PRINCIPALE
contenues
Uiermale
de la bonde
de la grotte
source
de la inaisoni
DANS LE« ËAUX.
du PAR.
du MOULIN.
du MOULIN.
felgère.
Hydro- sulfate qui se
gi-.
forme à l’aide de la
chaleur. .
traces.
traces.
traces.
traces.
Matière organique. . .
traces.
traces.
traces .
traces.
Matière bitumineuse. .
Chlorure de magnésium Chlorure de sodium dis-
sous par l’alcool. . .
Silice dissoute par l’al-
cali .
Sulfate de soude. . . .
Chlorure de sodium. .
Sous-carbonate de sou-
de .
Oxyde de fer .
Carbonate de chaux. .
Carbonate de magnésie.
Chaux combinée à la si-
lice . .
Traces de sel de po-
tasse et perte. . . .
Usage économique des eaux de Chaudes- Aigues. On se sert des eaux de la grande source du Par pour tremper la soupe, pour faire cuire les œufs et pour préparer les aliments sans combustible ; elles dégraissent parfaitement la laine , à laquelle elles donnent une blancheur éclatante ; mais elles sont principalement employées du 1*'’’ novembre à la fin d’avril à chauffer au moyen de canaux ingénieusement pratiqués les rez-dechaussée des maisons appelées maison Caoudo, maisons chaudes. Pendant l’été cette eau est dirigée dans la rivière. M. Berthier fait remarquer avec raison que les eaux thermales de Chaudes- Aigues tiennent lieu à ses habitants d’une forêt de chênes qui aurait au moins cinq cent quarante hectares. Ces eaux sont d’autant plus précieuses que le combustible est trèscher dans le pays. M. Felgère les a utilisées pour produire l’incubation artificielle , et ses résultats ont été si heureux que la société d’encouragement lui a décerné une médaille.
Propriétés médicales. Les eaux de Chaudes- Aigues, d’après leur composition , ont, comme le remarque M. Chevallier, une grande analogie avec les eaux thermales de Plombières; elles sembleraient même avoir plus d’activité, la quantité des sels qu’elles contiennent étant un peu plus grande, et leur température bien supérieure. Il résulte des observations de MM. Grassal , Verdier , Bremont, etc. , que les eaux de Chaudes- Aigues sont fort utiles dans les rhumatismes chroniques, la sciatique , les paralysies locales , les ankylosés incomplètes , les rétractions musculaires ; on les a employées dans la gastrite chronique , la leucorrhée , les engorgements des viscères abdominaux. — Sur deux cent quatre-vingt-quinze malades, traités en 1829 par M. Grassal, on compte cent vingt-six rhumatismes , trente sciatiques , onze névralgies épicraniennes., six rétractions musculaires avec atrophie des membres, etc.
Mode d'administration. On prend les eaux en boisson, bains, douches et en étuves. On boit les eaux de la source Felgère et celles du Moulin du Ban depuis un litre jusqu’à trois; elles
sont quelquefois laxatives les premiers jours. On peut s’en servir aux repas ; M. Podevigne a expérimenté sur lui-même que, prises après dîner , elles accélèrent la digestion. En bains et en douches, elles ont besoin d’être mitigées avec de l’eau froide , pour rendre leur température supportable. Leur onctuosité rend le bain très-agréable.
Essai sur Chaudes- Aigues , et analyse chimique de ses eaux thermales , par A. Chevallier; 1828,111-4, 82 pages. Cet opuscule, très-bien fait, nous a servi de guide dans cet article. ^
Dissertation sur les eaux minérales de Chaudes -Aigues , par M. Podevigne. Thèse, Paris , 1833.
Analyse des eaux de Chaudes- Aigues ^ par M. P. Berthier [Annales des mines , tome V, page 4S8}...
Dissertation sur les eaux minérales de Chaudes- Aigues , parM.Bonniol. Thèse, Paris, 1833.
LA CIIALDETTE (département de la Lozère).
Petit hameau de la commune de Briou, canton de Fournel, arrondissement de Marvejols, à 2 lieues de Chaudes-Aigues. Les eaux thermales que l’on y trouve sont connues depuis environ huit ans; on a construit en 1833 un bâtiment thermal séparé en deux sections, l’une pour les hommes , l’autre pour les femmes. Chaque section se compose d’une salle publique avec quatre baignoires, de trois cabinets de bains particuliers et d’un cabinet de douches : il y a de plus une buvette. On a élevé quelques habitations pour loger les malades, mais ceux-ci sont obligés d’apporter avec eux les objets nécessaires à la vie , inconvénient grave qui sans doute disparaîtra lorsque les eaux seront plus fréquentées. Médecin inspecteur, M. Pxoussel.
Source. Elle jaillit par une fissure d’une roche granitique ; ses eaux sont reçues dans un vaste réservoir fermé , et de lâ conduites dans l’édilice thermal.
Propriétés physiques. Ges eaux sont limpides , ont une sa-
SALINES THERMALES
veur un peu styptique et salée qui n’est point désagréable au goût ; M. Chevallier dit qu’elles ont un léger goût de tripe. Elles charrient quelques flocons de matière glaireuse; leur température, habituellement de 30“ cent. , s’éleva à 34^* le 12 août 1835 (M. Roussel).
Analyse chimique. Elle a été faite par le docteur Boissonade et répétée par M. Chevallier. Ils ont trouvé que l’eau de la Chaldette contenait du carbonate , du muriate et du sulfate de soude, des carbonates de chaux et de magnésie, et des traces d’une matière bitumineuse.
Propriétés médicales. M. Roussel regarde les eaux de la Chaldette comme analogues à celles de Vichy ; il en a obtenu des elfets avantageux dans l’atonie de l’appareil digestif, les engorgements des viscères abdominaux , la suppression de la menstruation lorsqu’elle dépend de l’inertie ou du spasme de l’utérus , les rhumatismes chroniques , les affections psoriques et herpétiques répercutées , etc. Elles sont nuisibles dans les maladies inflammatoires et les lésions organiques des gros vaisseaux.
Mode d’administration. On boit trois ou quatre verres de ces eaux le matin à jeun. Pour l’usage des bains, on est obligé de chauffer l’eau avec un appareil calorifère. On associe ordinairement les douches aux bains.
Un régisseur est chargé de percevoir au nom de l’administration départementale le produit des eaux, qui a été en 1835 de 1,000 francs environ.
JYote sur les eaux minérales delà Chalclellef par M. Chevallier (/oarnal de chimie médicale, mars 1834).
AIX (département des Bouches-du-Rhône).
Grande et belle ville à 5 lieues de Marseille, 16 d’Avignon, 185 de Paris. Les eaux thermales d’Aix sont connues depuis longtemps; on croit généralement que c’est Caïus Sextius
EAUX MÎNÉRALES^
Calviiius, proconsul romain , qui le premier a fait usage de ces eaux ^ et qui , par reconnaissance^ y construisit des bains. La source thermale porte encore le nom de Seætius. L’établissement thermal^ élevé en 1705 sur un des boulevards de la ville, est vaste, commode, et offre plusieurs appartements. On prend les eaux depuis le mois de mai jusqu’au mois d’octobre ; il y a un médecin inspecteur.
Sources. On en connaît deux : 1° la source de Sextius ; 2*" la source de Barret. La première source était jadis si abondante que dans les deux derniers mois de l’an 1705, elle pourvut aux besoins de plus de mille baigneurs. Les eaux coulaient à plein jet par neuf tuyaux d’une fontaine et par neuf robinets de bains. Dès l’année 1707, une diminution commença à se manifester ; en peu de mois elle fit de tels progrès que l’établissement fut totalement abandonné. Diverses sources chaudes existant dans la ville diminuèrent comme celle de Sextius , et même tarirent complètement. Pendant que s’opérait r appauvrissement et même la perte complète de plusieurs fontaines d’Aix, quelques individus mettaient à profit pour leur usage particulier des sources extrêmement abondantes qu’ils avaient découvertes en creusant à une petite profondeur dans des propriétés situées à un quart de lieue de la ville, au territoire du grand et petit Barret. En 1721, on fit boucher les trous creusés sur le territoire de Barret , et vingt-deux jours après l’opération , les eaux des bains Sextius augmentèrent des trois quarts, et plusieurs autres sources entièrement taries . recommencèrent à couler. Les propriétaires dépossédés percèrent plusieurs fois le sol de Barret , et chaque fois on vit les sources chaudes de la ville diminuer ou tarir entièrement. Pour faire acte définitif de propriété , la ville fit ériger en 1829 sur le terrain où l’intérêt privé livrait un combat si persévérant à l’intérêt général une pyramide en pierre de taille. D’après ce qui précède, il paraît constaté que les eaux chaudes d’Aix sont en majeure partie alimentées par
SALINES THERMALES
les eaux froides de Barret ; nous disons en majeure partie , parce qu’il est probable que l’eau froide de Barret , dans son trajet aux bains de Sextius par des voies souterraines inconnues, est rencontrée et échauffée par une source thermale voisine d’Aix. En dérivant les eaux de Barret pendant quelques jours seulement, il serait facile de résoudre la question ; en effet , dès que la source thermale intermédiaire entre Barret et Aix arriverait seule à Sextius , il y aurait en effet et simultanément diminution considérable dans la quantité de liquide, et augmentation de la température des bains, M. Freycinet a fait, pour résoudre cette question, plusieurs expériences qu’il doit publier.
Propriétés physiques. Limpide et transparente comme l’eau la plus pure , l’eau thermale ne présente ni odeur ni saveur particulières ; elle se rapproche par sa densité de l’eau distillée. Son volume augmente pendant les pluies. Sa température varie de 34°,16 cent, à celle du bassin de Bar¬
ret varie de 20%06 à 21%50. M. Freycinet pense que lorsque les eaux du bassin de Barret sont taries en totalité , la température des bains de Sextius est notablement plus forte que dans les circonstances ordinaires. C’est un fait d’expérience qu’à Aix, pendant les sécheresses, ce sont les eaux froides qui tarissent d’abord, et que les eaux chaudes diminuent ensuite de volume sans tarir. M. Freycinet croit qu’un épuisement même complet du bassin de Barret, par un moyen mécanique quelconque , ne pourrait conduire qu’à la même conclusion.
On remarque sur le point où surgissent les eaux des bains
de Sextius, et à la surface extérieure du bassin de la source, deux sortes de dépôts , l’un de couleur blanche , l’autre de couleur grisâtre.
Analyse chimique. M. Robiquet a fait en 1837 l’analyse des eaux de Sextius et de Barret ; voici leur composition :
Eau ( 1 litre ).
EAU DE SEXTiUS.