‹ Manuel des eaux minérales naturellesChapitre 44 sur 104 · GRAND BAIN · texte numérisé non relu

GRAND BAIN

lit.

Ht.

Acide carbonique libre. .

Acide carbonique libre. .

gr.

gr.

Carbonate de soude. . .

Carbonate de soude. . . .

Sulfate de soude .

Sulfate de soude. ....

Chlorure de sodium. . .

Carbonate de chaux. . . .

Carbonate de chaux. . . .

— de magnésie. .

— de magnésie. .

Alumine . .

Silice .

Oxide de fer .

Alumine .

Oxide de fer .

Propriétés médicales. Les eaux du Mont-d’Or jouissent d’une réputation justement méritée. Prises en boisson ^ elles affaiblissent les jambes pendant les premiers jours^ portent un peu à la tête, accélèrent le pouls, déterminent alternativement des bouffées de chaleur et de sueur, occasionnent quelques nausées, diminuent l’appétit, provoquent le sommeil et augmentent les fluxions dont les membranes muqueuses sont le siège. Ces effets sont moins sensibles pour le malade après le troisième ou quatrième jour. L’appétit, d’abord un peu diminué , augmente , à moins que les voies digestives ne soient en mauvais état; dans ce dernier cas, il survient du dégoût pour les aliments, la langue se couvre d’un enduit épais et blanchâtre , la tête devient pesante , la digestion se fait mal, il y a des rapports nidoreux, les eaux fatiguent l’estomac, le malade ne les boit qu’avec répugnance. L’emploi des purgatifs

ACIDULES THERMALES.

est alors fort utile. Du quatrième au septième jour , la plupart des malades se trouvent mieux; Tappétit se réveille , le sommeil devient plus calme et les forces augmentent ; la transpiration est très-facile et l’expectoration plus abondante. Les selles sont rares ; il y a constipation , sans malaise ni mal à la tête. Si les urines deviennent plus abondantes , elles sont en même temps sédimenteuses ; dans ce cas, la transpiration n’est pas notablement augmentée ; cependant les eaux portent généralement plus à la peau qu’aux urines; il n’est pas rare que des furoncles, des éruptions de différente nature, des abcès dans le tissu cellulaire sous-cutané se manifestent et soulagent le malade.

Les propositions suivantes, que nous empruntons textuelle^ ment à M. Bertrand et qui sont les corollaires de ses observations particulières , font connaître les maladies dans lesquelles les eaux du Mont-d’Or peuvent être prescrites.

Maladies chroniques de la poitrine. Les eaux et bains du Mont-d’Or conviennent dans le catarrhe . pulmonaire chronique, quelle que soit son ancienneté, etdanala péripneumonie également chronique , s’il y a peu de fièvre et peu de chaleur à la peau. On les emploie avec succès dans les affections chroniques des poumons survenues à la suite de la rétrocession d’un principe morbide quelconque ou succédant à une fièvre exanthématique, ou h la suppression des règles ou des hémorroïdes. Les mêmes moyens sont convenables dans l’hémoptysie des personnes peu irritables et dont la circulation capillaire cutanée est languissante , à moins que la maladie ne se complique d’une dilatation anévrismatique. Ils peuvent suspendre la marche de la phthisie tuberculeuse , en déterminer la guérison si les tubercules sont peu nombreux, et, dans certains cas, prévenir cette dégénération.

Leur usage doit être interdit dans toute maladie pulmonaire chronique avec toux sèche, chaleur et aridité de la peau, pouls vif, petit et fréquent, et mobilité des nerfs; emun motj,

si les signes de l’irritation prévalent sur ceux de la faiblesse et du relâchement de la fibre.

On ne doit permettre ni les eaux en boisson ni les bains dans la phthisie , lorsque les sueurs ouïes crachats, ou les selles , ont pris le caractère colliquatif.

Si l’une ou l’autre^ de ces évacuations prend ce caractère pendant le traitement, il faut le faire discontinuer sur le champ.

Dans toute maladie du poumon, grave et ancienne, si pendant l’usage des eaux il survient une amélioration brusque et très-remarquable , sans aucun phénomène critique qui la motive, il faut aussi, à quelque petite dose que les eaux soient données, en faire cesser ou suspendre l’administration.

Quelques bons effets que les bains ou les eaux produisent, il convient rarement de les prendre au delà d’une vingtaine de jours; de leur usage trop prolongé résulterait une stimulation trop forte en deçà de laquelle il importe de rester.

ISévroses de la respiration. Les eaux du Mont d’Or n’améliorent point l’état des personnes atteintes de dyspnée nerveuse ou asthme convulsif. Elles produisent de bons effets dans l’asthme humide succédant au catarrhe pulmonaire chronique, ou à la rétrocession du principe rhumatismal ou dartreux. Leur usage, celui des bains surtout, serait très-dangereux, si l’asthme coexiste avec une altération organique du cœur ou des gros vaisseaux.

Paralysies. Les paralysies qui succèdent au rhumatisme, aux phlegmasies cutanées , ou à des évacuations habituelles supprimées, peuvent être guéries par l’usage clés eaux , des douches et des bains du Mont-d’Or. Dans la paralysie rhumatismale, c’est un bon signe si les douleurs qui ont précédé cette affection se réveillent pendant l’usage des bains. Quand la paralysie due à cette cause est incomplète, il faut faire discontinuer le traitement s’il augmente la faiblesse sans rappeler les douleurs préexistantes. S’il survient à la peau de la

ACIDULES THERxMALES.

chaleur et de la rougeur locales , ou une éruption de petits boutons également locale, et que ces phénomènes ne soient accompagnés que d’un léger état fébrile, on ne doit point suspendre le traitement. On risque d’aggraver l’état du malade, si dans les paralysies survenues à la suite d’un coup ou d’une chute sur la partie postérieure du tronc, on fait diriger la douche sur le rachis.

Si la cause de la paralysie réside dans le cerveau ou ses dépendances , les bains du Mont-d’Or sont rarement utiles , et dans ce cas, à moins qu’on ne les administre avçc la plus grande circonspection, ils peuvent faire beaucoup de mab Quelle que soit la cause de la paralysie, l’emploi des bains pris à leur température native est dangereux , si elle se complique d’embarras au cerveau.

Rhumatisme musculaire chronique. Les bains du Mont-d’Or sont presque toujours salutaires contre le rhumatisme musculaire chronique sans complication (1) ; pendant et souvent peu de temps après leur usage , les douleurs s’exaspèrent ou se renouvellent. Il est bon que le malade soit prévenu de ce phénomène, ordinairement d’un bon augure. C’est un signe fâcheux si les douleurs ne se calment point pendant l’immersion. Dans ce cas , ou la maladie est compliquée d’infection

vénérienne, ou l’on a pris pour des douleurs rhumatismales des douleurs symptomatiques d’un état morbide des viscères ou de la lésion profonde de quelque articulation.

Il faut discontinuer le traitement si , pendant sa durée , la faiblesse succède à la douleur, ou si celle qui existait déjà augmente pendant que les douleurs se calment.

Les bains ne conviennent pas si le rhumatisme coexiste avec

(1) Les huit dixièmes des personnes qui se rendent au Mont-d’Or pour y être traitées d’affections rhumatismales appartiennent à la classe des laboureurs. M. Bertrand en traite chaque année près de cinq cents.

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un état nerveux constitutionnel ou antérieur h T affection rhumatismale ; ils seraient nuisibles si le rhumatisme a déterminé graduellement un amaigrissement général, surtout s’il existe des indices de la fièvre hectique; l’amaigrissement partiel ne contre-indique pas leur usage, mais il rend la guérison plus longue et plus difficile.

Rhimiaîisme goutteux chronigue. Les eaux, les bains et les douches duMont-d’Or produisent de très-bons effets dans les gonflements articulaires chroniques de cause rhumatismale goutteuse ; il est prudent de commencer le traitement par les bains tempérés. On doit s’abstenir des douches, si la maladie se complique de l’irritation ou de la faiblesse relative de quelr que viscère , ou si le malade a déjà éprouvé des rétrocessions rhumatismales ou goutteuses ; et en discontinuer l’usage si , pendant qu’on les administre, il survient des accidents qui fassent craindre ces rétrocessions. Les bains et les douches sont rarement utiles contre les gonflements articulaires anciens. Les bains et les douches surtout aggravent rapidement les gonflements articulaires compliqués ou résultant d’une infection syphilitique. Ils seraient nuisibles si l’affection articulaire dépend de l’état morbide de quelque viscère.

Lésions des articulations occasionnées par la goutte, ^Les bains et les douches conviennent dans les cas de faiblesse articulaire occasionnée par la goutte. L’usage des bains doit précéder, de quelques jours celui des duuches, et on ne doit permettre celles-ci que quand il n’existe ni rougeur > ni douleur, et que le malade est sans fièvre. Dans les cas contraires, c’est par les liains tempérés qu’il faut commencer le traitement. Si la douche est trop forte ou trop prolongée, si son usage est continué plus qu’il ne convient, elle aggrave l’état du malade et peut même déterminer une nouvelle attaque de goutte.

Luxations consécutives du fémur. Elles peuvent être guéries par les eaux du Mont-d’Or, quand la cause est externe et le sujet sain.. Leur usage est impuissant contre la luxation consé--

ACIDULES THERMALES.

cutive développée sous rinflueiice des scrofules. Elles arrêtent rarement les progrès de la luxation commençante due h la même cause : quelle que soit la cause de la luxation consécutive , les bains et les douches fortifient le membre luxé , en préviennent l’amaigrissement , et le plus ordinairement augmentent l’étendue des mouvements plus ou moins gênés par le nouveau rapport des parties.

Les eaux du Mont-d’Or produisent encore de bons effets dans les affections chroniques du cœur, de l’estomac, des intestins et de l’utérus, lorsqu’il n’y a point de lésion organique et surtout que la cause de la maladie dépend d’une rétrocession du principe rhumatismal goutteux ou dartreux. Elles sont utiles, comme toutes les eaux thermales, dans la gêne de mouvements qui succède aux coups, aux chutes, aux entorses, aux luxations et aux fractures..

Les eaux du Mont-d’Or ne conviennent ni aux scrofuleux ni aux goutteux ; elles sont funestes aux personnes atteintes d’anévrismes. Les malades d’un tempérament très-sanguin doivent s’en abstenir.

Mode d’ administration. On prescrit les eaux du Mont-d’Or sous toutes les formes. Les eaux de la Madeleine sont celles dont on use en boisson ; on n’en boit pas aux repas. On les prend à la dose de trois verres le matin à jeun à une demiheure d’intervalle ; il est indifférent de les boire avant ou après le bain , mais il vaut beaucoup mieux en faire usage à la source que dans la chambre. Elles sont administrées pures ou coupées avec le lait, l’eau de gomme, l’eau de riz. En général , elles impriment plus d’activité à la circulation des fluides ; ainsi elles hâtent le retour des menstrues et les rendent plus abondantes. Pendant la durée de celles-ci, il faut suspendre le traitement. En outre les exutoires suppurent davantage ; ceux qui étaient presque taris reprennent leur ancien cours.

Le malade qui se plonge dans le Grand Bain éprouve les

EA.UX MINÉRALES

effets suivants : chaleur vive^ accélération de la circulation, pouls fort et vite , respiration précipitée , forte coloration du visage, qui se couvre de sueur; cornée injectée, lèvres turgescentes, sueur universelle, assoupissement même dangereux si l’on reste longtemps dans le bain ; au sortir de l’eau, peau colorée et inégalement boursoufflée, tête un peu embarrassée, jambes chancelantes, sueur persévérante, un enduit onctueux couvre tout le corps. Transporté dans son lit , le baigneur commence à éprouver et éprouve graduellement la diminution de tous les symptômes ; et la dernière action du bain est de laisser l’habitude extérieure dans une transpiration abondante et inodore. La répercussion chez les malades qui retournent à pied dans leur chambre est sans exemple ; le mouvement excentrique est sans doute trop fort pour que l’air extérieur opère le refoulement. La transpiration abondante , loin d’affaiblir, fortifie et rend plus agile dans la journée.

Les bains tempérés sont préparés en mêlant l’eau thermale avec de l’eau de même nature, mais refroidie. Il y a dans chaque baignoire un thermomètre construit de telle sorte qu’il n’est pas de paysan qui , après l’avoir vu une fois, ne puisse graduer son bain conformément à la prescription du médecin.

Les deux piscines qui sont destinées aux pauvres seulement peuvent contenir chacune trente baignoires ; l’eau se renouvelle sans cesse. ,

Il existe au Mont-d’Or une salle spécialement affectée aux bains de vapeur; celle-ci pénètre par deux voies différentes, suivant que l’on doit prendre le bain ou seulement inspirer la vapeur.

On trouve dans le nouvel établissement des douches appropriées à tous les cas ; hauteur, volume, forme, direction , tout a été calculé , étudié et prévu. On dirige la douche sur toutes les parties du corps, sur la tête, la poitrine, l’abdomen, selon les indications. Quand il y a refroidissement des membres

ACIDULES THERMALES.

inférieurs ^ M. Bertrand les soumet à Faction de la douche , qu’il applique également avec succès sur la colonne vertébrale dans quelques névroses des parties génitales et dans la consomption ou le dépérissement qui suit la masturbation ou l’excès des plaisirs vénériens.

En lotions , on se sert des eaux de la fontaine Sainte-Marguerite pour déterger les ulcères, aviver leur surface et favoriser la cicatrisation.

La durée du traitement est de quinze jours, terme moyen; rarement elle dépasse un mois. Quand le temps est pluvieux , on peut prolonger le traitement, qui doit être suspendu à l’époque de la menstruation. M. Bertrand ne conseille pas une seconde saison, parce que l’effet des eaux étant le plus souvent consécutif, c’est-à-dire ne se manifestant qu’ après avoir cessé la cure , les reprendre pendant ce travail , c’est risquer de le troubler.

Les eaux du Mont-d’Or se conservent longtemps sans altération , pourvu qu’elles soient dans des vases bien bouchés et ne contenant pas plus d’un verre. C’est dans des vases de deux décilitres que le fermier du Mont-d’Or expédie presque toutes les eaux qu’on lui demande. On exporte principalement les eaux de la Madeleine et de César.

Les sources du Mont-d’Or appartiennent à l’État; elles étaient affermées 120 francs en 1802. Le prix du fermage, graduellement élevé, atteignit 12,050 fr. en 1823. La régie fut substituée à la ferme en 1829. En 1834, le produit brut de la régie s’est élevé à 22,051 fr.; il a dépassé 23,000 fr. en 1835. On resterait grandement au-dessous de la réalité, si pour connaître le nombre des personnes qui chaque année se rendent au Mont-d’Or, on ne consultait que les registres du médecin ; là ne' figurent ni les curieux, ni les oisifs, ni les voyageurs , ni les personnes qui accompagnent les malades, ordinairement plus nombreuses que ceux-ci. M. Bertrand estime à 400,000 francs l’argent laissé dans le pays parles étrangers.

Esç amen des eaux du Mont-d’or en Auvergne, par Chomel ( Histoire de V Académie royale des Sciences , 1702 ).

Examen des eaux minérales du Mont-d’ Or , parM. Lemonnier de V Académie royale des Sciences, 1744, page 157).

Observations sur les eaux thermales de J^icliy, du Mont-dOr, etc., par M. de Brieude , 1788 , in-8.

Mémoires sur les eaux de V^ichy, du Mont-d’ Or, etc. , par M. Mossier [Journal général de Méd&cine , tome YIII , page 43l).

Analyse du bain de César au Mont-d’ Or, par M. Berthier (Annales de Chimie et de Physique, tome XIX-, page 25).

Jiecherches suj^ les propriétés physiques , chimiques et médicinales des eaux du Moni-d’ Or, par Michel Bertrand; 1810. — » 2' édition, 1823. Cet ouvrage peut servir de modèle aux médecins qui veulent enrichir la science de monographies sur les sources minérales.

LA BOURBOÜLE (département du Puy-de-Dôme).

Hameau dépendant de la commune de Murat-le-Quaire , à une lieue du Mont-d’Or, à 12 lieues de Clermont-Ferrand, situé dans une belle vallée, à 848 mètres au-dessus du niveau de la mer. On y arrive par une belle route qui va de Clermont aux bains du Mont-d’Or ; mais la portion de chemin qui va de Murat à La Bourboule, et qui est d’un quart de lieue, est assez rapide. L’établissement thermal forme un petit bâtiment renfermant huit baignoires et des douches : un hôtel offre des chambres commodes, pouvant loger cinquante personnes qui y trouvent une table d’hôte bien servie. — Les promenades sont belles et variées ; les naturalistes peuvent y recueillir des plantes rares et d’abondants produits minéralogiques. La saison des bains dure depuis la fin de mai jusqu’au 15 octobre. Il y a un médecin inspecteur.

Sources. Elles sont au nombre de six, qui sourdent du granit, au pied d’une montagne. La principale ou le Grand Bain est celle qui fournit toute l’eau à l’établissement thermal; son produit est de vingt litres par minute. Un peu plus bas est le

ACIDULES THERMALES.

petit bain désigné sous le nom de Bagnasson; la quantité d’eau peut être évaluée à dix litres par minute. Ces deux sources^ quoique de température différente, sont de même nature et se distinguent de toutes les autres par leur composition chimique. La troisième est celle que l’on désigne sous le nom de fontaine des Fièvres ; elle est enfermée dans un petit bâtiment. Son produit est d’environ dix litres par minute. La quatrième et la cinquième, dites de la Rotonde^ à cause du petit bâtiment qui les abrite, sont peu abondantes et de température différente; la sixième, appelée du Jardin^ donne

environ cinq litres par minute, et se perd dès sa sortie : outre ces sources, on observe encore çà et là plusieurs filets d’eau qui se perdent aussi et qui sont tous de même nature que l’eau des fièvres.

Propriétés pliysigues. L’eau du Grand Bain paraît limpide quand on la recueille dans un vase; mais elle a un aspect louche dans les baignoires ou quand elle se trouve en grande masse ; elle a une légère odeur fade , une saveur d’abord acide et ensuite salée ; elle est onctueuse au toucher, dégage une assez grande quantité d’acide carbonique pur, laisse déposer sur les parois des baignoires du sous-carbonate de fer, et se couvre à sa surface d’une pellicule irisée, due à une matière grasse particulière qui lui donne son onctuosité. Sa pesanteur spécifique, comparée à celle de l’eau distillée, est de 1,008; sa température est de 52 degrés cent.

L’eau de la source des Fièvres est limpide ^ transparente, même en grande masse ; elle n’a pas sensiblement d’odeur, mais pourtant, quand on entre dans le bâtiment qui l’abrite, on sent distinctement une légère odeur d’hydrogène sulfuré. Sa saveur est d’une acidité bien prononcée , ensuite salée , et paraît plus forte que celle du Grand Bain, ce qui tient probablement à l’absence de la matière organique. Elle laisse dégager beaucoup d’acide carbonique, et les surfaces sur lesquelles elle se répand sont couvertes de sous-carbonate de fer.

dont elle se dépouille presque entièrement peu de temps après sa sortie; sa pesanteur spécifique est de 1^005; sa température moyenne est de 31%72 cent.; mais il paraît d’après les observations de M. Mercier qu’elle varie un peu selon les saisons. Cette variation de température se remarque dans les autres sources, dont la plus froide a 12^ Toutes contiennent en grande proportion des conferves et oscillatoires qui s’y plaisent, s’y développent en très-grande quantité et qu’on chercherait vainement dans les autres sources de l’Auvergne.

Analyse chimique, M. Lecoq , pharmacien très-distingué de Clermont-Ferrand, a fait l’analyse des eaux de La Bourboule ; il a déterminé la composition de la source du Grand Bain et de la source des Fièvres :

Eau (1 litre).

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