LA SOCIÉTÉ MARCHANDE
105. Origine des sociétés marchandes. — Les marchands (et il faut entendre par là, non le petit commerce local, mais le haut commerce, celui qui faisait la vente en gros, qui voyageait, qui allait de foire en foire pour ses opérations de vente et d'achat, qui joignait même aux gains
♦ Généralilés. — Pigeosjiead, Hisl. du commerce de la France (1885) 1. 1. — AVactebs. Les libertés communales^ pass. ; Les gildes commerciales au w" siècle, dans BulL de VAcad. roy. de Belgique, 2* série, t. XXXYU (1874). — Wilda, Das Gildcnwesen im Mitlelaller (1831). — W. Heyd, Hist. du commerce du Levant au moyen âge (Irad. fr.), 1885-1880. — Gross, Gildmerchani, 1882.
Monographies. — Bourquelot, Éludes sur les foires de Champagne (1865). — Francisque Michel, Hist. du commerce et de la navigation à Bordeaux, l. I. — CiiEncEL. Hist. de Rouen pendant V époque communale, t. 1 (1844). — De Fr^ville. Hist. du commerce maritime de Rouen, t. I (1857). — De Beaurepaire, La vicomte de l'Eau de Rouen (1866). — Giry, Les Établ. de Rouen (1883-1885). — Picot, Recherches sur les quarteniers, cinquanteniers et dizainiers de Paris (1875). — Fémdien, Hist. de Paris (1725), xcvi. — Giii.moto, Étude sur les droits de navigation de la Seine (1889). — I.eroux de Li>cy, Histoire de l'hôtel de ville de Pans (1843) ; le Livre des sentences du Parloir aux bourgeois. — Lecauox, Origines de la municipalité parisienne, dans Métn. de la Soc. de l'hist. de Paris, an. 1880. — W'aRiVïœmg, Hist. des insfit. de la ri. (Irad. Glieldolf), l. II. — Lapplnukkg, IJrkundliche Geschichie des hansischcn Stahlhofes zu London (1851). — Auc. Tuierry, Mon. iiuid. de l'hist. du tiers étal, t. I. — Girt, Hist. de St-Omer et de ses institutions jusqu'au xiv" siècle (1877). — Jci,i.ia>y, Essai sur le commerce de Marseille (1842). — Germain,. ///«/. du commerce de Montpellier (1860). — C. Port, Essai sur le commerce maritime de ^arhonne (1852). — Mantei.lier, Hist. de la communauté des marchands fréquentant la rivière de Loire, etc.
1. L'exemple le plus cui'ieux qu'on puisse citer de paroisses envisaj^^ées comme circonscriptions linancières se rap|)orte à la taille prélevée par la ville de Paris en 1313. Le rôle de cette taille nous est parvenu. On y voit que Paris était divisé alors en trente-trois paroisses, et que quelques-unes de ces paroisses, les. plus importantes, étaient subdivisées elles-mêmes en questes, comprenant un certain nombre de rues.
2. D'après la charte communale de Tournai, octroyée par Philippe Auguste en 1187. quand il s'agissait de lever certaines tailles municipales, chaque paroisse devait fournir un personnel de collecteurs, auxquels on adjoignait les jurés et les échevins appartenant à la paroisse. La taille ainsi perçue devait être gardée par qualre bourgeois de
' chaque paroisse étrangei's aux corps municipaux. Ici donc. la paroisse est envisagée comme circonscription, non plus seulement pour la répartition de l'impôt, mais pour 4'a(Uninis(ration financière de la communauté générale.