toute la terre; ainsi le Soleil est deuxjois chaque année dans V Equateur, Le reste de l'année, il est du cdté dn Nord on du côté du Sud.

L'Obliquité de VÉcliptique, ou l'Angle qu'elle fait avec V Equateur, est d'environ 23 degrés 28 minutes. Les Points de la plus grande Dédinaison (Distance) de chaque côté, s'appellent Points solsiiciaux, (Voyez pour les mots Éclipse, Écliptique, Lutùer, 1. c. T, II. p. 21. Col. 2. p. 22. Col. 1. •" 2Jict. de la Conversation^ T. XXIII. p. 48. Col. 1. p. 56. Col. 2. — Th. JCeith, 1. c. Part. L Chap. 1. p. 3. 4a — Penux Cyclopaedia, T. IX. p. 265. Col. 1. p. 484. Col. 2. — Conversations' Lexikon, T. III. p. 511. -^ Orbite, Lunier, l c. T. m. p. 24. Col. 3. — Dict. de la Conversation, T. XLI. p. 127. Col. 1. — Th. Keith, \. c. P. L Chap. I. p. 39. — Noeuds,

Lunier, 1. c. T. II. p. 581. Col. 1. — Dict. de la Conversation, T. XL. p. 211. Col. 1.

— Th. Keith, L c. Part. I. Chap. L p. 39.

— Équiuoxe, Équinoxial, Lunier, 1. c« T. II. p. 127. Col. 2. — JJict, de la Con^ versatiou, T. XXV. p. 61. Col. 2. — Th. Keith, 1. c. Part. I. Chap. I. p. 8. — Penny Cyclopaedia, T. IX. p. 492. Col. 1. — Con' versationS' Lexikon, T. I. p. 349. '7- Dé~ clinaison, Lunier, 1. c. T. I. p. 470. Col. 2.

— Dict. de la Conversation, T. XIX. p. 356, Col. 2. — Th. Keith, 1. c. Part. I. Chap. L p. 5. — Penny Cyclopaedia, T. VIII. p. 344. Col. 1. — Conversations -Lexikon, T. 111. p. 86. — Solstice, Lunier, 1. c. ï. III. p. 341. Col. 1. -> Th. Keith, 1. c. Part. L Chap. I. p. 8. — Conversations "Lexikon, T. X. p. 348./

°) Planète, du grec afXavi^ya^ç, errant,

dérivé de xTMiVq, erreur, égarement : Etoile errante.

Les Planètes sont des corps célestes qui font leur révolution autour du Ciel, et changent continucUement de positioq par rapport aux autres Etoiles, d'où leur vient le nom à*Etoilgs errantes que leur ont donné les Anciens.

Les Planètes se distinguent ordinairement en principales «t secondaires.

Planètes princ^ales sont celles qui tournent autour du Soleil; telles sont, Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Vesta (découverte

) Equateur, du latin aequator, formé à'aequo^ j'égale. Grand Cercle de la Sphère^

autour duquel se fait le mouvement diurne; il est également éloigné des deux Pôles du

1208 Liv. m. Chap. I.

que, de part et d*autre, on ne recevrait plus aucun Trm^ttg0 ou Déserteur {Art. I¥.), et

,,)ius8i pour déterminer clairement et dis- ,,tinctement des Bornes entre les deux Em^

^^pires^ de la Chine et de la' Moscovie^ et „ enfin pour établir une Paix et une Intel'

dans le Signe qui exprime notre Signe des Poissons, Les douze Lunes de Vannée ci-

vile sont distribuées en quatre Classes, qui portent le nom des quatre Saisons, La pre-

yaume du milieu, a porté successivement les noms des différentes Familles impériales qui Pont gouvernée. Celui de Chine que nous lui donnons, vient des Tatars et des Indien» qui le prononcent T h sine; et il est certain que c^est le nom que cet Empire portait vers le milieu du III e siècle avant J. Chr. , dans le teois qu*il était gouverné par la Famille de Thsin, qui trouva moyen d'en réunir les différentes parties sous sa puissance, en détruisant les Princes qui les possédaient.

Les Chinois, de même que les Phéniciens, les Egyptiens f les Babyloniens, les As^riens, et ^l autres Peuples de VOrient, ont été policés, cultivés et savants dès leur origine, et ne remontent point comme les Grecs, les Romains et les autres Peuples de PEt^ rope, à 'des siècles d'ignorance et de barbarie.

A l'égard de leur origine, il est vraisemblable qu'ils étaient une des Colonies de la dispersion qui fut occasionnée dans les plaines de Sennaar ^), par la confusion des langues.

le 29 Mars 1807, par le Dr Olhers, de Brème), Jttnon (découverte le 1 Septembre 18U4, par Hr. Harding, de Ulienthal, dans le Duché de Brème), Ceres (découverte par Mr. Piazzi, le 1 Janvier 1801, Astronome royal à Palerme, en Sicile), Pallas (découverte le 28 Mars 1802, par le Dr. Olhers), Jupiter, Saturne, Uranus (découverte à Bath, en Angleterre, par le Dr. Herschel, le 13 Mars 1781), qui est aussi appelée Herschel ou Georgium Sidus, Planètes secondaires sont celles qui tournent autour de quelque Planète principale, comme centre, de la même manière que les Planètes principales tournent autour du Soleil. Telles sont, la Utne qui tourne autour de notre Terre, et les autres Planètes qui tournent autour de Saturne et de Jupiter et i^Uranus, et que Ton appelle Satellites 9), {Keith, New Treatise, P. L Chap. L p. 38. Chap. V. p. 146 — 171. — Lwùer^ I c. T. III. p. 118. Col. 2. — Dict. de la Conversation,

T. XLIV. p. 208. Col. 1. — Penny Cyclopaedia, T. XVIII. p. 211. Col. 2. — Couvertaiions-Lexikon, T. VIII. p. 599.)

^) Sennaar, Le Royaume de Sennaar étendait autrefois sa domination sur toute la Nuhie méridionale, à TËst du Nil, |usqu*à Dongola%, et même sur le Kordofan, Depuis 1822, le Chef de ce Royaume autrefois si puissant (fondé au commencement du XVI e siècle par les Chelouh), est vassal du Vice- Roi â*Ëgypte, et ne possède plus que le tiers environ de son ancien territoire. C^est des Plaines de Sennaar que partirent, après la Confusion des Langues, les Enfants de Sem, qui allèrent chercher un Établissement aux extrémités de VOrient; ils s'arrêtèrent dans la Partie septentrionale du Pays, qu'on nomma depuis la Chine. (Genèse, Chap. XI. — Art de verger, T. IV. avant J. Chr. p. 6. — Adr, Balbi, I. c. p. 849. — Follstûndiges Handbuch, Sect. VI. T. L p. 336.)

Monde, et ses Pèles sont les mêmes que ceux du Monde, On le nomme Equateur on équinoxial, parce que, quand le Soleil est dans ce Cercle, il y a égalité entre les fours et les mâts. Quand il est tracé sur les Cartes géograplàques , on l'appelle la Ugne équi^ noxiale, ou simplement la Ligne. (Malte Brun, I. c. T. IL Chap. XXIII. p. 1. sqq. "f Lunier, l, c. T. IL p. 122. Col. 1. — Vict. de la Conversation, T. XXV. p. 52. Col. 2.

— Th. Keith, I. c. Part. 1. Chap. I. p. 3. — Pem^ Cyclopaedia, T. IX. p. 484. Col. 2.

— ConversationS'Lexikon, T. I. p. 348.) •) Satellite, du latin Satelles, Satel.

litis, Garde d'un Prince.

Un Satellite était originairement celui qui en accompagnait un autre pour sa sûreté ou pour exécuter ses commandements.

Chez les Empereurs à^OHent, c'était une Dignité ou Charge d'un Capitaine des Gardes du Corps, On a donné ensuite ce nom à des Vassaux, et enfin à ceux qui tenaient des Fiefs qu'on appelait Sergenteries, On ne le dit plus qu'en mauvaise part, pour désigner un homme qui est aux gages d'un autre. (Dict, de r Académie. — Lunier, h c. T. III. p. 286. Col. 2. — DUt, de la Conversation, T.XLVIII. p. 256. Col. 2. — Th. Keith, 1. c. Part. I. Chap. ]. p. 39. — Conversations "Lexiiott, T. IX. p. 664.)

Segt. IX. RvssiE. §.5.

fie les SujtU retp^etifs^ téjouraant dans Van et Vautr» Empire^ demeureraient «Uns le même

ifUgeace étemelU^ Nous sommes convenus, ),par un Accord mutuel, des Artldeê sui- „vants: etc. etc.**

On fit quatre Cophê de ce Traité; deux en /a/iii, traduites, \w»e en tatar {joMmitiioii^ pour la C^hine^ et Vautre en motcovite pour

■ière Lnue a le nom de Tnhing^ exprimé par va caractère qui signifie ce qui eitjutte^

ce qui est conforme à la règle établie; et on ajoute ordinairement à ce caractère celui

C«fBt Yao^ qui amena, dit- on, cette Co~ loiàe dans la Chine^ et qui fonda la Monar^ du tMttoise avec Chun^ qu*il fit son collège, et qui devint son successeur.

Les Souverains qui, depuis Chun^ ont pHaédé la Chine jusqu*à nos jours, se divisent eo XXII Dynasties ou Familles, dont la Ire est celle des Oia, qui a pour auteur y», surnommé Ta ou le Grand ^), et corn- • menée, suivant Topinion la plus probable, à Tan 2198 (et nen 2207) avant J. Cbr. Elle sobsista 441 ans, sous 17 Empereurs; la De succéda l'an 1766 avant J. Cbr. Elle perta d*abord le nom de Change ensuite celui de Yng, et dura l'espace de 656 ans, s«Qs 30 Empereurs; la lUe, dont Ôu-von^ fut le Chef, nommée Jes Chéou ou Tchéou, subsista l'espace de 855 aos, depuis l'an 1110 avant J. Cbr. jusqu'à l'an 2S5, sous 35 Empereurs; la IVe nommée des Tsin, ne subsista que 43 ans, depuis Tan 246 avant J. Cbr. jusqo'en 203, sous 4 Empereurs ^); la Te appelée des J7o/i, reconnaît pour Fonâatear Lien- Pan g °^), soldat de fortune, qui BioDta sur le trène Pan 203 avant J. Cbr., et prit le nom de Kao-Tsou, Elle sub-

sista pendant 424 ans, sous 27 Empereurs, et s*éteignit avec Lieou-Hiei, l'an 221 de l'Ère chrétienne;

la Vie des Héou-Han ou Hanm) pestérieurs, subsista 44 ans, sens 2 Empereurs, depuis 221 jusqu'en 265;

la Vile appelée des Tsin, subsista 165 ans, sous 15 Empereurs, depuis 265 jusqu*en 420;

la Vide des S on g subsista pendant 59 ans, sous 8 Empereurs, depuis 420 jusqu'en 479;

la IXe des Tsi, donna 6 Empereurs, et ne subsista que 23 ans, depuis 479 jusquVn 502;

la Xe des Lé an g, subsista Fespace de 55 ans, sous 4 Empereurs, depuis 602 jusqu'en 557 ;

la XI e des Tchin, subsista l'espace de 33 ans, sous 5 Empereurs, depuis 557 jusqu'en 590;

la XII e des^oui, donna 2 Empereurs, et ne subsista que 29 ans, depuis 590 jusqu'en 619;

la XIII e des Ton ^, subsista l'espace de 288 ans, stfus 20 Empereurs, depuis 619 jusqu'en 907;

laXIVe Ae» ffeoU'Lean g ou Lean g postérieurs, ne subsista que 16 ans et ne donna que 2 Empereurs, depuis 907 jusqu'en 923;

la XVe des Heou-Tang ou Tan g postérieurs donna 4 Empereurs et subsista 14 ans, depuis 923 jusqu'en 937 ;

°) Yu'Ta, que Chun s'était associé préférableroent à ses propres enfants, fut le prenier qui rendit la Couronne et le Sacerdoce qoi y était joint, héréditaires dans sa Famille. Depuis ce tems-là il fut défendu, sous peine ^ la vie, à tout autre que l'Empereur d'of- ^ des sacrifices.

^) Le second Empereur de cette Famille, Tché'ho.ang-ii, Successeur de Cheng- *iang~vang, fit élever cette fameuse muraille de briques, longue d'environ 500 lieues, qui sépare la Chine de tous les Peuples, qui reorirennent. (Du Halde, I. c. T. IV. Tahle deeMatières, — Denktvûrdigkeiten ûher aie Mongole* von dem Mônch Uyahinth (Bitêchourin), aus dem Bufsîschen ûber" Mzt von Karl Friedr. von der Borg (Berlin 1892. in 80. T. I-UI. en un Volttflie)T.l. p. 35-42.)

*^°) C'est sous son règne qu'on inventa le papier (de soie), l'encre et les pinceaux qui tiennent lieu de plumes à la Chine.

m) La Chine alors se trouva divisée en trois Empires, qui subsistèrent en même tems ; celui de Héou-Han, celui des Ouei, et celui des Ou; et c'est ce que les Chinois appellent5oo-£'ou^, ou les trois Royaumes, La Dynastie des Héou-Han, qui étaient une branche des Han, posséda les seules Pro. vinces de Pa et de Cho, et ne subsista que 43 ans, ayant fini l'an 265; celle des Ouei domina 45 ans, dans la Partie septentrionale de la Chine; celle des Ou posséda, pendant 59 ans, la Partie méridionale de la Chine, et établit sa Cour à Tchang-son, puis à Nan-hing, Ces trois Puissances furent abattues par les Tsin', qui réunirent tout l'Empire sous leur obéissance, et fondèrent la Dynastie de leur' nom, eu 265.

Liv. ni. CflAP. I.

état eu ils se trouvaient au moment de la Stgnuiw du Ttaiti {drt. T.); par tJrU\\, U

la RttsnU. Les deux Exemplaire» latins Nations» Les ambassadeurs respectifs ayant seulement furent scellés des Sceaux des deux la Main posée sur leur Exemplaire , |urèrent

du Printems: Au Priniems Lune Tching^ et au Piintems seconde ou troisième hune» Pour les trois autres portions, au nom de la Saison, on ajoute quelquefois, du moins dans les anciens livres, le lieu de cette Lune dans la Saison première, seconde ou dernière de VÉté, Par exemple, quelquefeis on désigne cette Lune par le lieu qu*elle occupe dads 'Vannée civile; en Eté, quatrième Lune; en Automne, septième Lune; neuvième en Ui" ver, dixième hune, etc.

Le détail des anciens Calendriers est très peu connu. On ignore quel était l'ordre des Intercalations par rapport aux années, et comment on dist.ibuait les mois de 30 et de 29 jours, ou les Luues grandes et petites, comme les nomment les Chinois, Sous les jRfan, on se servait d'un Cycles) de 19 ans, dans lequel on intercalait la 3e, la 6e, la Se, la lie, la 14e, la 17e et la 19e années; mais on n*a point de preuves que cet usage ait été suivi dans les tems plus anciens; on n'en a pas non plus du contraire.

Les Chinois ont eu de très bonne heur<», outre la distinction des Tchong-ki^ ou Sigues dans Vannée astronomique^ et des Lunes dans Vannée civile, une méthode singulière pour déterminer les jours et pour en marquer le quantième. • Dans leur Calendrier^ les jours sont distribués par soixantaines, c*est à dire par des Cycles de soixante, de même que les nôtres le sont par Semaines tt) ou Cycles à% sept jours: quelques changements et quelques reformations qui aient été faits à ce Calendrier, soit pour les Intercalations, soit pour la quantité des Lunes, soit pour le lieu de la Lune Tching dans Vannée astrono^ mique, ou n'a jamais louché à l*ordre des jours. Ces jours ont eu, dans le Cycle de 60, l'ordre qu'ils auraient eu, s'il n'y avait point eu de changement, à peu près comme il est arrivé dans notre Calendrier, lors do la réformation grégorienne Ui): le quantième du jour dans le mois fut changé sans que l'on touchât à son quantième dans le Cycle hebdomadaire °)^ c'est à dire que le jour.

la XYle des Héou-Tsin on Tsin postérieurs, ne subsista que 10 ans, sous deux Empereurs, depuis 937 jusqu'en 947; la XVlle des Héou-Han ou H an postérieurs, ne subsista que 4 ans seulement, sous 2 Empereurs, depuis 947 jusqu'-en 951 ; la XYIlle des Héou-Tchéou ou Tchéou postérieurs dura 9 ans, sous 3 Empereurs, depuis 951 jusqu'en 960; la XIX e des Son g, donna 17 Empereurs, et

dura 319 ans, depuis 960 jusqu'en 1279; la XXe des Yuen ou Mongous, qui dura 89 ans. sous 8 Empereurs, depuis 1279 jusqu'en 1368; la XXI e appelée les M in g, qui subsista l'espace de 276 ans, sous 17 Empereurs, depuis 1368 jusqu*«n 1644; la XXI le celle des Ta-tsing (la très pure) on JUantchoue'a fourni jusqu'à présent 6 Empereurs:

1^ Le fondateur, Yong-Tschin, fit la conquête de la Chine, en 1644; il mourut en 1661.

2^^ Kang'hi, mort en 1722.

dP Yong'Tsching, mort en 1735.

4^ Xi an -/oisjr, qui résigna le 9 Février 1796. ho Kia-King, mort le 2 Septembre 1820.

(fi Xao-IÇouaug (en mantchou Doroi-

Eldengghi, qui signifie, la Splendeur de la Raison), second fils de Kia-King, né en 1784, succéda à son père, le 2 Septembre 1820.

{.Histoire générale de la Chine, T. I — XL

— Art de vérifier, T. IV. avant J. Chr. p. 3. sqq. T. VIII. depuis J. Chr. p. 374

— 499. — Klûber, Genealogisches StctatS' Uandbuch, Fr4incforti939. LXyiLJahrgang, p. 367. — Genealogisch-historischstatistischer Almanach (XV e année 1839.) Weimar 1839.

t) Voyez T. L du Manuel, Appendice^ No. VllL p. XXXIX. Col. 1. note t.

ft) Les Chinois ont aussi un Cycle de sept jours, suivant l'ordre des sept Planètes, le même absohiment que notre Semaine, mais qui ne paratt pas aussi ancien que le Cycle de soixante jours.

ttt) Voyez plus haut T. II. du Manuel, Liv. 11. Chap. L Sect. III. Art. V. Espagne, L Aragon. M. p. 297. Col. 1. continuation de la note t. de la p. 295. Col. 1.

®) Hebdomadaire, du grec s^ôo/juxç, semaine, d'eat/a, sept: Chose qui se renouvelle chaque semaine; ouvrage, feuille hebdomadaire.

Segt. IX. Russie. §. 5.

kk statué i|Qe toutes sortes de Personaas, de quelque Condition qu'ettts pussent être, pour»

au non de leur Maître, d'observer fidèlement le Traité, et prirent Dieu à témoin de la sin-

cérité de leurs intentions. Comme les Cornmùsaires chinou avaient ordre de jurer la

^w\ sans la réformation, eût été le S Octobre 1582, fut compté pour le 15 e de ce mois, mais ce jour demeura le 6e du Cycle^ ou le Vendredi^ comme il l'aurait été sans la réfornalioii.

Nos Chronologistes ont éprouvé, en bien des occasions, de quel secours était pour eux, dans la vérification des dates, le quanlicrae do mois joint au quantième du Cycle hebdomadaire i par-là ils ont démontré qu'un événement marqué, p. e. à un iMndi^ 6 Janvier, ■e pouvait être arrivé dans telle année, et qu'il fallait le rapporter à une autre année. La méthode cliînotse a le même usage dans la Chronologie ; on désigne la date d'un événement, en joignant au quantième du Cycle le nom de la Lune dans laquelle s'est trouvé ce jour, et quelquefois même le quantième de la Lune ; on y joint le nom du Prince qui régnait alors, et ordinairement on marque l'année de son règne. En voici un exemple pris du Chi'King ou Ijvre des Cantiques, Sous le règne de Yéou- vang^ Empereur de Tchéou^ le premier de la dixième Lune, au jour Si-mao^ vingt -huitième du Cycle ^ il y eut une éclipse de soleil; la Chronique de TsoU'chou marque la sixième année de Yéouvaugy laquelle est, par son calcul, de même que par celui de Sse-ma-tsien^ l'an 776 avant Jés. Chr 11 faut examiner, par le calcul, si le premier jour de cette dixième Lune, ou de celle du signe de Lihra ou Tchong-Ki de FEquinoze d'automne, fut 1° le vingt-huitième d'un Cycle; 2P le jour d'une Syzigie t) écliptique. On trouve par le calcul, 1^ que le 6 Septembre de cette année, fut le vingthuitième d'un Cycle; 7P que le soleil étant an cinquième degré de Virgo ou du neuvième Tchong'ki^ il y eut ce mémo jour une Syzigie écliptiqne. Cette dixième Lune dure 30 jours : ainsi, ayant commencé au cinquième

degré de Virgo ^ elle finit au cinquième degré de làbra^ et elle contient l'entrée du soleil dans le dixième Tchpfig-ki^ ou dans celui de l'Équinoxe d'automne.

On voit par-là que ce Cycle de 60 est d'un grand usage pour vérifier les époques dans la Chronologie chinoise, 11 est vrai que dans les dates oiî le quantième de la Lune n'est pas déterminé, il peut y avoir une incertitude de quelques années. Supposons, p. e., que Ton marque un événement dans la première Lune, au premier jour du Cycle^ sous le règne d'un Empereur, mais sans spécifier ni le quantième de son règne, ni celui de la Lune; supposons encore que le calcul nous donne pour une des années de ce règne, le quantième marqué du Cycle au vingt-neuvième de la Lune; alors il arrivera que pendant quelques-unes des annéfts suivantes, le même jour du Cycle pourra se trou^'er encore dans la même Lune : mais 1^ cela n'ira qu'à quelques anuées; 2° il n'y a guères d'époques dans lesquelles l'année du règne ne soit pas marquée ; 3^ la durée du total des règnes étant connue, il arrive rarement que toutes les années auxquelles le calcul peut convenir, se trouvent renfermées dans le même règne; 4^ enfin, si on n'avait qu'une seule de ces dates, on pourrait peut- être attribuer au hasard le rapport donné par le calcul; mais comme on en a plusieurs, et qu'il s'en trouve parmi elles qui sont peu éloignées les unes des autres, si l'on aperçoit dans toutes le même rapport, alors il n'est plus possible de l'attribuer au hasard.

Le Cycle chinois de 60 a un autre avantage, qu'il est bon de remarquer. Chaque année solaire ayant seulement cinq des «oj. xahte notes du Cycle des jours qui reviennent sept fois, et les cinquante- cinq autres ne revenant que six fois, cette méthode l'em-

Hehdomadier ou Hehdomanîer^ titre claustral. Chanoine qni est de semaine pour Officier.

Behdomade^ Bénéfice d'un Hebdomadier ; Semaine. {1)ici. de V Académie. — Lunier^ L c. T. 11. p. 330. CoL 1.)

t) Syxigie, du grec aiy^Myla» conjonction, formé de <rùi/, ensemble, et de ^ixt^ vxjfUf joindre: joindre ensemble.

Ce Terme sert à indiquer la Conjonction et VOpposiiion d'une Planète avec le Soleil; il s'emploie surtout en parlant de la Lune, Les Eclipses n'arrivent que dans les Syùgies. (Dict, de PAcadémi*, — Xoinier^ l c. T. lU. p. 406. Col. 2. — Dict. de la Conversation^ T. L. p. 261. Col. 1. — Th, Keith, 1. c. £tymological Tahle^ p. 363.)

Lit. m. Châp. L

raient aller et venir réciproquement^ aoBc toute Espèce de lÀberié-^ des Terres sujètes à

Paix par le Dieu des Chrétiens^ dans la penftée que rien ne pouvait avoir plus de force

sur les MoscoviteSy pour leur faire obser\'er inviolâbleraent le Traité^ ils composèrent une

porte de beaucoup sur la nôtre, dans laquelle le même jour de la semaine revient jusqu*à 52 ou même 53 fois dans une seule année; ainsi le même jour de Vannée julienne revient en général au même jour de notre semaine toutes les septièmes années, au lieu que ce n^est qu'à la 81e année que ce jour revient au même quantième du Cycle chinois de GO, parce que le plus petit des nombres divisibles par 60 que peuvent donner ces années, c'est celui de 29,220 jours, ou de 80 ans juliens» C'est déjà beaucoup, comme l'on voit; car le lems de l'événement dont on examine la date, étant rarement sujet à une incertitude de 80 ans, on sait certainement à laquelle de ces 80 années on doit le rapporter.

Mais il y a plus; les années civiles^ employées dans rUistoire pour la Chronologie, sont des années lunaires^ rédurtibles à des Périodes de 27,759 jours, ou 76 ans, supposées ramener les Syzigies au même jour de l'an* née solaire. Cette Période, qu'on nomme Pou, contient 39 jours au-delà des Cycles^ et il faut 20 de ces Périodes, ou 1520 ans, pour ramener les mêmes jours des T.unaisons t) au

même jour du Cycle et de Vannée astronomique tt).

Le Cycle de 60 a encore deux usages dans le Calendrier chinois. Le premier est de dater les années; p. e. l'année 1783 est la âOe d'un Cycle ^ l'année 1784 -est la 41e, et l'an 1804 la première du Cycle suivant: on marque à la léte du Calendrier de chaque année son quantième dans le Cycle ^ et cet ordre n'est jamais ni interrompu ni dérangé.

Le second usage du Cycle de 60 est celui que l'on en fait pour désigner les Lunes de Vannée civile: cet usage est du tems des Han au plutôt, et les Lunes intercalaires n'étant jamais comptées, mais seulement les Lunes ordinaires^ ce Cycle se renouvelle tous les cinq ans, qui contiennent cinq fois douze ou soixante Lunes régulières» Ainsi la première Lune de l'année 1783 ayant été la 51 e d'un Cycle, les premières Lunes de toutes les sixièmes années, soit. en remontant, comme 1778, 1773, etc., soit en descendant, comme 1788, 1793, etc., seront aussi les 51 es d'un Cycle.

Mr. Freret ttt) {Mémoires de V/icadémie

t) Lunaison^ an latin lunatio; Intervalle de tems qu'il y a entre deux nouvelles Lunes qui se suivent immédiatement- iJJici» deP Académie, — Lunier^ I. c. T. II. p. 471, Col. 1. — Dict. de la Conversation^ T. XXXYL p. 70. Col. 2.)

tt) Ce calcul repose sur les fausses hypothèses des Astronomes chinois; car ces 1520 ans contiennent N 11 jours 18 heures au-delà des révolutions solaires vraies, et 4 jours 21 heures au-delà des mois synodiques ^) vrais: et pour trouver une Période astronomique qui donnât le retour de tous ces mêmes caractères chronologiques, il faudrait lui donner une quantité de plusieurs milliers d'années.

ttt) Nicolas Fréret, Pensionnaire et Secrétaire perpétuel de rAcadémie des Belles- Lettres, naquit à Paris, le 15 Février 1688,

et mourut dans la même ville, le 8 Mars 1749. Il se voua particulièrement à l'étude de l'Histoire, de l'Antiquité, de la Chronologie et de la Géographie; les monuments de sa plume savante et féconde seront à jamais l'honneur et le modèle de l'érudition /ran^a/^f; il posséda le génie de la science, au plus haut degré peut-être où il soit donné à l'intelligence humaine d'atteindre. 11 est incontestablement le premier dans un genre oii la France produisit une foule d'hommes supérieurs. Ses ouvrages sont tous dissémines dans le vaste Recueil de V Académie des JB elles -tiCttres, à l'exception de la Défense de la Chronologie, qui fut imprimée séparément, Paris 1758. in 4°^, et de quelques Dissertations qui parurent sans le nom de leur «uteur. Ses Oeuvres complètes ont été recueillies et pu-

°) Synodique, du grec (Tljvodoç, fait de cmVsavec, ensemble, etd'o6oç, voie, chemin.

On donne ce nom aux Révolutions des Pla^ ne tes, considérées relativement à leur Conjonction au Soleil y que l'oa appelait autrefois Synode ; de sorte que le tems qui s'écoule entre une Conjonction moyenne et la sui-

vante, s'appelle Révolution synodique.

Mois synodique, c'est la Révolution synodique de la Lune, ou l'intervalle entre les deux Conjonctions successives de la iMne au Soleil. (Lunier, I. c. T. III. p. 402. Col. 2. — Comparez plus haut T. I. du Memïfel, Appendice, No. VIU. p. LVI. Col. 1. note *.)

Sect. DL Russie. §. 5. 1213

Fn des dtux Empires^ dans celles de l'ovlrf, pourvu qu'elles eussent des PatenU» {Ptuig»

Formule de serment; ils araient intentîen de Hre rette Foraule a genoax, devant une Image

èa Dîeu des Chrétiens, et d'adorer rimag^ en se prosternant |usqu*à terre, suivant leur

des Inscriptions et Belles-Lettres^ T. XYltl. p. 178. s^'^. ) soutient, d'après Tupinion com-

mune et ancienne des Chinois, suivie du teas mémo de Cot^fucius t), ou du moins avant la

bliées par Septchênes, en 20 Vol. in 12^. Paris 1796. Mais cette édition, si fastueusement intitulée, est extrêmement défectueuse et incomplète. Les Ouvrages philosophiques de Frérei, publiés en 4 Vol. in S^., par le libraire Bastien de Paris ^ ne sont point de l'écrivain dont ils portent le nom. Le Mémoire sur V Origine des Grecs n'a vu le jour, pour la première fois, que dans le T. XL VIL des Mémoires de Pjieadémie des Belles- Lettres, publiés en 1806, par VInstitut de France, Le lecteur, curieux de nonnaitre les Manuscrits de Fréret, pourra- consulter la Notice détaillée qu'en a donnée Sainte^Croix dans le Magasin encyclopédique (Deuxième année. T. V. p. 328. sqq. (Biographie unîverselle, T. XVI. p. 28. CoL 1.)

t) Confuehis, dont le véritable nom est Koung-Tsée ou Kong-Fou-Tsée, naquit l'an 551 avant J. Cbr., dans la Principauté de Lou (aujourd'hui Province de Chan-Tong), de la plus ancienne et la plus illustre famille de la Chine, qui, selon tous les Historiens, remonte jusqu'à Hoang-Ti, regardé comme le premier Législateur de l'Empire chinois: elle avait donné des Ministres, des Princes, des Empereurs, dont l'un fut le célèbre fondateur de la Dynastie des Chang, l'an 1766 avant J. Chr. Cette Maison de Koung, reconnue par l'État, subsiste encore avec gloire à la Chine, et comptait, en 1784, soixanteonze générations depuis Confucius: généalogie unique dans le monde, puisqu'elle embrasse plus de quarante siècles ^). Mais ce qui rehausse le plus la gloire de cette Familley c'est d'avoir donné le jour à celui que la Chine place avec orgueil au premier rang de ses grands hommes, — elle l'appelle le Saint-Maître,, le Sage par excellence, — et que les Nations les plus éclairées s'accordent à regarder comme un des phis grands Philosophes qui aient paru dans le monde. 11 s'adonna de très bonne heure à la connaissance des Lois et des Usages en vigueur dans les tems les plus reculés de l'Empire chinois. Son érudition et la gravité précoce de son

caractère lui firent confier à Page de dix-sept ans un petit Mandarinat, qui lui donnait inspection sur la vente des grains et des autres denrées nécessaires à la consommation d'une grande ville; il obtint tant de succès dans l'exercice de cette charge qu'il fut bientôt élevé à une fonction beaucoup plus importante^ qui lui attribuait la surveillance générale sur les campagnes et sur l'agriculture. II avait déjà apporté de grandes améliorations dans cette partie essentielle de l'Economie publique, et faisait le bonheur de ses administrés, auxquels il savait inspirer ses vertus, en même tems qu'il augmentait leur bien-être, lorsque la mort de sa mère vint l'enlever à ses travaux, avant qu'il fût entré dans sa vingt-cinquième année. D'après les anciennes Lois de la Chine, alors presque tombées en désuétude, à la mort du père ou de la mère, tout emploi public était interdit aux enfants. Confucius, qui avait pour système que toutes les vertus sociales et politiques ont pour fondement le respect des anciens Usages, voulut joindre l'exemple au précepte, en se montrant rigide observateur des vieilles coutumes, et, après avoir fait célébrer les obsèques de sa mère, en se conformant aux cérémonies funèbres usitées dans les premiers tems de VlMpire, il se renferma dans sa demeure et y passa trois ans dans la solitude et la mé» ditation. Ces trois années de retraite décidèrent de sa glorieuse destinée. Livré pendant tout ce tems à une étude continuelle, il réfléchit profondément sur les principes éternels de la morale, sur leurs applications diverses et sur les moyens de rendre les homme^ meilleurs, seul but que doive se proposer la Philosophie* il résolut donc, non pas de s'isoler de la société pour se livrer exclusivement à une vie contemplative, écueil ou ont échoué les génies les plus élevés et les plus amis du bien, mais de rester au milieu des hommes en sacrifiant son repos et sa fortune^ et en consacrant sa vie à leur instruction.

La Dynastie des Tchéou, qui occupait alors le trône impérial, penchait vers sa décadence;

^) Plaih , 1. 0. T. ]. p. 293. note 2. — Mémoires concernant la Chine T. XII. Table

généalogique de la Famille de ConfusiuSy à la suite de sa Biographie par Amiot,

Liv. III. Cbâp. L

porU ou CertîfieaU), canstatant qu'elles vieunent avec Pefrmissien, et il lenr serait permis

usajçe. Ils s'étaient encore proposé de brûler et scellée du Sceau des Troupes de VEmpe" ensuite cette Formule , signée de leur Main rtur ; mais les Moscovites craignant qu'il n*y

destruction des anciens livres, 1^ que TEm- glé la forme de l'année; 2° qu'il avait établi pereur Hoang»ii\) avait, la premier, ré- l'usage du Kîa-tzé ou Cycle de 60 jours.

les Princti iribulaires^ qui se trouvaient les maîtres d^one grande partie du sol chinois, à£Fectaient l'Indépendance, et le droit d'introduire dans leurs Etats respectifs des formes particulières de Gouvernement. Le faste et la licence régnaient dans leurs Cours; leurs guerres étaient continuelles. Ces désordres ayant influé sur les* Peuples , ils s'étaient insensiblement relàcbés des antiques maximes. Con/ucius entreprit de faire revivre parmi ses Concitoyens l'attachement et le respect pour les Rites et les Usages anciens, à la pratique desquels se rattachaient, selon lui, toutes les vertus sociales et politiques. Non content d'expliquer à ses compatriotes de tous les ordres, les préceptes invariables de la morale, il se proposa de fonder une Ecole^ de former des Disciples qui pussent l'aider à répandre 5a Doctrine dans toutes les parties d# V Empire, et qui en continuassent l'enseignement après sa mort. Il eut aussi à ceeur de consigner sa Doctrine dans une suite d'ouvrages également destinés à reproduire les maximes de la vertueuse antiquité, dont il ne prétendait être que le Commentateur et l'Interprète. Toutes les parties de ce plan ont été exécutées par le Philosophe chinois. La mission noble et sublime à laquelle il s'était dévoué, sema sa vie de dégoûts et d'amertume ; il fut en butte à la contradiction; accueilli dans quelques Cours, il se vit dédaigné et presque un objet de risée dans plusieurs autres. A la fin de sa carrière, épuisé par les travaux d'un long et pém'ble enseignement, il regrettait encore que sa Doctrine n'eût recueilli que de stériles applaudissements; il était loin de prévoir l'immense succès qu'elle devait obtenir après lui, et l'influence durable quelle aurait

un jour sur sa Nation. Aucun Philosopha, aucun Sage de l'Antiquité n'a eu, en effet, la brillante destinée de Con/ucius, et n'a recueilli autant d'honneurs posthumes; jamais la Doctrine d'aucun d'eux n'a eu, comme la sienne, la gloire de s'associer à la Législation d'un grand Peuple; celle du Philospphe chi^ nois continue, depuis plus de deux mille ans, à régir l'Empire le plus vaste et le plus peuplé de l'Univers. — Au sortir de sa retraite, Con^ fucius s'occupa aiissitdt de l'exécution du plïni qu'il avait formé. Nous ne le suivrons pas dans tous les détails de sa vie active et publique, nous en indiquerons seulement les principaux faits. Après plus d'une année de séjour dans le Koyaume de Jfi, oiî il avait été accueilli avec la plus grande distinction, mais où il désespéra d^ faire adopter ses idées de réforme, il se rendit, accompagné de quelques-uns de ses Disciples, à la ville capitale, résidence des Empereurs de Tehéou, pour y observer les formes du Gouvernement et l'état des moeurs publiques. Il obtint la permission de fouiller dans les Annales de V Empire, et d'extraire un grand nombre de faits et d'observations dont il crut avoir besoin pour les ouvrages qu'il méditait. 11 revint ensuite dans le Koyaume de Lou, sa patrie, où il se fixa pendant dix ans. N'ayant pu vaincre l'indifférence du Roi pour ses idées d'améliorati«n et de progrès, Con/ucius se borna à la vie privée, et profita de son loisir pour propager ses Doctrines et éclairer ses Concitoyens. Sa maison devint un Lycée °), toujours ou-

t) L'an 2698 avant J. Chr. {Art de vérifier, T. IV. avant J. Chr. p. 8.)

O) Lycée, du grec >/uxs60VS lieu près A* Athènes, orné de portiques et de jardins, •ù Aristotem) enseignait la Philosophie: il fut construit tout auprès d'un Temple consa-

cré à Apollon, nommé Lycoetone, d'où lui a été appliqué le oem de lycée.

Ce mot s'est dit par extension de tout lieu où s'assemblent des gens de lettres ; mais dans

•) Aristote, Philosophe, naquit à Stagire, Ville de la Macédoine, la première année de la 99e Olympiad* (384 avant J. Chr.). H mourut l'an 322 avant J. Chr. {Biogr, uni^ verselU, T. II, p. 456. Col. 1. — Dicf. de

la Conversation, T. III. p. 77. Col. 1. — Penny Cyclopaedia, T. II. p. 333. Col. 1. — ConversationS'Lexikon , T. I. p. 395. — Ersch und Gruber, 1. c. T. Y. p. 273. Col. 1.)

Sect. IX. Russie. §. 5.

de vendre et à*aeketer tout ce qu'ils jugeraient à propos, et de faire un Commerce réciproque.

eût de la Superstition dans cette Cérémonie, ou ne voulant pas s'astreindre à des pratiques

étrangères, décidèrent que chacun jurerait â sa manière: cependant, les Chinois renon-

qui servait, dans Tusage civil et populaire, à distinguer les jours de la même manière que

les semaines y servent parmi nous; 3^ que le jotir duquel on avait commencé à compter

vert à tous ceux qui cherchaient à s'instruire. La manière d'enseigner de ce Philosophe u*était nullement celle quVmployaient alors les autres maîtres dans les Ecoles et les Gynt' nas£S°)^ où le tems de chaque exercice et les matières des leçons étaient toujours fixes et déterminés. Les Disciples se rendaient che'z lui lorsqu'ils le. jugeaient à propos, et ils se retiraient de même. 11 dépendait d'eux de déterminer le sujet des leçons, en demandant des éclaircissements sur tel ou tel point de morale, de politique, d'histoire ou de littérature. Con/ucius a compté plus de trois mille Disciples^ mais il ne faut pas croire que ce nombre formât une masse d'auditeurs, toute composée de jeunes gens, réunis habituellement autour du Naître pour se former sous sa discipline. Ces Discfples^ qui avaient regu en différents tems les legons du Philosophe de Lou, étaient la plupart des hommes d'un âge mûr, déjà engagés dans la carrière des emplois, et vivant au sein de leurs familles, des Lettrés, des Mandarins, des Gouverneurs des Villes, des OfGciers militaires, les uns et les autres répandus dans tous les États tributaires qui partageaient la Chine. Tendrement attachés à leur Maître^ ils s'en rapprociiaieut avec empressement toutes les fois que leurs voyages, ou ceux mêmes de Con/ucius, leur en fournissaient l'occasion. Us s'honoraient de professer sa Doctrine, et en étaient les zélés propagateurs dans les lieux où ils résidaient. Observons néanmoins, que parmi ses Disciples, un petit nombre, plus passionnés pour rétude de la Philosophie, s'étaient plus particulièrement attachés à la personne de l^ur Maître; ils vivaient avec lui, l'entouraient sans cesse, et le suivaient presque partout. Confucius jouissait depuis plusieurs an-

nées du repos et des douceurs de la vie privée, lorsque le Souverain de Lou vint à mourir. Le nouveau Roi ne partagea point l'indifférence de son prédécesseur pour le Philosophe; il s'empressa de l'appeler à la Cour, et après lui avoir conféré successivement les fonctions .les plus importantes, il le uomnia enfin son Premier- Ministre* Ce fut alors que Cor\fucius fit éclater la sagesse de ses théories par l'heureuse application qu'il lui fut permis de leur donner. L'activité, le courage, le désintéresi^ement qu'il montra dans l'exercice de sa charge, opérèrent une véritable révolution dans sa patrie. Il réforma l'administration de la justice, régla la perception des impôts, augmenta considérablement le produit des terres par les améliorations qu'il apporta à l'agriculture, et s'appliqua surtout à corriger les moeurs par Pautorité de ses maximes et de ses exemples. Protecteur courageux des intérêts du Peuple, il punît sévèrement les abus de pouvoir, et ne craignît pas de s'attirer la haine des Grands en faisant décapiter en sa présence un des hommes les plus puissants de la Cour, qui s'était couvert de crimes, et qui devait à son crédit l'impunité dont il avait joui jusqu'alors. Les immenses avantages que Confucius avait procuré à son pays excitèrent la jalousie d'un Prince voisin; le Philosophe finit par être victime de ses puissantes intrigues, et fut con> traint de s'éloigner de son ingrate patrie. 11 occupa le tems de son exil, qui dura onze ans, à des voyages dans les différents États de la Chine, mais sans jamais en franchir les limites, comme on l'a supposé sans fondement. Quelquefois recherché et applaudi, il fut plus souvent en butte à la persécution ; plus d'une fois il faillit perdre la Vie. 11 éprouva les

l'organisation actuelle de l'instruction publique il est particulièrement consacré à désigner ce qu'on entendait autrefois par Collège. (Dici, de V Académie, — hunier, l.c. T. II. p. 473. Col. 2. — Dici, de la Conversation,1,XXXVÎ, p. 109. Col. 1. — • Conversations -Lexikon, T. VI. p. 783.)

^) Gymnase, du grec yu/LvaCtov, formé de ffu^voÇy nu; parée qu'on était nu on

presque nu, pour se livrer aux exercices du Gymnase, lieu oiî les Grecs s'exerçaient aux exercices du corps.

Gymnastique, l'Art d'exercer le corps pour le fortifier. {Dict, de F Académie. *^ Lunier, 1. c. T. IL p. 320. Col. 1. — Dict. de la Conversation, T. XXXI. p. 256. CoL 1. — Penny Cyclopaedia, T. XI. p. 508. Col. 1. — Conversatioas-Lexihon, T. IV. p. 1034.)

Lit. III. Chap. I.

On tomba d^accord que les Grands Amhatmdeurs des deux Cours se donneraient ré-

GÎpro-

cèrent à leur Formule ^ et firent le même mpotentîcùre moscovite remît aux Envoyés Serment que les Busses; après quoi le Plé- de ]3[ Chine, les deux Exemplaires dn Traité j

le premier des Cycles, avait été celui d*un Solstice d'hiver; 4*^ qu'au commencement de

ce premier jour des Cycles, c. à. d. â Thenre de minuit, le soleil et la lune avaient été ré-

dernières extrémités de la misère, endura la faim , manqua d^asyle ; il se comparait à un chien, qu'on a chassé du logis. ,)J'ai, disaitil, „Ia fidélité de cet animal, et je suis traité „ comme lui. Mais que m'importe l'ingratitude „des hommes? Elle ne m'empêchera pas de „ leur faire tout le bien qui dépendra de moi. „Si mes leçons restent infructueuses, j'aurai „du moins la consolation intérieure d'avoir „ fidèlement rempli ma tâche.** Rentré enfin dans sa patrie, il y vécut en homme privé, et passa les dernières années de sa vie à la révision de ses ouvrages, qu'il eut le bonheur de voir terminés avant la maladie, dont les suites l'enlevèrent à la 73 e année de son âge, 479 ans avant notre Ère* Confucius- avait essuyé des chagrins amers dans sa vieillesse. 11* avait perdu son épouse, et, peu d'années après, son fils unique Jtbun^-£^, qui ne laissa que 1p jeune Tsée-Szé, seul rejeton par lequel fut continuée la postérité du /^^i/o^o/^/ie. La mort de plusieurs de ses Disciples les plus chers avait encore ajouté à l'amertume de ces pertes. — On est redevable à Confucius d'avoir mis en ordre les principaux Ouvrages historiques et politiques des Chi^ nois, et d'y avoir porté la lumière. Il s'occupa toute sa vie à la Révision des Six King ou Livres sacrés, où se trouvent rassemblés les plus anciens monuments écrits des Chinois, Il composa aussi le Ché-King, le Tchun-Tsieou, qui contient une partie des annales du Royaume de Lou, et le Ch o u- King, dans lequel il a consigné les maximes fondamentales de la Morale politique, et présenté la vie et les discours des Empereurs, des Ministres et des Sages de la haute Antiquité, qu'il a jugés digues d'être présentés comme modèles. On a de lui un- Dialogue sur la Piété filiale, intitulé le Hiao-King, qu'il composa pour rendre un hommage par* ticulier à cette vertu, dont il se montra toujours le plus zélé et le plus éloquent apôtre. — Mais les deux Ouvrages qui présentent l'ensemble le plus complet de la Morale et de la Politique du Philosophe chinois, sont le Ta-ffio (la grande Science) et le Tchong- Y on g (le Juste -Milieu), qui ont été attribués aussi à deux de ses Disciples, qu'on

suppose les avoir rédigés d'après les enseignements de leur Maître. On y joint encore te Lun-Yu ou Livre des Sentences, compilation en 20 chapitres des ' Maximes de Confucius, mais dont plusieurs semblent s'écarter de sa Doctrine et de ses Principes» — Confucius ne fut pas seulement un profond Phl~ losophe, il fut aussi un grand Ecrivain» La concision et l'énergie de son style, qu'il est impossible de rendre dans aucune Traduction, font encore aujourd'hui l'admiration des Chinois, 11 n'a eu jusqu'à présent que des imitateurs qui n'ont pu, dans leurs meilleurs Ouvrages, égaler le mérite des endroits les plus ordinaires du Chou-King ou du Tchun^ Tsieou, — 11 n'est pas vrai, comme l'ont pensé quelques Ecrivains, que Confucius ait imposé une Législation à la Chine,- eX ait changé la Religion de ce pays. II n*a jamais eu l'autorité nécessaire pour publier des Loîs^ et tous ses efforts au contraire eurent pour but de ramener aux anciens Usages, et de faire revivre V esprit' ei les vertus des tems antiques. Mais il est vrai aussi de dire qu'il donna une telle impulsion aux iàkes philosophiques, qu'il changea la face de la société et amena une véritable révolution dans tes moeurs par l'autorité de s^s exemples, et surtout par l'immense influence de sa Doctrine, Ce qui caractérise Confucius, c'est la modestie dont il fit preuve toute sa vie, et l'entière abnégation qu'il fit de lui-même, malgré la conscience qu'il avait de son mérite supérieur, et de l'importante mission qu'il avait et qu'il disait lui-même avoir à remplir. 11 eût pu facilement passer pour un Prophète inspiré che2 des Peuples moins ignorants et moins superstitieux que les Chinois, Il n'entra jamais dans sa pensée de jouer un tel rôle. Simple et ennemi de l'ostentation, il se borna à cultiver et à professer la morale ; il ne voulait pas même qu'on lui attribuât sa Doctrine^ et il repétait >sans cesse que ses Maximes n'étaient autres que celles des Sages de la vertueuse Antiquité, qu'il s'était proposés pour modèles. Sa morale n'a rien d'outré, elle est toujours simple, naturelle, conforme à la nature de Thomme, et prouve le tact exquis avec lequel sa raison supérieure lui (aisait éviter

Sect. IX. Russie. §. 5.

cijmqMBMit chacun deux Exemplaires dudlt Traité^ scellé de leur Sceau, et enfin, que ce

et Kçat d'eux les. sîens en laiin et en moscotlu. Ils s'embrassèrent au son des instr»-

ments de musique dont ils éiaient accompagnés. Le Russe fit servir une CeUatiou, <pii

lit aa signe de Capery, au point du Solstice, et que ce moment avait été celui d'une Syxigie; 5° que vers Tan 400 avant J. Chr., on cMptait plusieurs mille ans depuis ce Selstice; c. à. d. qn*il y avait au moins 2000 ans. Ces trais derniers points sont dans l'Ouvrage ittttng.Tzé t), qui vivait plus de 300 ans avant J. Chr. Finalement, Mr. Frtret place le commencement du premier Cycle et celui dn règne de l'Empereur Hoang-ti à Tan 2^ avaat J. Chr. ; il ajouta ensuite, qu'ayant

calculé pour toutes les années voisines du tems auquel a pu régner Hoang-ti^ afin de découvrir n^ dans quelqu'iine de ces années, le Solstice et la Syzigie ont pu se trouver réunis vers l'heure d'un jour iSTio-Z^f commençant, il n*a trouvé que la seule année 2450 avant J. Chr., qui donnât cette réunion. Celte année 2450 était la sixième du règne de JSf oang'Oi suivant la Chronologie de Tsouchou; et c'est par cette raison que Mr. Frc ret place le commencement du Cycle chinois

tonte exagération. Elle roule principalement sw les devoirs qu^imposent les relations du Soweroin et des Su/ets^ du Père et des Enfuit, de VEpqux et de VÉpouse, 11 appuie srant tout sur la pratique de cinq Veriua etuntitlUs: l» VHumanité; 2P la Justice; y^ Yexacte Observation des Cérémonies et it» Usages établis; 4» la Droiture^ c. à. d. cette Rectitude d'esprit et de coeur qui fait ^vW recherche toujours le vrai; 5^ la Sin» cér'ué on \» Bonne-Foi, — Le Chou-king s est pu, comme l'ont cru quelques Écrivains, Il livre d'Histoire, mais simplement un livre ^t Morale; c'est le plus beau et le plus révéré de tous ceux que la Chine a produits ; il connence à V Empereur Y a o , qui monta sir le trine l'an 2357, avant notre Ère, et £oit à t'an 624 avant J. Chr. Nous avons une Traduction française de cet Ouvrage, due au Phre Gaubil, Paris 1770. in 4». Le Tchttu-Tsieo'u contient une partie des ^^n^ nakt du Royaume de Lou, depuis Tan 722 avant notre Ère, et retrace les événements V>i y ont en lieu durant 242 ans. Bayer a publié le Texte chinois du commencement ^^Tchun-'Tsieou dans les Mémoires def Académie de Pétersbourg, Le Ta-Hio, iroduit en laiin, ou plulét /7ara/)Aras^ °) par ^ P* Ignace de Costa, le Tchong- Yong par le P, Intercetia, et la pre* ■nète partie du Lun-Yu, ont été publiées avec le Texte chinois, imprimé horizontale- ■ent entre les Ugnes. Celte édition, com- ■encée à Nan~iing et terminée à €oa, est tttrémencBt rare en Europe, La Paraphrase ^tine, augmentée par les P, P, Couplet,

Herdireich et Rougemont, a paru sous ce titre: Confuciué Sinarum Philosophas, Paris 16S7. in fol. CeUe du T change Yong avait déjà paru, en 1672, sous le titre de Sinarum scientia politico-moralis, dans le T. H. de la Collection de Jttelch. Thévenot^, La Morale de Canfucius, Philosophe de la Chine, Amsterdam 168& in 8^. est un Extrait de ces divers Ouvrages: ou les retrouve avec des commentaires beaucoup plus diffus dans l'Ouvrage du P,Noêl, intitulé Siaensis imperii libri classici VI, Prague 1711. in 40. C'est d'après ce dernier Ouvrage que Y Abbé Pluquet a publié les Livres classiques de V Empire de la Chine en 7 petits voL inlS^. Paris, Didot, 1784 et 1786. Une excellente Fie de Confucius forme le T. XII. des Mémoires sur les Chinoie, (Biogr* universelle, T. IX. p. 410. Col. 1. — Dict, lie la Conversation, T. XVI. p. 188. Col. 1. — Conversations -Lexikon, T. YI. p. 276. — Penny Cyclopaedia, T. VII. p. 445. Col. 2. — Ersch und Gruber, 1. c. T. XVL p. 369. Col. 1. Art. Chinesische Utteratur,) t) Meng-Tzé ou Meng-Tséou, nommé pendant sa vie Meng-Kho, et par les anciens Missionnaires Mencius, naquit à la fin du lYe siècle, dans la Ville de Tseou, actuelle, ment dépendante de Yan-Tcheou-Fou, dans la Province de Chang-Toung, ïi mourut vers l'an 314 avant J. Chr., à l'âge de 84 ans. Il est considéré comme le premier des Philosophes chinois après Confucius, {Hist, gé» nérale de la Chine, T. II. p. 271. 280. 294 -296. — Biogr, universelle, T. XXVHL p. 302. Col. 2.)

^ Voyez plus haut T. 1. du Manuel, Ad~ ^da, p. LJXl, l'Addition à la p. 113.

^ Melchisedech Thévenot^ Voyageur, né

à Paris vers 1620, mort le 29 Octobre 1692. {Biogr, universelle, T. XLIV. p. 377. — Falkeosiein, 1. c. T. 111. p. 48—51.)

Liv. III. Chap. L

Traitét avec tous ses Articles^ serait gravé en langue iaiars (en mta^chcu)^ chmohe^ mos' .

coasistait en confitures et en trois sortes de établie entre les deux Puissances, (fiîstoire vins d*Europe, pendant laquelle on se félicita générale de la Chiner T. Xi. p. 132. contimutuellement sur PAmitié qui venait d'être nuatien de la note 3. de la p. 127.)

à l*an 2455. Cependant il est évident, par 1« calcul, que Tannée 2455 n*est que la troisième annécLd'un Çycle^ et non la première, puisqu*il est certain que l'année 1744 de J. Chr. est aussi la première d'un Cycle, Ainsi le premier Cycle aura du commencer à l'an 2457 avant J. Chr., et on peut supposer que ce Cycle de X,

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