Ssé. — 12. Hat
mière' antiquité. L'histoire chinoise que l'Empereur Kang-hi, mort à la fin de 1722, a fait traduire en tatare, commence à mettre les caractères du Cycle à l'an 2357 avant J. Chr.; d'où l'on conclut que V Empire chinois remonte au-delà de cette Époque. Biais cette raison ne paraît point démonstrative: on a pu après coup, et depuis que ce Cycls est inventé, l'appliquer aux années qui ont précédé son invention, comme nous avons appliqué l'Ère de J. Chr. à tous les siècles qui ont précédé Demys le Petit ttt) -qui en est
t) On peut voir cette Combinaison dans V Histoire générale de la Chine, T. XII. p. 3. et dans VAri de vérifier les Dates, T. VllL depuis J. Chr. p. 371.
' ii) Voyez dans V Histoire générale de la Chine, T. XH. Tahle générale des Matières, p. 111. Avis sur POrthographe et la Prononciation des Mots chinois,
ttt) Denys, surnommé le Petit, en raison de sa taille, était un Moine originaire de Seythie, qui vint à Borne dans le commencement du Yle siècle; il fut fait Abbé, et s'acquit
une grande réputation par ses Ouvrages sur da Théologie et la Discipline ecclésiastique» Il est célèbre surtout dans la Chronologie, piusque ce fut lui qui, en renouvelant le Cycle pascal de Victor^), trouva une Période de 532 ans, qui commengait dans l'ann^^ de Vln^ carnation ^, et qu'on nomma Période Dio^ nysienne; il introduisit aussi l'usage de compter par les années écoulées depuis P Avènement de J* Chr, — Denys mourut en 540, sous le règne de Justinien, {Biogr» univers selle, T. XI. p. 116. Col. 2.)
^) Cycle pascal. Le Cycle du SoleU est composé de 28 ans, et celui de la Lune de 19 ans. De ces deux Cycles, de 28 et de 19 ans, multipliés l'un par l'autre, on en a composé un troisième, qui est appelé le Cycle pascal, parce qu'il sert à trouver laPâtfue, Ce Cycle est appelé par quelques Anciens, Annus magnus, et par d'autres Circulas ou Cycltts magnus. Nous l'appelons aujourd'hui la Période Victorienne, parce qu'elle a été composée par Victorius, natif à^ Aquitaine, à la persuasion dCHilaire, Archidiacre de
l'Église de Home, sous le Pontificat de Saint- Léon le Grand, l'an 457, à l'occasion de la dispute qui s'était élevée entre les Grecs et les Latins, au sujet de la Pùque de l'an 455, {Art de vérifier, T. L (Édit. in 4°. Paris 1818.) Dissertation jmr les Dates des Chartes et des Chroniques, §.X11L Du Cycle Pascal,
^) Voyez plus haut T. II. du Manuel, P. L Liv. II. Chap. 1. Sect. III. Art. Y. Espagne, l, Aragon. N. p. 302. Col. 1. continuation de la note ttt. de la p. 301.
Sect. IX. RvssiE. §. 5-
cotite et latine , «vr des Pierres , qui seraient posées am Bornes établies entre les deux
rioventear. Ces caractères sent Kia-Chin^ qui apparfienoent à la 41 e aaoée d'un Cycle, Aiasi il faut supposer que ce Cycle a com- ■eocé Pan 2397, 40 ans avant le règne ^Yao, Dans le Tribunal des l^aihémaiiçues, c'est DQ usage immémorial de fixer la première an* née do premier Cycle à la 81 e année de TEmpemir Yao, Cet usage est une raison un V peu oiftillenre ; nais après tout, elle ne prouve pas qu'il soit de la première antiquité. Cette invention pouvait n*étre que du premier siècle deJ. Chr., ou pins tard même, et l'usage en être aujourd'hui immémorial. Pour décider cette question, il faudrait savoir qui est le premier qui s'en est servi, et en quel tems il a vécu. L'aol6S4, 23e dt Kang-hi, était le premier du LXYlIe Cycle de 60 ans dans le TrihunaU Ainsi, dans cette hypothèse, le cofflmeucemeut du premier Cycle e$t de l'an 2277 avant J. Chr. Mais , suivant l'Histoire chinoise déjà citée, traduite par ordre de Kang-hi^ cette même année 1684 est la première du LXIXe Cycle,
II y a une autre manière de compter les années, fort usitée à la Chine ^ mais peu fa. milière aux Européens, Cette manière s'appelle Nien-hao, L'an 163, avant l'Ère chrétienne, l'Empereur Ouen-Ti^ à qui une Inscription, Cabriquée par un Jao.«£é t), promettait une longue vie, voulut que cette année, la XVII e de son règne, fût regardée comme la première, et il lui donna le nom de Fé 0 tf, c. à. d. postérieure, suivante, donnant à entendre par cette expression qu'il regardait cette année comme la première d'un nouveau règne. Ce Monarque est le premier qui ait introduit l'usage de ces Nien-hao ou titres d'années. Un Empereur, à son avènement au trône , donne le nom aux années de son règne. Il ordonne, p. e. , qu'elle s'appellera 7a. /é.* en conséquence de cet Edit, l'année suivante sera nommée première année Ta-té; on continuera de nommer les autres années, ceco/i<f«, troisième annéeTa-ié^ etc., jusqu'à ce qu'il plaise au même Prince ou à son Successeur de rendre un autre Edit, en conséquence duquel l'année ne s'appellera plus 7a- /é, mais prendra le nom, p. e., de
HoangmKin^ ou tel antre qu'il plaira au Souverain de lui imposer.
Ces noms particuliers, empruntés de quelque événement mémorable on de pure fantaisie, sont composés pour l'ordinaire de deux motSj et tiennent lieu de date dans les Lettres, dans les Livres de compte, dans les Alau^ nachs et dans la Conversation. L'Histoire les marque avec exactitude, et ils s'y treuveat toujours accompagnés de la note cyclique de l'année. (Les Japonais^ imitateurs des C%inoif, en ont introduit l'usage dans leur Empire, l'an 650 de l'Ère chrétienne.)
Cette multiplicité de noms, qui semble donner plus de certitude aux Epoques de l'Histoire, y jetterait la plus grande confusion, si on n'avait l'attention de dresser des Tables exactes^ pour les réduire aux années de notre Ère ; ainsi, p. e., si je trouve citée dans quelque Livre chinois^ la cinquième année dite Kouang'ho de l*Empereur Ling»ii des Han^ il faut que je sache que ce Prince, monté sur le trône l'an Méou-ichin ou 45 e du 48 e Cycle^ o à. d. l'an 168 de l'Èrto chrétienne, a changé quatre fois de noms de règne dans Pespace de 22 ans qu'il a occupé le trône; qu'il prit d'abord le nom de .£ieaning^ qu'il garda quatre ans, ensuite celui de Hî-ping^ c. à. d. Joie égale^ qu'il conserva pendant six ans; qu'à la onzième année de son règne, il prit le nom de Kouang- Ao ou ^illustre Concorde^ qu'il quitta après six ans, pour prendre celui de Tchongping ou de seconde Concorde^ qu'il conserva six autres, c. à. d. jusqu'à sa mort arrivée l'an 189. Au moyen de ce Calcul nous savons que la cinquième année dite Kouangh o est la quinzième année du règne de l'Empereur Ling'ti, et par conséquent l'a^ 182.
Comme les écrivains chinois^ depuis l'an 163 avant J. Chr. , ne connaissent guère d'autre méthode d'indiquer les époques, il est indispensable pour ceux qui veulent étudier l'Histoire de la Chine dans les sources, d'avoir continuellement sous les yeux, non seulement une idée exacte du Cycle chinois^ mais en* core un Catalogue des Nien-hao^ avec leur rapport aux années de notre Ère avant et de-
t) Tao^/sé, Magiciens, disciples de Loo- p. 562. T. XII. Table des Matières^ p. 279. Ué % {Hist, généraU de la Chine^ T. XL Col. 1.)
^ LaO'Tsèe oii, plus exactement, Lao»
Ttcif, connu aussi sous le nom de Lao-Kian^ ^va des plus célèbres Philosophes de Y Asie orientale, naquit environ 600 ans avant J. Chr.
dans la Province de Hou-kouang. {Biogr, t^iverselle, T. XXIII. p. 383. Col. 1. — J, P, Ahel Rémusat^ Mélanges asiatiques, T. I. p. 88.)
Liv. m. CflAp. I.
Empires f pmir y servir d^on Maanment éternel de la boane Intellîge&ce qui doit régner entre eux ').
En 1692, Yêhrand Ides (natif de GUichsiadt) ^ qui se trouvait au service de Pierre le Grttnd^ fut envoyé cooine jimbassadatr à Péking^ pour aplanir de nouvelles Difficttltés survenues depuis le Traité de Wertchiiuk ^).
Pendant les troubles parmi les Mongols^ plusieurs petites Tribus des Hordes du Tow^ siètoU'Khan et du TsètsènmKhau^ qui a ses pâturages plus à l'Est, s'étaient détachées de leurs Princes, et réfugiées dans les Pays situés au Sud et à l'Est du Batkal. Elles y menèrent une vie nomade entre la Selenga^ VOuda, le Khiloh^ le Tchïkot^ la Dxida^ VOnon et Viagoda» Quelques-uns de leurs Chefs, qui avaient des partisans nombreux et des familles considérables, réunirent sons leur Domination beaucoup de ceux qui, fatigués de la guerre, ou séparés de leurs Compatriotes, venaient journellement se fixer dans les Pays baignés par les Rivières que nous venons de nommer. Ils y vivaient tranquillement sous les Lois de la Russie^ qui leur accordait sa Protection contre les Prétentions de leurs anciens Maîtres mongols» Ils payèrent Tribut à cette Puissttnce^ et se reconnurent fit% Sujets,
Les Chefs de ces petites Tribus furent confirmés dans leurs Dignités par. des Diplômes impériaux, et jouirent d'une Protection spéciale. Comme toutes les Peuplades de la même Nation^ ces Mongols professaient la Religion de Chehiamouni ou de Bouddha '), que
1) Gerbillon et Pereira^ Second Voyage^ en Vannée 1689, dans Du Halde^ I. c. T. IV. p. 242. (Version française du Traité in extenso), — Histoire générale de la Chine ^ T. XI. p. 125. sqq. (Sommaire.) ^ M aller, Sammlung, T. I. p. 495—515. — T. II. p. 404—448. ^ Coxe^ Entdeckungen, T. n. p. 339. 340. — Scherer, Histoire raisonnée, T. II. Chap. X. p« 6. 7. — jirt de vérifier, T. IX. dep. J. Chr. p. 55. — JuL Klaproth, Archiv fur osiatische Littéral tur (St, Pétersbourg 1810. in40.) p. 159
— 209. — Du Même, Mémoires relatifs à VAsie, p. 2. 77— 80. — Plath, 1. c. p. 357,
— Bitter, I. c. p. 103.
2) EberhardYsbrand Ides, Dryjaa»
rige Reize naar China, etc. Amsier dam 1704. in 4'^.; traduit ^n français sous le titre de Voyaf^e de Moscou à la Chine, dans Recueil de Voyages au Nord (Amsterdam 1727. in 8°.) T. VIII. p. 1—217.— Relation du Voyage de M, Evert Ysbrand, lûtvoyé à F Empereur de la Chine, en 1692— 1694, par le Sr, Ad, Brand*) (Amsterdam 1699. in80.) — Ritter, l.c. p. 104. 105. 3) Bouddhatsme ou Bouddhisme, Le Bouddhisme ou la Religion de Bouddha, qui parait s'être formé dans Vlade, environ mille ans avant J. Çhr. Nous ne savons pas encore positivement si elle est une réformation du Brahmanisme **), ou si celui-ci n'est pas d'une date postérieure dans sa forme ac-
puis J. Chr. t). (Art de vérifier, T. VIII. depuis J. Chr. p. 364. sqq. — Hist, générale de la Chine, T. XII. p. 1. sqq. — J. Klaproth, Verzeichnifs der chinesischen und mandschuischen Bûcher und Handschrîften der Kôniglichen Biblioihek zu Berlin (Paris 1822. in fol.) p. 5—32. Niùn.chaô oder Ehrennamen rvelche die chinesischen Kaiser ihren RegierungsJaJtren beigelegt haben.)
. *) Brand faisait partie de la Suite de VAmbassadeur Ysbrand,
**) Le Brahmanisme reconnaît Parabrahma
pour Dieu principal; mais ce Dieu n'agit |>oinf, et il délègue ses pouvoirs à Brahma, à Vichnou, à Chiva, et à une foule de Divinités subalternes préposées au Gouvernement du monde, Brahma préside à la Terre, Vichnou à l'Eau, et Chiva au Feu. Ces trois personnes ne sont pourtant qu'un seul Dieu et forment la Trinité indienne, nommée Trimourii. Les Hindous, qui professent celte Religion, ont plusieurs Livres sacrés, nommes Véda; ils sont écrits en sanskrit, et forment leur Code religieux etphilosophigue: ils admettent la Métempsycose tt), et d*après
t) Une Table des Cycles se trouve dans VArt de vérifier les Dates, T. VIII. dep. J. Chr. p. 373. et un Catalogue des Nienhao dans le T. XII. de V Histoire générale de la Chine, p. 4—12.
tt) Métemp^cose ou Métempsy chose , du grec fLBfàkt qui marque changement, A*BVf
en, dans, et de '^tyX^i ^^* Passage de l'âme d'un corps dans un autre. (Lunier, 1. r. T. II. p. 520. Col. 1. — Dict, de la Conversation, T. XXXVUI. p. 55. Col. 2. — Penny Cyclopaedia, T. XV. p. 137. Col. 2. — Conversations-Lexikon, T. VU. p. 323. Art. See^ leananderuag, ** Noël, Dictionnaire de la
Sect. IX. Russie. §. 5.
MIS appelons comoranéffleiit la Région hnnàigw* C'est peur cette raisea, ^u*à l'ecoasîon
tMflOe. Le Bouddhisme re|ette la dÎTÎsioii des Castes. 11 est, dans tous les Pays où il s*est zépaadi, le même pour ses dogmes priacipnz, qvi ont transformé les bronches No- ■ades de VJtU en koaimes vftrtueux, et ont £iit sentir leur influence bienfaisante jusque dans la SibérU. Sa Hiérarchie difiere dans
les divers pays; mais cette différence ne doit pas nous faire envisager le £oif(2<2fti«m« autrement que comme une Religion unique, dans laquelle il n^y a aucune division. 11 suppose, comme le Brahmamsnu^ une série perpétuelle de créations et de destructions, du monde* Cette croyance purement métaphysique *),
cette Croyance, certaines Casies s*abstienoeat de la chair de tous les animaux. Le Brahmanisme ordonne de modérer ses pas- Mos, enseigné Timmortalité de Tàme, sa pulification par les pénitences et abstineuees valontaires, et une foule de pratiques relip'enses. Tous les Membres de cette Religion, qui s'étend sur presque toute Vinde^ sent divisés, dès la plus haute antiquité, en tfuatrs Cfuits, entre lesquelles toute Alliance est défendue. (Veyen plus haut p. 937. CoL 1« ■•tel.)
Le Cuhe brahmmùgue est accompagné d'un grand nombre de cérémonies et de coutumes aelenneUos. Il en a d'horribles, telles que la processien du Dieu deJagrenaut^ dont le char pesant écrase sous s%s roues les fanatiques qui, en s'y précipitant, croient trouver à la feis la mort la plus glorieuse et une éternelle félicité. 11 y a d'autres fêtes qii rogne le tu- ■olte, 011 préside la licence, et oiî le Lin- S^ t) est promené aux yeux de la multitude preslemée. Les ablutions et les luslrations Ciraiest une partie principale du culte brah^ 9anigu€, Les images des Divinités sont lavées solennellement dans les fleuves et les étangs sacrés. Plusieurs fleuves, tels que le Caage^ la Nerbouddah^ le Krichna^ etc. etc. Mnt réputés sacrés. Les Hindous font plutieus pèlerinages. L'usage barbare des fem- SMs des deux premières Castes, qui s'immokat sur le cadavre de leurs époux, est un nste des sacrifices humains autrefois très fréquents. Encore dans ces derniers tems, dans lu épidémies et calamités publiques, on a vu ^s Bràhmans ou Brahnùnes se précipiter
eux-mêmes du haut d'une tour comme oflrande expiatoire. Les Hindous ont une foule de Temples, nommés Pagodss^ d'un mot emprunté au persan (poghedag) tt) ; il y en a plusieurs qui sont remarquables sous le rapport de l'architecture et de leurs dimensions. isiajer. Religion des Brahma (Leipzig 1818. in dP,) — Malte Brun^ L c. T. IL Liv. XLY. p. 587. T. lY. Us. IXU. p. UO — 144. — Adr, Balbi^ L c. p. 71. — r^UsUindiges Handbuch^ SecU IV. T. 01. p. 69. — Bjornstjerna^ Das brittische tUich in Indien (traduit du sn^tfojr, Stochholm 1840. in 8^.) p. 47—77. — Vict, de la Conversation^ T. yUL p. 286. Col. 2. Art. Brahma. p. 278. Col. 1. Art. Bretckmanes» — Penny Cydo" paedia^ T. XU. p. 230. Col. 1. Art. Hindus^ Castes qf, — ConversationS'Lexikon^ T. U. p. 166. Art. Brahma oiBrahmanen.'— Noël, Vict. de la Fable^ T. I. p. 252. Col 2. Art. Brahma, Ibidem^ p. 255. Col. 2. Art Brahma Ziogum^ Brahmas^ Brahms. — JSrsch und GrubsTy \, c T. XIL p. 209. Col. 2. Art. Brahma. Ibidem^ p. 217. ÇoL 2. Art^ Brahjsumen.)
*) Métapliysiguéy du grec /Mfàt après, et de fptKTtocà, physique ; après la Physique, parce que c'est le Traité à'Arisiote qui est placé après celui de la Physique. D'autres veulent que lULSfa signifie ici au-delà, an-dessus, au-dessus de la Physique y parce que les matières que traite la Métaphysique sont d'un ordre supérieur à celles que traite la Physique.
On comprend plus spécialement sOus ia dé-
fohle {Paris 1823. T. L II. in 8°. 4e édition.) T. U. p. 143. Col. 2.)
^) lingam^ Ungar chez les Hindous^ PhaU ^ ches les Égyptiens, Image des parties vi. riles. {Noël, DicS. de laFable^ T. II. p. 43. Cet 2. Art Ungam. Ibidem^ p. 374. Col. 2. Art Phalliques, Phallogogie, Phallopho~ 'û>) Phallus. — Conversations 'Lexikon, T. yi. p. 651. Art Lingam. T. VUl. p. 492. Art. Phallus.)
tt) Lunier^ L c. T. IIL p. 40. Col. 2. — Dict. de la Conversation, T. XLL p. 427. Cet 1. •— Couversations'ltsxikonj T. YlII. p. 227. — Penny Çyclopaedia, % XYU.
p. 1ÎÎ9. Col, 2. — Noël, Dict. de la Fable, T. IL p. 306. Col. 1. — d'Hsrbelot, BU bliothèque orientais i ou Dictionnaire universel, contenant généralement tout ce qui regarde la connaissance des Peuples de portent {Maesiricht 1776. in fol.) p. 545. Col. 1. Art Mahmoud.
Liy. III. Chap. I.
des grandes Fêtes annuelles ou mensuelles, ces; nouveaux Sujets iiuf«f passaient en grosses
n'idmet pas l'existence d'un Être suprénte; ii est remplacé par l'espace lumineux qui renferme en soi le germe de tous les êtres futurs* Mais cet espace lumineux n'est pas la région la plus haute du monde; au dessus est placée une troisième région qui ost éternelle et indestructible : c'est là que réside la cause primitive de la destruction du monde périssable. L'existence est regardée par tes Bouddhîstes comme le véritable mai, car fout ce qui existe est sans réalité et seulement un produit de Tillusion qui trompe les sens. Pendant que toutes les parties intellectuelles, dispersées dans la matière, depuis la plus haute région lumineuse jusqu'aux régions infernales, se dépouillent de ce qu'elles ont contracté de matériel, se 'purifient, se perfectionnent et finissent par se réunir, l'esprit universel, indestructible, qui conserve fout pendant un tems incalculable, reste dans le repos, jusqu'à ce que le;^ Lois du Damata ou Destin, néce»fitent une création nouvelle, de laquelle sont cependant exceptés les êtres qui, en se dépouillant totalement de la matière, sont devenus Bouddhas et restent plongés dans le Nirvana^ ou l'éternité du néant, état opposé â celui de l'existence dans la matière. Ces êtres séjournent dans la région indestructible, située au-delà de l'espace lumineux. C'est pour conserver le souvenir de la vraie doctrine, et pour rendre les hommes capables de la suivre, que ces bienheureux descendent de tems en tems sur la terre, se revêtissent d'un corps, et se montrent aux hommes. Les principaux d'entre eux ne paraissent qu'une fois: ce sont les Bouddhtu proprement dits; les antres, nommés Boddhisattva^ se manifestent plusieurs fois dans différentes Incarnations, jusqu'à ce qu'ils atteignent le rang des premiers pour ne plus se montrer dans le monde. Ces êtres parfaits exercent un
empire absolu sur leur ennemi, qui est la matière, et sur ses formes séduisantes. Disposant en maître de Muya ou l'Illusion qui trompe les sens par ses métamorphoses *), ils la peuvent détruire à volonté, ou se servir d'elle pour opérer le salut du genre humain. C'est de cette manière que s'effectuent toutes les Incarnations des Bouddhas; leurs âmes descendent sons la forme de rayons lumineux, et prennent un eorps^ sous l'enveloppe de Maya, Us ne font rien sans un dessein spécial ; leurs opérations ne sont jamais violentes, elles ne restreignent nullement le libre arbitre des êtres inférieurs, qui sont enchaînés par la matière, et pour le salut desquels fls sont descendus.
Dans l'âge actuel du monde, quatre Bouddhas ont déjà paru; le dernier d'entre eux était Chekiamoum ou Gautama**)\ un cîitguième doit encore vemr avant la destructioa de ce monde, c'est le Bouddha SlaUri ou MtUtari, La Secte de Ctylan^ et de Viude au-delà du Gange ^ l'annonce au contraire pour l'an 4457 de notre Ère, époque à laquelle finira la période de 6000 ans, qui devait suivre la mort de Chehiamowù, -
Les Bouddhistes regardent l'univers comme habité par différentes classes d'êtres ; ils sont on Tchama^ c. à. d. réproductions par naissances; ou Roupa^ Dieux matériels ou visibles ; ou Aroupa^ immatériels ou invisibles. Ces êtres montent par des transmigrations progressives d'un degré inférieur à un supérieur, suivant leur bonne ou mauvaise conduite dans leur état précédent, jusqu'à ce qu'ils obtiennent finalement la béatitude du iVirvono, ou de la non-existence, c. à. d. d'une exisitence purgée de tout ce qui est matériel, et par conséquent nullement sujète aux impressions de Maya ou de l'IUusîon. Chaque homme a son bon et son mauvais génie, qui le sur-
nomination de Métaphysique^ la science qui traite des premiers principes de nos connaissances, des idées universelles; des êtres spirituels. {iMnier^ 1. c. T. 11. p. 519. Col. 2. — Dict, de la Conversation^ T. XXXVIII. p. 51. Col. 1. — Penny Çyclopaedia^ T. XV. p. 135. Col. 1. — Conversations 'Lextkon^ T. VIL p. 321. — Noël, Dict, de la Fable^ T. IL p. 143. Col. 1.)
*) Métamorphose, du grec fJiZfctiJioqfpC}- CLÇy formé de /u.CT'ct, préposition qui marque changement, et de fioqtpmi, figure, forme: changement de forme, de figure, transforma-
tion. {Lunier, l. c. T. II. p. 518. CoL 1. — Dict. de la Conversation, T. XXXVlil. p. 45. Col. 2. — Noël, Dict. de la Fable, T. U. p. 142. Col. 2.)
**) Chekiamouni naquît dans le pays de Caschmire, environ mille ans avant notre Ère. Il est révéré comme un Dieu, sous le nom indien de Bouddha, que les Chinois ont converti enFoto, Foé etFu. (d^Ohsson, Oistoire des Mongols depuis Tchinguiz-Khaa fusqu^àTimour Bey ou Tamerlan (La Baye ^\ Amsterdam 1834. T. I-IV. in S®.),!. U. Liv. IIL Chap. I. p. 370.)
Sect. DL Russie. §. 5.
twfes la Eromiièn tàmoke^ pmir aller Uif leun D^tUant à YOurga '), c. à. d. la Se'
reiHent san» cesse , et notent tontes ses acti«u; à sa mort, son âme, citée au Tribunal k Souverain des Enfers, est soumise à un fvgenent qui prononce quelle sorte de corps die doit habiter. Les individus renaissent »l«a la nature de leurs oeuvres, dans une classe supérieure ou inférieure à celle ou ils se trouvaient en dernier lieu , depuis l'ordre des esprits célestes jusqu'à celui des malheureux condamnés aux plus affreux tourments de rEnfer. Entre ces deux points extrêmes de l'immense chatne des êtres, sont placés les Génies inférieurs, les Hommes, les Animaux et les Monstres, quatre grandes classes qui •ilrent des gradations à l'infini. Ces derniers WBt représentés sous toutes sortes de formes monstnieases. On peut eonjurer leur maligne iofineoce par certaines formules que des Hommes saints, élevés au rang des Dieux, ont ceopesées dans l'ancienne langue de Vlnde, Cette doctrine comprend une vaste Mythologie; et c'est dans la description des huit enfers et des tourments qu*on y (ait subir aux ânes des réprouvés, que les Docteurs de la Secte ont surtout exercé la fécondité de leur inagioation.
La Religion de Bouddha recommande la pratique de toutes les vertus, et défend pardessus tout d'ôter la vie à un être animé, de s'approprier le bien d'autrui, de commettre l'adultère, le mensonge et la calomnie. Sa Doctrine secrète enseigne que l'homme, pour atteindre au plus haut degré de perfectionnenent et de sainteté, doit se dépouiller de tous désirs, devenir insensible au plaisir comme à la douleur, n'être plus affecté des objets extérieurs, demeurer dans un état d^iropassibilité absolue, et n'exister que pour la contemplation des choses divines; alors son âme, B'ayant plus besoin d*étre purifiée par la traûs- ■igration, s*élève au rang des Divinités.
De même que tous les êtres quittent coniiauellement une existence pour une autre, de néme les mondes quNls habitent éprouvent des changements. Gautama lui-même ne con- BaU ai le commencement ni la fin de cette cbaine non interrompue de systèmes mondains, fous les êtres qui habitent le Lolia on l'univers.
produit par une succession de destructions et de reproductions, sont classés de la manière suivante :
Les Hommes et les Dieux locaux, appelés iVo/, qui inspectent et jugent les Hommes ; ils ont pour serviteurs des bons et des mauvais Génies. Cette classe a sa résidence sur la terre, et dans les régions atmosphériques, qui comprennent le Mont Mienmo et les six cîeus des Devoy superposés les uns aux autres, et se surpassant dans le même ordre en éclat et eu splendeur.
La êecondt classe est celle des Roupa ou Dieux visibles; elle occupe les seise cieux plus élevés jusqu'au vingt-deuxième du BràlhmU'loha,
Dans la troisième se trouvent les Êtres immatériels, qui, ayant été des Sectateurs zélés de la Doctrine de Bouddha, occupent les quatre cieux les plus élevés du vingt-troisième au vingt -sixième. Enfin les Bouddhas résident dans le Bon, ou l'Einpire qui couvre tous ces cieux*
On appelle Gand/our la Collection iilé' iaine des principaux Uvres classiques des anciens Bouddhistes ds F Inde, dans laquelle sont même compris des ouvrages grammaticaux et lexicçgraphiques. Elle se contpose de 108 volumes. Les Tibétains et les Mongols ont construit des Temples uniquement pour renfermer ces saints volumes. Comme les Sectateurs de Bouddha pensent qu'il suffît, pour que les prières adressées à la Divinité soient efficaces, qu'elles soient mises en mouvement, soit récitées par la bouche de rhomme, soit écrites et agitées par un moyeu quelconque; on voit dans ces Temples un grand nombre de Cylindres*) qui tournent
1) Ourga**)y en chinois Kourèn-Maïmatchiuy sur la rive droite de la Tôta, capitale des Khaîhas; petite ville d'environ 800 maisons, avec une population de 4000 Chinois qui font le commerce, {jffyàkinth, 1. c.'T. L p. 78. — Adr, Balhl, I. c. p. 758. — VoitsiOndiges Handhuch, Sect. IV. T. IV. p. 994. — Langlois, 1. c. T. V. (Supplém.) p. 231. Col. 2.)
*) Cylindre, du grec 7(,'U%ivôqoç, rond en longueur, comme une colonne, formé de ViiUc} ou de «u^iii/^O, rouler, tourner.
Cylindre se dit dans un très grand nombre ^*aris mécaniques, d'un instrument ayant la forme tylindrigus, ou d'un rouleau. {Lumer,
I. c. T. 1. p. 453. Col. 1. — Dict, delà Conversation, T. XVIH. p. 396. CoL 2. — Penny Cyclopaedia, T. TIH. p. 250. Col. 2. — Conversaiions-Lexikon , T. H. p. 962. — Brsch und Gruher, 1. c. T. XX. p. 416. Col. 2.)
**) Owrga ou plutAt Ourgou, mot mongol.
Liv. ni. Chap. I.
sidence du Kh ouioukhiou ^) mtmgoL Leurs Enfants y fréquentèrent les Écoks ecclé-
cofitÎQuelleihent par le moyen d*un mouHn à eau ; ils renferment les volumes du Gandjour^ dont le contenu, ainsi agité, doit être d'une influence très heureuse sur le bien -être du genre humain. Dans les grandes solennités, on allume aussi un guéridon de 108 lampes, qui représente les 108 volumes du Gandjour^ ,et qu'on fait tourner dans le même sens que les Cylindres. Les Chapelets des Prêtres bouddhUtes se composent également de iOS grains.
Couhilaî fut le premier des successeurs de Dchenguiz-Khan *), qui s'écarta de son précepte d'indifférence religieuse; il avait embrassé la Religion de Bouddha, qui commençait à se propager parmi les Mongols» La Philosophie de Cor^fuctus **), avec ses principes de morale et de justice, faits pour servir de base à rétablissement du bon ordre dans la société, ne pouvait pas avoir d'attraits pour des conquérants féroces. Les pratiques superstitieuses des Prêtres Tao -fsé ***) auraient eu plus d'empire sur les Mongols; mais déjà les Prêtres de Bouddha, qui de VOulgorie et du Tibet s'étaient répandus dans les camps des Princes dcMaguiziens, y avaient surplanté les Cames auxquels ils étaient bien supérieurs en savoir. Ces Prêtres, appelés Lamas chez les Mongols, Uo-schans à la Chine, ei B onzes au Japon, se vouaient au célibat et vivaient habituellement dans des cellules, placées autour de leurs Temples, oiî la Divinité était représentée sous les formes allégoriques les plus bizarres.
Couhilai éleva, en Janvier 1261, à la dignité de Chef de cette Religion, dans son Empire, un jeune Lama, nommé Mati Dlnvàdscha, mais plus connu sous le titre de Pahba Lama, ou de Suprême, Saint Lama, Né à Sazghia dans le Tibet, issu de l'une des familles les plus illustres de ce pays, et distingué par un rare mérite, il s'était acquis les bonnes grâces et la confiance de Coubilai, qui, en lui conférant ce suprême Sacerdoce, l'investit de la Puissance temporelle dans le Tibet, avec le titre de Roi de la grande et précieuse Loi, et celui àHnstituteur de VEmpereur. Telle fut l'origine des Grands Lamas,
Le Bouddhisme, né dans VUindoustan,
n*y est plus généralement répandu. Le peu de Sectateurs qui lui restent dans cette vaste contrée, y portent le nom de Bauddhas, car la croyance des D/mnas du Delihan est déjà un Bouddlàsme modifié. Les autres Hindous ne regardent Bouddha que .comme une Incarnation de Vichnou, Sa Religion subsiste encore daus le Nepùl dans toute sa pureté, ainsi qu^au Tibet, Elle y avait été portée autrefois, ainsi que dans la Boukharie; elle est encore en vigueur à Ceylan; de cette île importée dans Vlnde au-delà du Gange, elle est professée dans les Empires de Birman et d*Jnnam, dans la Chine, la Corée, le Japon^ par une partie considérable de la population non lettrée. Les Bouddhistes honorent Bouddha comme une intelligence suprême, manifestée dans la personne de Chekiamouni. La Hiérarchie établie dans le Tibet au Xllle siècle, a successivement répandue son influence sur les Nations mongoles et quelques Toungouses. 11 faut se garder de prendre cette Hiérarchie pour une branche ou modification du Bouddhisme. La personne du Daim-lama n'est regardée que comme une Incarnation d'une Divinité bouddhique^ qui, pendant tout le tems, a eu une prédilection pour les contrées situées au Nord de VInde, La série des Dalaulama actuels ne commence que dans la première moitié du XV e siècle. Ils ont une Hiérarchie réguUère, établie au Tibet et en Mongolie, Le Boud' dhisme, dans ses institutions et pratiques extérieures, offre une ressemblance surprenante avec VEglise romaine. Chez les Bouddlihttes on retrouve des Pontifes, des Patriarches chargés du Gouvernement spirituel des Provinces, un Conseil de Prêtres supérieurs qui se réunissent en Con<-lave t) pour élire le
1) Khoutpuhhtou, Les Mongols désignent par le nom de Khoutoukhtou la Divinité incarnée, c. à. d. le suprême Pontife que les Tibétains appellent Pakba, et les Chinois Scheng'Seng, [Hyakinth, 1. c. p. 216.-' d*Ohsson, 1. c. p. 372. note. — Follsiûndi' ges Handbuch, Sect. IV. T. IV. p. 294. — P allas, Summlungen, T. H. p. 424—428.
qui signifie accroissement, augmentation. Les Mongols et les Chinois^ se servent, pour désigner cet endroit, de préférence du mot Kourèu. {Hyakinth, 1. c. T. L p. 79. note *.) *) VoycE plus haut T. U; du Manuel, P. L
Liv. IL Chap.L Sect. HL Art. L Italie. §. 1. Venise, G. p. 35. Col. 1. note t.
**) Voyez plus haut p. 1213. Cel. 1. note t.
***) Voyez plus haut p. 1219. Col. 1. note t.
t) Conclave, de Vitalien conclave, fermé
Sect. IX. Russie. §. 5.
MstfqaM,,et les Henibres du Clergé hanàiqu*^ des deux cités des Liaites, eenserrèreat entre eux des liaisons intimes. Des Prêtres tibétains et mongols se rendirent chez les ttmtgùls russes^ et s'y établirent. Ces liaisons trop étroites na pouvaient être indifférentes^ si à la Biussie ni à la Chine, Des Disputes, des Vob et d^autres Désordres, avaient déjà obligé les iiux Gouvernements respectifs de défendre à leurs Sujets de franchir la Frontière,
Yshrand réussit non seulement à lever les Difficultés qui nenagaieut le maintien de la Paix entre les deux Empires^ mais il obtint encore du Gouvernement chinois^ en faveur éts Caravanes russes, expédiées par la Couromu, les mêmes Libertés que le Traité de Sertdûnsk avait concédées aux ParticuUers, On accorda aux Caravanes russes une Hôtellerie dans la Tille de Péhing, et toutes les Personnes qui en faisaient partie étaient défra» yia par l'Empereur de /la Chme pendant la durée de leur Séjour dans la Capitale,
V Empereur Kang-Hi avait porté la condescendance jusqu^à permettre aux Busses de làûr, dans un Faubourg de Pékingy une Église, desservie par des Prêtres du Rite grec, eavvyés de Sibérie, et entretenus aux dépens même du Trésor impérial. Cette Faveur était ■tins utile aux Caravanes, qui ne s*arrétaient ordinairement que daix ou trois mois à Pé-lieg, et qui avaient leurs Prêtres particuliers, qu'aux Familles russes, qui se trouvaient éta- Utes dans cette Capitale, dont les unes avaient été faites prisonnières avant la Paix de 1689, «t les autres étaient des Transfuges. Les bons traitements qu'elles avaient éprouvés pendant
Peatife, et dont les insignes mêmes ressem- Ueat à ceux des Cardinaux, des Couvents de Heiaes et de Beligieuses, des Prières pour les morts , la Confession auriculaire , Tinter, cessiea des Saints, le Jeûne, le Baîsenient des pieds, les Litanies, 1rs Processions, VEau histrale.
Le Bouddhisme est de toutes les Religions celle qui probablement compte aujourd'hui le plus grand nombre de croyants*), {von Boh~ len. De Buddhaismi origine et aetate definiendis tentamen [Ko en igsb erg 1927, in H^.). — Jean Pierre-Jbel Bémusatj Mélanges asiatiques ou Choix de morceaux
^ latin conclavium, appartement séparé et fermé à clef.
Assemblée de« Cardinaux pour l'élection d'an Pape,
L'erigine du Conclave n'est pas fort ancienne; c'est le, successeur de Clément iV, ■•rt à Viterbe, en 1268, qui y a donné lieu. Les Cardinaux assemblés depuis deux ans, ne peuvant s'accorder sur son élection, avaient fvrmé le projet de se séparer et de quitter Viterhe; mais les habitants, informés de cette réselntien, fermèrent les portes de la ville par le conseil de Saint Bonaventure, et anmnrèrent aux Cardinaux qu'ils ne sortiraient, pas que ce Pape ne fût nommé. Cette condeite détermina le Concile de Lyon, qui se tint en 1274, à établir le Conclave. tX à en fixer les Kègli>,s dans une Constitution qui est observée à quelques changements près.
Le lieu du Conclave est à Saint Pierre du Vatican; on en mure toutes les portes et les fenêtres en hiver, excepté un panneau <iei y porte une lumière fort jombre. En été tentes les fenêtres sont ouvertes, on ne ferme que la première perte, mais elle l'est de quatre senrures et de quatre verroux, avec une seule •werturp, où l'on sert à manger aux Carm àianux enfermés. On dresse dans les salles, ^ni sont fort amples, autant de cellules qu'il y a de Cwdimaux présents à l'élection; après
trois jours on ne sert plus que d'une viande, et après cinq autres jours on ne sert que du pain et du vin. Toutefois cette règle, dans* les derniers tems, n'a pas été observée i la rigueur. {Lunier, 1. c. T. L p. 361. Col. 1. — Dict, de la Conversation, T. XVL p. 56. Col. 2. — Penny Çyclopaedia, T. VIL p. 434. Col. 1. — Conversations 'Lexikon, T. IL p. 783. — Ersch und Gruber, 1. c. T. XIX. p. 7. CoL 1.)
*) 11 est impossible de rien dire de positit sur le nombre de Sectateurs que compte c/jaque Religion actuellement existante sur le globe. Un Eéle maladroit engage les divers parties à exagérer leur nombre. Les incrédules surtout, vers la fin du XYUle siècle, ont mis une importance ridicule à exagérer le nombre des Mohométans et des Pmens, Le nombre de ces derniers a été aussi extraerdinairement exagéré de nos jours par les Missionnaires protestants dans différents Tableaux qu'ils ont publiés. Plus instruits dans leurs dogmes que versés dans les calculs compliqués qu'exige la solution de ce problème, ces bons Religieux ne se sent pas seulement doutés des difficultés qu'ils avaient à surmonter pour asseoir leurs estimations sur des bases au moins probables, sinon certaines.
Le Tableau suivant offre la comparaison
1226 Liv. III. Cbap. I.
levr Captivké, leur avaient faîi percbre le désir de retourner dans leur Ratrie après la Paiac
critiques et de Mémoires relatifs aux Rem ^Histoire et à la Géographie des Nations ligionsi aux Sciences^ aux Coutumes^ à orientales (Paris iS26, T. I. II. in S*'.) T. I.
des calculs fournis par les Géographes les que ces estimations t) ne sont et ne peuvent plus distingués; nous remarquerons toutefois être que de simples approximations.
t) Ces estimations peuvent être regardées celle de MM. fFalkenaer elEyriès^ dans la
comme contemporaines, puisque les deux plus nouvelle édition de la Géographie de Pin-
anciennes, celles de Malte Brun et de Mr. herton^ et celle de Hassel sont de l'année
Graherg^ ne remontent qu'à 1810, 1813, et 1827.
Malte Brun, Graherg, Pinkerton. Hassel, Balbi,
Le (Christianisme avec — ^ ^ '-*— s^^-^^-^^ ^ -j^^é^tm,' n— ^^^^x v^-v^ihtoutes ses Branches
et Subdivisions °) . 228,000,000. 236,000,000. 235,000,000. 252,000,000. 260,000,000.
Judaïsme 5,000,000. 5,000,000. 5,000,000. 3,930,000. 4,000,000.
Islamisme 110,000,000. 120,000,000. ^20,000,000. 120,105,000. 96,000,000.
Brahmanisme 60,000,000. 60,000,000. 60,000,000. 111,353,000. 60,000,000.
Bouddhisme avec toutes ses Branches . . 150,000,000. 150,000,000. 180,000,000. 315,977,000. 170,000,000.
Toutes 1rs autres Religions <^) 100,000,000. 115,000,000. 100,000,000. 134,490,000. 147,000,000.
Total 653,000,000. 686,000,000. 700,000,000. 937,855,000. 737,000,000.
°) Mr. Balùi compte j^out'V Église latine ou occidentale (catholique) ..... 139,000,000.
YEgHse grecque ou orientale avec toutes ses Branches ' 62,000,000. les Eglises protestantes avec toutes leurs Subdivisions 59,000,000.
Total 260,000,000.
^ On comprend sous cette Rubrique, les Religions de Con/ucius^ de Sînto «l), le Culte des Esprits ««), la Religion desSikfis «••), le Magisme Q) etc. et le Fétichisme QQ).
d) La plus ancienne de celles qui dominent célibat, pratiquent la Magie, l'Astrologie, la
au Japon. {Adr, Ballti, 1. c. p. 74. — Malte Nécromancie )SXi) et mille autres supersti-
Brun^ 1. c. T. iV. Liv. LXII. p. 485. — Noël^ tions ridicules. On les nomme Tao-Jsé ou
Viçt, de la FahUy T. IL p. 606. Col. 1.) Docteurs de la Raison^ parce qu'un de leurs
dogmes fondamentaux, enseigné six siècles
•«) La Religion primitive des plus anciens avant notre Ère par Lao~tseu^ Vun de leurs
habitants de la Clùne, maîtres, est celui de l'existence de la Raison
Cette Religion a beaucoup de dogmes com- primordiale^ qui a créé le monde. (Adr.
muns avec celle de Confucius^ seulement J?a/&/, 1. c. p. 74. — Malte Brun^l. c,*ï,\\l,
fexistence individuelle des Génies et Démons Liv. LXV. p. 552. — Tio ël^ Dict. de la Fable^
indépendants de la partie de la nature à la- T. II. p. 13. Col. 1. Art. Lao~kium,)
quelle ils président, y est mieux reconnue. «««) Le Nanékisme ou la Religion des
Ce Culte a dégénéré en Polythéisme )S) et Sikhs ou Séiks^ institué par Nanek^ en 1419,
en Idolâtrie par l'ignorance de ceux qui l'ad- dans la Province de Lahore dans Y Hindous-
mettent. Les Prêtres et Prétresses voués au tan» C'est un mélange de Brahmanisme et
12) Polythéisme, du grec iCokùçt plusieurs, K)g) Nécromancie ou Nécromance, du grec
et de ^£oç. Dieu: plusieurs Dieux. Système vtTtqofhavnLa, composé de reocçoç, mort,
de Religion qui admet la pluralité des Dieux. et de /Lar/sta* divination. L'art prétendu
Polythéiste, celui qui professe le Polythé- d'évoquer les âmes des morts pour en savoir
isme. (Lunier, .\, c, T. III. p. 139. Col. 1. — quelque chose. (Luuier, L c« T. H. p. 574.
Dict, de la Conversation, T. XLIV. p. 381. Col. 2. — Dict. de la. Conversation, T. XL.
Col. 1. — Malte Brun, L c. T. IL Liv. XLV. p. 26. Col. 1. — Noël, Dict, de la Fable,
p. 586. — Jdr, Balbi, 1. c p. 1213. — Con- T. IL p. 204. Col. 1. — Convetsaiions^Lexl-
versatiom'Lexikon, T. VUL p. 695.) , koa, T. VII. p. 747.)
Sect. B£. RtrssiE. §. 5.
de NcricUaskf et au ternef fl« Traité os ne pvvvait les y contraiadre. Le «linal de Pé'
p. iOO. 113. 129. 146. *), — Pa ïlas^ Sammlun- Xongolen und ihres Fursienhauset^ ver/a//tt gat^ T. n. p. 1 — 356. — Geschichte dèr Osi- von Ssanang Ssetsen Chungtaidtchi,
*) nouveaux Mélanges asiatiques^ ou Re- moires et Dissertations lus à V Académie des
csàl de morceaux critiques ^ etc. (Paris Inscriptions^ de l'Art. Chine Avl Dictionnaire
1828. T. I. II. in 8^.) Ce Recueil est formé universel de Géographie^ publié par Kilian^
ooD seulement des principaux Articles four- etc. etc. (Qu^rard, La France littéraire
oii par Ahel Hémusat au Journal des Set- ou Dictionnaire bibliographique des Savants^
tmtSy au Journal asiatique^ aux Mines de Historiens et Gens de Lettres de la France,\.
i^Ofient et amtres Recueils français etéiraU' ainsi que des Littérateurs étrangers qui
gerty mais encore de la plus grande partie ont écrit en français plus particulièrement^
des Opuscules que A, Rémusat avait publiés pendant les XVllle et XIXe siècles {Pa-
jusqu'en 1828; des Notices fournies par lui à ris 1827—1838. T. I — IX., cet Ouvrage n'est
\à Biographie universelle f d*Extrsdts des Mé' pas encore achevé), T. VU. p. 519. Col. 2.)
D'autres Écrivains, qui élèvent la Population du Globe à 1,000,000,000, donnent les estiautioDs suivantes:
Christianisme 200,000,000.
JudiOsme t 3,000,000.
Islamisme 140,000,00a
Bouddhisme 380,000,000.
Brahmanisme 200,000,000.
Autres Sectes et Païens en Afrique^ en Amérique^ etc. 77,000,000.
Total 1,000,000,000. '
m^amisme, (Adr. Balbi, L c. p 75. — à la restauration universelle de toutes choses.
Xabe Brua^ I. c. T. IV. Liv. ULVllL p- 44. La plus grande partie de ce Culte consiste
— Noëly Dict* de lu Fable^ T. II. p. 195. en purifications, en ablutions, et en rérémo-
C«L 1.) nies qui tendent à rapprocher de la lumière.
Ç) Le Magisms eu la Religion de Zoro- C'est devant le Feu sacré qu'on les pratique
oitre. Ce Culte très ancien admet l'exis- et que l'on récite les différentes formules de
tenee d'un Être suprèpe appelé Zerman eu prières prescrites dans le Rituel de Zoroastre,
le Tems sans bornes^ d'où sont émanés deux Sa Doctrine est consignée dans le Zend-
Priaàpes^ l'un don, appelé en ancien persan^ Avesia^ écrit dans la langue morte dite Zend,
EhoTO'Mezdao^ ou Oromaze par les Le Magisme se conserve encore parmi les
Grecs; l'autre mauvais^ en ancien persan^ Parsis ou Guèbres dans le KermaUj en
EttghreO'Maniochf par les Grecs Ari- Perse\ à Surate et dans le Guzarai dans
vuine* Ib se combattent; le bon remportera Vffindoustan. Dans le premier siècle du
à la fin une victoire complète. Zoroastre ad- Christianisme , il se répandit dans V Empire
net trois Mondes: un supérieur^ spirituel, romain un Culte venu de la Perse ^ connu
t^rar de la lumière primitive et de la force sous le nom de Culte Mithriaque^ qui offrait
productrice; un Monde moyen^ visible, où de grandes ressemblances avec la Religion
règaeat Oromazsy Roi de la lumière, et Mi- de Zoroastre^ mais dans lequel le Dieu Mi-
throy réunion des forces actives et passives ikra^ fils èHOromaze^ chargé de la conduite
de la nature; enfin une Région inférieure des du Soleil et du gouvernement du Monde, mé-
^nèire», séjour d'^rimaiie et de sa «ui/« ma/- diateur entre Oromaze et les hommes, était
faisante^ les Den>s ou DiveSt II reconnaît une l'objet d'une adoration spéciale. {Malte Brun^
Hiérarchie d'Êtres célestes et purs, dérivant 1. c. T. III. Liv. LV. p. 265. — Adr, Balbi,
à*Oromaze^ que les Persans invoquent comme L c p. 74. 75. — No'èl^ Dictr de la Fahle^
des Gétûes bienfaisants* L'homme, d'origine T. IL p. 72. Col. 1. Art. Mages, — d'ffer*
eéleste, était d'abord d'une nature lumineuse belot^ I, c. p. 539. Col. 2. Art. Magius. —
et pore, mais ayant succombé à l'influence Dict, delà Conversation, T. XXXVI. p. 300.
désastreuse à*Arimane , il perdit ses préro- Col. 2. Art Mages. — Penny Cycloptudia^
gatives ; cependant, en combattant continuelle- T. XIV. p. 280. CoL 2. Art. Magi, — Conver-
teeut contre le mauvais Principe^ il aura part satsom-Lexihon^ T. VU. p. 30. Art. Magier,)
Liv. IIL Chap. I.
lihgj la douceur clés noeun cAînoitM, la laoilité de se precurer une vie ceanede par uo
der Or dus; aui dem MongolUchen ûhersetzt und mît dem Original-Texte^ nehst
Anmerkungen^ Erluuîerungen und Citaien aus andern unedirten Originaîmerken^ her»
Arimane^ voyez dans d^Berhelo'^\,c, p. 65. Art, Alierman, — Noël^ Dtct. de la Falle^ T. I. p. 52. Col. 1. — Biogr, univergelU (Partie mythologique)^ T. LUI. p 114. Col. 1.
— Dict, de la Conversation .^ T. III. p. 67. Col. 1. — Penny Cyclopaedîa^ T. II. p. 318. Col. 2. Art. Arimanes, — Conversations- Lexikon, T. III. p. 19. Art. Dâmoneh, — Ersch und Gruler, 1. c. T. II. p. 253. Cpl. 1.
DiveSy voyez dans d'fferhelot^ l. c. p. 280. Col. 1. Art. Div» — Uoêl^ Dict. de la Fahle^ T. II. p. 475. Col. 1. — Biogr. universelle (P. mylh.)^ T. LIV. p. 105. Art. Devs. — Dict, de la Conversation^ T. XXL p. 287. Col. 1. — Conversations -Lexihon^ T. VIII. p. 417. Art. Persîsche Religion, — Walter Scott, Stiustrelsy of the Scottish Border : consisling ^f historîcal and romantic Ballads, collected in the Southern Couniies of Scotland; tvith a Jen> of modem Date, founded upon local Tradition {Edinbourg 1812. T. 1— III. in 8o. 5e édition.) Disser. tation sur les Superstitions populaires, en tête du Recueil.
Cuèhres ou Parsis, {Malte Brun, I. c. T. II. Lîv. XLV. p. 588. — Adr. Balbi, 1. c. p. 74. 75. — SHerldot, L c. p. 358. Col. 1. Art. Ghehr. p. 693. Col. 1. Art. Parsi, — Noël, Dict, de la Fable, T. I. p. 663. Col. 2. — Dict, de la Conversation, T. XXXI. p. 160. Col. 1. Art. Guèbres, Ibidem, T. XLIL p. 229. Col. 2. Art. Parsis, — Penny Cyclopaedia, T. XVIL p. 481. Col. 2. Art. Persia: Religion, — Conversations-Léxihon, T. IV. p. 529. Art. Gebern,)
Mithra, voyez dans Noël, Dict. de la Fable, T. II. p. 158. Col. 2. Art. Mithras, p. 169. Col. 2. Art. Mithriaques, — Biogr, universelle {P. myth,), T. LV. p. 104. Col. 2.
— Dict, de la Conversation, T. XXXVIII. p. 228. Col. 2. — Conversations- Lexikon, T. VIL p. 421.
Oromaze, voyez dans éPHerbelot, 1. c. p. 687. Col. 2. Art. Ormoz, — Noël, Dict, de la Fable, T. IL p. 289. Col. 2. Art. Ormusd,
p. 290 Col. 2. Art. Oromase, — Biogr, universelle {P, myth,), T. LV. p. 222. Col. 2. Art. Ormuzd, — Dict, de la Conversation^ T. XLI. p. 213. Col. 1. — Penny Cyclopaedia, T. XVIL p. 25. Col. 2. •— Conversations-Lexihon, T. VllI. p. 9. Art. Ormuzd,
— Ersch und Gruber, \, c. Sect IIL T. Y. p. 452. CoL 1. Art. Ormuzd,
Zend-Avesta, voyez dans d^Herbeloi, L c. p. 10. Col. 1. Art. Abesta, p. 917. CoL 1.2. Art. Zend, — Noël, Dict, de la Fable T. IL p. 852. Col. 2. — Dict, de la Con- . versation , T. LU. p. 459. Col. 1. — Conversations-Lexikon, T. XII. p. 468.
Zoroastre, voyez dans d^Herbelot , L c.
p. 919. Col 1. Art. Zerdascht ou Zaradascht,
— No ël, Dict, de la Fable, T. IL p. 857. Col. 1. — Biogr, universelle, T. LU. p. 434. Col. 1. — Dict, de la Conversation, T. LU. p. 486. Col. 2. — Conversations -Lexikon, T. IL p. 528.)
€€) Fétichisme IZ). Le Fétichisme est la Religion du plus grand nombre des habitants de V Afrique, puisque c'est la Religion que professent encore presque tous les Nègres, quelques Peuplades de la Famille atlantique, et presque tous les Indigènes de Madagascar, Ces Nations abruties, qui voient dans les objets les plus communs qui les environ» nent, des sujets de leur adoration, paraissent généralement admettre un bon et un mauvais Principe; ils ont des Jours heureux et malheureux; leurs Prêtres sont des Jongleurs adroits, qui prétendent préserver les hommes et les animaux de l'influence des mauvais Esprits, Quelques-uns de ces Peuples ont un Fétiche national et suprême: les Ouidah ou Widah, par exemple, adorent le Serpent; un ordre de Prêtres et de jeunes Filles sont destinées à servir ce Monstre dans une espèce de Temple , où il est somptueusement nourri. Les féroces £/«<a^of adorent le Coq; les Bénins, qui regardent leur propre Ombre comme un Fétiche, ont pour Idole principale, outre leur Roi, un Lézard. Le Fétiche pru»-
%L) Le mot Fétichisme paraît avoir été fermé au Sénégal par les navigateurs, et dériver du portugais feittzo (et non pas /«liMo), objet fêté, divinisé, charme. (Roquefort, Dict. étymol. T. L p. 316. CoL 1. — Novo Diccionario francez-poriuguêz (Lisbanme
1803. inS^. septième édition.) — Anth, Vieyra, Dictionary of the Portuguese and J&iglish Language, corrigé et augmenté par J.Dias do Canto (Londres 1827. T.L IL in 8°.) — Ueyse, Fremdwôrterbucb, T. L p. 415.)
Sect. IX. Russie. $. 5.
pei et trarail, les STaîent toutes fixées â la Chhu, Leur petite ÉgUte n^élaît peïnt «laage-
eusgegehe» von Isaac Jacob Schmtdt {SuPéiersàourg et Leipzig 1829. in 40.). " d'Oheson, I. c T. II. Liv. III. Chap. I. p. 367-372. — Hyaldntl^ I. c. T. II. p. 138.
— Neue Nordische Beytrùge zurpJsy.
êîkalUchen tmd geographischen Erd- und Vôlherbeechreihung y Naturgesclàchie und Oekonomîe {St. Péi ers bourg et Leipzig
àpttl des Achaniiee est le Fleuve Tando, celai des Habitants du Dankas le Fleuve Cobi^ tandis que le Rio-Volia ou Adirray l'est des Habitants à*Odentie, Dans VAhkra^ la Wene; à Dixcove et à Anamabou, V Alligator; à Uttue, le Chakal^ et par tout VAchaniie, le Vautour^ sont adorés comme des Divinités, VIputna KZ) est le grand Fétiche de Bonny et le Béguin celui des Calabars^ tandis que celai des Dahomey est tantôt un Léopard et tantôt une Panthèrey auxquels on immole tras les ans des victimes humaines. Les migres^ qui habitent près des Cataractes de la Bousempra sur la Cale d'or^ révèrent ces Cascades comme leur Idole suprême^ et les Jgocos^ qui demeurent près des Sources du Nil eu Abyssinie, sacrifient depuis un tems iomémorial au Génie de ce Fleuve, Les récits du Maure Sidy Hamed nous représentent les Habitants de TFassenah adorant la Lune^ ainsi que plusieurs Peuplades de M Subie et d'autres contrées de la Bégion du NU et de V Afrique intérieure; ceux des environs du Cap Mesurado en Guinée^ adorent le Soleil. Des Arbres^ des Pierres^ la Jamû et quelques Astres^ sont les objets du Culte des féroces et puissants Gallas^ etc. etc. Outre ces Fétiches, les Nègres ont encore des GriS" gr'uiae), espèces d'Amulettes lenaS) préser-
vatrices de petits Dieux domestiques. Chez les Tribus du Nord de F Amérique , il y a des Manitous, des Ockîs; on trouve des Divinités analogues parmi les Américains méridionaux. Les Insulaires de la Polynésie n'ont pas moins è! Idoles et de ces Marmousets <^) apportés par les voyageurs pour les cabinets des curieux; on en a rencontré chez les Sibériens^ et jusqu'au Kamtschatka, au Groenland, en Laponie, comme parmi les Osiiaques, les Samdiedes, La plupart de ces Nations, toutefois, n'ont pas une foi bien vive dans leurs Idoles, Lorsque les prières et les sacrifices n'en obtiennent pas un grand succès pour la chasse ou dans leurs guerres et leurs amours, PaUas ^^) et d'autres voyageurs ont vu cet Sibériens rosser leurs Burkhans ou les briser en leur reprochant l'ingratitude dont ils payaient ces supplications. {Malte Brun, I. c. T. IV. Lîv. LXXX. p. 436. Liv. LXXXL p. 668. — Adr, Balbi, 1. c. p. 830. — Noël^ Dict. d* la Fable, T. I. p. 599. CoL 1. — DeBrosêes, Du Culte des Dieux fétiches ouParallèle de P ancienne Beligion d^Egypte avec la BeVgion actuelle de Nigritie {Di^ Jon 1760. in 12^.) traduit en allemand par Pistorius {Stralsund 1785.). — Dict* de la Conversation, T. XXTIL p. 29. Col. U — Conversations 'Lexikon, T. IV. p. 91.)
K) Iguane* Genre de Reptiles assez semblables aux Uzards dans leurs formes générales, très commun dans toute V Amérique méridionale, où il habite les bois sur les li- •ières des fleuves et des eaux vives. (Carier, Le Règne animal distribué diaprés «0» organisation, pour servir de base à PBistoire naturelle des Animaux et d'introduction à VAnatomie comparée {Paris 1817. T. I — IV. in 8°.).— Dict. delà Conversation, T. XXXU. p. 382. Col. 1. — Penny Cydopaedia, T. XIL p. 437. CoL 2.)
KK) Baymond, Suppl. au Dict, de fAcodému, p. 413. Col. 2.
lÛÛe) Amulette, du latin amuletum, fait de Varabe hamalet, prétendu préservatif <|a'0Q porte sur soi pour se garantir des sortilèges, maléfices, sorts, maladies, conjurations, et autres accidents fôcheux. {Roquefort, l c. T. I. p. 28. Cpl. 2. — Heyse, freminÔTterbuch, T. L p. 50. — Dict, de
la Conversation, T. II. p. 109. Col. 1. — ' Pmny Cydopaedia, T. I. p. 477. Col. 1.
— ConversationS'Lexikon , T. I. p, 248. — • Brsch und Gruber, I. c. T. III. p. 428. Col. 2.
— J, B. S al gués, Des Erreurs et des Préjugés répandus dans les diverses Classes de la Société {Paris 1815 - 1818. T. 1-UI.
, in 8°.) T. II. p. ^2. sqqO
^) Marmouset, petite figure grotesque.
{Dict. de V Académie,)
^<$)) Pierre^imon Pallas, Naturaliste et Voyageur célèbre, naquit à Berlin, le 22 Septembre 1741; il mourut dans la même ville, le 8 Septembre 1811. {Biogr, universelle, T. XXXII. p. 437. Col. 2. où l'on trouve une Notice raisonnée de ses principaux ouvrages. •> Dict. de la Conversation, T. XLII. p. 23. Col. 2. — Penny Cydopaedia^ T. XVII.
p. 171. Col. 2. — Conversations- Lexikott, T. Vin. p. 242.)
Liv. m. cifÂP. h
reuse au repos de VEmpire^ comme Tont été les ÉiahUssemenis des Jésuites; â*n\\\emsVEm' pereur Kartg-ffi favorisait la Liberté, de Conscience. Ces Familles russes^ s'étant mêlées depuis stuk Familles chinoises^ abandonnèrent le Christianisme^ mais leur hglise a longtems subsisté encore.
II fut établi que les Caravanes de Sibérie jouiraient toujours de cette Eglise^ quand elles viendraient apporter des Fourrures et d'autres Objets de Commerce à Péking: le ^o. yage^ le Séjour et le Retour se faisaient en trois années. Le Gouverneur de Sibérie fut chargé de la Direction de ce Commerce,
L'Echange ainsi organisé des Pelleteries et antres Productions russes contre les Marchandises chinoises '), procura des profits immenses au Trésor du Tzar,
Sur la demande de V Empereur K an g ^Hi^ le Tzar Pierre l envoya vers ce Monarque, en 1715, le Chirurgien anglais^ Thomas Gefrtvin^ accompagné du Lieutenant Laurent Lange (natif de Stockholm), Ce dernier avait pour Instruction de se procurer des Renseignements exacts sur toutes les diverses branches du Commerce chinois,^ et sur l'état des Affaires à la Frontière,. De retour à Pétersbourg^ Lange informa son Blattre des nombreux Désordres qui résultaient des Relations trop faciles entre les Peuplades limitrophes ^). En effet, la bonne Intelligence entre les deux Empires était sérieusement compromise par les excès que les Russes^ excités par leur intempérance habituelle, commettaient tant à Pé^ liing que sur la Rivière ^Argoun^ où les deux Nations tenaient une Foire qui durait pendant la plus grande partie de Vannée, Les plaintes se multiplièrent au point que le Gouvernement chinois menaça les Russes de leur interdire l'Entrée de \l Empire et du Pays des Mongols,
Pierre choisit alors, en 1719, Leff PFassiliétvitch Ismaïloff, Capitaine de ses Gardes, pour Ambassadeur à la Cour de la Chlne^ et lui adjoignit comme Ser rétaire éPAm^ hassade le Lieutenant Lange^ le même qui quatre ans auparavant avait fait le Voyage de Péking, Cette Ambassade produisit un heureux effet, et on se concerta de part et d'autre sur les Mesures les plus efficaces pour maintenir le Commerce et les làaisons amicales entre les deux Empires ^),
1781 —1796. T. I- VIL in S») T. II. No. ÎX. p. 208. 213. note e. — Schmidt^ tïber die Verwandtschaft der gnostischen philpsophischen Lehren mit den Religionssysiemen des Orients^ vorzùglich dem Buddhismus (Leipzig 1828 in 8°). — Edtv. Upham^ The nistory and Doctrine of Budhism^ rvith Notices of the Kappooism or Démon Wor^ ship and of the Bali or Planetary Incantations of Ceylon {Londres 1829. in loi.)'
— Noël^ Dict, de la Fable, T. I. p. 262. Col. 1. — Malte Brun, l c, T. It Liv. XLV. p. 587. — Adr. Balbi, 1. c. p. 71. 73. 76. 76. 630. 733. 750. 773. 1213. — Vollstandiges Handbuch, Sec<. IV. T. IV. p. 339—342.
— Dict. de la Conversation, T. VII. p. 461. Col. 2. Art. Bouddha, Bouddhisme.-— Penny
Cyclopaedia, T. V. p. 526. Art. Buddha, Buddhism. — Conversaiions-Lexikon, T. IL p. 296. Art. Buddha, — Ersch und Gruler, I. c. T. XIII. p. 330. Col 2. Art. Buddha^ Buddhaïsmus.)
Des Notions < intéressantes sur le Bouddhisme se trouvent dans le Journal des Savants (Janvier 1821); dans V Asiàtic Journal et dans le Quarterly oriental Magazine {Calcutta T. 1— VI.).
1) Les Marchandises que l'on tirait de la
Cliine, consistaient surfout en lingots d*or et d'argent, et en pierres précieuses qui avaient beaucoup plus de valeur en Russie qu'à Péking, La Chine fournissait encore du Thé, de la Soie, une espèce de Toiles mêlées de Coton, que les Russes appellent Kitay, teintes en rouge, bleu et autres Couleurs, avec une grande quantité de Perles, de Musc et d^Anis. {Scherer, I. c. T. II. Chap. X. p. 10. 11.)
2) Pal la s, N, 2V. Beitrûge {Leipzig 1781.) T. II. p. 83. — mtter, 1. c. p. 105.
3) Journal von Lorentz Lan gens Re/se nach China, dans (Friedr, Christ, TVeherj, Das verûnderte Ru/sland, in rvelchem diejetzige Verfassung des geist- ttndtveltlichen Régiments, der Kriegsstaat, die F/nanzen, etc, etc, vorgestellt rverden (T. I. seconde édition. Francfort et J^eipzig 1744. in 40. T. IL Hannovre 1739. T. IIL Ibidem 1740. in 4«>.) T. I. p. 72. sqq. — Journal du Sr, Lange, contenant ses Négociations à la Cour de Chine, en 1721 et 22, avec des Remarques, dans Recueil de Voyages au Nord, T. VIIL p. 221—371. — C, J, Unverzagt*), Die Gesandtschaft Ihro Kais, Majestût von Grofs . Ruf/tland an den sinesischen Kaiser, 1719, von Petershurg nach Pékin {Lubeck 1725. nn 8°). —
*) L'Auteur faisait partie de la Suite de V Ambassadeur,
ScGT. IX. Russie. §. 5.
Après te départ S^IsmtAloff^ en 1731, Lange resta à Péking .vomme Agent de VEm^ pereur de Bussie^ pour surveitter ei protéger le Commerce et les Caravanet de sea Sëjett; mais tout à coup le Gouvernement chinois objîgea cet Agent à quitter la Capitale et à retourner en Russie^ sous prétexte que la Résidence d'un Agent étranger à Pèking était incompatible avec les anciennes Maximes et les Lois fondammitedes de t Empire» A peine V Agent eut-il quitté les Frontières de la Chine^ que de nouveaux excès commis par les Russes, dans la Résidence du Khoutoukhtou mongol^ firent naitre des plaintes auxquelles il ne fut plui possible de. remédier ; d'ailleurs certaines fraudei que les Russes- pratiquèrent dans le Commerce des Fourrures'), achevèrent d*indisposer les Chinois contre eux. En conséquence, une Ordonnance de V Empereur Ko ng'Hi, émanée en Janvier 1722 , statua que tous les Russes seraient chassés de VEmpire et du P€^s des Mongols. Cet Ordre hA exécuté avec une sévérité inflexible ; on renvoya tous les Marchands russes, qui s'étaient rendus à la Foire de VOurga, et en leur signifia en mémo tems que dorénavant leurs Ca^ ravames n^auraient plus la Permission de venir à Péhiug ^).
V Empereur Kang^Ui mourut à cette époque <20 Décembre 1732), et son Successeur Young^Tching ') insista fortement sur la Fixation définitive des Frontières. Lange était Terenu en Russie avec la dernière Caravane, et, par suite des Pifférends continuels, le Com^ merce des Russes avec la Clùne se trouvait complètement anéanti. Cependant le nouveau Souverain chinois se montrait disposé à la Conclusion d^un nouveau' Traité, en manifestant le désir avant tout de voir la Frontière des deux Empirts déterminée, afin de rompre toute Liaison entre ses Mongols et ceux qui vivaient sous la Domination russe; le Gouvernement russe ^ de Tantre côté r- attachait un grand prix à obtenir la Kévocation de V Ordonnance qui fermait à ses Sujets TAoeès de la Chine et du Pays des Mongols^ et à rétablir les Relations commerciales sur Panci'en pied. Pour arriver à ce double but, également important pour les deux Puissances, le Cabinet de St. Pétersbourg envoya, en 1726, le Comte Satva FFladislawitch Ragousinski^), comme Ambassadeur plénipotentiaire en Chine, avec l'ordre de mettre tout en oeuvre pour aplanir les Difficultés qui jusqu'alors avaient empécké la Fixation de la Ugne de Démarcation et ^Établissement du Commerce sur un jàed stable et avantageux» A son arrivée à Péking, cet Ambassadeur fut très bien accueilli par le Monarque chinois. On convint d'établir un Congrès à la Frontière même, pour mettre fin à toutes les mésintelligences. Ce Congrès se composait d'une part du Comte Sawa fVladislawitch et de sts Conseillers^ et de l'autre du Conseiller d'État intime^ Président du Tribunal des Cérémonies et Assesseur du Département des Affaires de l'intérieur, Tchabina; du Conseiller d'Etat intime. Assesseur du Département des Provinces extérieures, et premier Grand de la Bannière entièrement rouge, Tégout, du Vice Président ' du Collège de la Guerre, Toulichîn, et du Prince mongol Tséreng-tvang, Adjudant général de l'Empire de la Chine, et allié par mariage à la Maison régnante.
Conformément aux Dispositions prises à Péking, ce Congrès s'assembla en 1727, auprès du Boro ou Boura , Ruisseau qui se jette dans ' la Selenga, Les Négociations commencèrent entre les Personnes nommées Arbitres des deux côtés. C'étaient des Mongols de distinction et des Anciens des Tribus, Les Chinois élevaient des prétentions excessives, . cependant le Comte Sam a parvint, par sa fermeté, à les faire renoncer à la plus grande partie de ces demandes, et le travail pénible de fixer une immense Ligne de Démarcation entre les deux plus grands Empires du Monde, fut terminé de la manière la plus amicale.
On conclut une Convention préalable, datée du 10 Août (v. st.) 1727, par laquelle la
John Bell of Antermony *), Travels from St, Petersburg in Asîa (Glasgow 1763.
T. L U. in 40.) — Riiter, I. c. p. 105. 106.
1) Ojn imputait aux Russes d'avoir mêlé du Plomb dans les queues et les pieds des Four* rures qu'ils vendaient au poids. (Scherer, 1. c. T. U. Chap. X. p. 14.)
2) M m 1er, Sammlung, T. YIII. p. 504 —513. — Voltaire, Histoire de Russie,
Part. II. Chap. XIL — Scherer, 1. c T. II. Chap. X. p. 7—14.
3) Young -Tching est encore un nom de Règne. Il signifie Droiture perpétuelle, en mantchou Khàtvaliyasoun-Tob, et en mongol Naireltou "Tib, (Klaproth, Mémoires relatifs à F Asie, p. 5. note 1.)
4) Gentilhomme ragusais {illyrien) an service de Russie,
*) Bell était attaché à Y Ambassade en qualité de Médecin*
Liv. IIL Châp. I.
Frontière îvA fixée ^n générùl^)^ et il fut décidé qu^on établirait, au Point où la Frontière touche au Buieseau Kîakhta 3), un Entrepôt de Commerce pour les Négociants des detue Empires» Pour éviter à Tavenir tous les Désordres, il fut également stipulé que l«s Habitants de la Frontière ne pourraient trafiquer que dans ce Ueu, Chacune des Hautes Par» ties contractantes se réservait le Droit de reprendre ceux de ses Sujets qui, pendant la Fixation des Limites, avaient dépassé la Frontière «tt s'étaient établis sur le Territoire étranger» On devait séparer les Sujets des deux Empires, qu*«u trouvait h/tàiter ensemble^ pour éviter. que les Tribus limitrophes ne se confondissent ensemble.'
Par la même Convention préliminaire, il fut également décidé qu'en insérerait en détail, dans le Traité définitif, toui les articles concernant la Ligne de Démarcation à tracer.
Après la Conclusion du Traité définitif, ratifié à Pèhing, le 21 Mai 172S, les Commissaires' Ats deux Empires furent expédiés pour inspecter la Frontière proposée, avec ordre d^y ériger des Hîa^aks*), Signaux ou Colonnes limitrophes, cft de séparer les Su- Jets respectifs. Du Ruisseau de Kiakhta à l'Ouest jusqu'à la «Frontière des Eleuies- Dzoun-gars, cette Inspection eut lieu sous la Direction du Stolnik ^) et Commissaire de Frontière, Etienne Jndrémitch Kolitcheff, et du côté des Chinois, sous celle da Doroï-Amban Besingga. Du Kiakhta à l'Est, jusqu'à la Source de VJrgoun, l'Iii. spection se fit par les Secrétaires d* Ambassade In> an Glasounoff et Siméon Kireef, et par le Conseiller d\État chinois Khoubitou, Les deux Commissions rédigèrent des Procès .~ verbaux sur leurs travaux, dans lesquels les Fleuves, Rivières, Ruisseaux, Lacs, Montagnes, Vallées et Plaines, auprès desquels on devait élever des Colonnes limitrophes, se trouvent nommés et exactement décrits» Le Procès • verbal de Kolitcheff est daté du 27 Octobre, et celui de Glasounom et Kireeff du 12 Octobre de la même année '*).
Le Traité définitif entre les deux Empires fut signé et proclamé à la Frontière, le 21 Octobre (v. st.) 1727.
Traité de Paix et de Limites entre la Russie
4'vyf
21 Octobre (Catherine Alexietvna) et la Chine (Young- , Tehingjj conclu^ signé et promulgué sur la Frontière
des deux Empires^ fe 21 Octobre 1121 *) (septième Jour de la septième Lune de la cinquième Année de KhôwaUyasoun- TobJ')').
Pré»
1) Voyez pour les détails Klaproth, I. c. p. 8—10.
2) Le Ruisseau et la Bourgade de KiaUhta, ou plutôt XiaA/ou, dérivent, leur nom du mon-' golKia, Cltiendent (Triticum repens)y qui y croît en grande quantité, et qui oSre une excellente pâture pour le bétaiL {Klaproth, 1. c. p. 9* Bote 2:)
3) Le mot BÊayal. (jAdiKeShS est russe,
et désigne un Signal, une Marque, et aussi Fanal, Phare, Les Colonnes ou Signaux limitrophes, à la Frontière chinoise, s'appellent en mongol Obo, mot égAlement reçu en manichou. {Klaproth, 1. c. p. 14. note 1.)
4) Cin07II>HHKl>) Stolnik, Dignitaire de
la Cour des anciens Tzars» Ce Terme ne s'emploie plus aujourd'hui, depuis que la Dig> nité qu'il désignait a été abolie.
5) Voyez pour les détails Klaproth, I. c. p. 12 — 27. — Comparez Riiter, L c. p. 106. — Plath, 1. c. p. 576. 577.
6) Le Traité ayant été rédigé au nom de V Impératrice Catherine (IJ, dont on ignorait alors le décès, la Ratification ne fut effectuée que le 14 Juin 1738, au nom de l'^ntpereur Pierre II; elle fut échangée auprès du Kiahhta,
Eu manichou, l'original de ce Traité est appelé Dchouwan emou Khatsin-ni bitkhe, ou X Ecrit des onze Articles,
En mongol on le jaomme N a mat s ou Namits, ^
Ce Traité fut originairement rédigé en manichou, et on le traduisit après en latin et en russe. Ces deux Traductions sont inexactes dans plusieurs endroits* (Klaproth, 1. c. p. 27. 28.)
7) Voyez plus haut p. 1205. Col. 1. la note **. touchant la Chronologie des Chinois, et p. 1231. Col. 2. la note 3. qui se rapporte au mot Youttg'Tching»
8) Riiter (1. c. p. 106- 109.), Plath (I. c. T. IL p. 577.), M aller (Sammlung, T. VllI.
Sect. IX. Russie. §. 5.
Préambuu. ^^^ Ordre de Pauguste Empereur du Royaume de Daiising*) se réonîrent poar conclure un Traité de PaîXf €t pour fixer les Frontières^
Tchabinaj Conseiller intime, Président du Tribunal des Mandarins ^) et Assesseur du Ministère de Tlntérieur;
Tegout^ Conseiller intime, Président da Tribunal qui gonv^eme les Provinces extérieures % et Grand Drapeau tout ronge;
Toulichin, Vice-Président du Ministère de la Guerre ^); et
Ij Ambassadeur de V Impératrice des Or os y le Comte Ulyrien, Satva fVladislawitch.
Ces Chargés des Affaires des deux Empires se rendirent à Niptchou (Piertchinsli)^ pour conclure un Traité de Paix, et pour déterminer la Frontière i voici les Articles qu^ik rédigèrent avec exactitude:
Les jirt, I. et H. cencernent le Rétablissement de la Paix, et la Conduite à tenir de part et d'autre pour eu assurer lé Maintien à Tavenir.
p. 513. sqq.) et Scherer (1. c. T. II. Chap. X. p* 13.) disent que les Plénipotentiaires russes et chinois cenclureot tieux Traités, l'un le 20 Août 1727, cencemant particub'èrement la Démarcatien (c'est la Convention prélimim noire du 10 Août v. st. dont nous avons parlé pins haut) et Vautre le 21 Octobre de la même année, qui comprenait tous les autres Objets sur lesquels ils avaient été chargés par les Caurs respectives de statuer. Coxe, EntieckOngen, T. IL p. 345. ne fait mention que d'un seul Traité, qu'il appelle le Traité de KiaJihta, et auquel il donne la date du 14 Juin ITIS. (Nous avons dit plus haut que c*est celle de la Ratification par la Russie,) — Schtrer et Coxe ne donnent qu^un Sommaire très peu correct des Stipulations arrêtées de part et d^autre. — Mûller rapporte une Tra^ duction allemande des jirticles IV. et V. du Iraîté du 21 Octobre, qu'il appelle le Traité général (General-Tractat). — Mar~ tens, Cours diplomatique, T. IL p. 1023., doane aux Traités de limites et de Corn, neree, qu'il cite, la date du 20 Août 1727, en l'appuyant sur le témoignage de Mûller et de Coxe, ,
Nous avons adopté la Traduction française, donnée par Klaproth, Mémoires relatifs ù rjsie, p. 28—44.
Une autre Traduction française a été rap. portée par Mr, Frédéric Murhard, dans Nouveaux Suppléments au Recueil de Trai-
tés de Martens (Goetiingue 1839. T. L n. in 8o.) T. L p. 711. L'Editeur dit que les Traductions latine et russe de ce Traité sont inSseactes sur plusieurs Points *), et il assure que la Traduction française, qu'il rapporte, est aussi fidèle que possible'^ nous remarquerons toutefois qu'elle diffère sur plusieurs points de celle de Klaproth.
1) Daitsing, en chinois Thai thsing, est le nom de la Dynastie mantchoue actuellement régnante en Cfàne* (Klaproth, h c. p. 28.)
2) Khâfan-ni dchourgan, en chinois Li'Pou, {Klaproth, uhi supra, -^ G rosier, De la Chine, ou Description générale de cet Empire, rédigée diaprés les Mémoires de la Mission de Péking (3 e édition. Pa» ris 1818. T. I-VU. in 8° ) T. V. p. 29.)
3) Toulergi golo be dasara dchourgan, appelé aussi Monggo dchourgan, ou le Tribunal mongol, en chinois Li-fan y ou an, II gouverne les Provinces situées en-dehors de la grande Muraille, On pour, rait aussi le nommer Tribunal des Jffaires étrangères, parce qu'il est chargé des Négociations et des Communications avec les Puissances étrangères et avec leurs Ambassades, (Klaproth, I. c. p. 28. note 3.)
4) Tchooktsai dchourgan, en chinois Ping-pou. (Klaprothf L c. p. 28.
note 4. — Grosier, L c. T. V. p. 32.)
*) La même Remarque a été faite par Klapr
•otb, voyez plus haut p. ^232. CoL 2. note 6.
1234 Liv. III. Chap. I.
Le Pays situé entre le Corps-de-Garde de
Art* m»
r Empire des Oros^ auprès du Ruisseau de Kiakhta et le Signal (Obo) de V Empire du Milieu^ situé sur le haut du Mont Orihoïtou, doit être également partagé, et on doit y élever un Signal fOboJj qui servira eomme Marque de la Frontière, Au même Endroit on doit aussi établir VEntrepot de Commerce^ et y expédier des Commissaires (Kamisar)
Le Reste de cet Aftich concerne la Ligue deê Frontières entre les dnuc Empires,
, ,„ Maintenant que la Fixation de la Frontière des deux
Art. IV. *^
Empires est déterminée^ et qu'aucun Transfuge ne peut plus être admis^ il a été convenu avec le Comte ilfyrien^ Sarva IVladislatvitch^ Ambassadeur de P Empire des Or os, Rétablir un libre Commerce entre les deux Etats.
Le Nombre des Négociants, qui peuvent aller tous les trais ans à Pehing, ne doit pas surpasser deux-cent, comme il a été fixé antérieurement. Quand ce ne sont que des Commerçants % ils ne seront plus entretenus comme autrefois '). Mais on n'exigera aucun Impôts ni du Vendeur, ni de ï Acheteur,
Quand ces Négociants arriveront à la Frontière, ils devront en donner VAvis par écrit. Après la Réception de cet Avis, on expédiera un Officier (Khafan), pour les recevoir et les a^compagner à cause du Commerce.
S'ils achètent pendant le Voyage des Chameaux, des Chevaux ou des poivres, ou s'ils louent des Ouvriers, ils les doivent acheter ou louer à îeur§ Dépens.
Les Négociants seront sous les Ordres d'un Chef, chargé de soigner leurs Affaires, et s'il survient des Différends entre eux, ce sera lui qui les accordera. Si ce Chef des Négociants est un Homme d'un haut Rang, il doit être reçu et traité confor» mément à son Rang,
On veit que ce Ch^ était destiné à remplir les Fonctions de Considy sans teutefois en porter le Titre*
Toute Espèce de marchandise peut être vendue, excepté celles que les Lois des deux Empires défendent.
On ne doit pas permettre à qui que ce soit de rester secrètement et sans la Permission de son Chef dans le Pays étranger,
1) La différence entre Nègocianis et Com~ 2) La Traduction française précitée, porte
merçanis n'est point ezpUquée. — La 7ro- au contraire ,, on dsvra. de plus, fournir à
duction française^ âotokée par ^r. ]liurhard.f ^%lcur Entretien^ comnu autrefois,** porte Marchands et simples Commerçants»
Sect. IX. Russie. §. 5.
Si qoelqa^an meuriy tous ses Biens, de quelque Espèce quils soient, seront remis aux Gens de son Pays, comme il a été couvena avec VAmbctssadeur de FEmpire des Oros, le Comte iUyrien, Satâa fVladislawitch*
Outre le Commerce fait par les Caravanes des deux Empires, on établira encore sur les Frontières réciproques, auprès de A2akhiOy du Selengga et ûe J^iptcAou (Nertchinsk) , des Maisons poor le Commerce ordinaire, qui, selon qu'on le jugera nécessaire, seront entourées de Haies et de Palissades ^). Ceux qui se rendent à ces Endroits pour faire le Commerce, doivent exactement suivre la Route directe. Si quelqu'un d'eux ^éloigne de cette Route, poar foire le Commerce en Vautres Lieux, toutes ses Marchant dises seront confisquées au Profit du Gouvernaneni. On installera des deux Côtés un Nombre égal d^ Officiers, qui seront sons les Ordres de Chefs d'un Rang égal, et chargés de protéger ces Lieux, Les Différends seront accommodés de la Manière conveoue avec V Ambassadeur des Or os, le Comte illyrien, Sat»a Wladislamitch.
V Habitation des Oros dans la Capitale (Pékin g) servira dorénavant à loger les F^oyageurs Oros ^).
Sur la Demande du Comte illyrien, Sawa IVladisla* nitch^ Ambassadeur de TEmpire des Oros, et avec V Assistance des Grands de TEmpire du Milieu, qui soignent les Affaires des Oros, an a construit, auprès de cette Habitation, un Temple (Miao). he Prêtre (Lama), qui réside dans la Capitale, y logera avec trois autres Prêtres pour Taider. Lorsque ceux-ci or- Hveront^ ib serotit entretenus, comme leurs Prédécesseurs, et employés audit Temple (Miao). Il sera permis aux Oros ^è!' exercer kar Cu2r^ avec toutes ses Cérémonies et de réciter leurs Prières ').
Art.V.
1) »5//«r, L c. T. III. p. 514. — Coxe^ 1. f. T. II. Chap. II. p. 347. — Scherer^ 1. c. T. II. Chap. X. p. 15.
2) muUcr^ I. c. T. VIIL p. 518. et Scherer^ I* c. T. 11. Chap. X. p. 16. dous disent, que la Jraicon des Russes (der Ru/sischs ^f'nndten-HofJ était un Hàtel ancien-
nement occupé par tes Députés de l'Ile de Corée *), qui, en 1719 déjà, avait été assigné à V Ambassadeur de Russie^ Ismarloff*
3) MâUer^ I. e. T. VUI. p. 518. nous ap. prend que cette Église grecque lut consacrée à la Vierge, en 1732, et pourvue d'un Archimandrite **) et du nombre nécesuire de Prêtres.
*) Les Rois de Corée^ confondus parmi les •«*»•« Vassaux chinois , envoient à Péking u Tribut auhuel et des Ambassadeurs que ^'*B y reçoit d'une manière peu distinguée. (W^M, l. c. T. I. p. 639. Col. 2. — Voll- ^tSndiges Httndbuchy'SeeU IV. T. IV. p. 370.
— Dict, de la Conversation^ T. XYII. p. 190. Col. 2. — P«u|r Cyclùpaedia^ T. VIII. p. 8. Col. 1. — ConvwsatimumLexikou, T. VL p. 303.)
**) Archimandrite^ du grec dqX't^^ prin- 79*
Liv, m. Cha^. I.
Art. VI.
Quatre Garçons Oros^ sachant la Ltmffie et VÊcrUure russe et latine^ et d€ux autres •plus agés^ lesquels le Comte Ulyrien^ Satva fVladislawitchj AnAassadeur de FEmpire des Oros^ a laissés dans la Capitale pour apprendre la Langue chinwe^ doivent demeurer dans le même Lieu, Lear Entretien sera payé par le Gouvernement^ et lorsqu'ik auront acheva leurs Études, ils pourront retourna* quand o^t les demandera.
Quant à la Correspondance entre les deux Empiresy il «st très nécessaire que les Lettres soient fermées d'Un Cachet, Le Tribunal des Provinces extérieures est chargé d^expédier au Sénat (Sanàt yamoun) des Or os les Lettres de V Empereur du MiUeu pour V Empire des Oros^ après y avoir mis son Sceau ^). Les Lettres de VEmpire des Gros pour VEmpire du Milieu doivent être expédiées au Tribunal des Provinces ex» térieureSi et munies du Sceau .de VEmpire des Oros^ ou du Cki^ chet du Gouverneur de Tobolsk (Tobol Khotonni da). Tous les Papiers relatifs h. la Frontière ou aux Entrepots de CkHnmerce^ et concernant les Déserteurs ou les F^olsy doivent être signés et cachetés .par le Tousiyetoûkhan fVajal dordzi et le FTang Dandzin dordzi^ s ils viennent de VEmpire du Milieu; et par les Commandants des failles limUropheSj s'ils viennent de VEmpire des Gros. La Correspondance réciproque entre le Tousiyetoûkhan ') fFajal dordzi et le ff^ang Dandzin dordzi
1) Coxe^ h c. .p. 346. note *• nous dît, que les Chinois insistèrent sur cette Stipulation, parce ^ue PEihpeYevr dt la Chine trouvoit au dessoiu de sa Dignité de cefrespon' dre directement avec la Cour de Russie,
2) Le preitaier Tousiyetoûkhan des Kal-
iusSy qui s*est soumis aux Mantchoux, aprè^ que ceux-ci eurent battu totalement le Gal^ dan des Eleutes^ était Tchalîhoun dordzi^ un des Ancêtres de Dondan dordzi. Dans la 30 e année de Khang-Hi (1G91), on tint une Diète générale auprès du Lac Dolopn
cipal, et de /Lor^ça, troupeao^, étable, et par métaphore t), monastère. Chez les Grecs, le Chef, ,1e Supérieur d'an Monastère, Abbé régulier.
Archimandritat, Dignité, Bénéfice dhin Archimandrite, — Cette qualification de Chef du Troupeau pourrait s*étendre à tous les Su* périeurs ecclésiastiques, et, en effet, on a donné quelquefois ce nom à des Archevêques.^
même chez les Latins; on le trouve dans ce sens dans la vie de Saint-Sévère, Evéque de Ravenne, (Lunier, 1. c. T. L p. 100. Col. 2. — Roque/ort, î)ict, étymologique, T. L p. 38. Col. 2, — Dict, de la Conversation, T. IIL p. 6. Col. 1. — Penny Çyclopaedia, t. IL p. 276. Col. 2. — Conversations-Lexihon, T. L p. 370.)
t) Métaphore, du grec fufafpaqà, transposition, dérivé de futaqtkqc}, dont la racine est fpiçco, ie porte. Figure de Rhétorique qui renferme une comparaison ,et change
le sens naturel des mots en une autre signification, qui ne lui convient qu'en vertu d'une comparaison qui se fait dans l'esprit. {Lunier, l, c. T. U. p. 519. Ccl. 1. — Boqu^ort, I. c T. IL p. 82. Cel. 2.)
Sect. IX. Russie. Ç. 5.
avec tes Oros^ doit se Caire par des Hommes em>ayés expr'eSj et seulement par la Rouie de Kiakhta, Cependant, il est permis de prendre le Chemin le plus court ^ s*il s^agit d'une Affaire de haute Importance. En Cas de Contravention à ce Règlement^ le Wang de la Frontière^ et les Commandants des FiUes des Oros, doivent 8*en informer réciproquement, et après avoir examiné le Délit ^ punir chacun ses Coupables.
Vjri. VII. cancerira les Umx Unùirophes tihiés près île la Rivière à* Ou de ^) et mtires qui avaient déjà été TObjet d'une Négociation avec VJmbassadeur russe,, le Comte Golomin (Jrt. I. du Traité de Nertchinsk^ du 7 Septembre 1689, voyez plus haut p. 1206.); il At cenveaa que les Frontières de ces Pays resteraient encore cette feis-ci indéterminées ratre les deiue Parties^ mais qu'elles seraient réglées uitérieurement par des jÉmbassadeurs ott par Correspondance,
Les Commandants des Frontières des deux Empires^ doivent décider, d'après les Lois de la Justice et sans Dékdj toutes les Affaires, et s'ils les traînent en lofigueur pour Itui propre Intérêt, chaque Empire doit les punir d*après ses Lois, Si d'un Coté ou de V^autre on eiivoie de grands ou de petits Chargés d^ Affaires, ils doivent se rendre préalablement à la Frontière, et donner Avis de leur Mission et de leur Bang. Il ne faut pas les retenir longtems à la Frontière j et on doit y envoyer quelqu'un pour les recevoir. Après la Réception d'aoe Lettre d Invitation, on leur donnera à chcupie Relai des FîvreSf et on les recevra avec Respect, A leur Arrivée, ils seront logés et défrayés ') \ s'ils viennent dans une Année pendant
Art. yiu.
Art. IX.
>oor, il fut donné de nouveaux Titres aux Aoroa et Taidzi des Kaïkas^ et Ton divisa cette Nation en Dchassah^ Bannières et Compagnies, {Klaprofh^ I. c. p. 38. note 1.) 1) Oude^ Ouda, II y a quatre rivières dans VEmpire russe qui portent ce nom. Celle â«Bt il est question dans VJrt, VII. coule dans le Gouvernement et le District d^Irkoutsk, et débauche dan;i la Mer à' Okhotsk^ non loin de ses sources. Les Marchands russes font
chaque année un petit commerce d^échange avec les Tatars BattJùe et d'autres Peuples de ces contrées. {Heym^ 1. c. p. 907. — Langlois^ 1. c. T. III. p. 620. Col. 2.)
2) On fournit au Chef d^ la Mission par jour un Mouton^ une cruche de Viu^ une livre de Thé^ un pot de Ltùt, deux onces de Beurre, deux Poissons, deux cruches d'tfari/e pour les Lampes, une livre de Légumes secs^ quatre onces de Soya*), quatre onces de
*) «$<0^a, liqueur brune et d^un goût fl- ^uat; elle vient des Indes orientales; on s'm sert pour assaisonner les viandes et le pnsson. Elle est tirée d'une espèce de fa- *ioU (fève), nommée DoHchos Soja (Pha-
seolus japonirus) t), dont on exprime le jus, et qu*on £ait fermenter après y avoir mêlé une certaine quantité de froment (ou d*orge) et de sel. Le Soya est d'un usage presque général en Chine et 2m Japon, (Joh, Chr,
t) Linné, Systema Plantarum (édition de /. J, Reiehard) {Francfort sur ttein 1779-1780. T. I— IV. in S*».) T. Ht. p.451.— 2)e Candolle, Prodromus syste- "«(il naturalis Regni vegetabilis (Paris
4824-1838. T.I— Vil. in S^.) T. II. p. 39i6. No. CLXXIV. — William Roxhurgh, Flora Indica {Serampore 1832. T.I — III. gr inS^'.) T. III. p. 314. — Nemnich, Ca* iholicon derNaturgeschichte^l, I. Col. 1436.)
Liv. III. Châp; I.
laquelle le Commerce n'est pas permis^ ils ne doivent pas apporter de Marchandises.
Si, p6ur qnelques Affaires importantes^ on envoie un ou deux Courriers^ ils doivent présenter leurs Papiers aux Officiers de la Frontière i qui leur fourniront des Chevaux de Relai, des Conducteurs et des Fitres^ sans qu'ils aient besoin d'en donner TA vis préalable. Le Tout comme il a été convenu avec VAmbas* sadeur de T Empire des Gros, le Comte Utyrien^ Satva ff^la-^ dislafvitch.
La Correspondance par Lettres et par Messagers^ enire les deux Empires, étant de la plus baute Importance, elle ne doit souffrir aucun Retard i si donc à Tavenir on ne répondait pas aux Lettres envoyées^ et si on retenait inutUanent les Messagers^ ce serait agir contre le Contenu du Traité de Paix, Dans ce Cas on ne recevra ni les Ambassadeurs, ni les Négociants, jusqu^à ce que de pareilles Difficultés soient terminées 9 et alors seulement on permettra le Passage,
h* Art, X. ««Dcenke la Punition des Transfuges, de* Déserteurs, des Folews, de pitrt et d'autre^ et des individus du bas Peuple, qui passeront la Frontière sans Passeport,
Art XI ^® Traité de Paix, conclu entre les deux Empires, a été échangé de la Manière suivante : V Ambassadeur de TEmpire des Oros, le Comte iHyrien^ Satva fVladislawitch, remit une Copie en Langue or os et latine, munie et confirmée par un Sceau, aux Grands de VEmpire du Milieu, et les Grands de TEmpire du Milieu remirent au Comte illyrien, Sawa H^la» dislanfitch. Ambassadeur de TEmpire des Or os, une autre Copie en Langues mantchoue, oros et latine.
Ce Traité a été exactement imprimé et distribué à tous les Employés des Frontières, afin que son Contenu soit généralement connu.
On avait cru que la Conclusion de ce Traité terminerait les Discussions entre les deux
Vinaigre et une once de Sel. Tous les 9 e jours, pendant qu'il s'arrête dans la Capitale, il reçoit comme un témoignage particulier de la Bonté impériale, quatre Plats de la Table
de VEmpereur, et dix Chaudrons remplis de Thé, préparé à la manière des Mantchoux, {Géographie officielle de PJEmpire chinois, publiée par ordre de VEmpereur Ki en- Ion g')
Schedelf Vollstiindiges allgemeiues Waa^ ren-Lexikon fur Kaujleute, Commissionn&re, etc., so wie fur aile melche sich in des fFaarenkunde unterrichten tvoUen, in yerhindung mit Mehreren herausgegeben vo» Otto Linné Erdmann {Leipaig
1833—1835. T. I. 11. gr. in 8^. cinquième édition.) T. II. p. 469. Col. 1. ~ Joh, Cari L eue h s, AUgemeines JWaartn-Lexicon, oder voUstândige fVaarenJatnde {Nuremberg 1835-1836. T. I. IL in 8^.) T. U. p. 361.)
SccT. IX. Russie. §. 5. 1239
MÊ^et^ uaîs îl en survint fréqut mmeot de aouveUes, causées par les Sujets ruptciîfi qui passèrent la Frontière et cpi'on ne punissait pas. A la vérité, le Traité d* Paix laissait bfaecenp de vague sur cet Article; ce fut ce qui déterainji V Impératrice Catherine // je charger, «n 1767, le Commissaire Kropoto//, ^examiner et de réformer le Traité de Paix coofointement avec les Plénipotentiaires chinois^ qui s'étaient rendus pour ce même Objet à Kiakhta^ afin de faire cesser toutes les Plaintes.
En conséquence, on rédigea et on ajouta <iin Supplément au Traité de Paix^ et T^rticle X, fut changé entièrement, La Convention^ conclue l'Année XXXIII. d^Abkai mekhi' yekke '), le 19e Jour de la 9e Lune (18 Octobre 1768) ^), porte: que les onze Articles du Traité de Paix devront être maintenus éternellement invariables; que cependant on a trouvé eécessaire d'dter les (Khaskhan) Chevaux- de-frise^) oros^ du Voisinage du Mont Bour* goûtai^ à Bitsikou^ Khochoo et autres Lieux^ pour conduire la Frontière sur le Dos des Montagnes; mais que tout restera comme il a été fixé antérieurement^ près des deux Dépôts de Commerce^ Kiakhta et Tsourkhailou (TsouroukhaltouJ^ où l'on ne paye aucune Entrée, Que, des Erreurs tétant glissés dans V Exemplaire nisse et Ditin du Traité de Paix^ et plusieurs Points essentiels ayant été oubliés^ on a jugé à propos de les corriger et rectifier» De plus, que les Discussions^ qui ont eu lieu entre les deux Puissances^ seront vouées à tOubli^ et qae les Transfuges ne seront pas redemandés; que ce qui avait été statué dans le Xe Article^ concernant la Manière à' empêcher les Vols et la Désertion parmi les Sujets lioùirophes et respectifs^ paraissant trop équivoque et indéterminé, on a rejeté entièrement le Xe Article de la Convention^ lequel a été rédigé de nouveau et érigé en Loi^ qui devra être observée à la place de Vancienne. <^ue, d'après la nouvelle Convention^ chaque Partie devra veiller, dorénavant sur ses Sujets; afin que de pareilles Choses n'arrivent plus. Que si, à ï Assemblée ( Congrès J annuelle, qui doit avoir lieu à la Frontière, on donne Avis de Vestiges découverts et à^autres Accidents semblables, les Commandants des Frontières se« reot tenus de les examiner stms Délai et avec Loyauté. Que si , au contraire , guidés par leur propre intérêt, ils négligeaient leur Devoir, chaque Partie devra les pumr d'après ses Lois, Quant à la Recherche, à l'Arrestation des Brigands et la Punition de ceux qui passent illicitement la Frontière, an y a pourvu par la nouvelle Rédaction de VArt, X. *).
1) En chinois Khian loung\ nom hono- se tromperait si l'on supposait que cette Puisrifique des années du Kègne de TËoipereur sance est regardée par la dernière comme son Kao tsoung chun houang ti, son Kègne égale. Dans l'Instrument même on ne trouve a duré de 1736 à 1795. (Klaproth, L c. rien qui puisse faire présumer que la Chine p. 53. note 1.) s'arroge une Suprématie sur la Russie; mais il
2) Klaproth, L c p. 53. note 2. suffit de jeter leS yeux sur la />escri/7<ion{/ec«<
3) Cheval - de -frise. Machine de guerre. Empire, tirée de la Géographie officielle des qui est une grosse pièce de bois, traversée Mantchoux*), pour y voir que V Empire des de longues pointes qu'elle présente de tous Tzars est regardé comme un htat soumis au cités. On met des Chevaux- de-frise à l'en- Prince gui gouverne F Empire du MUieu, trée d'une brèche, pour arrêter les assiégeants. Le Chemin même par lequel on doit recevoir L'Infanterie se sert aussi de Chevaux m de^ les Ambassadeurs et le Tribut russe, y est frise plus légers, pour arrêter la Cavalerie indiqué par le Règlement chinois* Peut-être en campagne. Cette Marhine a été ainsi ap- des Diplomates répondront que , puisque la pelée, parce qu'elle a été inventée par les Chine n'a jamais reçu la moindre Marque de hollandais de la Province de Frise à Groe^ Soumission de la part de la Russie, on doit ningue, {Lunier, L c. T. L p. 292. CoL 2. traiter la vanité ridicule de la première avec — Dict, de la Conversation, T. XIV. p. 13. tout le mépris qu« mérite totite .prétention Col. 2. — Peuj^ Cyclopaedia, T. VII. p. 57. insoutenable. Ces Dipbmates auront tort aux Col. 2. — Coaversatiorts-Lexikon^ T. X. Art. yeux des Chinois et aux yeux des Européens Spanische Reiter.) en état de juger la question.
4) Après la lecture du Traité conclu en D'après les idées regues en Chine, toute
1727, entre la Russie et la Chine, qui ne con- Puissance étrangère, qui y envoie une Am-
tient rien d'humiliant pour la première, on hassade, se reconnaît par le fait soumise
*) L'Impression de cet Ouvrage, commencée par Ordre de l'Empereur Kien-long, fut achevée en 1804.
Liv. III. CflÂP. I.
La Conventiom conclue Ait échangée àt la Manière suivante: Les Grands de V Empire du Milieu en remirent un Exemplaire en langues manichoue et mongole^ muni du Sceau^ au Commiêioire plénipotentiaire des Oros, et celui-ci remit aux Grande de 1? Empire du tttiUeu un autre Exemplaire en langue des Oros.f et pareillement muni du Sceau, Pour la rendre généralement connue^ il fut convenu qu*on distribuerait àeé Copies imprimées de cette Transaction aux Sujets limitrophes des <i«iM; Cd/M ')•
L'immense Ligne de Démarcation <f qui sépare les deux Empires les plus grands du Monde, commence à POuest, à la Rivière Bouktourma^ et finît à FEst, aux bords de la llfer d^ Okhotsk. Sa Largeur est de 5, 10 et 30 toises ^) , suivant la nature du pays qu'elle par-
tf VEmpereur, En chinois^ cet Ade de Soumission est désigné par les mots lai tchao^ „ venir rendre Hommage" Cette expression ne s^applTque ordinairement qu'à la première Ambassade du même Peuple; pour les suim vantes on se sert des mots lai Koungj ^^ venir porter le Tribut,^ Qu'on ouvre les Annales chinoises^ et on verra qu'en 166 de notre Ère, VEmpereur An tonin envoya une Ambassade qui offrit le Tribut à Houon-ti^ de la Dynastie des Han; qu'en 284 une autre l'apporta aux Tsin^ et que la même chose eut lieu en 637 et 719. On trouvera que VEs^ pagne est soumise depuis 1576, la Hollande depuis 1653, et le Pape depuis 1725.
Dans l'explication d'une MappemMonde^ publiée en 1794, à Pékingy on Ut: „ à la 58e „ année de £%ian-/oun^ (1793), les Anglais, ,,qui se trouvent à rcxtrémité du Nord-Ouest „du Monde, et qui dans les anciens tems „ n'avaient jamais pénétré en Chine, traver. „sèrent les deux Océans pour venir rendre „ Hommage à PEmpereur,** La seconde légation anglaise sera traitée dans les Annales de r Empire, comme ayant porté le Tribut.
On voit donc que YEnvoi d^une Ambas-^ sade est une Marque de Soumission, et que les Présents qu'elle apporte sont regardés comme une chose due à VEmpereur, Aussi sont, ils appelés Ko un g (Vectigalia, Tributa) m Le mot Ko un g signifie en général tout ce gu^un Inférieur offre à son Supérieur naturel.
Plusieurs personnes ont fugé que, pour des Intérêts politiques ou commerciaux, on pourrait facilement fermer les yeux sur l'arro* gante vanité des Chinois, pourvu que V Ambassade remplisse le H>ut proposé. On serait tenté de se ranger de cette opinion, si ce n'était un fait certain que jamais une Ambassade en Chine ne pourra remplir son but. Les Chinois, loin de négocier avec«4es Envoyés des Puissances étrangères, ne les re-^ gardent que comme des Gens venus de la part de leur Maître, pour présenter son Respect et le Tribut dû à son Supérieur,
La manière fixe et immuable de traiter avec le Gouvernement chinois, est celle iiadresser par écrit les demanda qiion a a faire, au Gouverneur de la Province où l'on aborde; celui-ci les envoie à Péking, au Li fan y ou an (Collège des Affaires étrangères)^ qui» ne manque jamais d'}* faire réponse. Mais il n'y a pas d'exemple que les Chinois aient traité avec un Ambassadeur , s*il ne vient pas à la tête d'une Armée. Les Mantchoux ont fait quelques Concessions à la Russie, parce qu'ils la craignaient dans le tems, et parce qu'ils prévoyaient que le Commerce à la Frontière de la Sibérie, et les Caravanes russes qui se rendraient à Péking, feraient du bien aux Mongols Kalhas, ruinés par les longues guerres avec le Galdan des Eleutes, Dans d'autres circonstances et dans un autre tems, la Cour de Péking ne se serait peutêtre pas montrée si traitable.
La chose la plus inutile qu'on puisse faire est donc à'envcyer des Ambassades en Chine, puisqu'elles ne peuvent avoir de but, et ne servent qu'à mettre les Gouvernements européens dans une position humiliante. Que les Ambassadeurs fassent ou ne fassent pas les Cérémonies prescrites par les Lois du céleste Empire, peu importe; le mal qu'on veut éviter en refusant de s'assujétir aux neuf Génuflexions devant VEmpereur ou devant son Trône, est déjà fait par PEnvoi même de la Mission. (Klaproth, Le Description de la Russie f traduite du chinois. Introduction, p. .81 — 84. Remarques historiques, p. 93^96.)
1) Klaproth, I. c. p. 45— 53. — Ritter, I. c p. 106. (cité avec la fausse date de 1767.)
2), Toise, du latin tes a, (ait de tensus. Participe de tendere, tendre, étendre.' Mesure qui varie selon les lieux oii elle est en usage, et dont on se sert pour mesurer différentes dimensions.
On appelle aussi Toise, un Instrument en forme de Règle, qui a la longueur de cette mesure, et sur laquelle ses parties sont gravées. La Toise dont on faisait usag» à Pa-
Sect. IX. Russie. §. 5.
«•art. Elle n'appartient en propre à aucun des deux Payt^ et forme leur yéritaUe Lîmîte. Cette Frontière doit être protégée par les deux Puitstmces^ et ne peut être franchie qu'aux Eadrmts fixés pour le Passage. On y a établi des Corps-de-Garde plus ou moins éloignés les uns des autres, selon que le Nombre d'Habitants dû Voisinage Texigeait; les mêmes circsBslances déterminèrent aussi le Nombre de Soldats qu'on y tient.
Les CorpS'de'Gwrde respectifs sont tous placés vis-à-vis l'un de l'autre, k une distance ^i leur permet de s'observer mutuellement, ills ne sont éloignés ordinairement que de 5, 10, jusqu'à 20 werstes ') de la Frontière même. Chaque jour la Ligne de Démarcaiioa est soigneusement visitée, non seulement pour empêcher qu'on ne la franchisse, mais aussi pour ■ettre obstacle à toute Communication entre les Peuplades Uadirophee. Dans les contrées sauvages et niôntagneuses, où la distance entre les Corpe-de-Garde est plus considérable, on a élevé sur les hauteurs et les rochers, et dans les plaines et les forêts, des Monceaux de terre ou de pierres, pour indiquer la Direction de la Frontière; dans les Endroits où elle est tiaversée par des Ruisseaux, on avait placé de chaque côté, des Poteaux entre lesquels on tndit àts Cordes de crins de chevaux, qui furent cachetées à Textrémité contre le Poteau, de manière que personne ne pouvait passer la Frontière^ sans s'en apercevoir. *
Les Membres du Congrès parcoururent, en 1727, toute cette Ugne^ et convinrent que ebaque Poste serait gardé par des Cavaliers mongols bien armés ; leur Nombre est de vingt à trente Hommes, avec un Commandant obligé de faire fisiier journellement la Frontière jusqu'au Corpë-de^Garde voisin. Dans les contrées désertes, cette Visite ne se fait pas tous les jours, à cause des grandes distances à parcourir. Les Postes avancés se trouvent tout près de la Frontière; ils sont composés de plusieurs Hommes, et assez éloignés de leurs Corps-de-Garde, Leurs chevaux restent toujours attachés, afin qu'ils ne dépassent pas la Frontière. Le principal devoir du Commandant d'un CorpS'de^Garde^ est de reconnaître lui-même journellement la lÀgne de Démarcation^ pour examiner si on n'y apergoit pas, sur le gazon ou mr le sable, des traces d'hommes qui auraient traversé la Frontière, Les Mongols^ comme t»us les Habitants des Steppes ^), ont la vue si perçante, que même à cheval, la plus petite Trace n'échappe pas à leurs yeux. Aussitôt qu'on a découvert quelque Vestige, on descend de cheval et on cherche avec grand soin à le suivre sur la ligne neutre, sans l'effacer. Si la Trace est celle d'un cheval, ou d'un autre animal domestique, on l'entoure avec de petits Berceaux de bois, des pierres ou du gazon, pour ne pas la perdre. Après y avoir placé une Sentinelle, on avance vers le Poste opposé jusqu'à la première Vedette '), en lui criant d'envoyer le Commandant avec une Escorte. Les deux partis se rendent à l'Endroit où se trouve la Trace, poux; examiner de quel côté elle est venue et où elle conduit. Alors les Comman-.dants réciproques entourent avec àes Pieux et des Cordes fines cachetées aux Pieux, l'Endroit- •ù l'on a marché pendant les recherches, pour empêcher que d'autres Voleurs ou Transfuges De se servent de ces Traces pour dépasser les Limites. Le parti sur le Territoire duquel conduit la Trace, est obligé de la suivre jusqu'à l'Endroit où elle finit, pour s'informer scrupoleosement' si quelque Étranger y est arrivé, ou si des Vols et des Brigandages ont été commis. Si l'on découvre les Déserteurs, on les reconduit au CorpS'de-Garde auquel on
m, avant l'établissement du nouveau Système uétriquc, était de 6 pieds de Roi. Dans ce seos on appelle Toise de Roi la longueur de six pieds.
On appelle Toise courante^ la mesure en bogueur de quelque chose que ce soit, dont la hauteur est partout la même.
On appelle Toise carrée, une 'Etendue carrée qui a en tout sens la même quantité de pieds que l'Instrument appelé Toise. Et l'on appelle Toise cube, un Corps qui a autant de Longueur, autant de Largeur et autant de Proloudeur que contient de pieds le même Insfrument. {jGrand Vocabulaire français, T. XXVIU. p. 106. Col. 2. -. Lunier, 1. c. T. UI. p. 455. Col 2. — Conversations-Lexi" hon, T. XL p. 303. — Noël, Carpeniier
et Puissant fils, Dictionnaire des Inventions, des Origines et des Découvertes {Bruxelles \S31, gr inS^.) p. 525. Col. 1. — Jidr, Balbi, I. c. Tableau comparatif des Monnaies et des Poids et Mesures, p. 1307.)
1) Voyez plus haut p. 486. Col. 1. note *.
2) Voyez plus haut T..U. du Manuel, P. L Liv. H. Chap. I. Sect. III. Art. I. Italie, §. 2. Gènes, H. p. 104. Col. 1. note t.
3) Vedette, de V italien Vedetta, C'est le nom d'une Sentinelle de Cavalerie, c'est un Cavalier qui fait le guet pour la garde d'un Camp, d'une Place, etc. Mettre en vedette, être en vedette, {Jjunier, 1. c. T. III. p. 505. Col. 1. — Dict, de la Conversation, T. LI. p. 492. Col. 1. — Conversations 'lisxikon, T. XL p. fi05.)
appelle le Commandant du e6té opposé, peur Us reprendre. Ces sortes d'Affaires sont traitées judiciairement^ et les JurisiUctions des Frontières s'informent réciproquement du Késultat, pour se donner toute Satisfaction possible.
De rette Manière, la Frontière est protégée et maintenue intacte; les Liaisons illicites entre les deux Peuple* limitrophes sont réprimées. C'est par de pareils soins, qui parahroat minutieux, que la Ugne de Démarcation s'est conservée jusqu'aujourd'hui comme elle a été fixée par le Congrès de 1727 et de 1768.
Le premier et principal Entrepôt de Commerce fut établi sur le Ruisseau de Kiahhtay qui tombe dans le Boro, à 91 werstes de Seleginsk 'y, et le second près du Gan qui s'unit à YJrgoun^ à Tsounmhha'itou. Tout Commerce particulier cessa à VOurga et aux autres Lieux de \à' Frontière; de même que les Liaisons entre les Bouriates et les Mongols,
La Chancellerie de la Frontière^ composée des Juges nécessaires, fut établie à Sslen' ginsh; c'est de là que devaient partir les Courriers pour VOurga et Pèking. A 9 werstes de SeUnginsk et sur les bords du Tchikoï^ on construisit le petit Fort de Strelka^ avec une Eglise, sous l'Invocation de Saint-Pierre et Saint.Paul. Cet Endroit, auquel les Marchandises destinées pour les Caravanes pouvaient arriver par eau, en devint le principal Dépôt^ et on y établit aussi la JJouane pour le Commerce avec la Chine,
' Lorsque le Congrès des Frontières^ qui dura depuis le 10 Aoyt 1727, jusqu'au 21 Octobre de la même année, eut fini ses travaux, et que le nouveau Traité eut été signé, une Caravane de 2tt& Personnes fut aussitôt expédiée pour Péhing^ sous la Direction de V Agent Lange^),
L'année suivante, on établit le premier Corps-de-Garde russe ^ auprès du Ruisseau de Kiàkhta^ dont la Source se trouve dans une Contrée haute et boisée à 26 werstes au Sud de la Rive du Selengga, \\ coule de là en Mongolie^ en se dirigeant au Sud.. Ce Fort reçut le nom Troitzoi Samsk Krepost^ d'après celui de son Eglise et du Comte Sarva. On l'appelle aussi simplement Kiakhta *). Par le Traité^ la Limite et la Porte du Commerce^ des deux Empires^ avaient été fixées à 3 werstes de Troitzkoi^ dans la Vallée arrosée par le Kiakhta, On y érigea deux Colonnes de Limites^ près desquelles furent placés les Entrepôts de Commerce de chaque côté, tout près de la Frontière, à une distance de 120 toises l'un de l'autre.
Au milieu de V Entrepôt russe qui, comme le chinois^ est d'une forme carrée, est le Bazar ^) bâti en bois, dans lequel se trouve une Chapelle construite en pierre. A l'Est on voit une Eglise russe ^ et au Sud, près de la Porte chinoise^ les Casernes^y le grand Corps. de-Garde^ et la OJainon du Commandant. Les Habitations des Négociants occupent le reste de l'espace. Ce Lieu e&t entouré de Chevaux ■ de - frise ; et au milieu de chacun des quatre côtés il y a une Porte surmontée d'un Beffroi ^), Les Cosat/ues destinés au service
1) Selenginsk ou SeUnginsk, petite Ville dans le Gouvernement à^Irkoutsk^ où se trouve selon Cochrane, un établissement de Mission^ naires anglais qui, malgré leurs travaux jusqu'en 1820, n'avaient pu parvenir à convertir un seul individu. {Adr' Balbi^ I. c p. 789.
— Langlois, l. c. T. IV. p. 1087. Col. 2. — Vollst. Handhuch^ Sect. IV. T. IV. p. 294.)
2) NeueNordischeBeiirÛge, T. U. No. VU.
p. 83 — 159. Tagebuch einer in den Jàhren 1727 und 1728 Ûber KJachtanach Peking unter Anfuhrung des Agenien Lorenz Lange gethanen Karavansnreise, — Bitter, 1. c. p. 107. (cité.)
3) JUûller, Sammlung, T. IIL p. 460. sqq.
— Coxe, Entdeckungen , T. II. Chap. III. p. 350. sqq. — H^m, 1. c. p. 324. — Adr, Balbi, l. c. p. 789. — Langlois, 1. c. T. III. p. 46b Col. 1. — VoUstûndiges ffandbûck, Scct. IV. T. I. p. 598. — Dict, de la Conversation, T. XJLSXY. p. 122. — Penny Cy-
clopaeditt, T. XIII. p. 209. Col. 1. — Cor^ versations-Lexikon, T. VI. p. 184.)
4) Bazar. (Voyez T. L du Manuel, Liv. lU. Chap. I. Sect. I. France. §. 4?. p. 191. Col. 1. note 1.) Par. imitation, on donne, à Paris, et dans quelques autres Villes, le nom de Bazar à certains lieux couverts où sont réunis des marchands tenant boutique d'Étoffes, de Meubles, de Bijouteries, etc. (Dict, de P Académie, — Dict, de la Conversation, T. V. p. 69. CoL 2, — Penny Cyclopaedia, T. IV. p. 74. Col. 1. — Me. Culloch, 1. c. p. 125. — Conversations-Lexikon, T. I. p. 719. — Ersch und Gruber, \. c. T. VIII. p. 6. Col. 2.)
5) Beffroi, Tour ou Clocher d'où l'on fait le guet, et où il y a une cloche pour sonner l'alarme. On a sonné la Cloche du Beffroi,
Il se dit aussi de la cloche qui est dans le Beffroi: Sonner le Beffroi ; Is Beffroi sonne; et de la Charpente q;ui porte les cloches. // faut refaire le Beffroi de cette tour.
Sect. IX. RiJssiE. §. 5.
^e la Fnmiière^ demeurent avec leurs Familles bors de la Place. Dans leur petit Faulieurgf également entouré de Chevaux-de-frîse, se trouvent aussi le Dêpài Impérial de Rhubarbe^ les Bureaux du Gouvernement^ la Chancellerie^ un Corps^de-Garde^ et trois Chapelles.
„Çi(asi bée effroi y** dit JVicoi dans son grand Lexique latin et freutçais*)^ ii'^o'' <^ „tf/ txpreuément fait pour héer^ c, à, {/. y^ponr regarder^ et faire le guet en tems jfSeupçouneux ^ et pour sonner à V effroi*^* Mr. Charles Nodier^ dans son Diction' uaire raisonné des Onomatopées françaises {Paris 1828. in 8*^.), remarque cependant ^'iin instrument, d'airain creux et sonore, s*appflait bel en breton^ et que de là peut venir Vanglais B e Ifry^ et le français B effr o i.
Dans son Acception spéciale, le Beffroi était une cloche qu'on ne sonnait que dans des circonstances particulières, et pour an- ■•ocer un événement notable, comme la naissaoce ou la mort d'un haut personnage, d'un ioceodie (Tocsin) **). Le Beffroi sonnait aussi |wor csnvoquer les habitants d'une cité. Sous le régiaie féodal, c^était la grande tour où, <Uns quelques Provinces de France^ on plaçait .la ban^lochefCâmpana bannalisj ***)• Cétait un édifice privilégié; d'anciennes Qiartes de Communes mentionnaient le Droit de haii^cloche ou Beffroi dans les immunités acc«rdées aux cités. Paris avait trois B^froii, à V Bétel de Fille, au Palais <, à la Samaritaine, Le Beffroi sonnait pendant vingt-quatre heures pour la naissance d^un
Fils de France (Voyez plus haut p. 607. Col. 2. note tt.). Le Signal, du massacre de la Saint" Barthélemi devait être donné par la cloche de la Sainte-Chapelle du Palais; ce fut par un contre-ordre que ce Signal fut en effet donné par une cloche de Saint -Germain VAuxerrois» La Carillon de la Samaritaine n'existe plus; il a été détruit avec la Fontaine, qui était surmontée d*un Campanile t). On peut maintenant considérer comme Bef-. froi la grosse cloche de Vhglis^ metropoU' taine (Noire- Dame); on ne la sonne que dans les grandes solennités publiques, et dans des circonstances tout à fait extraordinaires. C'est ainsi qu'on sonna le Tocsin dans les trois fameuses Journées de Juillet 1830.
On appelait aussi Beffroi^ ces grandes Tours mobiles élevées sur des roues, et qui, avant l'invention de la poudre à canon, étaient dirigées le plus près pos.sibre des murs d'une place assiégée, et s'élevaient à la hauteur des remparts* Ces machines colossales portaient des soldats armés. (Dict, de V Académie, — Grand Vocabulaire français^ T. IlL p. 569. Col. 2. — Ménage^ Dict, étymol, de la Langue française^ T. L p. 17U. Col. 1. — Du Cange^ Closs» ad Scriptores mediae et it^mae latinitatis^ T. L Col. 1096. ▼. Bel,
*) Voyez plus haut p. 474. Col. 2. note **.
**) Tocsin, Bruit d'une cloche qu'on tinte à csaps pressés et redoublés, pour donner l'alarme, pour avertir du feu, etc. Dès tjue temumi parut , on sonna le Tocsin, Sitôt ijft'on sonna ie Tocsin, les habitants accoururent de toutes parts pour éteindre le feu. On tonna le Tocsin sur eux. Les factieux tonnèrent le Tocsin pour ameuter le Peuple,
Dans quelques villes, la Cloche du Toc- »«, su simplement Le Toc^n, la Cloche deS' tinée à sonner le Tocsin. Le Tocsin est bien placé dans cette cour,
Oq dit figurément, sonner le Tocsin sur quelqu^un, exciter contre lui le public.
Oq dit aussi figurément, il a sonné le Tocsin, d'nn Orateur dont les paroles sont propres à soulever, à enflammer la multitude. {Dict, de PAcadémie,)
Ce mot vient de toquer^ frapper (du latin
tan g ère), et de sing (du latin signum),
lui signifiait autrefois une cloche, (tan gère
tignum),
En quelques lieux on appelle encore petits
Sings les petites cloches. U y a aussi un
vieux proverbe qui dit: „on en fait bien les „Sings sonner,^* pour dire, on en fait beaucoup de bruit. {No dier. Onomatopées, p. 264. ^ Roquefort, 1. c. T. II. p. 426. Col. f . — Noël et Carpentier, 1. c. T. IL p. 875. Col. 2. -' Roqu efo r t, Gloss, de la langue romane, T. U. p. 628. Col. 1. ArU Toc^sein.)
*••) Voyez Roquefort, Glossaire, T. L p. 128. Col. 1.
t) Campanile, Terme d'Architecture. Clocher ou Flèche à jour; petite tour ouverte, légère et haute, dans laquelle sont suspendues des cloches.
(Quelques-uns disent Campanille^ et font ce mot (transporté de Vitalien en français) du féminin.
Il en est en forme de tour ronde ou carrée, qu'on bâtit tout près des Églises, mais dont elles ne font point partie : on les voit surtout en Italie, oii cet usage est général, et on les y appelle du nom générique Campanile, Les plus remarquables sont ceux de Bologne, de Florence et de Pise-^ (Dict, de VAcàdémie. — Dict, de la Conversation, T. X. p. 173. Col 1.) -
Liv. IIT. Cbap. I.
VEnirepài de Commerce s'appelle ordinaîrement Hh^KH^A HaOIIIHJI , NiscJmîala
Plotnia (Digue basse ou inférieure), pour le distinguer du Fort Troitzhoi Sarvsk^ situé
plus Ipaut, qui porte le nom de BepXHAA II^ÔmHA, Werhhnîata Plofnia (Digue haufe
ou supérieure). Ce dernier renferme un Dépôt de Marchandises russes avec une Église entourée de Chevauz-de. frise. La Chancellerie et la Douane^ transférés postérieurement ici de Saint-Pierre et Saint-Paul ou Strelha^ sont près de la Porte de V Église, La Maison du Directeur des Douanes et du Commerce est vis-à-vis. La Route qui y conduit est bordée de chaque côté d*un Parapet ^) très élevé ; elle est traversée par un Ruisseau ; le Pont sur lequel on passe est fermé par des Chevaux-de-frise, qui se haussent, pour laisser Paccès libre aux voitures; une Sentinelle y est constamment en faction. Les Marchandises et les Voyageurs qui vont à la Frontière ou qui en viennent, sont obligés de passer par cette Porte. Le CorpS'de'Garde est à gauche, et une seconde grande Église se trouve vis-à-vis. D*icî, la Route à la Frontière chinoise tourne au Sud; à droite de cette Route on voit la Chancellerie des Affaires des Frontières; c'est un long bâtiment près duquel se trouve Vffabitation du Commandant de la Frontière, Cet Endroit a une population considérable, les rues sont spacieuses, et les maisons, quoique bâties de bois, sont très propres. La foule de Commerçants avec leurs Domestiques, la Garnison et les Cosat/ues des Frontières, rendent cette petite Tille très vivante. On y remarque parmi les Habitants des Négociants de Moscou, de KoursTs, de Kazan, et de la Sibérie, des Boukhares, des Bourîaies, des Mongols, des Eleutes, des Toungouses et plusieurs Individus appartenant à à*autres Nations, qui tous s*y rendent pour faire le Commerce. Un Faubourg, hors de la Porte du Nord-Ouest, est destiné actuellement aux Commis et aux Marchands voyageurs, et stirtout aux Mongols russes qui y amènent continuellement des Bestiaux pour les échanger contre des Marchandises. Un grand nombre de ces derniers y campent sous des Tentes de feutre. Ils ont des Courtiers de Commerce, choisis parmi leurs Compatriotes. Souvent ils s'engagent au nombre de cinquante pour une Solde annuelle, à remplacer les Cosaques dans le service de la Frontière, Les environs de Kiakhta sont boisés et riches en sources et en prairies. Le Paysan r^se gagne beaucoup en transportant des Denrées à Kiakhta, où il échange des Fourrures, des Peaux, du Suif, contre des Marchandises chinoises.
On voit donc que le Kiakhta supérieur est beaucoup plus important que le Kiakhta inférieur ou moyen. Dans ce dernier il ne se fait que de grands Echanges, et toujours très à la hâte. Après la Conclusion de ces Marchés , les Marchandises qui vont en Russie sont apportées çans délai au Kiakhta supérieur, pour y être visitées à la Douane, et expédiées au Lieu de leur destination-
A droite et à gauche de la Colonne des Umites russes, on a posé une Haie de Chevauxde-frise, qui s*étend à une distance de plusieurs lieues, à travers les montagnes et les vallées. Cela empêche les Bestiaux que les Mongols russes vendent aux Chinois, de retourner d*oii ils viennent.
La yUle et ï Entrepôt chinois s'appellent Mai mai iciàn ^) ou Bourg du Commerce.
fredus. —Boqu efo r t, Dict. étymologique, T. I. p. 3*4. Col. 2. -^ Noël et C a rp entier. Philologie française, ou Dici, étymO" logique, critique, historique, anecdotique, littéraire, etc. {Paris 1831. T. 1. II. in 8^) T. I. p. 113. Col. 1. — Roquefort, Glossaire de la langue romane {Paris 1806.
T. 1. 11. in 80.) T. I. p. 143. Col. 1. — Dict, de la Conversation, T. V. p. 173. Col. 1.)
1) Parapet, de Vitalien Parapetto, ce sur quoi en appuie la poitrine.
Élévation dont la masse est ordinairement destinée à couvrir des soldats contre Peffet du canon.
En général, on donne le nom de Parapet à tout ee qui borde une ligne, pour se cou-
vrir contre le feu de l'ennemi. {Lanier, 1. c. T. IIÏ. p. 56. Col. 1. — Grand Vocabulaire^ français, T. XXI. p. 6. Col. 2. — > Dict. de la Conversation, T; XLII.' p. 150. Col. 2. — Penny Cyclopaedia, T. XVII. p. 241. Col. 1. — Conversations -Lexikon, T. II. p. 269. Art. Brustwehr,)
2) Souvent on écrit aussi la dernière syllabe de ce mot tchhing, ce qui signifie, endroit entouré d'une muraille ou de palissades. (/. Klaproth, 1. c. p. 63. note 1. — Langlois, 1. c. T. III. p. 237. Col. 2. — Jdr, Balbi,l c. p. 789. — Vollstûndiges Handhuch, Sect. IV. T. IV. p. 99. 294. ^ lUtter, 1. c. p. 107. — Pent^ Cyclopaedia, T. XIIL p. 209. Col. 1. Art. Kiachta,)
Sect. IX. Russie. §. 5.
Ce Lîen, i|in feme antsi un carré, est plus grand que VEnirepàt ruue» Il ett palîisadé, ayant trois Pertes sur le côté du Nord et autant sur celui du Sud. Toute la Ville est enteiirée, en dehors des Palissades, d'un Plancher un peu élevé au-dessus du sel. Les Portes 4n cété russt sont cachées par de grandes Planches, jointes ensemble en forme d*un immense ieran, sor lequel on lit le caractère Fou ou Bonheur, Les Chinois croient que ces Écrans empêchent Faction de toute influence nuisible, et même des imprécations que les Bunet pourraient proférer contre eux. Il y a des CorpSmde-Garde aux quatre Angles de la Ville, et un autre sur le edté septentrional, entre Mai mai tclân et VEnirepàt rueêé. Il veille sur l%imense quantité de Charrettes à deux roues, sur lesquelles les Eutaes aaténent les Marchandises, et qu'Us laissent ici en dépèt.
L'amour de Tordre et un esprit soigneux distinguent le Chinois de toutes les autres Nations avee lesquelles il fait le Commerce à Kiakhia; il est en même tems plus rusé et plus adroit que le Juif en Europe et V Arménien dans VAsie mahométane. Les Chinois qui viennent à Kiakhta^ sont tous des Provinces de Pe ichi ti et de Chan si. Ils paient à leur Gouvemanent un Droit pour la Permission du Commerce avec les Russes, Presque tous les Négociants chinois parlent le mongol^ qu'ils apprennent pendant le Voyage de Péiiag à la Frontière, 11 y en a ausfi qui parlent assez le russe pour faire leurs Affaires, sans avoir besoin d'un Interprète; mais leur prononciation est souvent inintelligible. Cependant cette connaissance imparfaite leur donne une supériorité marquée sur les Marchands russes^ qui n'apprennent que bien rarement quelques mots de chinois,
A gauche de la Porte méridionale de Mai moi tchin se trouve Vffahitation du Com^ mandant mantchou^ eu du Dzargotchi (Arbitre), Il y a dans sa cour un Corps-de- Garde, composé ordinairement de cinquante à cent Cavaliers mongols armés. Les Commandants ne sont pas toujours du même Rang, et la durée de leur Séjour n'est pas fixée. A côté de la Maison du IHargotchi<, on voit deux Temples magnifiques, dont l'un est consacré à Césur Khan '), et l'autre aU Dieu appelé en mongol Ergetou Khomchim^ et Nidé bère usuhtchi.
Des Mongols et des Mantchoux de distinction viennent souvent à Mai mai tchin, pour y acheter des Marchandises russes et chinoises, . Ils les trouvent ici plus facilement et à meilleur marché que dans leur Pays. On voit aussi beaucoup de Boutures qui y demeurent à cause du Commerce de Rhubarbe ^) dont ils ont le monopole.
Les Russes de Kiakhta entretiennent des Liaisons intimes avec les Chinois, qui viennent et sortent librement pour les Affaires de Commerce, Le Dzargotchi et les Employés russes se rendent des Visites réciproques. Cette libre Communication n'est toutefois permise que pendant Je jour, chacun doit être rentré chez soi sitôt que du côté russe on a battu la 'Refrain, et qu'on a tiré dans la cour du Dzargotdù la Bombe d?artifice, qui annonce la Clôture des Portes des deux Endroits.
1) Gésur Khan, C'est le nom mongol d'un héros personnifié qui vivait du tems des San Koué^ ou des trois Royaumes, entre lesquels la Chine était partagée au commencement du Ule siècle de notre Ère. (J, Klaproth, I. c. p. 67. ^ Voyez plus haut p. 1209. CoL 2. note •.)
2) La Rhubarbe (Rheum pulmatum)^ en mongol Gesegouna Un undosouuy comuiunément char a modon,ttén chinois Ta houang, est apportée à Kiakhta par les Bouihares, originaires de Khamil^ Khachgar^ Tourfau et Khotian- Ils vont chercher la racine fraîche à Si ning (en mongol 5flin)^ Capitale d'an District de la Province de Kau'SOUy et la remettent à l'Apothicaire nommé tireur juré du Gouvernement russe, La patrie de cette plante est le pays montagneux, arrosé par la partie supérieure dit
Fleuve Jaune, avant son entrée en Chine, le Tangout et les Provinces de Kan-sou, Chensi et de Suutchhouan, (J, Ktaproth, 1. c. p. 72. note 1. ^ Noël, etc. Dict, des Inventions, p. 461. Col. 2. — Jacobson, Technologisches TVôrterbuch (Berlin et Stettin 1781—1784. T. I— IV. in 40.) fortgesetzt von Gottfr, Erich Rosenthal {Berlin et Stettin 1793-1795. T. V— VUl. in 40.) T. Vn. p. 68. Col. 2. Art. Rhabarber, — Sahedel, VoUstàndiges alU gemeines fVaareU'Lexikon, T. II. p. 272. Col. 2. — Leuchs, Allgemeines KTauren^ Lexikon, T. II. p. 170. — Savary^ Dict, universel de Commerce, T. II. Col. 1414. — • Mac CiMoch, I. c. p. 985. — Grand Fo. cabulaire français, T. XXV. p. 114. Col. 1. — Dict, de la Conversation, T. XLVII.
p. 106. Col. 1. — Conversations 'Lexïkon, T. UL p. 256.)
Liv. IIL CflAP. I.
Le Dzargoichi exerce la JurUdiciion à Mal mat ichin^ tt il ajuste les Différends entre les Chinois et Tes Mongols. Tous le* Négociants qui arrivent de la Chine^ ~soDt obligés de lui présenter leur Permission de commercer. Sou Adjoint porte le Titre de Boeh" hha ou Commissaire: c'est ordinairement un Manichou: son Autorité est très limitée. Tout ce f}ui a rappert à l'immense Frontière^ depuis le Gerbitchi jusqu'à Vlrtiche^ est non seulement communiqué par écrit à la Chancellerie de Frontière à Kitxkhta^ mais aussi an Dzargôtchi chinois. S'il s'agit d'Affaires de peu d'importance, elles sont jugées sur le champ.
Pour mieux administrer la Police des JJmites^ on les a partagées en différentes Parutions^ soumises chacune à un Inspecteur. Celui-ci. est obUgé d'habiter à un des lieux les plus peuplés de la Frontière^ de sorte qu'il est toujours très occupé* Ces Inspecteurs sent autorisés à s^aboucher, pour les Affaires qui surviennent, avec les Autorités chinoises et mongoles les plus proches de leur Résidence. La Chancellerie de la Frontière ruexe arrange tout ce qui concerne V Inspection militaire des Limite», par un Commissaire qui traite avec le Bochkha chinois, 11 arrive aussi cpi'on envoie des Courriers de VOurga à Irlioutsk ') et vice versa. La distance entre ces deux Endroits est à peu pVès do 700 werstes. C'est le Dzargoichi qui est chargé de l'Expédition de ces Corrriers. Ceux qui partent de chez les Chinois sont toujours au nombre de cinq à la fois, savoir, un Bochkha avec un Adjoint, un Copiste et deux Domestiques. Ils font ce Voyage à cheval, et avec la plus grande rapidité. Outre le Thé mongol, les Courriers russes et chinois reçoivent deux Moutons vivants, avec lesquels ils préparent eux-mêmes leurs repas. Les Piaux appartiennent au Bochkha.
Jamais les Chinois, les Manichoux et les Mongols n*ôtent le Bonnet, pour saluer ou pour témoigner leur Respect, même dans les plus grandes Cérémonies. Ils ne saluent qu'en laissant tomber les bras imperceptiblement, fléchissent les genoux^) jusqu'à terre, et prononcent en même tems quelques mots d'une froide politesse. C'est de la même manière qu'ils se présentent chez le Gouverneur à'irkoutsk. Les Chinois exigent que les Employés russes les saluent à l'européenne, et ôtent leurs Chapeaux.
L'objet qu'on s'était proposé eu établissant an Dépôt de Commerce à Kiakhta, a été rempli complètement; mais on l'a manqué totalement à Tsouroukhentou sur ÏArgoun, parce que la situation de ce dernier endroit était extrêmement incommode '). Les Négodanis russes peuvent transporter leurs Marchandises par eau jusqu'à 26 vverstes de Kiakhta, Ce Transport s'effectue sur la Selengga jusqu'au Village à^Oust'Kiûkhta, auprès du Ruisseau du même nom, qui a sa source au Nord du eôteau de Kiakhta, La Route pour Tsouroukhàttou, au contraire, passe par des montagnes escarpées, qui la rendent très fatiguante et très pénible. Les Chinois n'y apportent que peu de Marchandises. Maintenant ils s'y rendent au mois de Juin, en venant de la Ville de Non oo Nùun*), Un Officier supérieur mantchou et sa Suite les accompagnent. Cet Officier est en même tems chargé d^inspecter ta partie de la Frontière, qui se dirige le long de l'amour 'et de VArgoun. Les Marchandises que les Chinois y apportent sont du Thé en Briques ^), en chinois T chouan tchha, et eu russe
1) Irkoutsk, Ville de la Russie d'Asie {Sibérie orientale). Chef-lieu du Gouvernement et du District du même nom, vis-à-vis du Confluent de V Irkoutsk et de Y Angara, près du Lac Balkal, {Heym, L c. p. 214. — Adr, Balbi, 1. c. p. 7S8. — Langlois, I. c. T. H. p. 1333. Col. 2. ~ VolUiôndiges ffandbuch, Sect. IV. T. I. p. 595.)
2) Ces Génuflexions sont répétées trois fois devant un Prince ou Général, et on avance vn pes à chacune. Devant V Empereur, en en fait neuf en trois intervalles, (/. Klaproth, I. c. p. %. note 1.)
3) Muller, 1. c. T. m. p. 464. — Coxe, 1. c. T. II.'Chap. V. p. 391. — WtteP^ I. c.
4) Waun, petite ville de la Mantchourîe,
située dans le Gouvernement de Tschitschikar, sur la rivière Nonni, {Langlois, I. c. T.llL p. 472. Col. 2. -. FolUtândiges ilandbuch, Sect. IV. T. iV. p. 258.)
5) Le Thé en briques, ou Thé saturno, est une des qualités les plus inférieures de Thé. Les Cultivateurs du Thé dans la Province de Fomkien, après avoir d'abord séparé le« feuilles fraîches et vertes des feuilles sèches, sales et gâtées, mêlent à ces dernières une substance glutineuse, et en font une p&te, qui, après avoir été chauffée dans des fourneaux, est ensuite pressée et réduite dans une forme semblable à celle des Carreaux de Briques; elle prend, lorsqu'elle est infusée, une couleur rougeètre, ce qui a donné lieu à la dénomination que lui donnent les Busses de Thé
Sect. iX Rossas. §. 5. '
KHOim^HblH ?aH fKirpUchnol TsehaïJ^ du Tahac à fumer^ de grosses Toilt» de Co-
iom blanches et bleues (DahaJ, quelques Etoffes de So/«, de la Soie à coudre^ et différentes autres Bagatelles, tant à Tusage des Russes qu'à celui des Mongols, Ils échangent ces Ar^ iicUs contre du Bélatî^ des Fourrures^ des Peaux de mouton^ du Cuir de Russie '), des Draps ordinaires^ etc. etc. Les Chinois ne font ce Commerce que pour se conformer au Traité* D'après ce même Traité^ les Russes avaient le Droit d'envoyer tous les trois Ans une Caravane à Péking. Cependant on ne s*est pas souvent servi de cette Permissiort^ et depus K27 on n'en a expédié que six; savoir, en 1727 à 172S 2), 1732 >), 1736 à 1737 ^),
en Brique* (KHpniTlHblH ^dH, iǫr.
pitchnoï Tschaî ). Cette nasse compacte qu'on infose dans de l'ean bouillante, ou du lait, en y ajoutant du sel, et qu'on dit être très nourrissante, a le goût d'un faible bouillon de viande; elle est d'un usage général dans la Sibérie et dans tonte VAsie orientale; les BouriateSy les Tatars^ les Toungoussê^ les Mongols^ etc. ne se nourrissent souvent pendant des semaines entières que de cette in- (uaon. Les Chinois en font un grand* Commerce, mais ne s'en servent jamais eux-mêmes. {Schedeîy VoUst, allgem, fFaaren'Lexi" ton, T. n. p. 357. Art. Satumo; p. 588. Art. Vtée, Ziegelthêe, Steinthée^ Thée-Kuchen, — Voyez l'Art. Thée dans Ja cohson^ Techm nologisches fTôrierhuch^ T. TH. p. 529.
Col. 2. — Leuchs^ Allgem, ffauren-Lexikon, T. n. p. 46i. 472. — Savary^ Dict, universel de Commerce^ T. IL Col. 1755. T. IV. (Soppl.) Col. 611. 612. — Mac CuUoch^ I. c. p. 1138. sqq. — Dict. de la Conversation^ T. LL p. 43. Col. 1. — ConversationS'Lêxikon^ T. XL p 161. ^ J, Klaproth, Beise â den Kaukasus und nach Géorgien^ in den Jahren 1807 und 1808 {Halle ti fierlin 1814. T.'l il in 8o.) T. U. Part. IL Be-' merkungen ûber die chinesische Grônze^ getammeli uu/eimer Reise imjahre 1806, p. 477. Mongolischer Ta/elihee.)
1) Cuir de Russie (communément Cuir de nussi). On désigne par ce nom une peau préparée par un précédé qui hii communique VM odeur forte et très durable, d'un caractère facile à reconnaître, mais vive sans être préetsément désagréable, et qui défend tout À fiut ce enir de la piqûre des insectes, qu'elle éloigne même des lieux oii il est placé. Cette propriété, dont le Cuir de Busste jonit M plus haut degré, en rend l'emploi précieux dans la reliure des livres si sujets aux atta- ^es des insectes et des vers de plusieurs espèces. Ce moyen de repousser des insectes viisibles consiste dans Timpregnation du cuir
avec une huile extraite de réeorce extérieure du bouleau par la distillation. Quant à la ce. loration des Cuirs de Russie, qui sont teints en rouge et en noir^ les procédés en sont communs à toute autre teinture de ce genre. Les Cuirs roug^ sont les meilleurs; il y en a, au surplus, de diverses qualités, dont les plus estimées sont celles de Yaroslavl^ de Kostroma et de Pskof, — U est vraisemblable que les Tatars ont été anciennement en possession de cette branche d'industrie, et que c'est d'eux que les Russes ont appris la manière de donner à leurs Cuirs cette mollesse, ce lustre et ce grain *) qu'on a vainement essayé jusqu'ici d'imiter dans d'autres pays. (Ricard^ Traité général du Commerce^ T. L Part. I. Liv. 11. S. 4. p. 275. 276. 298. 299. ^ Savary^ Dict, universel de Commerce^ T. I. Col. 1625. Art. Cuir de Russie. T. II. Col. 1874. Art. Fâche de Rue^ sie. — Jacohson^ Technologischeg fFôrterhuch^ T. IL p. 322. Col. 2. Art. Juften. T. VL p. 172—175. Art. Juftau — Sche^ del, Vollst, allgem» TFaaren-Lexikony T. I. p. 594. Col. 2, Art. Juditen, —Leuchs, AUg, Waaren-Lexikon^ T. 1. p. 682. Art. Juchten, — Schnitzler, Statistique et Itinéraire de la Russie^ Chap. V. p. 130. <— Schubert^ Uandbuch der allgemeinen Staatenkuade von Europa^ T. L Part. I. p. 229. 230. — Mac Culloch, l c, p. 1000. Art 'Russia Leather, — Dict, de la Conversation, T. XYIIl. p. 297. CoL i. Art. Cuir, — Conversations' Lexikon, T. T. p. 814. Art. Juften,)
2) Voyez plus haut p. 1242.
3) Cette Caravane n'est point citée dans l'Ouvrage de Ritter,
4) Neue nordische Beitrûge^ T. IL No. VIIL p. 160. Tagebuch einer im Jahre 1736, untar AnJShrung des KtUÊxleiraths Lange und des Commissars Firsot von Zuruchaitu durch die Mongolei nach Peking ver^ richteteu Karavanenreise. — Riiter^X c.
plus grosj plus menu, que l'autre; De la Soie d'un beau grain; Ce maroquiu est d^un beau graio» (Dict, de P Académie,)
*) On appelle Grain ^ les petites aspérités ^i couvrent la surlace de certaines étoffes, de certains cuirs, etc. Ce Basin a le grain.
Liv. m. Chap. I.
1741, 1746 et 1755 '). Ces Caravanes ii*étaieiit que d'an très mînce Avantage pour le Cont" meree russe. Le projet d'établir une Compagnie ^Actionnaires^ à laquelle la Couronne avait céflé le Privilège des Caravanes^ n'eut point de suite ^). Des Différends entre J[ps deux Empires étant survenus en 1759, on suspendit d'abord VExpédition d'une nouvelle Caravane^ et VImpératrice Catherine II défendit, par son Ordonnance du 10 Août, v. st. 1762'), tonte Expédition ultérieure de Caravane pour le Compte du Gouvernement. Elle abandonna en même teins aux Particuliers le Commerce de Kiakhta^ qui prospéra par4à considérablement, et rendit inutiles les Caravanes à Péking, Au reste, le Commerce russe à Kiahhia est beaucoup moins considérable qu'on le croit communément. Le prix de toutes les MaT" chandises qu'on y échange, surpasse rarement la somme de 24 millions de francs par an, et ne s'élève souvent qu'à 6 millions. Depuis que les Américains et les Anglais apportent une grande quantité de Pelleteries à Canton^ les Fourrures russes trouvent moins de débit à Kiakhta, Pour suppléer à ce Déficit dans la Balance annuelle, on y envoie beaucoup de Draps de qualité moyenne, qu'on achetait autrefois tous en Silésie^ nais dont la plus grande partie se fabrique actuellement en Russie, v
Depuis la Suppression des Caravanes^ en 1762, le Gouvernement russe se borne à entretenir la Mission ecclésiastique^ stationnée à Péking, en vertu de VArt, V. du Traité de 1727 (Voyez plus, haut p. 1235.) , qui se compose de trois Prêtres du Rite grec , et de six jeunes Gens russes, qui se vouent à l'étude des Langues chinoise et mantchoue^ lesquels reçoivent leur instruction dans le Collège impérial. Cette Mission est relevée de dix en dix ans ^). Une Commission spéciale, instituée par l'Empereur de la Chine, est cliargée ^examiner , les hlèves plusieurs fois dans l'année, et les Résultats de ces Examens sont publiés dans la Gazette d'Etat de Péking, En 1S30, les Fonctions de Commissaire Examinateur avaient été déléguées à Son g. Président du Département de la guerre, tt à Pao-schang, Mandarin du Tribunal des Rites et de V Instruction publique, L'Empereur avait lui-même choisi les Thèmes qui furent donnés aux Élèves ;^ut les Travaux fournis par ces derniers, dix obtinrent la première note et cinq la seconde ; le travail des Elèves fut soumis à ï Empereur, qui confirma le Jugement des Commissaires. En même tems, deux Hommes de lettres cliinois, qui s'étaient perfectionnés dans la langue russe au point de pouvoir traduire en chinois quelques Documents russes, furent généreusement recompensés par ï Empereur ^).
La 4*rnière Ambassade de Russie en Chine fut envoyée par l'Empereur Alexandre /• La partie diplomatique fut confiée au Comte Théodore Golomkin, la partie scientifique au Comte Jean Potocki ^). Elle partit le 17 Octobre 1805, et se rendit par Irkoutsh k Kiakhta^
1) Les Caravanes expédiées dans les années de 1741, 1746 et 1755, ne sont point citées dans rOuvrage de Ritter,
2) Scherer, 1. c. T. II. Chap. X. p. 19.
3) M aller, Sammhing r. G, T. VIIL p. 520. — Coxe, 1. c. T. II. Chap. IL p. 350. •^Aug. H^ilh. Hûpel, Versuch dieStaatSm verfassung des rufsischen Reichs darzusteU len (Riga 1791—1793. T. L IL in S®.) T. L Sect. \l. Art. III. p. 567. 568.
4) Ritter, 1. c p. 108. 109. — G, F. Tinikowski*). Voyage (en russe.) (St. Péter sbourg 1824.). G. F. Timkotvski, Voyage à Péking à travers la Mon go»
lie, traduit du russe par Mr. iV., revu par J. B, Eyriès, publié avec Corrections
uu
et des Noies, par J. Klaproih (Paris 1827. T. L II. in 2P. avec Atlas). La Tra^ duction allemande de cet Ovvrage, exécutée par Schmidt, et publiée à Leipzig 1825. T. I -^ III. in 8^. , est pleine d'erreurs et manque de toute critique.
5) Voyez le Supplément à la Gazette universelle d^Augsbourg, No. 61. du 1 Mars 1S40. Article Ru/sland und China, et le Supplément à la même Gazette, No. 129. du 8 Mai 1840. Art. Ru/sland nach der Darsiellung der Chinesen, qui contient un Extrait de la dernière édition de la Géographie publiée par ordre de l'Empereur Kien-long, dont l'impression fut terminée en 1804.
6) /. Klaproth se trouva parmi les savants
*) L'Assesseur de Collège G. F. Timkotvski qui s'y trouvait stationnée. Une nouvelle était le Chef de la Mission russe, envoyée Mission a été expédiée en 1831. à Péking, de 1819 à 1821, pour rele\'er celle
Scct. IX. Russie. $. 6.
M eHe fil un S^^^T d» deux nois et demî; et^ après èvit paisé la Frtmiière cAmojm, le 1 Janvier 1806,' efle pénétra jusqu'à VOurga, Ici, le Cérémonial auquel les Chhtots prétendirent askufétir VÂmhagsadmir^ donna lieu à des Disputée que le Comte GolowkÎH ter- ■ioa, en rtkenfont à pourêutvrt son Voyogê^ et en retoorsant sur sas pas, .après «vair sc^nmé pendant deux mois à VOmrga >).
nussiE Et couhlândes).
Convention de Commerce et de Limites entre
21 ma. '^' ^' ^^^^^^^^ ^^ toutes les Russie s (Catherine II)
et Son Altesse le Duc (Pierre) et les États des Du-
ches de Courlande et de Sémigale^ f^^^^ et conclue à Riga^
le 21 (10) Mai 1783 ')• (Origioal en allemand.)
Le prétenâa Droit de Naufrage *) , cet ancien Usage barbare 9 qoe les Lois et les Constitntions ont si souvent déjà prohibé, doit entièrement cesser en Courlande, Aucun IVa* vire ou Bâtiment^ soit qu'il aille dans un Port de PËmpire de Russie, soit qu^il en retourne, qui aura échoué ou qui se trouvera en danger ^ échouer^ ne pourra être forcé d'oiccepter des Secours qa*îl n'aura pas demandés^ mais afin d*encoura^er d'autant plus le
Art. m.
qû aeeempagnèrent Vjimbassade, — JaUt" Bmri Kiùprotk, fils de Marti» Henri Klap^ rolh % naquit à Berlin^ le 11. Octobre 1783; il se Tona très jeune à Fétude des Langues asiatiques^ et parlieolièremeat à celle du kMm noit. Après avoir publié le Magazin asîa* tique {Weimar 1802. sqq.); il fut nommé Jd/mint de VAcadémie de St. Pétershourg pour les langues asiatiques, 11 accompagna le Comte GoUmhm à son jimbassade en Chine ^ en 1805, et fut chargé à son retour par l'Académie de faire on Voyage dans les I^ovinces du Caucase. U quitta le service de la Russie^ en 1812, se rendit en Jtaiie^ et s'établit à Paris, en 1S15, où le Roi de Prusse le nomma Professeur des Langues asiatiques» Après des travaux aussi nombreux qu'importants, qui le placèrent parmi les Orientalistes les plus célèbres de son tems.
*) Martin Btnri Klaproth, né à Wernigerode^ le 1 Déeembre 1743, mort à Berlin^ le 1 Janvier 1817. Célèbre Chimiste, Membre de l'Aradémie des Sciences de Berlin^ As«> fscii étranger de l'Iostitut de France et de ^Dsieurs autres Académies et Sociétés savantes. U a rédigé un Système minéralom gique, principalement basé sur les prinicipes constitntifii des minéraux. Ses décéwertei)