‹ Manuel des institutions françaisesChapitre 134 sur 262 · C. RKDtVANCES OU SHHYICKS EXIGES IVVR LE HAIT SlZKUAIN · texte numérisé non relu

C. RKDtVANCES OU SHHYICKS EXIGES IVVR LE HAIT SlZKUAIN

192. Les charges et servitudes locales ne sont pas les seules qui pèsent sur le paysan. Il est encore obligé, en certains cas, de se dessaisir d'une partie de son avoir ou d'effectuer certains services pereonnels au profit du smerain de son seigneur direct. Les obligations de cette nature sont particulièrement onéreuses dans les groupes féodaux où le pouvoir royal, ducal ou comtal se trouve être spécialement fort et respecté, dans les grandes seigneuries où le haut suzerain, au mépris de la hiérarchie féodale, a pu rester ou se mettre en contact fréquent avec ses arrière-vassaux. Tels sont les droits et serviccîs que le duc de Normandie exigeait de tous les hommes de son duché*, le comte de Provence de ceux de son comté

t. L. Dkli^le, Étude sur ia condition de la classe agricole en Normandie, p. 93.

(comtalia^), lo roi de France des sujets des êvôchés ou abl)ayes royales, et plus tard, quand son autorité se fut étendue jusque dans l'intérieur des hautes baronnies laïques, de la plus grande partie des sujets seigneuriaux, dans tout le royaume. Les droits et services réclamés par le haut suzerain sont le plus ordinairement : i** l'aide féodale, ou taille extraordinaire; 2° le gile et la procuration; «> le service militaire en cas d'arriére-ban. Dans certaines provinces, le haut suzerain s*est réservé les foires, les juifs et lombards, les grandes routes et les fleuves, les épaves et (surtout les trésors), la haute justice, certaines banalités, la monnaie. Les revenus provenant de ces différentes propriétés lui appartiennent donc tout entiers.

l. GL'KR.\nD, préface du Carlnlairc de St-yictor de Marseille, p. XLir.

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