ANALYSE DE MM. DESFOSSES ET ROU- M1ER
Bromure alcalin. . .
Chlorure de sodium.
— de calcium.
Carbonate de chaux.
Sulfate de chaux. . .
Perte .
gril, 050 6,005 0,740 0,287 0,783 0,135
gr.
Chlorure de calcium. . . 0,0810 — de sodium. . . . 5,3520
Sulfate de chaux . 0,7210
Sous-carbonate de chaux. 0,1580 Brômure , ou peut-être
chlorure de potassium. 0,0690
Analyse des boues minérales, par vauquelin.
Matières animale et végétale. 15,40
Silice . 64,40
Fer oxydé . 5,80
Chaux . 6,20
Magnésie . 1,00
Alumine, . 2,20
Perte . 5,00
Propriétés médicales. Les eaux thermales de Bourbonne sont très-excitantes , et leur emploi exige beaucoup de prudence. En général elles ne conviennent qu’aux personnes d’un tempérament lymphatique, et dans les affections caractérisées par un certain degré de relâchement, de faiblesse et d’inertie dans la vitalité des organes ; leur efficacité sera d’autant plus manifeste , que les organes soumis à leur action seront moins irrités, et que les malades seront moins irritables.
Depuis longtemps , les médecins les plus célèbres envoient â Bourbonne pour les paralysies partielles ou générales, pour
celles même qui sont la suite d’une affection du cerveau ; mais
les eaux thermales ne conviennent dans ce dernier cas qu’autant que le sang n’a plus tendance à se porter vers l’encéphale, et que pendant la cure on prend toutes les précautions pour éviter une congestion cérébrale. Elles sont fort utiles dans les rhumatismes chroniques, quelques névralgies, les débilités musculaires, les accidents suite de coups de feu, d’entorses, de luxations , les maladies scrofuleuses ; elles réussissent quelquefois dans les engorgements des viscères du bas-ventre , dans la chlorose, les fleurs blanches, le relâchement des ligaments de la matrice, etc. M. le docteur Therrin en a obtenu de bons effets dans les accidents produits par la congélation.
Sous l’influence des eaux de Bourbonne , le système fibreux , les fibro-cartiiages , acquièrent plus de mollesse; le tissu osseux lui-même participe aussi à ce ramollissement. « Les fractures, dit M. Magistel, s’opèrent plus facilement chez la personne qui prend les eaux que chez toute autre ; quelquefois le cal des fractures mal réduites subit un nouveau travail; on est obligé de suspendre le traitement chez les personnes qui se sont fracturées récemment un os, et ce n’est que cinq à six mois après l’accident qu’elles peuvent prendre les eaux. » ïl résulte de cette remarque faite depuis longtemps par M. Lefaivre , inspecteur honoraire , que les eaux de Bourbonne ne conviennent pas dans le rachitis , qui, comme l’on sait, consiste dans le ramollissement des os des membres et de la colonne vertébrale. Ces eaux sont nuisibles dans l’hémoptysie, la phthisie pulmonaire, les anévrismes, et dans toutes les maladies qui se rapprochent d’un état plus ou moins aigu , ou qui affectent des individus d’une constitution sanguine ou nerveuse.
On peut voir d’un seul coup d’œil dans le tableau suivant , dans quelles maladies les eaux de Bourbonne sont le plus favorables.
SALINES THERMALES
TABLEAU statistique des maladies traitées à Bout bonne- le s- Bains ; de 1831 à 1836 , par M. Renard (Athanase).
NOMS
des
MALAD IES.
NOMBRE
de
chaque espèce de maladie.
NOMBRE
des
malades guéris
NOMBRE
des malades soulagés.
NOMBRE
des malades ni guéris ni soulagés.
Rhumatismes musculaires , névralgies. . . .
Rhumatismes articulaires, arthritis, nodosités , goutte atonique. . . ......
Hydarthroseset tumeurs blanches des articulations .
Luxations spontanées. .
Diastases , entorses. . .
'Ankylosés .
Diverses lésions du tissu osseux .
Accidens , suite de blessures, de coups, de chutes .
Hémiplégies .
Paraplégies .
Paralysies diverses. . .
Obstructions , aménorrhée , chlorose. . .
Affections scrofuleuses.
Accidents, suite de blessures par armes à feu (blessés de juillet) (1).
(J) D'après un relevé de
En résumé, sur 400 malades, 62 ont été guéris, 248 soulagés, et 90 n’ont pas éprouvé d’a-
M. Cbenu, chirurgien milijtaire, en 1831.
mélioration.
Mode d' administration. On prend les eaux en boisson , bains , douches , étuve ; leur sédiment est rarement employé. On boit les eaux à jeun dans la matinée, jamais dans l’intervalle des repas; la quantité moyenne est d’environ un litre. Prises à la source , les eaux passent avec la plus grande facilité et n’occasionnent ordinairement aucune pesanteur ni trouble dans les fonctions digestives malgré leur température élevée. On peut modérer leur activité en les mêlant avec du lait, de l’eau de gomme, ou une infusion de tilleul, toutes les fois qu’on craint d’irriter l’estomac ou les nerfs. Elles produisent sur le canal intestinal une excitation plus ou moins vive, qui est généralement suivie d’un effet purgatif assez soutenu. En cas de constipation, laquelle est nuisible à l’action des eaux, on arecours aux boissons délayantes, aux pilules laxatives, et si elle persiste, on cesse la boisson de l’eau thermale. — Quelquefois on associe avec avantage à l’administration des bains une eau minérale ferrugineuse qu’on trouve dans un village voisin de Bourbonne, appelé La Rivière , et qui a une action spéciale sur les reins et la vessie; on s’en sert aux repas pour la mêler avec le vin.
On prend des bains, des demi-bains et des bains locaux ; en général , il faut essayer la constitution des malades en commençant par des bains tempérés et de courte durée , afin de prévenir les congestions sanguines vers la tête , la poitrine , l’épigastre et l’exaltation trop vive du système nerveux. La température des bains généraux doit rarement excéder 35 à 36° cent.; la durée moyenne de l’immersion est de quarante minutes.
Les douches descendantes réunissent à Bourbonne toutes les conditions désirables. Leur usage est presque général soit en arrosoir, soit à tiers , demi ou plein piston , suivant le genre de maladie. On ne doit jamais laisser frapper la douche sur la tête , la poitrine, le ventre, et surtout vers la région du cœur ou celle du foie. Les parties du corps où son action peut
SALINES THERMALES
s’exercer le plus avantageusement sont le cou, le dos, les lombes et la face interne des membres. On en obtient de si bons effets dans les rhumatismes et les accidents suite de blessures, qu’il n’est pas rare de voir des militaires qui arrivent à Bourbonne avec des béquilles , ou le bras en écharpe , s’en retourner parfaitement guéris après avoir pris les bains et les douches.
Il existe deux cabinets de bains de vapeur, qui sont employés avec succès contre les douleurs rhumatismales. — Les boues qui se rassemblent au fond des bassins, loin d’être émollientes, sont un puissant astringent, et lorsqu’on veut s’en servir dans les maladies des articulations, il faut les mêler à une décoction de plantes mucilagineuses.
Pendant les premiers jours du traitement, la plupart des malades éprouvent de la lassitude , à laquelle succède bientôt une excitation générale. C’est particulièrement dans les huit premiers jours que l’on doit redouter des attaques d’apoplexie, une irritation vers la poitrine, l’estomac, les intestins, suivant les prédispositions du malade. Si ces maladies surviennent, il faut renoncer à l’usage des eaux et les combattre par les antiphlogistiques. Pendant la cure, il se manifeste souvent quelques symptômes, qui, loin d’être dangereux, annoncent
presque constamment des révulsions salutaires : telles sont une salivation abondante , une expectoration plus ou moins copieuse, des urines épaisses, la diarrhée, des sueurs et des éruptions à la peau.
Les propriétés des eaux de Bourbonne résident dans des principes fixes, non évaporables; on peut donc conserver ces eaux longtemps sans altération. Aussi en transporte-t-on beaucoup dans les départements.
Il vient annuellement à Bourbonne six à huit cents malades de tous rangs et de toutes conditions, non compris les personnes qui les accompagnent comme amis ou gens de service et pouvant s’élever au nombre de quatre à cinq
cents. Le produit annuel de la régie varie de 16 à 20,000 fr.; les charges générales ordinaires sont de 8 à 9,000 francs; on peut évaluer le numéraire laissé aux sources de 2 5 0 à 3 0 0 ,0 0 0 f. , en comprenant dans cette somme les dépenses d'entretien des établissements civil et militaire (M. Lemolt),
Petit Traité des eaux et bains de Bourbonne , par Thibault ; Langres , 1658, in-8.
Traité des propriétés des eaux minérales de Bourbonne , par Nicolas Juy ; Chaumont , 1716, in-12. L’auteur donne une liste très-nombreuse de guérisons opérées par les eaux de Bourbonne.
Dissertation sur les eaux de Bourbonne , par René Charles, 1749 ; in-12.
1 raité des eaux minérales de Bout bonne-les-B ains , par M. Baudry ; Dijon, 1736, in-8.
Dissertation contenant de nouvelles observations sur la fièvre quarte et l’eau de Bourbonne , par M. J uyet ; Chaumont , 1750 , in-8. L’auteur assure que les eaux de Bourbonne sont un très-bon fébrifuge , et sont préférables au quinquina. H rapporte cinq observations de guérisons de fièvre quarte opérées par ces eaux.
Mémoire et observations sur les effets des eaux de Bourbonne-les- Bains , par M. Chevallier ; Paris , Vincent, 1772 , in-8. C’est un recueil de soixante-onze observations sur les effets des eaux de Bourbonne.
Essai pratique sur les eaux de Bourbonne , par Mongin-Montrol ; Langres , 1810.
Extrait d’un mémoire sur l’analyse des eaux minérales de Bourbonne , par MM. Bosq et Bezu ( Bulletin de Pharmacie, tome Iei , page 1 16 ).
JYotice sur les eaux minérales de Bourbonne-les-Bains , et observations sur l’hôpital militaire de cette ville , par M. Therrin; 1813, in-12. Cette notice rassemble , dans un espace assez circonscrit , plusieurs notions
variées et intéressante;.,
Recherches et observations sur la composition naturelle de l’eau minérale de Bourbonne -les-bains , par M. Athenas [Recueil de mémoires de médecine militaire , tome Xll).
JYotice sur Bourbonne-les-Balns , par M. Petitot; 1822.
JYotice sur l’état actuel des bains civils de Bourbonne , par M. Lefaivre {Journal universel des Sciences médicales, juin , 1820, page 371).
Bourbonne et ses eaux thermales , par m. Renard (Athanase); Paris, 1826 , 1 vol. in-18. Cet ouvrage mérite d’être consulté.
SALINES THERMALES
Essai sur Les eaux minérales de Bourbonne-les- Bains , par M. Magistel; Paris, 1828, broch. 05 pages. Cette dissertation est bien faite.
Notice sur Bourbonnc et ses eaux thermales, par F. Lemolt; 1830, broch. in-8 , 30 pages.
CARLSBAD (Bohème).
Ville dont le nom signifie Bains de Chartes , située à 60 milles de Vienne , 16 milles de Prague. Plie est adossée à de hautes montagnes et se trouve entourée de bois, de forêts, de rochers, qui donnent au site un aspect pittoresque. C’est à ses eaux thermales, qui furent découvertes en 1370 par l’empereur Charles IV, qu’elle doit sa célébrité. Les maisons de Carlsbad sont généralement bien construites , tenues avec propreté et entourées de promenades délicieuses. L’édifice thermal est magnifique. Les eaux sont très-fréquentées depuis le 15 juin jusqu’au 15 octobre par des malades de toutes les contrées de l’Europe. Le séjour y est dispendieux.
Sources. On en voit un grand nombre sur les deux bords du Tépel , ruisseau qui traverse une vallée étroite et profonde ; nous n’indiquerons que les principales , qui ne sont séparées que par de très-petites distances : 1° le Sprudel ; c’est la source la plus ancienne , la plus abondante et la plus chaude : elle est couverte d’un beau pavillon avec des colonnes; 2 °YHygie ; 3° le A7 eubrunnen ; 4° le Mühlbrunnen ; 5° le Tlieresienbrunnen ; 6° le Schlossbrunnen , lequel avait disparu en 1809 et reparut spontanément en automne 1823 ; 7° le Bernhards brunnen , qui est peu employé.
Propriétés physiques. Les eaux de Carlsbad sont limpides et mousseuses au sortir de la source. Le Sprudel forme une colonne d’eau qui s’élève par secousses et avec bruit; les autres sources sont plus faibles, non bruyantes, mais leurs eaux coulent aussi par intermittences et comme par pulsations. La saveur des eaux de Carlsbad est légèrement saline , alcaline , mais ni astringente , ni désagréable ; on la compare h celle de
l’eau de poulet légère. La quantité d’eau que fournissent les sources est très-considérable; le Sprudel en donne environ 330 livres par minute. Voici la température des sources : le Sprudel ^ 73°,7 cent.; le Neubrunnen, 62°,5; le Mühlbrunnen, 53°, 7 ; le Theresienbrunnen , 51°. Une grande partie de la ville est bâtie sur l’espèce de croûte formée par les sédiments des eaux graduellement accumulés ; les différents objets qu’on laisse séjourner dans les sources , tels que poissons , oiseaux, fruits, bouquets, etc., se couvrent promptement d’incrustations , phénomène qui a lieu également à la fontaine de Sainte-x\llyre. {Voyez Clermont.)
Analyse chimique. L’eau de Carlsbad a été analysée en 1770 par David Becher, en 1789 par Klaproth, et en 1822 par M. Berzélius, dont le travail peut être regardé comme un modèle d’analyse. Voici le résultat obtenu par ce savant chimiste :
Eau (1 litre),
lit.
Acide carbonique . 0,40
gr.
Sulfate de soude desséché. . 2,58713
Carbonate de soude id. . . 1,26237
Chlorure de sodium . 1,03852
Carbonate de chaux . 0,30860
— de magnésie. . . 0,17834
Silice . 0,07515
Carbonate de fer . 0,00362
— de manganèse. . . 0,00084
— de strontiane. . . 0,00096
Fluate de chaux. . ..... 0,00320
Phosphate de chaux . 0,00022
— d’alumine avec excès de base . 0,00032
SALINES THERMALES
Propriétés médicales. En général les eaux de Carlsbad, prises en boisson , excitent les organes digestifs , produisent une légère purgation avec des selles assez liquides , mais sans colique ; il est très-rare qu’elles déterminent des nausées , si ce n’est chez les personnes très-délicates , ou lorsque l’estomac est le siège d’une irritation. Elles favorisent d’une manière très-marquée les sécrétions urinaires et cutanées ; mais en même temps elles accélèrent le pouls , causent souvent des palpitations, et disposent aux congestions vers la tête. Un seul verre du Sprudel occasionne quelquefois un sentiment de constriction dans la tête, des vertiges ou de la pesanteur. Pendant la durée du traitement, les malades se trouvent lourds; ils éprouvent des douleurs et de la pression dans l’abdomen , qui se gonfle si les évacuations alvines n’ont pas lieu. Toutefois la purgation n’est pas indispensable à la cure, et quelque avantageuse qu’elle soit, on voit souvent les plus heureuses crises s’effectuer par des urines abondantes ou par des sueurs, et quelquefois par le concours simultané de ces effets. Quelques malades éprouvent des accidents dus à l’état de pléthore; ils se sentent échauffés, leur sommeil est agité; la saignée est alors nécessaire. Lorsque la cure est achevée , l’abattement qu’avaient éprouvé beaucoup de malades, et qui est le résultat de l’excitation des eaux, cesse de lui-même et sans le secours d’aucun médicament.
Les eaux de Carlsbad sont utiles dans les diverses affections chroniques du bas-ventre, les embarras muqueux des voies digestives , les flatuosités , la constipation , les obstructions du foie, de la rate, du mésentère, de l’épiploon, les fièvres quartes opiniâtres, la jaunisse, les calculs biliaires, l’hypocondrie, les hémorroïdes sèches oufluentes. On les emploie aussi dans les maux de tête et les vertiges qui dépendent d’une aflection de l’estomac, contre la goutte atonique, les dartres, les scrofules, les vers, la leucorrhée, les pâles couleurs, les vices de la menstruation, la stérilité; elles déter-
minent souvent l’expulsion de petits calculs urinaires; enfin elles ont guéri fréquemment de graves maladies en vertu d’une action aussi obscure que le paraissait elle-même la cause de ces affections.
Les eaux de Carlsbadsont si énergiques, elles suscitent dans toutes les fonctions une telle perturbation , qu’il faut en défendre l’usage aux personnes d’un tempérament sanguin ou irritable; elles sont dangereuses dans tous les cas où il existe de la fièvre ou de l’éréthisme. Elles sont très-nüisibles dans la phthisie pulmonaire, quel qu’en soit le degré, dans la diarrhée , dans les affections syphilitiques , le cancer, le squirre, les hydropisies , les anévrismes , le scorbut.
Mode d’ administration. Les eaux de Carlsbad sont employées en boisson et en bains. En boisson, elles paraissent d’abord un peu désagréables, mais on s’habitue bientôt à leur saveur. Les eaux du Sprudel sont si chaudes qu’elles ne peuvent être portées à la bouche que par petites portions; quoiqu’elles purgent dans la plupart des cas, elles affaiblissent ordinairement si peu l’estomac qu’elles augmentent l’appétit plutôt que de le diminuer. Rreysig a vu souvent les eaux du Sprudel calmer les douleurs d’estomac. Il faut administrer les eaux de Carlsbad avec précaution et à petites doses et surveiller l’état des organes digestifs. Quand les eaux ne purgent pas, on ajoute un ou deux gros de sulfate de soude dans le premier verre. Pour employer convenablement les différentes sources de Carlsbad, il faut régler le choix des sources pour chaque individu d’après sa constitution, ses dispositions morbides, le degré de développement de la maladie ; dans les cas douteux , on doit commencer par les eaux moins fortes et en venir peu à peu à celles qui sont plus énergiques ; leur activité est généralement en proportion de leur température ; peu de malades supportent le Sprudel dès le commencement de la cure ; beaucoup d’entre eux diminuent graduellement le nombre de verres d’eau minérale dans la dernière semaine.
On prend les bains dans des maisons particulières qui reçoivent Feau des sources par des conduits souterrains; mais les établissements les plus fréquentés se trouvent au Mühlbrunnen et au Sprudel; pour tempérer la chaleur et l’énergie de Feau thermale , on la mélange avec celle de la rivière. Les bains durent ordinairement une heure ; leur température est en général de 31 à 35° cent. On a organisé près de la source d’Hygie des bains de vapeur.
L’eau naturelle de Carisbad n’est pas transportable ; enfermée dans un vase quelconque , elle ne tarde pas à déposer un épais sédiment , et à contracter un goût et une odeur désgréables.
De l’usage des eaux minérales de Carisbad, etc., par Louis-Frédéric Kreysig j Paris, 1829, in-18, 330 pages.
TOEPLITZ (Bohême).
Bourg d’environ 2,500 habitants, à 6 lieues de Leitmeritz, Cette localité est fort agréable, et présente plusieurs établissements thermaux.
Sources . Il y en a plusieurs, parmi lesquels on distingue le bain des Hommes , le bain des Dames , le bain des Juifs , le bain des Princes , et la source du Jardin de l’hôpital. Le bain des Hommes est le plus considérable , et fournit à presque tous les autres. Les eaux jaillissent avec une force extraordinaire.
Propriétés physiques. L’eau des sources est limpide, inodore, prend dans les bassins une couleur verdâtre ; sa saveur est légèrement salée ; sa quantité est si grande , que le bain des Hommes fournit en une minute plus de quatre cents livres d’eau. La température des différentes sources est de 60 à 65° cent.
Analyse chimique. M. Berzélius a analysé Feau de la source chaude de Steinbad ; voici les résultats qu’il a obtenus :
Eau ( 1 litre).
gv.
Sulfate de potasse . 0,001
— de soude . 0,07 1
Carbonate de soude . 0,348
— de chaux . 0,063
Chlorure de sodium . 0,055
Phosphate de soude . 0,002
Carbonate de magnésie. . . . 0,037
°xïde(le fer . . . ) 0,003
Sous-phosphate d’alumine. . . )
Silice . 0,042
Propriétés médicales. Les eaux de Tœplitz sont recommandées dans les affections atoniques de l’estomac et des intestins , les maladies scrofuleuses, et dans les mêmes maladies que celles de Carlsbad.
On boit les eaux le matin, et on se baigne le soir.
LUCQUES (Italie).
Grande et belle ville, capitale d’une principauté, située dans une vaste plaine, magnifique et très-fertile, à 17 lieues de Florence , 4 de Pise , et 8 de Livourne. Les eaux thermales
que l’on y trouve jouissent d’une grande réputation en Italie ;
Montaigne les a fréquentées.
Sources. Il y en a plusieurs. 1° La Villa jaillit d’une roche quartzeuse. 2° La Trastullina; ce nom est commun à six autres sources qui viennent se rendre dans le même bâtiment. 3° La Mariée. Cette source , connue très-anciennement sous le nom d’ Amoureuse , a changé son nom contre celui de Maritana , parce qu’on a prétendu qu’elle détruit la stérilité. 4° La dei Fontino est assez abondante , et alimente quatre petits bains. 5° La Douche Rouge est renfermée dans un grand bâtiment;
SA LINES THEB MALES
elle est très-abondante. 6° La Doccione fournit une grande quantité d’eau pour l’usage des douches; près d’elle se voit l’étuve. 7° La Désespérée , ainsi dénommée, parce qu’on a prétendu sans motif qu’elle fait des merveilles, lorsque les autres sources échouent. 8° La Coronale , que l’on a crue sans raison spécialement convenable aux maladies de la tête. 9° Saint- Jean. Cette source alimente sept bains en marbre , plus vastes que ceux de la ville : ils sont destinés à différentes classes d’individus; l’un aux cavaliers , l’autre aux dames ; celui-ci aux hommes, celui-là aux femmes ; le cinquième est consacré aux juifs; le sixième aux femmes de la même nation ; le septième enfin sert aux domestiques ; ils sont entourés de cabinets de toilette. 10° La Bernabo; elle tire son nom d’un habitant de Pistoia.
Propriétés physiques . Elles diffèrent peu dans les différentes sources , dont les eaux sont limpides , inodores. La saveur de la Villa est doucereuse, légèrement salée; cette source, ainsi que la Bernabo, dépose un sédiment ocracé, d’un rouge obscur; outre ce sédiment, la Douche Bouge fournit une étonnante quantité d’incrustations salino-terreuses. La chaleur et le volume de toutes les sources sont identiques dans toutes les saisons. Voici la température de chaque source : la Villa, 41° 2 cent.; la Trastullina, 40° ; la Mariée, 43° 7; del Fontino, 46° 7; la Douche Rouge, 47° 5; Doccione, 53° 7; la Desespérée , 45°; la Coronale , 43° 7 ; Saint- Jean , 38°; Bernabo , 43°, 7 cent. La pesanteur spécifique de l’eau des sources est supérieure à celle de l’eau distillée.
Analyse chimique. La nature des eaux de Lucques a été l’objet des recherches de plusieurs médecins célèbres, tels que Fallope et Donati ; mais la seule analyse que l’on puisse rapporter ici est celle de Moscheni , dont on voit les résultats dans le tableau suivant.
TABLEAU de L’analyse des dix sources de Lacques, par M. Moschenu
SALINES THERMALES
Propriétés médicales. Les médecins italiens recommandent les eaux de Lucques dans toutes les maladies asthéniques , et spécialement contre les scrofules , la chlorose , la leucorrhée , la gastralgie, les engorgements des viscères abdominaux, les maladies des voies urinaires , dans les rhumatismes chroniques et les ulcères des jambes.
Mode d’ administration. On prend les eaux en boisson, bains, douches, et en étuves. On se sert, comme préparatoires à la cure , des eaux de la Trastullina, pour en venir ensuite à l’usage de sources plus énergiques.
PLOMBIÈRES (département des Vosges ).
Petite ville située à 421 mètres au-dessus du niveau de la mer, à 5 lieues d’Épinal , 4 de Luxeuil, 5 de Bains et 105 de Paris : trois routes y aboutissent. Placée dans une vallée profonde, arrosée par une petite rivière appelée Eaugronne , Plombières renferme quatorze à quinze cents habitants et environ trois cents maisons, qui sont en général propres, commodes et presque toutes groupées autour des établissements thermaux. Outre les maisons particulières où peuvent loger les étrangers, il y a dans la ville plusieurs hôtels très-bien tenus : la vie animale est assez bonne ; au Bain-Royal on a disposé un beau salon de lecture qui sert quelquefois de salle de bal et de concert. La route de Remiremont, le chemin de la Filerie qui conduit à un bois très-agréable, la fontaine Stanislas, le moulin Joli, la Feuillée, le beau vallon de Valdajol, etc. , offrent des buts de promenades aussi variées que charmantes. — Plombières possède une église et un petit hôpital, lequel a été fondé par Stanislas, roi de Pologne. — L’établissement thermal est le plus important que nous ayons dans l’est, et depuis plusieurs siècles il est fréquenté par des malades de tous les pays depuis le 15 mai jusqu’au 15 octobre. Médecin inspecteur, M. Garnier.
EAUX MINERALES
Sources . Elles sont très-nombreuses ; on les distingue en froides et en thermales : parmi les premières, l’une, ferrugineuse , est appelée source de la Bourdeille. Les autres sont savonneuses ; trois d’entre elles sont utilisées.
Les sources thermales sont en assez grand nombre : les principales sont la source du Bain des Romains , la fontaine du Crucifix , la source de l’Enfer, la source Muller, la source Simon , la source de l’Étuve de Bassompierre , la source du Bain des Capucins, celle du Bain des Dames.
Le Bain tempère offre quatre jolies piscines dont la température est différente , et qui peuvent contenir chacune quinze baigneurs à la fois. Près de ces bassins se trouvent quinze baignoires, quatre vestiaires, six cabinets de douches, etc.
Le Bain des Capucins communique avec le Bain tempéré par un couloir; il est séparé en deux cases, l’une à 35° cent., l’autre à 40°. C’est dans ce bassin, quand il est vide, que l’on voit le trou, dit de la stérilité , sur lequel les femmes stériles vont prendre quelquefois des bains de vapeur ; mais la chaleur subite et vive qui frappe les organes génitaux peut provoquer leur inflammation.
La piscine du Bain-Royal, déformé carrée, est séparée en deux parties, l’une pour les hommes , l’autre pour les femmes ; chacune peut contenir vingt-cinq personnes. Seize baignoires se placent autour de ces bassins; trois vestiaires et trois cabinets de douches servent à l’usage des malades. Une porte conduit aux étuves générales.
Le Bain des Princes se compose d’une pièce qui renferme deux petites piscines et un cabinet de douches.
Le Grand Bain ou Bain des Romains , Bain des Pauvres , présente dans son milieu un vaste réservoir, et à l’entour cinq cabinets à deux baignoires, cinq douches , trois vestiaires et une étuve.
Le Bain des Dames renferme une piscine près de laquelle on voit trois baignoires, six cabinets de douches descendantes, un pour la douche ascendante , plusieurs vestiaires, etc.
SALINES THERMALES. 401
La Source clu Crucifix est placée sous les arcades ; elle n’est employée qu’en boisson.
Propriétés physiques. Les eaux de Plombières sont parfaitement limpides , onctueuses et inodores; leur saveur est nulle, à l’exception de la source ferrugineuse; si elles restent exposées pendant vingt-quatre heures à l’air libre et à la lumière, elles prennent un goût fade, nauséeux, très-désagréable ; il ne se forme de dépôt que dans la source ferrugineuse, dont le sédiment est floconneux , jaunâtre. Les sources produisent deux cent cinquante mètres cubes en vingt-quatre heures. On trouve dans le Grand Bain beaucoup de conferves. Voici la température des principales sources: Grand Bain, 63°,75 cent. Étuves, 54 ,40 ; les Capucins , 5 2°, 50 ; le Crucifix, 49°,50; Bain des Daines , 52°,50; savonneuse du Grand Bain, 1 8°; du jardin du Bain Royal, 15°; ferrugineuse Bourdeille 15°.
Analyse chimique. Voici le résultat de l’analyse de M. Vauquelin :
Eau ( 1 litre),
Les eaux dites savonneuses ont, d’après l’analyse de Nicolas, la même composition que les eaux thermales. Le prétendu savon qui afait nommer ces eaux savonneuses se trouve également dans les rochers d’où sortent les eaux chaudes. C’est une substance terreuse qui happe à la langue et qui est douce au toucher, comme la plupart des argiles. Cette matière est de diverses couleurs , tantôt parfaitement blanche ,
Carbonate de soude. , . . .
— de chaux .
Sulfate de soude. .......
Chlorure de sodium. .
Silice . .
Matière animale . . .
tantôt de couleur ocreuse , souvent noire ou veinée de noir.
La source ferrugineuse contient du carbonate de fer . d’après Nicolas.
Propriétés médicales. Quoique contenant peu de principes minéralisateurs, les eaux de Plombières jouissent cependantd’une grande efficacité; elles accélèrent la circulation, ne sont pas laxatives, mais elles agissent particulièrement par les sueurs ou les urines. Elles paraissent avoir une action spéciale dans les maladies chroniques du tube digestif, dans les vices delà digestion , tels que les gastralgies , l’anorexie , la dyspepsie , les flatuosités, les vomissements chroniques , les aigreurs , les renvois nidoreux, les éructations , quelques maladies du foie et de la rate dans lesquelles les eaux de Vichy seraient trop stimulantes , les engorgements glanduleux , les lésions de la matrice , la cystite , surtout celle qui est produite par une rétrocession rhumatismale. Elles sont encore utiles dans les maladies des systèmes locomoteur et nerveux, dans les rhumatismes musculaires et articulaires , les ankylosés incomplètes , les névralgies sciatique et maxillaire principalement , dans diverses paralysies, dans quelques maladies de la peau, la chlorose, etc.
On doit s’en abstenir dans toutes les maladies où l’irritation prédomine, dans le crachement de sang, la phthisie pulmonaire , les squirres.
Mode d’ administration. On emploie les eaux de Plombières sous toutes les formes; on boit ordinairement l’eau thermale du Crucifix ou du Bain des Dames à la dose de deux à six verres; on la mêle quelquefois avec du lait, du petit-lait, du sirop de gomme, de la tisane de chiendent, etc.; refroidie, elle peut être bue aux repas, mais pour cet usage on emploie plus souvent l’eau ferrugineuse , l’eau dite savonneuse , ou l’eau de Bussang.
Les bains de Plombières forment la partie la plus importante du traitement : ils donnent à la peau de la douceur.
de la souplesse , et ils affaiblissent moins que les bains d’eau commune chauffés au même degré ; les baigneurs éprouvent quelquefois sur le corps des ébullitions qui disparaissent même en continuant les bains. Le bain est pris dans les bassins communs ou dans une baignoire. Sa durée est ordinairement d’une à deux heures , et sa température de 33 à 35° cent. La chaleur du bain doit être modifiée suivant la constitution, l’état du malade et la température atmosphérique. Dans les bassins publics, la température est fixée pour chacun d’eux; ainsi ceux du Bain tempéré sont de 32° à 35° cent. ; au Bain Royal, de même; au Bain des Capucins, de 37° à 43° cent.
A Plombières , les douches sont descendantes , latérales et ascendantes ; leur durée ordinaire est de cinq à trente minutes. Pendant tout ce temps , on promène la douche descendante, tantôt sur toute l’habitude du corps, c’est la douche générale; tantôt on la fixe sur l’organe malade pour opérer, par exemple, une résolution ; d’autres fois enfin, on la dirige sur les membres, loin du siège delà maladie, dans un but dérivatif. On doit, autant que possible, aider cette action par des frictions et le massage.
M. Garnier applique la douche latérale en arrosoir sur l’oreille externe , dans le conduit auditif , sur les mamelles , et avec un petit piston sur le visage.
Pour affoiblir sa force de percussion , la douche est quelquefois dirigée à travers l’eau du bain ; c’est surtout quand elle est portée vers le col de la matrice que ce procédé est avantageux. Un long tuyau terminé par un robinet arrive dans la baignoire jusque près de la vulve; une canule s’y adapte, et, selon le degré d’ouverture que la malade donne au robinet , la percussion du liquide est plus ou moins forte. L’extrémité de la canule doit être terminée par un trou d’une ou deux lignes.
Les bains de vapeur sont généraux ou partiels ; la température des étuves est variable ; M. Grosjean fils l’a trouvée
de 57 à 61° cent. , et de 41 à 45° cent. , dans celle du Bain Royal. L’étuve la plus chaude se nomme l’Enfer.
Les eaux thermales de Plombières ne se conservent pas longtemps ; elles contractent une odeur et une saveur fétides, résultat de la décomposition du sulfate de soude par la matière végéto-animale qui existe dans ces eaux.
Les bains appartiennent à l’État, et sont affermés 7,100 fr., outre diverses dépenses d’entretien et d’éclairage qui sont à la charge du fermier; le salon est affermé 2,060 francs. On peut estimer à 400,000 fr. l’argent laissé dans lepays en 1833.
Discours des eaux chaudes eL bains de Plombières , par Dominique Berthemin ; 1609 , in-8.
Nouveau système des eaux chaudes de Plombières , etc. , par Camille Richardot; 1722 , in-8.
Essai historique sur les eaux et bains de Plombières , etc. , par dom Calmet, 1748 , in-8°.
Dissertation chimique sur les eaux minérales de la Lorraine , par M. Nicolas ; 1778 , in-8°.
Avis aux personnes qui font usage des eaux de Plombières , par M. Didelot ; 1782, in-8.
Nouvel essai sur les eaux minérales de Plombières , par M. Grosjean; 1799, in-8.
Traité des maladies chroniques , par J.-F. Martinet; 1803, in-8. Cet ouyrage mérite d’être consulté.
Analyse des eaux de Plombières , par M. Vauquelin ( Annales de Chimie, tome XXXIX , page 160).
Une saison ci Plombières , par M. de Mangin ; 1825.
P récis sur le mode d'action des eaux de Plombières , par L. Turck; 1828 , in-8.
Précis sur les eaux minérales de Plombières , par M. Grosjean fils; Paris, 1829, in-8, 114 pages.
Plombières , ses eaux et leur usage, par J.-B. Demangeon Paris, 1835, in-12, 227 pages.
SAUNES THERMALES.
LUXEUIL (département de la Haute-Saône).
Jolie petite ville de 3,600 âmes, située très-agréablement dans une plaine à 4 lieues de Plombières, 12 de Besançon , 6 de Yesoul , 86 de Paris. Elle est traversée par la grande route de Besançon à Nancy, ce qui rend ses communications très-faciles. On y trouve un bel établissement thermal qui renferme 60 baignoires et 6 piscines; 300 personnes peuvent s’y baigner par jour. La portion de la ville connue sous le nom de Corvée présente plusieurs hôtels et de jolis appartements qui peuvent recevoir 300 malades. La nourriture y est bonne et à bon marché ; un beau salon de réunion sert à donner plusieurs bals par semaine. Les étrangers vont visiter Saint- Valbert, la fontaine des Romains, la fontaine des Bons-Cousins, la route de Faucogney et la fontaine d’Apollon. La saison des eaux commence le 1er mai et finit le 15 octobre. Il y a un médecin inspecteur.
Sources et Bains . Au pied d’une colline calcaire jaillissent plusieurs sources thermales, qui sont reçues dans un joli bâtiment entouré de jardins et construit sous le règne de Louis XY. Cet édifice contient 7 bains : 1° Le Bain des Capucins offre un bassin ovale pouvant contenir 20 personnes, et autour de la salle 8 baignoires en pierre. 2° Le Bain des Cuvettes sert de promenoir aux personnes qui viennent boire les eaux. 3° La salle du Grand Bain contient 2 sources et présente à son pourtour des cabinets de bains et de douches ; celles-ci sont si bien disposées qu’elles vont en augmentant de force : la première a environ 9 pieds d’élévation , la seconde 12 , etc. , de sorte que l’on peut augmenter ou diminuer à volonté l’énergie de cette médication. 4° Le Bain gradué , placé dans une vaste et belle salle , consiste en un bassin divisé en 4 compartiments recevant chacun une eau de température dilférente et en 9 cabinets garnis de baignoires. 5° Le Bain, des Fleurs contient 8 cabinets de bains. 6° Le Bain des Darnes
à cause de sa haute température , est peu utilisé. 7° Le Bain des Bénédictins offre un joli bassin dans lequel peuvent se baigner à la fois 20 personnes. Près de l’établissement thermal, on trouve : 1° la fontaine cl’Hygie ou Savonneuse ; 2° deux sources ferrugineuses.
Propriétés physiques. Les eaux de Luxeuil sont limpides, inodores, onctueuses au toucher ; elles impriment au goût un léger sentiment d’astriction. Elles déposent autour des bassins une substance noirâtre , onctueuse ; dans les canaux , on trouve des concrétions siliceuses stalactiformes très -considérables. Les sources produisent 200 mètres cubes en 24 heures. Voici leur température d’après M. Molin :
Bain des Capucins .
Sources du Bain des Cuvettes Ie Source du Grand Bain. .
2e Source id .
Ie case du Bain gradué. . .
2e case id .
3e case id .
4e case id .
Bain des Fleurs .
Bain des Dames .
Bain des Bénédictins. . . .
Source d’Hygie. ......
Ie source ferrugineuse. . .
2e source . .
32° cent.
17, 50 — 22, 25(Longch.).
M. Molin a expérimenté que cette température diminue d’un à plusieurs degrés pendant les pluies et l’hiver.
Analyse chimique. L’eau thermale a été analysée par M. Vauquelin; M. Longchamp a examiné en 1836 la source ferrugineuse.
Voici ces deux analyses :
SALINES THERMALES
Eau { 1 litre).