SOURCE DES FIEVRES
lit.
Acide carbonique. . . .
Azote .
gf.
Chlorure de sodium. . .
— de magnésium.
— de calcium. . .
Bi-carbonate de soude. .
Sulfate de soude .
Alumine .
Bi-carbonate de fer. . .
Matière grasse animale J
soluble . f
Matière animale inso- > 0,0220
lubie . i
Hydrosulfate de soude. . |
Perte . )
Acide carbonique. ... 1,237
gi--
Chlorure de sodium. . . 2,7914
— de magnésium. 0,0328
— de calcium. . . 0,0179
Bi-carbonate de soude. . 1,3562
Sulfate de soude . 1,7766
Silice . 0,1121
Alumine . 0,0278
Bi-carbonate de fer. . . traces
Hydrosulfate de soude. . traces
Perte . 0,0189
ACIDULES THERMALES,
On voit par ces analj^ses que les eaux de La Bourboule ont les plus grands rapports avec celles de Saint-Nectaire ; elles ont moins d’analogie avec celles du Mont-d’Or.
Propriétés médicales. Les eaux de La Bourboule ayant une température élevée, contenant une forte proportion de sels et une matière grasse, savonneuse, abondante, ont une action assez marquée sur l’économie. M. Bertrand assure que ces eaux ont réussi dans des paralysies qui avaient résisté à Faction des eaux du Mont-d’Or, et qu’elles sont un remède efficace contre les rhumatismes, les engorgements articulaires indolents, les abcès par congestion , les ulcères scrofuleux, et en général contre les affections atoniques extérieures. M. Mercier, ex-inspecteur des eaux, a constaté que la fontaine des Fièvres est laxative , qu’elle est fort utile dans les engorgements scrofuleux et dans ceux de l’abdomen, qui surviennent à la suite des fièvres intermittentes ; que la source tempérée de la Rotonde guérit la chlorose et que la propriété onctueuse des eaux du Grand Bain les rend très-précieuses dans les maladies cutanées, pour calmer le prurit et les irritations dont la peau est le siège.
Mode d’ administration. On prend les eaux de La Bourboule en boisson, bains et douches. Les eaux du Grand Bain et du Bagnasson impriment une activité extraordinaire à la circulation, agissent en stimulant le système capillaire de la peau, et produisent une révulsion d’autant plus énergique qu’elle s’exerce sur toute la périphérie du corps.
Traité des eaux minérales de Vichy ^ par J. -F. Chomel; 1734. On y trouve un article sur les eaux de La Bourboule.
Observations d’histoire naturelle, par Lemonnier, 1744 ,in-4°. L’auteur décrit les eaux de La Bourboule.
Observations sur les eaux thermales et minérales de La Bourboule, par M. Choussy ; 1828 , brochure de 66 pages. Ce travail nous a servi de guide pour cet article.
SAINT-NECTAIRE (département du Puy-de-Dôme).
Bourg situé dans une vallée à 3 lieues d’Issoire, 4 de Clermont-Ferrand et 8 du Mont-d’Or. On y arrive par des chemins faciles ; des voitures publiques, qu’on prend à Issoire ou à Clermont, conduisent à Saint-Nectaire. On trouve deux établissements thermaux:!® celui de Saint-Mandou , bâti sur des ruines romaines, contient dix baignoires pourvues chacune de deux robinets, dont l’im fournit de l’eau à 25" cent., l’autre â 37%5 ; 2° l’établissement Bo'éte, appelé aussi Mont-Cornadoi', composé de onze baignoires et d’une piscine , possède six douches descendantes et une ascendante , entretenues par la source lapins chaude, laquelle est assez abondante pour sutfire aux bains et aux douches. Saint-Nectaire offre plusieurs hôtels où l’on trouve des logements commodes, des salons de réunion et des tables d’hôte bien servies ; les environs offrent des sites pittoresques et des promenades agréables. La saison des eaux commence le 15 juin et finit le 20 septembre. Il y a deux médecins inspecteurs, dont l’un est attaché aù Mont-Cornador.
Sources, Il en existe un grand nombre ; mais on en distingue sept, savoir : le Gros Bouillon, la Vieille Source , la source de la Côte , la source ùm Rocher , la source Pauline , la source de la Voûte et la source du Chemin. Elles sortent toutes du granit.
Propriétés physicjues. Les eaux de Saint-Nectaire ne sont qu’imparfaitement transparentes; elles ont une couleur de petit-lait clarifié ; elles sont couvertes d’une pellicule grasse , onctueuse ; leur odeur est hépatique , et se sent de très-loin ; leur saveur est douceâtre et légèrement acidulé ; leur pesanteur spécifique est de 1,035. Quant à leur température, le Gros Bouillon, la Vieille Source, la source de la Côte, ont, d’après M. Longchamp, 38" 75 cent. ; la source Pauline, 35® 00; la source de la Voûte et la source du Chemin 25" 00.
Jnalyse chimique. Plusieurs chimistes se sont occupés de
ACIDULES THERMALES.
l’analyse des eaux de Saint-Nectaire. De ce nombre sont MM. Berthier^Boullay et Henry père et fils. M. Berthiei^ qui a examiné en 1820 les eaux de \d. source du Chemin, de la source de la Côte , de la Vieille Source , et de la Grande Source , a obtenu pour chacune d’elles des résultats analogues ^ ce qui le porte à conclure que toutes ces sources proviennent d’un réservoir commun. M. Boullay^ qui, à peu près vers la même époque, se chargea de l’examen des eaux de Saint-Nectaire, à la demande de M. Marcou, médecin inspecteur, y a trouvé exactement les mêmes principes que M. Berthier , mais en proportion moins forte , ce qui tient en partie à ce qu’il a considéré la soude comme étant à l’état de carbonate, tandis que M. Berthier l’a regardée comme étant à l’état de bi-carbonate , opinion d’ailleurs très-rationnelle.
Voici le résultat du travail de ces deux chimistes:
Eau f 1 litre ).