ANALYSE DE M. HENRY
fils.
Acide hydrosulfurique. . >
AynfP, .
quant.
Acide hydrosulfurique. .
Azote .
/ quant.
Acide carbonique. . . •
indét.
Acide carbonique. . . .
j indét.
Carbonate de soude. . .
gr.
Bi-carbonate de chaux. .
gr.
Sulfate de soude .
— de magnésie. . . .
traces.
Chlorure de sodium. . .
— de soude anhydre.
Silice .
Sulfate de chaux .
Carbonate de chaux. . .
Silice et glairine. . . . .
— • de soude anhydre.
Chlorure de sodium. . .
— de potassium. .
Silice, alumine et oxide
de fer .
Matière organique azotée, \
soluble et insoluble \ ( glairine ?) . J
Propriétés médicales. Prises en boisson, les eaux de Bagnols accélèrent le pouls, augmentent la transpiration, l’appétit, et excitent en quelque sorte un mouvement fébrile. Elles provoquent le flux menstruel et facilitent l’expectoration. En bains et en douches , elles produisent une éruption psoriforme accompagnée de démangeaisons, laquelle est toujours salutaire. M. Blanquet a obtenu des elfets avantageux des eaux de Bagnols dans les atfections rhumatismales, les maladies scrofuleuses, les dartres, la teigne, la gale, les paralysies par relâchement, les accidents qui suivent la mauvaise administration du mercure, la raideur des articulations, les con-
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tractures des membres qui succèdent aux entorses , aux fractures^ et dans les plaies d’armes à feu.
Les individus atteints d’hémoptysie, d’asthme sec, ne doivent faire usage des eaux de Bagnols qu’à petite dose ; il est même utile dans ces circonstances de les couper avec un tiers , un quart, un cinquième de lait de vache. Ce mélange est d’autant plus précieux que le lait des montagnes de Bagnols est excellent.
On doit interdire ces eaux toutes les fois qu’il existe de la fièvre ou quelque phlegmasie ; elles sont nuisibles aux scorbutiques , aux phthisiques, aux femmes enceintes et aux personnes affectées de vice vénérien. Elles sont également pernicieuses dans les paralysies cérébrales et toutes les fois qu’il existe une tendance aux congestions vers la tête.
Mode d' administration. On boit les eaux depuis deux à trois verres jusqu’à un litre. Les bains, les douches, et surtout les étuves, produisent d’excellents résultats dans les affections du foie, de l’estomac, des intestins, de la poitrine, lorsqu’elles dépendent de la rétrocession u’un principe rhumatismal. M. Blanquet cite l’histoire d’un curé qui, après la disparition d’un rhumatisme de la tête , fut atteint d’une hypertrophie du foie avec ictère ; ce malade était sur le point de se rendre à Vichy, lorsque, réfléchissant aux antécédents, M. Blanquet conseilla à ce curé l’usage des bains , des douches et des étuves de Bagnols , qui triomphèrent complètement de cette maladie.
La source appartient au Gouvernement, qui l’a achetée , en 1826, 11,889 fr. Elle aproduiten 1835 8,059 fr. : le nombre des malades a été de 1,497, qui ont laissé dans le pays environ 80,000 francs.
L’hydro-lliermopotie de Bagnols en Gévaudan , ou les Merveilles des eaux et bains de Bagnols , par Michel Baldit, 1651 , iil-8.
Examen de la nature et des vertus des eaux minérales qui se trouvent dans le Gévaudun, par Samuel Blanquet, 1718, in- 8.
dissertation sur la nature, l’usage et l'abus des eaux thermales de
Bagnols, par M. Bonnel de la Brageresse , 1774, in-8. L’auteur rapporte onze observations.
Traité analytique des eaux minérales , par M. Raulin , 1774, in-12. Le chapitre IX, du second volume, concerne les eaux de Bagnols.
CAMBO ( département des Basses-Pyrénées ).
Village sur la Nive , à 3 lieues de Bayonne , dans un paysage riant et champêtre ; les chemins qui y aboutissent ne sont pas faciles , et les habitants réclament depuis longtemps une route sur Bayonne. A Cambo l’air est pur^, le climat doux; on y trouve des logements commodes , une nourriture saine et des promenades agréables. On prend les eaux depuis le mois de mai jusqu’au 15 octobre ; mais au 1"*’ septembre, le concours d’étrangers est immense : on y vient des différents cantons du département, et même de quelques provinces d’Espagne. Il y a un médecin inspecteur.
Sources, Il y en a deux, l’une sulfureuse, l’autre ferrugineuse. La première jaillit sur la rive gauche de la Nive dans un petit vallon au sud-est de Cambo ; elle est entourée d’une grande galerie qui peut mettre agréablement à couvert une société nombreuse ; les pluies et les débordements de la rivière lui font éprouver quelques altérations.
La source ferrugineuse, située près de la précédente , a le même inconvénient. Une allée fort agréable, plantée d’arbres, unit les deux sources.
Propriétés physiques. La source sulfureuse répand une odeur d’hydrogène sulfuré ; elle est claire , transparente ; on trouve dans le bassin un dépôt composé d’un mélange de soufre et de carbonate calcaire. Sa température est de 22 à 23 degrés centig., celle de l’atmosphère étant de 10 à 20 degrés.
L’eau ferrugineuse est claire, a une saveur sensiblement astringente et nullement acidulé; sa température est de 15 à 16 degrés centig. Exposée à l’air libre et h la lumière ,
SULFUREUSES THERMALES. 177
cette eau se décompose, se trouble et dépose un précipité ocreux.
Analyse chimicfue. Elle a été faite en 1827 par M. Salaignac.
Eau ( 1
litre).