‹ Manuel des institutions françaisesChapitre 210 sur 262 · Cn. V. Langmus, Philippe 111, p. W · texte numérisé non relu

Cn. V. Langmus, Philippe 111, p. W

2. Ordoim. de l'iô^i, dans lier, des ordoiin.. I, 78. — 5. Ordonu., I, r>16 (1287;.

4. E. Rexan, Gia'ii. de y(Kjaret, ihin^ Hiiit. ii((ér.,t. XXVII, p. *2?>0. Noparot a expliqué lui môme le sens de l'expression ehevalier le roi. a Nunqunm in produclis per nos. nos diximus esse domesticos et familiares régis, sed milites, qui milites rejfis, ex eo quod per rej,a*m in suos milites recepti, habent indc nomen honoris et di^nitatis, et s*^ milites régis ap])ellant, nec sunt propter hoc domcsiici dicti domini régis et familiares, ei sunt quasi inliuiti tain in regno Franciîe quam in Italia et locis aliis qui sumaiit honorem et nomen hujusmodidignilatis, nec sunt domeslici, quod est uhique noturiuni ». Ceci revioiit à dire que tous les chevaliers créés par la volonté royale n'étaient pas attachés à l'hôlel du roi; mais parmi eux se trouvaient néanmoins bon nombre de conseillers royaux.

a. Sous tous les règnes, on vit quelques personnages prendre la haute direction du palais ou de Thôtel et par suite l'influence prépondérante dans les affaires. Cette situation a été dévolue en général à des prélats pourvus d'une dignité plus ou moins élevée dans la hiérarchie ecclésiastique, ou jouissant d'une autorité personnelle considérable. Tel fut le rôle joué sous Hugues Capet par l'évéque d'Orléans, Arnoul ; sous Robert II, par l'archevêque de Sens, Léothéric, et l'évéque de Chartres, Fulbert * ; sous Louis VI et Louis VII, par l'abbé de Saint-Denis, Suger *, et par l'évéque de Soissons, chancelier de France, Hugues de Champfleuri ' ; à la fin du règne de Louis Vil et au commencement du règne de Philippe Auguste, par Guillaume de Champagne, archevêque de Reims ^; sous Philippe Auguste et Louis VIII, par l'HospitaHer Guérin, chancelier et évoque de Senlis*; sous Louis IX et Philippe le Hardi, par Mathieu de Vendôme, abbé de Saint-Denis*. 11 arriva fréquemment aussi que des laïques, officiers du palais ou conseillers influents, profitèrent de la faveur extraordinaire dont ils jouissaient auprès du prince pour accumuler entre leurs mains tous les pouvoirs et devenir ainsi de véritables premiers ministres, smon à titre officiel, au moins de fait. Cette place prépondérante dans le palais et dans le gouvernement a été occupée par Hugues de Beauvais sous Robert IF, par Etienne de Garlande sous Louis VI *, par Robert Clément et par Gille Clément sous Philippe Auguste ", par Pierre de la Broce sous Philippe le Hardi *°, par Guillaume de Nogaret " et Enguerran de Marigni •' sous Philippe le Bel.

h. L'élévation d'hommes de petite noblesse ou même de basse naissance au poste si envié et si important de chef des conseillers royaux a excité de tout temps les protestations des membres de la famille royale et de la haute féodalité. Il egt donc inexact de dire que a le règne de Philippe III fut l'un des premiers qui aient été marqués, dans l'histoire de France, par une révolution de palais *' ». Le sort malheureux du

1. LucHAiRE, Instit. monarch., I, 198. Pfister, Études sur le règne de Robert le Pieux et De Fulbert i vita, pass.

2. LucHAiRE, Instit. inonarch., t. I, p. 199; Louis F/, InUX)d., p. 57 et suiv. 5. Instit. monarrh., I, 19*2-195.

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