‹ Manuel des eaux minérales naturellesChapitre 53 sur 104 · VIC-SÜR-CÈRE ou EN CARLADEZ (département du Cantal · texte numérisé non relu

VIC-SÜR-CÈRE ou EN CARLADEZ (département du Cantal

Commune sur la Gère, de l’arrondissement d’Aurillac , à 3 lieues de Carlat. Les fontaines minérales ont été fouillées et reconstruites en 1829; on a découvert dans les fouilles des médailles d’empereurs romains. On boit les eaux pendant dix jours. Il y a un médecin inspecteur.

Sources, Il y en a quatre ; les eaux sont reçues dans autant de bassins en pierre situés sous une voûte aussi élégante que solide ^ qui sert de promenade aux buveurs.

Propriétés physiques. L’eau de Vie est acidulé, très-agréable à boire ; elle offre constamment une température de 12“ cent. M. Despats a remarqué qu’elle exhale une odeur de chlore, lorsque les bassins ne contiennent qu’une petite quantité d’eau.

Analyse chimique. D’après l’examen de 31. d’Arcet, l’eau de Vie recèle beaucoup d’acide carbonique libre , du bi-carbonate de chaux, de fer, et de l’hydrochiorate de chaux.

Propriétés médicales. Les eaux qui nous occupent ont été comparées à celles de Seltz; elles excitent l’appétit, facilitent la digestion et servent de boisson habituelle à la plupart des habitants voisins. Les médecins les recommandent dans les gastrites chroniques, les lièvres intermittentes tierces et quartes, l’aménorrhée, le catarrhe vésical, la gravelle, etc.

Les sources appartiennent à un particulier qui en retire environ 1900 francs tous les ans; 600 malades sont venus à Vie en 1835. On estime qu’ils ont laissé dans le pays 15,984 fr.

Traité nécessaire a ceux qui doivent boire les eaux de F ic , par Jean Mante J 1648.

Recherche analytique de la nature et de la propriété des eaux minérales de Fie, par J.-B. Esquiroîi ; 1718.

GAMARÈS (département de l’Aveyron).

Petite ville à 4 lieues de Saint- Affrique , S de Saint-Gervais, 7 de Lodève, 4 de Pvoquefort, à une demi-lieue de Sylvanès. A un quart de lieue de la ville , on trouve l’établissement d’ Andabre, qui présente aux malades des logements commodes et toutes les ressources pour la vie animale. Un assez grand nombre de malades s’y rendent des départements voisins depuis le 15 juin jusqu’à la fin d’octobre. On prend les eaux pendant 15 à 18 jours. Il y a un médecin inspecteur.

Sources. Il y en a deux situées sur la rive gauche du ruisseau d’Andabre , à trois cents pas Fune^de l’autre. L’une se nomme fontaine d’Àtidabre; elle est la plus considérable et offre un joli établissement; l’autre est connue sous le nom de Prugnes.

Propriétés physiques. Les eaux de la source d’Andabre sont pétillantes , mousseuses , acidulés ; celles de Prugnes le sont un peu moins et ont une saveur plus amère, moins salée. Leur température est de 12" cent.

Analyse chimique. La fontaine d’Andabre a été analysée par MM. Bérard de Montpellier et Goulet ; celle de Prugnes a été examinée par M. Laurens, pharmacien de Marseille.

Eau (1 litre).

Fontaine d’Andabre.

Fontaine de Prugnes.

Acide carbonique. ....

Il (•

gf.

gr-

Carbonate de chaux. . .

Carbonate de soude. . . .

de magnésie. .

Chlorure de sodium. . . .

— de fer .

Carbonate de magnésie. .

— de soude. . .

— de chaux. . . .

Sulfate de soude .

ACIDULES FROIDES.

Propriétés médicales. Les eaux de la fontaine d’Andabre sont utiles dans l’atonie des voies digestives, les engorgements du foie , des ganglions mésentériques , les affections des voies urinaires, la leucorrhée, les scrofules, etc. Les eaux de Prugnes jouissent à un degré moindre des propriétés de la fontaine précédente; elles irritent moins le système nerveux, les premières voies et les organes pulmonaires.

On boit les eaux de Camarès à la dose de deux verres jusqu’à deux litres dans la journée. On les unit aux repas avec du vin , on associe souvent la boisson de l’eau d’Andabre aux bains de Sylvanès.

La fontaine d’Andabre et celle de Prugnes appartiennent chacune à un particulier. Elles ont été fréquentées en 1821 par 400 malades qui ont laissé dans le pays environ 1,400 fr. On exporte annuellement huit cents litres d’eau de la fontaine d’Andabre.

Poème a la louange des eaux minérales du Pont-de-Camarès , par un religieux ; 1662, iii-8.

Mémoire sui- les eaux minérales thermales de Sylranès, et sur les eaux minérales froides de Camarès , par M. Malrieu ; 1776 , in-12. Cet ouvrage mérite d’être consulté.

I raîté analytique et pratique sur les eaux ndnérales de Sylranès et de Camarès , par Paul Caucanas. Paris , an x , in-8.

Mémoire sur les eaux minérales d’ Andahre , par L. Coulet. Paris , 1826 , in-8 ; 94 pages.

Analyse des eaux de Prugnes [Bibliothèque médicale , février 1828).

SA ÎNT-PARDOÜX (département de l’Allier ).

Hameau à 3 lieues S. -E. de Bourbon-F Archambault ; on n’y trouve ni logements , ni ressources pour la nourriture. Les eaux minérales que l’on y observe , étant susceptibles d’exportation, sont employées aux repas par les baigneurs de Bourbon-F Archambault.

Source. Elle surgit clans un petit réservoir et peut fournir quatre cents litres par heure.

Propriétés physiques. Les eaux de Saint-Pardoux pétillent sans cesse; leur saveur est piquante^ aigrelette; ordinairement très-limpides^ elles se troublent et deviennent jaunâtres pendant les orages et l’extrême sécheresse : leur température est toujours inférieure à celle de l’atmosphère. Elles déposent facilement sur les parois des vases de l’oxyde de fer.

Jnalyse chimique. Elle a été faite par M. Faye.

Eau (1 litre).

lit.

Gaz acide carbonique . 4,00

gr.

Carbonate de chaux. 0,600

ruarbonate de fer . 0,710

Propriétés médicales. L’eau de Saint-Pardoux convient particulièrement aux personnes lymphatiques , dans les maladies scrofuleuses et à la suite des fièvres intermittentes rebelles.

On prend cette eau en boisson le matin à jeun, à la dose de plusieurs litres , et pendant les repas on la mélange avec du vin. M. Faye pense qu’elle doit remplacer un jour l’eau de Seitz.

On en fait un grand usage , pendant la saison des eaux , à Bourbon-!’ Archambault. On l’exporte aisément; elle se conserve si bien, dit M. Faye, qu’on en envoie en Allemagne, en Italie, en Pologne, où on la boit avec plaisir et succès.

La singular ité de la fontaine de Saint-Pai'doux en Bour bonnais ^ par Pierre Perreau; IGOO.

JYotice sur Bourbon-l’ Archambault, par P. P. Faye. Paris, 1834. On trouve, page 32 , une noîe sur les eaux de Saint-Pardonx.

ACIDÎJLES FROIDES,

CHATELBON ( (îéparlciKeiit du Puy-de-Bùnie ).

Bourg à 3 lieues de Yicliy et de Ciisset, 6 de Clermont- Ferrand et de Pdom^ 13 de Moulins et 20 de Lyon» La belle route de Paris à Nîmes passe devant Chateldon. Les sources minérales qu’on trouve dans ce bourg seraient plus fréquentées, s’il existait un établissement commode pour les malades. On boit les eaux depuis le mois de mai jusqu’au mois d’octobre. Il y a un médecin inspecteur.

Sources. Il y en a cinq; deux sont principalement employées et sont désignées sous les noms de source des Vignes et source de la MonUigne. A un quart de lieue de Ghâteldon^ à mi-côte d’une montagne, on remarque trois autres sources qui sont moins ricbes en acide carbonique que les premières, et qui sont contenues dans trois petits bassins.

Propriétés phijsigues. La source de la Montagne est la plus abondante; les eaux sont froides, ont un goût aigrelet, piquant , qui devient ensuite légèrement alcalin ; elles olfrent beaucoup de bulles à leur surface, surtout par un temps sec et à l’approche des orages : exposées à Pair ou conservées dans des vases mal bouchés, elles se troublent et déposent un précipité jaune très-léger qui n’est autre chose que de l’oxyde de fer.

Ancdyse chimifjue. D’après les expériences faites par le docteur Desbret et M. Reignier, pharmacien, l’eau de Ghâteldon contient :

Eaa ( 1 ilîre).

Acide carboniv'jue , qnanlilé indéterminée.

ni-carl)onate de magnésie. 0,450

— de sonde. . , 0,050

— de chaux. . . 0,300

de fer. ... 0,150

(dtlorîsre de sodium. . . . 0,ï00

Propriétés médicales. Les eaux de Cliâteldon paraissent avoir les mêmes propriétés que les eaux de Seltz ; elles aiguisent l’appétit^ facilitent la digestion, calment les chaleurs des voies gastriques : on les emploie avec succès dans les inflammations chroniques de l’estomac et des intestins, les vomissements nerveux, les flatuosités, les aigreurs, les engorgements abdominaux, les pâles couleurs , les fleurs blanches, la couperose, les dartres farineuses, etc. M. Desbret préconise les eaux de Châteldon contre la stérilité.

On boit ces eaux à la dose de deux ou trois verres jusqu’à deux litres ; unies au vin , elles le rendent agréable.

Quoiqu’il soit préférable de boire les eaux à la source , on peut cependant les transporter avec avantage ; M. Desbret dit en avoir conservé pendant plus d’un an sans altération. On en exporte chaque année cinq à six mille bouteilles.

Les sources de Châteldon rapportent actuellement au propriétaire environ 3,000 francs; le produit de ces eaux était autrefois, dit-on, de 10,000 francs.

Traité des eaux vdnérales de Châteldon, par Dcsbretj 1778 , in-12.

Les Nymphes de Châteldon et Vichy, dialogue; 1785, in-8", G2 pages.

SAINT-MYON ( département du Puy-de-Dôme ).

Village situé sur une éminence , à 2 lieues de Riom. Les eaux minérales qu’on y rencontre étaient autrefois renommées ; le grand Colbert leur accordait beaucoup de confiance. HolTmann en a parlé dans ses ouvrages. Les habitants des environs ont l’habitude d’en faire usage dans la belle saison pendant une vingtaine de jours. Il y a un médecin inspecteur.

Sources. On en remarque plusieurs qui jaillissent au pied de la colline.

Propriétés physiques. Les eaux sont froides, limpides, ont

ACIDULES FROIDES.

une saveur piquante, acidulé; leur surface est couverte de bulles.

Analyse cliirmcjiie. D’après l’analyse incomplète de Gostel, laquelle a besoin d’être répétée , l’eau de Saint-Myon contient des carbonates de soude et de chaux , de l’hydrochlorate de soude, et en outre une grande quantité d’acide carbonique.

Propriétés médicales. L’eau de Saint-Myon paraît à Raulin préférable à l’eau de Seltz ; il la préconise dans les maladies de langueur, dans l’atonie de l’appareil digestif, les engorgements des viscères abdominaux, les règles trop abondantes, le flux hémorroïdal excessif et les gonorrhées anciennes. Coupée avec le lait d’anesse, elle réussit dans les affections nerveuses.

On peut boire cette eau aux repas, en l’unissant au vin; dans l’état de maladie, on en boit un à deux litres dans la

journée.

Traité analytique des eaux minérales , par Raulin ; Paris, 1774, in-12. Le premier chapitre du second volume traite des eaux de Saint-Myon.

PONT-GIBAUD ( département du Puy-de-Dôme ).

Petite ville à 3 lieues de Riom , 4 de Clermont. On y trouve deux sources minérales gazeuses désignées sous les noms de Javelle et de Ckâteaufort. — Les eaux sont froides, limpides; leur saveur est agréable et légèrement aigrelette. Analysées par MM. O. Henry et Blondeau {Journal de Pharmacie^ t. xvii, page 125) , elles ont fourni :

Eau ( 1 litre).

Source de Javelle. Source de Chateaufort.

Azote . quantité indéterminée, quantité indéterminée.

litre. litre.

Acide carbonique libre . 0,128 0,270

EACX MINÉRALES

gf'

Bi-carbonate de soüde .

— de cliaüx .

— de magnésie. . .

Sulfate de soude. .......

Chlorure de sodium .

— de potassium .

Silice . . .

Oxyde de fer . . .

Matière organique azotée. . . .

traces.

traces.

traces.

traces.

BlOxMTBPJSON

depaîtemeut de

la

Loire

Ville à 15 lieues de Lyon, 114 de Paris. La réputation des sources minérales qu’on y trouve est fort ancienne; elles sont près de la ville au nombre de trois , savoir : la Romaine^ voisine d’un ancien temple dédié à Gérés; celle de l’Hôpital^ ou des Ladres^ à environ cent pas de la précédente; celle de la Rivière, sur le bord de la rivière de Recize. Ges sources sont froides, limpides, ont un goût acidulé. Elles ont été analysées par M. Denis, pharmacien à Montbrison.

'substances contenues dans

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