MURRAY
Acide carbonique .
litre.
Sulfate de chaux. . .
gr.
Chlorure de calcium .
— de sodium .
Carbonate de chaux .
Silice. . . . . . .
Oxyde de fer. . .
M. Dauberry [Transactions philosophiques , 1830) a démontré dans les eaux de Bath la présence de l’iode.
Propriétés médicales . D’après le docteur Falconer , l’eau minérale de Bath accélère la circulation , augmente la chaleur, favorise les sécrétions, principalement celle de l’urine, et facilite la digestion. Les médecins anglais la recommandent contre l’hypocondrie, l’engorgement des viscères abdominaux, la jaunisse, la chlorose, la goutte, les rhumatismes, les maladies scrofuleuses et la colique des peintres. Gheyne observe que cette eau est nuisible dans toutes les affections où l’éréthisme sanguin ou nerveux prédomine, dans l’hystérie, l’épilepsie, les congestions cérébrales et les maladies de la poitrine.
On administre les eaux de Bath sous toutes les formes ; on les boit depuis deux à trois verres jusqu’à un litre et demi ; on les coupe quelquefois avec une infusion tonique et amère. Elles ne purgent point à moins qu’on en prenne une trop grande quantité. On combine ordinairement les bains avec la boisson.
u4 pralical Dissertation on the médicinal effects oj the Bath IV^aters , Falconer (W.); Londres, H 90, in-8. On peut aussi consulter l’ouvrage de Scudamore.
LAMOTTE ( département de l’Isère ).
Bourg à 3 lieues de Grenoble. On y trouve une source minérale qui jaillit au pied d’une montagne , sur la rive droite du Drac. — Les eaux sont claires , limpides : leur saveur salée est analogue à celle d’une lessive de soude ; leur température est de 56°, 2 cent. Analysées en 1780 par M. Nicolas, elles ont fourni :
SALINES THERMALES
Eau ( 1 litre).
Carbonate de chaux. . . . 0,203
Sulfate de chaux . 1,386
— de magnésie. . . . 1,016
Chlorure de sodium. . . . 2,728
Matière extractive . 0,028
On conseille les eaux de Lamotte dans l'atonie de l’estomac, les fleurs blanches, l’aménorrhée, les affections rhumatismales, etc.
On emploie ces eaux en boisson, bains et douches.
Parallèle des eaux minérales d’ Allemagne , etc ., par Raulin, 1777, in-12.
Histoire des maladies épidémiques de la prowince du Dauphiné , par Nicolas; 1780 , in- 8. On y trouve un précis d’analyse sur les eaux de Lamotte.
SAINT-HONORÉ ( département de la Nièvre ).
Bourg à 13 lieues de Nevers, 8 d’Autun, 4 de Châteam- Chinon ; les routes pour y parvenir sont assez bonnes. Les eaux thermales que l’on y rencontre paraissent avoir joui d’une assez grande célébrité du temps des Romains ; elles semblaient condamnées à un éternel oubli, lorsque dans ces derniers temps elles ont été remises en usage par plusieurs médecins. — Le séjour de Saint-Honoré est agréable, la température est douce , l’air est vif et pur , les aliments sont de bonne qualité. Le propriétaire des eaux a fait construire quelques maisons où l’on trouve des appartements commodes. — On prend les eaux depuis le mois de juin jusqu’au 15 septembre. Il y a un médecin inspecteur.
Source * Elle sort par différents endroits très^-rapprochés au
pied d’une montagne granitique ; les eaux sont rassemblées dans un bassin.
Propriétés physiques . Les eaux de Saint-Honoré sont claires, sans couleur ; leur odeur est sulfureuse ; elles n’ont point de saveur marquée; leur température, qui est de 33°, 7 cent., ne change point par les variations atmosphériques. On peut évaluer à quatre pouces le volume du jet d’eau que la source fournit.
Analyse chimique . Elle a été faite par M. Yauquelin et récemment par M. Soubeiran ; voici ces deux analyses :
Eau ( 1 litre).
Analyse de M. Soubeiran.
lit.
Azote . 0,027
Oxygène . 0,003
Acide carbonique . 0,020
gr.
Chlorure de sodium. . . . 0,200
Carbonate de soude. . . . 0,027
Sulfate de soude . 0,433
Carbonate de chaux. . . . 0,280
de magnésie. . 0,020
Matière organique. .... 0,0G6
Analyse de M. Yauquelin.
Gaz hydrogène sulfuré. . q. in.
Carbonate de potasse sec. 0,0625
— de chaux. . . 0,4150
Sulfate de soude . 0,0135
Chlorure de sodium. . . 0,2545
Silice . 0,0575
Matière organique. . . . 0,0000
Perte . 0,0200
On voit que M. Soubeiran n’a trouvé ni potasse ni fer, signalés par M. Yauquelin.
Propriétés médicales . M. Pillien préconise les eaux de Saint- Honoré dans un grand nombre de maladies, et particulièrement contre les affections cutanées , les engorgements des viscères de l’abdomen , les catarrhes pulmonaires chroniques,
SALINES THERMALES 479
les pâles couleurs, les fleurs blanches, l’hystérie, la contracture des membres , etc.
Mode d’ administration. On boit les eaux seules ou coupées avec du lait et diverses infusions; la dose est depuis six onces jusqu’à deux litres par jour; les eaux de Saint-Honoré sont aussi administrées en bains, douches, vapeurs et lotions; on peut également user des boues , qui sont très-abondantes près de la source.
Essai topographique , historique et médical sur les eaux thermales de Saint-Honoré , par M Pillien ; Auxerre, 1815, in-8, 35 pages.
DAX ( département des Landes ).
Ville très-ancienne située sur la rive gauche de l’Adour, à 10 lieues de Bayonne, 34 de Bordeaux et 14 d’Aire. Cette ville offre un séjour agréable. On prend les eaux minérales toute l’année , mais surtout au printemps.
Sources. Elles sont très-nombreuses ; on en trouve presque partout en creusant le sol de quatre à dix mètres de profondeur : on distingue la Fontaine chaude , les Sources des Fosses de la Ville , les sources des Baignots et les Sources Adonriennes.
Propriétés physiques. L’eau thermale de Dax est limpide , et offre des bulles de gaz à sa surface ; sans avoir de saveur marquée, elle n’est pas agréable à boire ; son odeur, faible et difficile à comparer, se perd à mesure que l’eau se refroidit. La Fontaine chaude présente dans son bassin le tremella ther malis , et dans le canal de décharge le conferva tremelloïdes. La température des diverses sources de Dax varie de 31° à 61°, 2 cent.
Analyse chimique. L’eau de la Fontaine chaude a été analysée par MM. Jean Thore et Meyrac.
Eau ( 1 litre).
Chlorure de sodium . 0,032
— de magnésium sec. 0,095
Sulfate de soude . 0,151
— de chaux . . 0,170
Carbonate de magnésie. . . 0,027
Propriétés médicales. C’est particulièrement en bains et en douches qu’on emploie les eaux de Dax, qui sont recommandées par M. Dufau dans les maladies provenant de la suppression de la transpiration, dans les rhumatismes chroniques , les douleurs vagues , les paralysies , la contracture des muscles et dans toute espèce de difficulté de mouvement.
On fait peu d’usage des eaux de Dax à l’intérieur.
lissai sur les eaux minérales de Dax , par M. Dufau ; 1746 , in-12.
Mémoire sur les eaux et boues de Dax , etc., par Jean Thore et Meyracj 1809, in-8.
TEÎICIS ( département des Landes ).
Village à une petite lieue et à l’ouest de Dax, à 9 lieues de Bayonne , situé à mi-côte d’un joli vallon arrosé par le Luy. On y voit un édifice assez bien distribué et meublé qui sert an logement des malades et à rétablissement des bains.
Source. Elle fournit trois pieds cubes d’eau par minute. Les eaux sont conduites dans un pavillon partagé en cabinets, et alimentent plusieurs baignoires.
Propriétés physiques. L’eau est limpide , douce , onctueuse au toucher ; elle présente à sa surface une substance blanche , floconneuse , qui séchée répand en brûlant une odeur de soufre ; sa saveur est légèrement salée et piquante ; son
SALINES THERMALES. 481
odeur est un peu hépatique , sa température est constamment de 41°, 2 cent
Analyse chimique . Analysée par MM. Thore et Meyrac , l’eau de Tercis a fourni :
Eau (1 litre).
gr.
— de magnésium. . . 0,223
Carbonate de magnésie, . . 0,085
— de chaux . 0,042
Sulfate de chaux . 0,021
Soufre . 0,011
Matière terreuse insoluble. . 0,032
Propriétés médicales. Prises en bains et en douches , les eaux de Tercis ont à peu près les mêmes propriétés que celles de Dax. On les emploie dans les maladies cutanées , les engorgements lymphatiques, la paralysie, la sciatique, et surtout contre les rhumatismes chroniques. M. Dabadie, médecin à Hastingues , a prescrit avec succès la boisson de ces eaux dans plusieurs cas d’obstructions , dans la chlorose , la gastrite chronique.
Les eaux de Tercis doivent être bues avec modération ; deux à quatre verres suffisent dans la matinée; une plus grande dose irriterait les intestins.
Lettres contenant des essais sur les eaux minérales du Béarn , etc., par Théophile Bordeu ; 1746, in-12.11 est question dans la 19e lettre des eaux de Tercis.
Observations sur la nature et la propriété des eaux thermales de Tercis , par Dufau ; 1747 , in-8.
Mémoire sur les eaux de Tercis , de Dax , etc., par MM. Thore et Meyrac 5 1809, in-8.
Notice sur les eaux de Tercis , par Lamathe ; 1819, 1 3 pages.
AYÈNE ( département de l’Hérault ).
Village à 4 lieues et demie de Lodève et à 4 lieues de Bedarieux. On y arrive en voiture par une belle route qui vient d’être récemment'terminée. L’établissement thermal peut recevoir cent étrangers; on l’agrandit chaque année à mesure que le nombre des baigneurs augmente. Une promenade plantée d’arbres de haute futaie, et la vaste prairie de Beau - Désert , offrent d’agréables ombrages aux malades. La saison s’ouvre au commencement de juin et se prolonge jusqu’à la fin de septembre ; les mois de juillet et d’août sont les plus convenables à cause de la température élevée qu’on y éprouve. La durée de la saison est ordinairement de douze ou quinze jours. Médecin inspecteur, M. Savy, qui a publié plusieurs mémoires sur ces eaux.
Source. Placée dans un vallon agréable et fertile , entourée de montagnes escarpées, elle va se jeter dans la rivière d’Orbe. Elle est abondante ; les différents filets qui naissent dans les bassins forment un volume de près de 11 centimètres. Trentecinq minutes suffisent pour vider et remplir les bassins.
Le bain se prend dans deux réservoirs ayant la forme d’un carré long et pouvant contenir seize personnes chacun. Celui de la droite est destiné aux hommes et l’autre aux femmes ; à côté de ce dernier, on a pratiqué un petit bassin où deux personnes peuvent aisément se baigner; il est destiné aux individus qui , par délicatesse ou à cause de la nature de leur maladie, veulent prendre le bain en particulier.
Propriétés physiques. L’eau est limpide, inodore, d’un goût fade , un peu onctueuse au toucher ; des bulles éclatent à sa surface; un sédiment terreux garnit le fond du bassin. Sa température est de 28°,7 cent.; on assure qu’elle varie peu suivant les saisons.
Analyse chimique. Elle a été faite par M. Saint-Pierre et ré-
cemment par M. Bérard^ professeur de chimie à Montpellier. Voici cette dernière analyse :
Eau (1 litre).
Chlorure de sodium .
gr.
Sulfate de magnésie .
Carbonate de soude .
— de chaux .
Silice .
Alumine . .
Oxyde de fer. .
traces.
Il est remarquable que les substances salines contenues dans l’eau d’Avène sont à peu près les mêmes que celles que M. Anglada a trouvées dans toutes les eaux sulfureuses des Pyrénées- Orientales. Cette observation porterait à penser que l’eau d’Avène doit être classée parmi les eau \ sulfureuses dégénérées .
Propriétés médicales. Le nombre assez considérable de malades qui se rendent chaque année aux bains d’Avène est une preuve que ces eaux jouissent d’une assez grande efficacité. Bertrand de la Crésie, Fouquet et la plupart des médecins de Montpellier les recommandent contre les maladies cutanées qui affectent des individus irritables ou qui sont compliquées de phlogose à la peau. Des observations faites pendant seize ans sur plusieurs milliers de dartreux ont démontré à M. Savy que les eaux d’Avène jouissent de quelque chose de spécifique dans les dartres vives , humides , les crustacées et les pustuleuses ; leur action est moins heureuse sur les furfuracées : elle est puissante dans les gales rentrées (1),
(1) Dans la statistique du département de l’Hérault , M. Creuzé de Lesser dit que Napoléon, qui était tourmenté d’une gale rentrée, était sur le point en 1812 de se rendre à Ayène, d’après les conseils de ses médecins et de Ghaptal. La campagne de Russie l’empêcha d’exécuter ce projet.
les croûtes produites par mi principe laiteux , les teignes humides^ les ophthalmies chroniques qui dépendent d’un vice dartreux,et dans les anciens ulcères des jambes. Chez les femmes, elles provoquent les menstrues , et régularisent leur cours chez les jeunes personnes. Dans les deux saisons de 1832 et 1833 , M. Savy a observé quarante-cinq leucorrhées; neuf dépendaient d’une atonie générale, vingt-huit d’un vice dartreux, psorique ou scrofuleux; toutes ont été guéries ou notablement soulagées; les autres, qui coïncidaient avec le virus syphilitique ou un engorgement du col de la matrice, n’ont pas obtenu d’amélioration.
La chaleur des eaux d’Avène est trop faible pour combattre avec succès les paralysies, les rhumatismes, les ankylosés; elles nuisent également dans les maladies de poitrine.
Mode d’ administration . On emploie les eaux d’Avène en boisson, bain et douche. On se baigne seulement dans des piscines, dont la température n’est que de 28° cent. En s’y plongeant, on ressent une impression de fraîcheur qui se dissipe bientôt. Les hommes forts h tempérament sanguin se plaisent beaucoup à cette température; à la sortie du bain, la môme fraîcheur se fait sentir et disparaît par l’exercice ou en s’approchant du feu. En adoucissant la peau, en la ramollissant, ce bain calme en peu de jours les vives démangeaisons qui accompagnent la plupart des dartres et des gales répercutées : dans les ulcères des jambes, on se sert de la douche, dont on gradue la force à volonté; à côté se trouve un lieu destiné à prendre les bains de jambes.
M. Savy assure avoir guéri avec l’eau d’Avène plusieurs chiens atteints de la gale sèche appelée rouget , qui est regardée, dit-il , comme incurable.
Les eaux minérales appartiennent à un particulier; il s’y rend annuellement environ trois cents malades qui laissent dans le pays à peu près 16,000 francs.
SALINES THERMALES
Essai sur l’ analyse des eaux minérales , etc., par M. Saint-Pierre. (Thèse, Montpellier, 1809.) On trouve, page 63, un article sur les eaux d’Avène.
Eaux minérales d' Ave ne , par M Sayy ; trois mémoires, 1818, 1824, 1834. Ces mémoires méritent d’être consultés.
CAPYERN ( département des Hautes-Pyrénées ).
Petit village sur la grande route de Toulouse à Bagnèresde-Bigorre , à une lieue et demie de Lannemezan. L’établissement thermal, qui est en mauvais état, renferme quatorze baignoires en marbre , une douche. La saison commence le 15 juin, et finit le 1er octobre. Il y a un médecin inspecteur.
Source. Elle est située à un quart de lieue du village , et se trouve entourée de sept maisons qui peuvent réunir quatrevingts personnes. Elle produit deux cent cinquante mètres cubes en 24 heures. Il existe encore dans les environs de Capvern une autre source , appelée ta Bouridé , qui , malgré sa température peu élevée , est fréquentée par les rhumatisants.
Propriétés physiques. L’eau est claire, limpide, inodore, d’une saveur fade , laissant à la gorge un peu de sécheresse. Sa température est de 24° cent.
Analyse chimique. D’après M. Longchamp, l’eau de Capvern contient de l’acide carbonique en assez grande quantité, du carbonate de fer, et une très-petite quantité de sulfate de magnésie. M. Save a prétendu au contraire qu’elle ne contient pas la moindre parcelle de fer. Voici le résultat de son analyse.
Eau ( 1 litre).
Acide carbonique . quantité indét.
gr-
Sulfate de chaux . 0,92
A reporter. . . . 0,92
Report . 0,92
Sulfate de magnésie . 0,59
Chlorure de magnésium. . . 0,01
Carbonate de chaux . 0,20
— de magnésie. . . 0,01
MM. Rozière et Latour ont analysé récemment les eaux de Capvern, et ils y ont trouvé , pour les substances gazeuses , de l’acide carbonique , de l’oxygène et de l’azote; pour les substances fixes , de la matière organique , des muriatesde magnésie , de soude , de chaux, du sulfate de magnésie , de soude , du sous-carbonate de magnésie, de chaux, du sulfate de chaux, du carbonate de fer, et de la silice.
Propriétés médicales. Les eaux de Capvern sont un peu laxatives; elles augmentent l’appétit et la sécrétion urinaire : on les dit fort utiles pour régulariser les flux hémorroïdal et menstruel, et dans les dérangements des voies digestives.
Elles sont très - employées en boisson; on en fait usage aussi en bains et en douches ; mais pour cela , il faut les faire chauffer.
Les eaux sont affermées, depuis le 20 décembre 1836, 2,900 francs. On évalue à 15 ou 18,000 francs l’argent laissé chaque année dans le pays.
Analyse de l’eau de Capvern , par M. Saye , pharmacien. ( Bulletin de pharmacie % tome I, page 146.)
BILAZÀÏ ( département des Deux-Sèvres ).
Village à 2 lieues de Thouars, 8 de Poitiers, 6 de Saumur. D’après Raiilin, on y trouve trois sources minérales : le bassin de l’une d’elles est désigné sous le nom de bassin Sulfureux ; il est contigu à un lavoir dont les eaux se mêlent avec celles de la source. Il y a un médecin inspecteur.
SALINES THERMALES
Propriétés physiques. L’eau du bassin dont nous venons de parler est abondante , et répand au loin l’odeur de gaz hydrogène sulfuré; sa saveur est désagréable; sa chaleur est de 23 à 25° cent.
Analyse chimique . Voulant s’assurer si le mélange de l’eau du lavoir avec la source voisine était la cause de la nature sulfureuse de cette dernière , M. O. Henry analysa l’eau minérale avant et après son mélange. Voici les résultats qu’il a obtenus :
Eau ( 1 litre).
Eau de la source ayant son mélange ayec l’eau du lavoir.
Acide earbonlque libre. .
traces
gr.
Bi-carbonate de chaux, .
— de magnésie.
Sulfate de chaux .
— de soude .
• — de magnésie. . .
— de magnésium. .
Proto-carbonate de fer. .
Silice et alumine .
Matière organique brune.
traces
Sable et débris de végé-
taux .
Eau de la source après son mélange ayec l’eau du lavoir.
Azote . quant, ind.
Acide carbonique libre. »
Hydrogène sulfuré libre . »
gr.
Bi-carbonate de chaux. . . 0,430
— de soude anhydre. . . « . 0,207
Chlorure de sodium. . . . 0,167
— de magnésium. . trac.
Sulfure de sodium . 0,063
— de calcium. . . . 0,039
Sulfate et phosphate de
soude . trac.
Sulfure de fer. . q. in.
Sulfate de chaux . 0,050
Silice et alumine . 0,120
Matière organique de nature albumineuse. . . . 0,200
il n’est pas douteux , d’après ces analyses, que la conversion des sulfates en sulfures ou hydro-sulfates est due à la présence des matières organiques renfermées dans l’eau du lavoir. Par conséquent, l’eau de Bilazai n’est qu’accidentellement sulfureuse.
Propriétés médicales. Une ancienne tradition a appris aux habitants de Bilazai que les sources minérales de leur village étaient excellentes contre les maladies de la peau, ce qui est confirmé par les observations de Dubois et de Linacier, médecins près de Bilazai.
Traité analytique des eaux minérales , par Pvaulin ; 1774 , in-12. Le chapitre 7 du second volume traite des eaux de Bilazai ; l’auteur rapporte plusieurs observations pratiques.
LARÀRTHE-RïYîÈRE (département de la Haute-Garonne).
Tillage près de Saint-Gaudens. On y trouve une source fort ancienne , renfermée dans un petit bâtiment. — L’eau est claire , limpide , n’a aucune odeur ; sa saveur est un peu fade ; sa température est de 21°,2 cent., celle de l’atmosphère étant à 13°,7 cent. ; on est obligé de chauffer cette eau pour les bains. M. Saint-André s’est assuré que cette eau ne contient pas de soufre. — L’établissement qu’on a formé à Labarthe-Iiivière a reçu en 1829 trois cent trente -un malades; quatre mille bains ont été administrés, d’après le rapport du médecin inspecteur. — Les maladies traitées avec le plus de succès par ces eaux sont des dartres, l’hystérie, la leucorrhée, l’aménorrhée , et les accidents qui surviennent à l’époque critique. Le produit de l’établissement est évalué à 1,500 fr. pour 1829 ; le numéraire laissé dans le pays n’a pas dépassé 4,500 fr.
NïEDERBRONN (département du Bas-Rhin ).
Bourg de 2,500 aines, situé dans une vallée à 192 mètres
SALINES THERMALES. 489
au-dessus du niveau de la mer , à 9 lieues de Strasbourg, 4 de Haguenau, et 26 de Metz. Des routes bien entretenues permettent de communiquer avec toutes les parties de l’Alsace et de la Lorraine ; un service régulier de diligences est établi entre Strasbourg et Niederbronn pendant toute la saison des eaux. Les eaux minérales dont nous parlons sont connues depuis longtemps ; elles sont fréquentées tous les ans par un assez grand nombre de malades qui viennent de l’est de la France et de la Bavière Rhénane. On compte près de cinquante maisons qui reçoivent des baigneurs ; il y a plusieurs restaurants et des tables d’hôte où l’on vit bien à des prix modérés. A Niederbronn, l’air est salubre, le site pittoresque, et les environs offrent des excursions pleines d’agrément et d’intérêt. Près des sources, on voit une belle promenade et un wauxhall qui au rez-de-chaussée constitue un grand promenoir couvert pour les buveurs, et présente au premier étage une grande salle de danse, un café, un cabinet de lecture et un salon de réunion. On se rend aux eaux depuis le mois de juin jusqu’à la fin de septembre , mais principalement depuis le 1 5 juin jusqu’au 1 5 août. ïl y a un médecin inspecteur.
Sources. Il en existe deux situées au milieu de la promenade, distantes l’une de l’autre d’environ vingt pas. Elles sont renfermées chacune dans un réservoir ou bassin en pierres de taille ; le grand bassin est couvert d’un pavillon élégant soutenu par huit colonnes.
Propriétés physiques. A sa sortie de terre, l’eau minérale est très-limpide; dans le bassin, elle prend une nuance louche, jaunâtre , et devient plus ou moins claire et transparente dans les temps orageux. Elle a une saveur saline assez agréable suivie d’un arrière-goût un peu fade ; l’odeur est faible , presque inappréciable; on l’a comparée à celle de l’argile humectée. Cette eau laisse échapper de petites bulles, et dépose, dans les lieux où elle coule, une matière jaune floconneuse ; elle ne dissout pas le savon, et donne au linge une teinte jaunâtre.
Sa température est constamment de 17°,5 cent. La quantité d’eau fournie par les sources est très-grande ; la source principale fournit à peu près six pieds cubes ou deux cent vingtun litres d’eau par minute.
Analyse chimique. Elle a été faite en 1809 par MM. Gerboin et Hecht, et en 1835 par M. Robin. Yoici cette dernière
analyse :
Eau (1 litre).
T lit.
Azote . 0,018
Acide carbonique . 0,010
gr.
Chlorure de sodium . 3,1582
— de calcium . 0,7849
— de magnésium . 0,2242
Sulfate de magnésie . 0,1135
Carbonate de protoxyde de fer. . 0,0089
— - de chaux . 0,2420
— de magnésie . 0,0002
— de manganèse . traces.
Propriétés médicales. Les eaux de Niederbronn , prises en boisson , excitent doucement la membrane muqueuse de l’estomac , et sont laxatives. Elles jouissent depuis longtemps de la réputation d’être salutaires dans les alfections du basventre j soit que ces affections résident dans le tube digestif lui-même , ou dans quelqu’une de ses dépendances , comme le foie , la rate, etc. Leur usage convient toutes les fois que la maladie reconnaît pour cause une atonie , quelque altération dans les sucs digestifs, ou un désordre nerveux, et qu’aucun des organes malades n’est le siège d’un travail inflammatoire. Aussi elles conviennent dans la débilité et l’état muqueux de l’estomac, les engorgements chroniques du foie, de la rate, la jaunisse, les calculs biliaires, la constipation, le catarrhe
SAUNES THERMALES.
vésical, la leucorrhée, la chlorose, les scrofules, les maladies de la peau et les affections nerveuses. Elles sont nuisibles aux individus pléthoriques , à ceux dont la poitrine est souffrante , ou qui sont menacés d’anévrismes du cœur ou des gros vaisseaux.
Mode d’ administration. On boit les eaux de Niederbronn â la dose de trois ou quatre verres. Persuadée que la distraction et la gaîté contribuent au bon effet des eaux, l’administration locale a établi une musique agréable, variée, et c’est au son des instruments que la foule des buveurs se promène chaque matin.
Pour être prise en bains , l’eau minérale est chauffée dans des chaudrons en fonte ; elle augmente la tonicité de la peau , la rend momentanément un peu âpre, un peu rude au toucher. Les malades prennent les bains dans leur chambre , où les gens de service portent l’eau minérale; il n’y a qu’un hôtel qui reçoive l’eau minérale par un souterrain, et qui ait une série de chambres uniquement destinées aux bains, et pourvues de robinets pour l’eau chaude et pour l’eau froide. Les douches sont employées avec succès dans les rhumatismes chroniques, les engorgements articulaires.
L’eau de Niederbronn peut se transporter facilement, et conserve toutes ses propriétés, si les bouteilles sont exactement bouchées.
Les sources appartiennent à la commune. La moyenne du séjour par personne est de seize jours ; on estime que les baigneurs laissent dans le pays 90,000 fr.
'Traité des qualités , vertus et usages des eaux de JViederbronn , par
Coliny; 17G2, in-12.
Mnalyse historique des eaux minérales de JViederbronn , par Roth; 1783, in-8.
Traité analytique et médicinal des eaux salines de JViederbronn , par M. Alexandre Gérard ; 1787 , in-8.
Considérations générales sur les établissements des bains de JYiederbronn, par Reiner ; I82G, in-8.
JYiederbronn , dans la Basse- Alsace , par Cimier; 1827, in-8.
Description de JYiederbronn et de ses eaux minérales , par J. Kuhn ; Paris, 1835 , in-8. Cet ouvrage est rédigé avec soin.
SAINTE-MARIE ( département des Hautes-Pyrénées).
Commune située au pied d’une montagne assez élevée , à une lieue de Saint-Bertrand, à côté de la grande route qui conduit à Bagnères-de-Luclion. L’aspect du pays est agréable ; l’air est pur ; on s’y procure facilement ce qui est utile à la vie. Un bâtiment thermal offre des baignoires fort commodes. Il y a un médecin inspecteur.
Sources. Il y en a quatre ; les deux sources connues sous le nom de Grande Source et de Source Noire sont enfermées dans le bâtiment thermal; les deux autres n’en sont éloignées que de quelques pas. Ces quatre sources ne tarissent jamais ; les pluies ni la sécheresse ne leur font éprouver aucune altération.
Propriétés physiques. Elles sont identiques dans toutes les sources; l’eau de la Grande Source est limpide, inodore; sa saveur est d’abord douceâtre , puis amère. Sa température est de 17°,5 cent.
Analyse chimique. Elle a été faite par M. Save.
Eau ( 1 litre).
lit..
Acide carbonique . 0,160
Sulfate de chaux . 1,430
— de magnésie . 0,580
Carbonate de magnésie . 0,020
— de chaux . 0,370
SALINES THERMALES
Propriétés médicales. Depuis près de cent ans , les médecins du pays prescrivent avec succès les eaux de Sainte-Marie dans les engorgements lents des viscères du b as- ventre, les longues convalescences, les maladies de la peau, et spécialement les éphélides hépatiques, les affections nerveuses , les dérangements des tîux hémorroïdal et menstruel.
On use de ces eaux en boisson et en bains ; dans ce dernier cas, on les fait chauffer.
Mémoire sur V analyse et les propriétés des eaux minérales de Sainte- Marie y par M. Save , pharmacien. ( Bulletin de pharmacie y juillet 1812.)
SYRADÀN (département des Hautes-Pyrénées).
Village à 3 lieues de Bagnères-de-Luchon et 2 de Saint- Bertrand de Comminges ; on y trouve une source dans un pré, sur le penchant d’une montagne appelée Hourmigué , laquelle renferme une mine abondante de calamine jaune.
L’eau n’a aucune odeur ; son goût est un peu acidulé ; sa température est de 13 à 14° cent. , celle de l’atmosphère étant
Analysée par M. Save, cette eau a fourni :
Eau ( 1 litre).
Chlorure de magnésium. . . . 0,00250 4
Sulfate de magnésie . 0,03200
— de chaux . 0,02000
Carbonate de chaux . 0,04200
— de fer . 0,04270
Silice . 0,00250
Cette eau contient si peu de principes qu’elle ne peut pas être regardée comme minérale : aussi est-elle peu employée, quoiqu’elle ait un médecin inspecteur.
BARBAZAN (département de la Haute-Garonne).
• Village sur la rive droite de la Garonne , à une lieue de Saint-Bertrand de Comminges , 2 de Saint-Gaudens. On trouve dans un pré à l’ouest de ce village une source minérale qui est renfermée dans un petit bâtiment.
L’eau est fade d’abord , puis un peu saline ; elle est inodore; sa température est de 19° cent., celle de l’atmosphère étant à 12°. — Analysée par M. Saint- André, elle a fourni :
Eau (î litre).
gi--
Sulfate de chaux . 0,8180
Carbonate de chaux . 0,1790
Chlorure de magnésium. ... 0,2170
Sulfate de magnésie . 0,6590
M. Dulac, médecin à Barbazan , dit que ces eaux sont purgatives, si on les prend à grande dose. Il les conseille dans la chlorose, les engorgements lents des viscères de l’abdomen , les fièvres intermittentes.
Topographie du département de la Haute- Garonne , par M. Saint-André ; 1814 , un vol. On trouve, page 131, un article sur la source de Barbazan.
FONCIRGUE ( département de l’Ariége).
Les eaux minérales de Foncirgue se trouvent dans la commune du Peyrat, canton de Mirepoix, arrondissement de Pa~ miers. Ces eaux étant assez fréquentées par les habitants des environs, il a été fondé en 1834 un vaste hôtel où les bains sont administrés, et où l’on trouve des chambres meublées et une nourriture convenable. Ce lieu est à 304 mètres au-
SALINES THERMALES
dessus du niveau de la mer; il est peu éloigné de la grande route qui va de LimouxàFoix; le climat est tempéré et trèssain.
Source. Elle sourd au pied d’une montagne calcaire; son volume est considérable.
Propriétés physiques. L’eau est diaphane , inodore ; sa saveur est douce; sa température est constamment de 20° cent. , malgré les variations atmosphériques. La surface de l’eau est sans cesse agitée par le dégagement tumultueux d’un gaz incolore et inodore qui traverse l’eau à gros bouillons.
Analyse chimique. Elle a été faite par M. Fau , pharmacien.
Eau ( 1 litre).
nt.
Acide carbonique . 0,027
Azote . . 0,010
Oxygène . . . 0,004
gr.
Sulfate de magnésie. . .... 0,0127
— de soude . 0,0012
— de chaux . 0,0333
Chlorure de magnésium . 0,001 7
• — de calcium . 0,0036
Carbonate de chaux . 0,1897
— de magnésie . 0,0115
Magnésie combinée à la matière
organique . 0,0070
Matière organique ressemblant
à l’ulmine . 0,0352
Oxyde de fer et phosphate de
chaux . 0,0077
Silice . 0,0024
Perte . 0,0071
Propriétés médicales. Il résulte des observations cliniques des docteurs Fau père et fils qu’en bains et en boisson , les eaux de Foncirgue sont utiles dans les maladies nerveuses , les gastrites, les entérites chroniques, les catarrhes de la vessie, les désordres de la menstruation, les gonorrhées invétérées, la jaunisse, les hémorroïdes, les ophthalmies rebelles, les diarrhées opiniâtres, les maladies cutanées et les fistules même avec carie des os.
-Analyse chimique des eaux minérales de Foncirgue , par A. Fau ; Foix, 1835 , in-8°, 28 pages.
SOULTZ-LES-BAINS (département du Bas-Rhin).
La source minérale de Soultz-les-Bains, près de Molsheim, est située dans un vallon; sa température est de 18°, 7 cent. Ses eaux sont de même nature que celles de Niederbronn ; elles avaient autrefois une assez grande réputation, mais aujourd’hui elles attirent peu de baigneurs. On y trouve cependant un établissement composé de seize cabinets de bains et de logements en bon état qui peuvent recevoir trente personnes.
L’analyse a été faite par M. Berthier ; en voici les résultats :
Acide carbonique .
Chlorure de sodium .
— de potassium .
Sulfate de chaux anhydre. . .
— de magnésie anhydre. .
— de soude anhydre. . .
Carbonate de chaux .
— de magnésie .
Oxyde de fer et acide phospho-
rique .
Silice .
quantité indéterminée.
gr.
0,OOG
SALINES THERMALES
FOR BAC H ( département de la Moselle ).
Petite ville à 15 lieues de Metz, 3 de Sarreguemines , 2 de Sarrebruck. On trouve à un quart de lieue de la ville , dans une belle prairie, une source qui peut fournir deux à trois cent mille litres d’eau par vingt-quatre heures.
Propriétés physiques. Cette eau est limpide, exhale une odeur sulfureuse ; son goût est saumâtre, légèrement amer. Sa température en tout temps est de 17°, 5 cent.
Analyse chimique. Elle a été faite par M. Henry :
Eau ( 1 litre).
gr.
Chlorure de sodium . 5,42
— de potassium. ...... quelques traces.
— de magnésium . 0,10
Sulfate de soude . 0,30
— de magnésie . )
Albumine , fer et matière orga- )
mque . . . . )
Ces eaux sont encore peu usitées ; leur composition les rend propres à remplacer les bains de mer. Ce motif ainsi que l’abondance des eaux, leur situation dans un endroit charmant , le voisinage de la grande route de Metz à Francfort, laquelle traverse Forbach, devraient engager les capitalistes à fonder un établissement pour l’administration de ces eaux.
Notice sur les eaux sali no-sulfureuses froides de Forbach (Moselle), par J. -R. Mege ( Gazette médicale , 1835 , page 700).