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4. K. pKTiT, Le rhjne de Louis Vlll, dans Positions des thèses des élèves des Ér. des Ch., au. 1800, p. US.
de Blanche de Castille. Lorsqu'cn 1241 il lui fit signer la promesse qu'elle ne s'opposerait d'aucune façon aux volontés qu'il pourrait exprimer dans son testaments il agissait peut-Otre par le conseil et sous la pression de la reine mère, à qui sa bru était, comme on le sait par Joinville, peu sympathique. Mais, en 1261, ce fut de sa propre initiative qu'il rendit deux ordonnances réduisant les dépenses de la maison de la reine, et lui interdisant formellement de donner des ordres aux officiers de justice, « de nommer, de son autorité, à aucun office, et de prendre pei*sonne pour le service d'elle ou de ses enfants » sans le consentement du conseil el la permission du roi*. En 1269, au moment de partir pour Tunis, il ne lui laissa aucune pail à la régence. Cette conduite de saint Louis était justifiée, on doit le reconnaître, par celle de Marguerite ellemême. A la mort de son fds aîné (1260), la reine avait fait jurer et signer à son second fils, IMiilippc, devenu l'héritier présomptif, un véri- Ud)le traité par lequel il s'engageait, dans le cas où elle survivrait au roi, i\ rester sous sa tutelle jusqu'à l'âge de trente ans, à ne prendre aucun conseiller sans son avis, à lui Kîvéler tout ce qui se ferait de contraire à ses intérêts, à ne conclure aucun accord avec Charles d'Anjou au sujet de la Provence, à ne point faire de dépense au delà d'une certaine limite sans l'aveu de sa mère, enfin k garder sur cet engagement le secret le plus absolu. Saint Louis en eut néanmoins connaissance, probablement par son fils lui-même, et en 1263, une bulle du pape Urbain IV délia le jeune prince de son serment et le releva de ses imprudentes promesses. Sous le régne de Philippe III, qui n'avait pas le caraclère ferme de son père et subissait facilement les influences ambiantes, les intrigues de cour se donnèrent libre carrière. La reine Marie de Brabant, belle et leltrée, fut à la télé d'un parti puissant, qui finit par l'emporter sur le crédit du favori, Pierre de la Brocc,et donna, dans des circonstances resti»es mal connues, un dénouement tragique A sa fortune. Encore plus obscur et plus sombre fut le drame de famille qui aboutit, sous Philippe le Bel, à un procès d'adultère débattu devant le Parlement, à l'emprisonnement des deux belles-filles du roi, Marguerite et Blanche de Bourgogne, et à l'exécution de deux chevaliers normands, leurs complices. L'histoire des reines de France, au déclin de notre période, finit dans le sang et dans la boue.
259. La reine mère. — Le rôle de la reine n'était pas terminé à la mort de son mari. Elle continuait, en qualité de mère du roi et de reine douairière (regina, regina mater ou geniirix) a prendre part au gouvernement. Le pouvoir qu'elle conservait ainsi était d'autant plus étendu que son fils était moins âgé.
En cas de minorité, elle remplissait naturellement la fonction de tutrice et de régente. Dans la période antérieure au xnr siècle, on vit A