‹ Manuel des eaux minérales naturelles, contenant l'exposé des précautions qu'on doit prendre avant, pendant et après l'usage des eaux minérales, la description des lieux et des sources, les analyses chimiques les plus récentes, les propriétés médicales, le mode d'administration des eaux minérales de la France, des eaux étrangères les plus célèbres, et des bains de merChapitre 30 sur 103 · SOURCE SULFUREUSE · texte numérisé non relu

SOURCE SULFUREUSE

lit.

Azote mêlé de traces d’oxy¬

gène . 0,170

Acide hydro-sulfurique. . 0,004 Acide carbonique libre. . 0,002

gr.

Sulfate de magnésie. . . 0,4960

— de chaux . 0,9300

Chlorure de magnésium.. 0,1250

Carbonate de magnésie. 0,1256

— de chaux . 0,3159

Alumine . 0,0160

Oxyde de fer. ...... 0,0006

Matière végétale grasse,

soluble dans l’éther. . 0,0260

— insoluble . 0,0060

Silice . 0,0120

lit.

Azote mêlé d’oxygène. . . 0,021

Acide carbonique. . . . 0,010

gr*

Carbonate de fer . 0,0500

— de chaux . 0,0133

Sulfate de chaux . 0,0200

Chlorure de calcium. . . 0,0266

Matières végétales. . . . traces*

Silice . traces.

SOURCE I'ERRUGINEüSE.

Propriétés médicales. On prescrit l’eau sulfureuse de Cambo dans les affections catarrhales , les engorgements des viscères abdominaux , dans les maladies cutanées, les scrofules et les ulcères atoniques.

L’eau ferrugineuse est recommandée dans la débilité du canal digestif, les vomissements, la chlorose, les affections hypocondriaques.

Mode d’ administration. On boit l’eau des deux sources ; mais

on ne fait usage en bains que cle l’eau sulfureuse , qu’il faut chauffer. M. Salaignac s’est assuré par des expériences que cette eau, chauffée jusqu’à 35° cent., conserve ses qualités sulfureuses, mais à un degré moins énergique qu’à la source. La partie d’eau destinée aux bains est attirée par une pompe dans une chaudière de cuivre étamé où elle est chauffée au point convenable , et d’où elle est dirigée dans les baignoires. Le bassin et la chaudière sont toujours exactement fermés. Il y a onze cabinets de bains, treize baignoires et une douche descendante. On essaie d’établir des bains de boues.

Les sources appartiennent à la commune ; en 18 35 elles ont produit 5,362 fr. ; on évalue à 46,485 fr. l’argent laissé dans le pays.

Analyse des eaux de Cambo -, par M. Salaignac ( Journal de pharmacie, tome 2.)

Rordcu , Laborde et Poumier ont traité des eaux de Cambo.

CASTÉRA-VERDUZAN (département du Gers).

Joli village sur la grande route d’Aucli à Condom, à 3 lieues de chacune de ces villes, à 30 lieues de Bordeaux. On y trouve un établissement thermal d’une architecture fort élégante , et garni de vingt-huit baignoires en marbre blanc et d’une douche ; deux baignoires sont destinées aux pauvres, qui s’y baignent sans rétribution; un salon et de nombreux appartements composent la partie supérieure de l’établissement : on s’y procure facilement tout ce qui est nécessaire aux besoins et aux agréments de la vie. Les eaux minérales sont fréquentées par les habitants des départements du Gers et de Lot-et-Garonne, depuis le mois de mai jusqu’au mois d’octobre. Il y a un médecin inspecteur.

Sources. Il y en a deux situées à un quart de lieue du village; réunies dans l’établissement thermal, elles sont éloignées de 14 mètres l’une de l’autre; elles sont distinguées en

SULFUREUSES THERMALES

grande fontaine ou fontaine sulfureuse , et en petite fontaine ou fontaine ferrugineuse . Les eaux de la fontaine sulfureuse sont très-abondantes.

Propriétés physiques. Elles diffèrent dans les deux sources. L’eau sulfureuse est limpide , répand au loin une odeur d’hydrogène sulfuré ; son goût est fade , nauséabond ; elle dépose dans les canaux des matières glaireuses; sa température est de 25° cent.

La source ferrugineuse est froide ; sa saveur est légèrement métallique ; elle dépose un sédiment ocracé.

Analyse chimique . Cortade , Sintex > Raulin et Costel examinèrent tour à tour les eaux de Castéra-Verduzan, mais ces analyses se ressentent de l’imperfection des procédés en usage aux époques où elles furent faites. Depuis , M. Yauquelin analysa deux résidus provenant de l’évaporation d’une quantité connue d’eau de la source sulfureuse et de la source ferrugineuse. C’est ce travail de M. Yauquelin qui nous a servi à établir la composition de chacune de ces sources.

Eau ( 1

litre).

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