NO
j No 2.
j Azote .
quaulité
1 quantité
quantité
1 quantité ) indéterminée
Acide carboniiiue. .
j indéterminée
j indéterminée
indéterminée
Sulfate de chaux. . .
j — de magnésie.
1 — de Soude . .
— d'alunune. . .
Sulfate d’aluîuine et
O.iiO
traces.
traces. |
1 de potasse .
Sulfate de fer protoxy-^
traces.
traces.
traces.
représentés par
traces.
j de .
Sulfate de fer peroxyde ^
représeoléspar
' représentés par
' représentes par ;
peroxyde de fer
’ peroxyde de fer
peroxyde de fer
peroxyde de fer
Soiis-tritosulfatede fer
Gaibonate de cliaux.
Chlorure de sodium, j — de raagaé-
o,oeo
1 sium .
1 Silice . \
Matière organique) ou )
quantité /
quantité
quantité j quantité
glairiue . j
indéteimiriée 1
indéterndnée |
inappréciée.
inappréciée.
Propriétés médicales. Les eaux ferrugineuses de Passy pourraient être fort utiles , si on savait les apprécier; dépurées , elles sont prescrites avec avantage dans la langueur de Pappareil digestif, la chlorose, les fleurs blanches, les diarrhées invétérées, les engorgements des viscères abdominaux, la convalescence des lièvres intermittentes, et dans toutes les maladies qui dépendent de la faiblesse ou du relâchement des organes.
Elles sont nuisibles aux tempéraments secs, bilieux, aux personnes dont la poitrine est délicate.
En lotions ou en injections/on les emploie non épurées avec le plus grand succès dans les ulcères atoniques^ variqueux , et contre les fleurs blanches.
Mode d’administration. On boit les eaux épurées à la dose de trois ou quatre verres jusqu’à deux litres; il faut les boire froides^ parce que la chaleur les décompose. On peut les mêler au vin pour les repas. Il faut boire avec beaucoup de circonspection l’eau minérale qui n’a pas été épurée.
Les eaux non épurées s’altèrent par le transport ; mais celles qui sont épurées peuveïït se conserver longtemps sans altération.
Examen des eaiLx de Passy, par Lémery [Histoire de V Académie royale des Sciences , 1701, page 62).
Sur les nouvelles eaux minérales de Passy^ par M. Reneaume [Histoire de V Académie royale des Sciences , 1720, page 43).
Traité des eaux minérales nouvellement découvertes a Passy, par Moulin (leMarguery; 1723, in-12.
Examen chimique d’une eau minérale nouvellement découverte a Passy^ par MM. Venel et Bayen ; 1755, in-S.
Analyse des nouvelles eaux de Passy, par M. Deyeux [Bulletin de pharmacie , 1 809 ).
JYotice sur les nouvelles eaux de Passy ( Journal général de médecine , tome XLIV, page 104). Cette notice paraît avoir été rédigée par Chaussier.
Analyse des eaux de Passy, parM. O. [Journal de Pharmacie,
Geoffroy, Boulduc, Gauthier, Deraachy, Cadet, Brouzet, Levieillard, Monnet , ont analysé les eaux de Passy.
VALS ( département de l’Ardèche ).
Village à trois quarts de lieue d’Aubenas, 6 de Privas, 8 du Puy, situé dans un vallon agréable, entouré de montagnes fertiles. Ce village est assez pauvre ; mais la petite ville d’Aubenas, qui n’en est éloignée que de trois quarts de lieue , offre foutes les ressources désirables aux malades. Les eaux miné-
FERRUGINEUSES ACIDULES FROIDES. 335
raies qu’on y trouve sont en grande réputation dans le midi de la France; pendant la belle saison, on voit quelquefois plus de trois cents personnes réunies pour les boire. La contrée est inontueuse, mais singulièrement pittoresque; elle est couverte de vieux cratères et de lambeaux de laves qui méritent l’attention des géologues. La saison la plus favorable pour prendre les eaux sur les lieux est depuis le mois de juin jusqu’à la fin de septembre. Il y a un médecin inspecteur.
Sources. On en compte six : elles sont situées auprès du village, sur les bords de la Volane; dans l’hiver, elles sont souvent submergées par les eaux de ce ruisseau , du fond duquel on voit dans les temps de sécheresse s’élever des bulles de gaz qui annoncent que des filets d’eau minérale viennent sourdre au milieu de son lit. 1“ La source Marie est très-peu abondante ; V la source de la Marcjuise est la plus considérable de toutes et fournit à la consommation de presque tous les buveurs; 3° la source la Camuse est peu volumineuse; 4° la source la Dominique dépose beaucoup d’oxyde de fer en sortant du rocher. Suivant le docteur Ambry, ces quatre sources ne produisent ensemble qu’environ 7 mètres cubes par 24 heures, ce qui donne 2,550 mètres cubes ou 25,500 quintaux métriques par année. Ce produit ne varie pas suivant les saisons. Il y a encore deux autres sources appelées la Saint-Jean et la Madeleine , qui sont peu usitées.
Propriétés physiques. L’eau de toutes les sources est froide , limpide et plus ou moins acidulé. Elle laisse dégager du gaz acide carbonique en abondance ; la source la Marquise couvre le rocher d’efflorescences salines ou plutôt alcalines. Exposée à l’air, elle forme au fond du vase un précipité ocracé.
Analyse chimique. M. Berthier s’est borné à l’analyse de la source la Marquise; il est très -probable que l’eau des autres sources n’en diffère pas notablement; voici le résultat des expériences de ce chimiste.
Sels an hydres . Sels cristallisés .
gf- gr-
Si l’on considère la soude à l’état de carbonate neutre , on a le résultat suivant :
Carbonate de soude neutre. .
Chlorure de sodium. ....
Sulfate de soude .
Matières insolubles. .....
Si l’on compare, dit M. Bertliier, ce résultat avec ceux qui ont été fournis par toutes les eaux minérales du même genre , on verra qu’il n’en est aucune qui contienne une aussi grande proportion de substances en dissolution que les eaux de Vais. Ces eaux se distinguent encore de toutes les autres en ce que le carbonate de soude qu’elles renferment y est presque pur. Quoique les sources aient un volume très-peu considérable , le propriétaire pourrait en tirer un parti avantageux en recueillant les eaux avec le plus grand soin pour alimenter une petite fabrique de soude; on en obtiendrait aisément , ajoute M. Berthier, 100 quintaux métriques, dont la valeur serait de 10 à 12,000 francs.
Propriétés médicales. Le goût aigrelet et piquant des eaux devais, leur basse température en font une boisson agréable.
Bi-carbonale de soude. . . .
Chlorure de sodium. . . .
Sulfate de soude . . .
Carbonate de chaux. . . . .
— de magnésie. . .
Silice .
Oxyde de fer .
FERRUGINEUSES ACIDULES FROIDES. 337
surtout pendant l’été. Prises à une certaine dose ? qui varie suivant l’âge ^ le sexe, le tempérament, ces eaux tantôt excitent les intestins et provoquent une purgation plus ou moins abondante; tantôt elles portent leur action sur les reins et augmentent beaucoup la sécrétion urinaire. La source Dominique exerce une action vomitive. L’eau de la fontaine Marie, plus que les autres, provoque fréquemment delà pesanteur de tête , des éblouissements et des vertiges. En général , les eaux de Vais sont très-énergiques et doivent être employées avec précaution. Elles conviennent dans la débilité de l’estomac , les vomissements chroniques, les engorgements des viscères abdominaux, la jaunisse , la suppression ou le flux immodéré des règles, la chlorose, les fleurs blanches, les pollutions. La fontaine Marie produit de bons effets dans les embarras des reins, le catarrhe chronique de la vessie, les affections calculeuses , la gravelle et la stérilité. Les eaux de la Dominique sont très- actives ; on les dit spécificjues dans toutes les lièvres intermittentes rebelles, surtout les quartes.
Les eaux de Vais sont en général nuisibles aux hystériques, aux hypocondriaques, à ceux qui ont la poitrine délicate, aux personnes d’un tempérament bilieux, irritable et dans tous les cas où l’irritation des viscères prédomine.
Mode d’administration. Il faut boire les eaux de Vais à petite dose et ne pas imiter les villageois des environs, qui , fatigués de la moisson, accourent à ces eaux et en boivent à outrance, comme si elles agissaient sur eux d’une manière absolue. Il faut consulter le médecin inspecteur sur la manière de les prendre ; la dose ordinaire est de 3 à 6 verres. La dose de la Dominique est de 3 verres pour les tempéraments ordinaires ; à Vais, on use de cette eau comme émétique dans les maladies aiguës; elle tourmente beaucoup moins les malades que les autres vomitifs, et ses effets sont beaucoup plus puissants. En associant aux eaux de la Marie un peu de sirop, on forme une limonade agréable ; ce mélange ne nuit point âjeur ac-
tion. Les personnes menacées de fièvre lente peuvent les prendre seules ou coupées avec du lait.
Les eaux de Vais doivent être bues froides ; le calorique les décompose : transportées dans des bouteilles bien closes , elles conservent une partie de leurs vertus.
Ces eaux sont la propriété de plusieurs particuliers qui les exploitent pour leur propre compte ; leur produit total ne s’élève guère qu’à 6 ou 7,000 francs. Il vient annuellement à Vais 6 à 700 étrangers , mais la plus grande partie est composée de paysans peu aisés. On évalue à 24,000 francs l’argent laissé dans le pays, ce qui, joint au produit des eaux, forme un total de 30 à31,000 francs.
Traité des eaux minérales du T^warais en fçénéral, et de celles de V als en particulier, par Ant. Fabre; 1657, in-4.
Traité analytique des eaux minérales , par Raulin ; 1774. Le chapitre VII du second volume traite des eaux de Vais.
Mémoire analytique sur les eaux minérales de T^als , par Madier; 1781, in-8. Cet ouvrage mérite d'être consulté.
Mémoire sur les eaux minérales acidulés de V^als , par le docteur Tailhand. Valence , 1825.
Analyse des eaux de Vais, par M. Berthier {^Annales de Chimie et de Physique , tome XXIV, page 236).
CRANSAC ( département de l’Aveyron ).
Village à une lieue de la rive gauche du Lot , demi-lieue d’Aubin, et 6 de Rhodez. Les eaux minérales qu’on y trouve sont connues depuis très-longtemps ; quoique assez fréquentées par les habitants des environs, elles le seraient encore davantage si les routes pour y arriver étaient faciles, et si les voyageurs pouvaient s’y procurer aisément tout ce qui est nécessaire à la vie. Les malades sont obligés de séjourner à Aubin, ce qui les prive de l’avantage de boire les eaux à la source. L’achèvement de la route d’Aubin à Cransac et la
construction près des sources d’un édifice convenable pour
FERRUGINEUSES ACIDULES FROIDES.
loger les malades sont indispensables pour la prospérité de ces eaux salutaires,' que Ton va boire depuis le mois de juin jusqu’au octobre ; le séjour des malades n’est ordinairement que de huit à dix jours. Il y a un médecin inspecteur.
Sources, On en remarque quatre : T deux sources Richard, qui sont anciennes ; 2“ deux sources Bezelgues , découvertes en 1811 ; elles portent chacune le nom de leur propriétaire; les anciennes et les nouvelles ont chacune une source forte et une source douce.
Propriétés physiques. L’eau de ces sources est plus ou moins abondante selon les pluies ou les sécheresses; elle est claire, transparente, sans odeur; son goût est amer et styptique.
Analyse chimique. L’eau minérale de Gransac a été examinée par M. Vauquelin; ce chimiste a trouvé dans la source Richard des sulfates de chaux, de magnésie et d’alumine, une petite quantité de muriate de magnésie, un peu d’acide sulfurique sans doute inhérent au sulfate d’alumine. La source Bezelgues lui a présenté des résultats différents ; il y a trouvé des sulfates de chaux, de manganèse et de fer, du muriate de magnésie. M. Vauquelin fait remarquer avec raison que la présence d’une quantité notable de sulfate de manganèse fait de l’eau de cette source une espèce à part toute différente des autres connues en France. L’eau des deux sources douce et forte a été analysée en 1820 par M. Victor Murat : voici leur composition :
Eau ( 1 litre).