EAU DE LA SECONDE SOURCE
Azote . quant, app.
Acide hydro-sulfurique* quant, ind.
lit.
Acide carbonique libre. .
gr-
Bi-carbonate de soude sec.
— de magnésie. .
Chlorure de sodium. . .
Oxyde de fer .
Silice . . .
Alumine .
Matière organique azotée
un peu sulfureuse , soluble et insoluble. . .
Ces analyses diffèrent des premières en ce qu’elles signalent à la source une petite quantité de gaz hydrogène sulfuré. Dans les analyses de MM. Berthier et Boullay, faites en 1820 , on trouve de plus une certaine proportion de carbonate de chaux qui ne se rencontre pas dans les sources découvertes en 1824.
La présence du gaz hydrogène sulfuré est prouvée par l’odeur que l’eau exhale , et par la promptitude avec laquelle
ACIDULES THERMALES.
l’argent noircit quand il est plongé dans la source. Ce phénomène n’a point lieu quand on plonge ce métal dans l’eau extraite de la source , ce qui prouve que le gaz ne fait que la traverser sans s’y mêler.
Propriétés médicales. Les eaux qui nous occupent ne sont en vogue que depuis une vingtaine d’années. La quantité assez considérable de bi-carbonate de soude qu’elles contiennent leur donne de l’analogie avec les eaux de Vichy ; comme ces dernières , elles rendent les urines alcalines , et ont une action particulière dans la gravelle , les catarrhes vésicaux, les affections chroniques des voies digestives , du foie , de la rate et des autres viscères abdominaux.
Ces eaux sont encore utiles dans la leucorrhée , l’aménorrhée, les ménorrhagies et autres maladies de l’utérus, les scrofules, les dartres, les rhumatismes chroniques et les paralysies qui ne sont pas dues à une affection de l’encéphale.
On recommande l’usage du Gros Bouillon dans les maladies des voies digestives, et celui de la source du Chemin dans les maladies de la matrice. Ces eaux sont nuisibles dans toutes les maladies de la tête et de la poitrine.
Mode d’ administration. On peut boire les eaux de toutes les sources ; on commence par un verre et on augmente graduellement jusqu’à six verres. Quand l’activité des eaux ne permet pas à quelques malades de les boire pures, on les coupe avec de l’eau commune ou une tisane adoucissante. Cette précaution est surtout nécessaire dans les affections des voies digestives, telles que gastrite, entérite, colite chroniques. En général, les eaux de Saint-Nectaire agitent tous les malades à l’approche des orages, deviennent diurétiques dans les temps humides et froids , et sont sudorifiques dans les temps chauds.
Les bains durent une heure; au moment des orages, les eaux dégagent des vapeurs si considérables , que les baigneurs éprouvent une gêne de la respiration qui les force d’y séjourner moins longtemps.
Il y a, dans les réservoirs des sources, des boues qu’on applique avec succès sur les ulcères atoniques et les engorgements scrofuleux. '
Transportées avec soin , les eaux de Saint-Nectaire conservent une partie de leurs propriétés.
Les eaux ne sont ni affermées ni en régie ; elles appartiennent à des particuliers qui les font payer d’après le tarif imposé par l’ autorité supérieure. Elles ont rapporté environ 3,000 fr. en 1835 ; l’argent laissé dans le pays peut être évalué à 60,000 francs.
Traité des eaux minérales de Vichy et de S ainl-JV éctaire , par Chôme!; 1734, in-12.
JVotice sur les eaux thermales cle Saint- Nectaire , par M. Berthier ( Annales de chimie et de physique , tome XIX, page 122 ).
Analyse des eaux minérales thermales de Saint-Nectaire, parM. Bouliay (. Journal de pharmacie , tome YII , page 269).
Analyse de Veau des deux sources de S aint- Nectaire , par MM. Boullay, Henry père et fils ( Journal de pharmacie , tome XIII, page 87 ).
CHÀTEL-GUYON (département du Puy-de-Dôme).
Village aune lieue de Riom, et à une demi-lieue de la grande route qui conduit à cette ville. Les eaux minérales qu’on y trouve sont assez fréquentées pendant la belle saison, mais elles le seraient probablement davantage si les malades pouvaient s’v loger convenablement et se procurer les choses nécessaires à la vie. H y a un médecin inspecteur.
Sources. Il y en a plusieurs ; on en distingue une qui a reçu le nom de fontaine ctAsan ; elle est entourée d’un petit bâtiment qui présente dans son intérieur deux piscines où peuvent se baigner à la fois douze personnes. - — L’eau de la source est reçue dans un bassin en pierre, où elle se précipite en bouillonnant; puis, au moyen de tuyaux, elle est transmise dans les piscines»
ACIDULES THERMALES.
Propriétés physiques. A son arrivée dans îe bassin , l’eau est limpide , inodore; sa saveur est légèrement styptique, salée et nauséabonde ; sa quantité , qui peut être évaluée à trentecinq litres par minute , ne varie dans aucune saison; sa température est de 65° cent.
Analyse chimique. Nous n’avons point d’analyse récente des eaux de Châtel-Guyon; la moins ancienne est celle de Cadet, qui a trouvé dans ces eaux une petite quantité de fer, du mudate de soude, du sulfate de magnésie, une petite proportion de cette même base et un peu de chaux, qui vraisemblablement étaient, ainsi que le fer, tenus en dissolution par le gaz acide carbonique.
Propriétés médicales. Prises en boisson , les eaux de Châtel- Guyon sont laxatives; eiles portent un peu à la tête et causent un léger assoupissement, Raulin prétend qu’elles sont aussi purgatives que les eaux de Sedlitz et de Seydchutz. On les recommande dans les scrofules, la chlorose, les inflammations chroniques de l’estomac, des intestins, les engorgements des viscères abdominaux. Elles sont nuisibles dans la phthisie pulmonaire, même à son début. Administrées en bains et en douches , ces eaux sont utiles dans les rhumatismes, les contractures des membres , etc.
# Transportées avec soin, les eaux de Châtel-Guyon conservent une partie de leurs vertus.
La source appartient à la commune. Elle est affermée.
Traité analytique des eaux minérales, par Raulin ; 1774 , in-12. Le cinquième chapitre du second volume Iraile des eaux de Châtel-Guyon,
EAIJX MINÉRALES
CHATEAUNEUF (département du Puy-de-Dôme).
Village cle F arrondissement de Riom , à 4 lienes de cette ville, 6 de ClermontcFerrand : on y arrive par une belle route. Ses eaux thermales, naguère négligées, sont actuellement assez fréquentées depuis le 1er mai jusqu’à la fin d’octobre. On a construit près des sources quelques établissements assez commodes destinés à loger les malades et à mettre les piscines à couvert. Il y a un médecin inspecteur.
Sources. Elles sont nombreuses et disséminées sur un grand nombre de points ; celles qui sont suffisamment abondantes et chaudes alimentent plusieurs piscines séparées pour les deux sexes, des douches et quelques baignoires. Leur situation sur la rive gauche de la Sioule les expose à être submergées lorsque cette rivière déborde. Voici les noms et la température des principales sources :
Uierm. cent;
therm. ceot.
Fontaine Chambon - La-
Fontaine de la Pyramide.
croix . . . . .
Source de Chevarrier. . .
Bain du Petit Rocher. . .
Source du Petit Rocher. .
Fontaine du Petit Moulin.
Bain de la Rotonde. . . .
Bain chaud .
SourceChambon Lagarenne
Bain tempéré . . .
Bain Auguste . . .
Grande fontaine. . . . .
Bain Julie .
Propriétés physiques. Les eaux minérales de Châteauneuf sont limpides , incolores ; quelques sources présentent à leur surface des pellicules brunâtres et luisantes; par l’odorat, on a cru y apercevoir quelques traces de gaz hydrogène sulfuré. — Les sources de Chambon sont ferrugineuses.
Analyse chimique. Plusieurs des sources de Châteauneuf ont été analysées par différents chimistes; voici dans le tableau suivant les résultats obtenus :
Eau ( 1 litre).
ACIDULES THERMALES.
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