LA SOCIÉTÉ MARCHANDE
495. Origine des sociétés marchandes. — Les marchands (et il faut entendre par là, non le petit commerce local, mais le haut commerce, celui qui faisait la vente en gros, qui voyageait, qui allait de foire en foire pour ses opérations de vente et d'achat, qui joignait même aux gains
* Généralités. — Pigeonneau, Hist. du commerce de la France (1885) t. I. — W'ai-tehs, Les libertés communales, pass. ; Les gildes commerciales au \ie siècle, dans Bull, de l'Acad. roij. de Belgique, 2e série, t. XXXVII (1874). — Wii-da, Bas Gildenwesen im Mittelalter (1831). — W. Heyd, Hist. du commerce du Levant au moyeu âge (trad fr.), 1885-1880. — Gross, Gildmer chant, 1882.
Monographies. — Bourouei.ot, Études sur les foires de Champagne (1865). — Francisque Michel, Hist. du commerce et de la navigation à Bordeaux, t. I. —
Cheruel, Hist. de Rouen pendant l' époque communale, t.. I (1844). De Fréville.
Hist. du commerce maritime de Bouen, t. I (1857). — De Beauuepauœ, La vicomte de l'Eau de Rouen (1866). — Giry, Les Établ. de Rouen (1883-1885). — Picot, Recherches sur les quarteniers, cinquanteniers et dizainiers de Paris (1875).
Fe'libien, Hist. de Paris (1725), xcvi. — Guilmoto, Étude sur les droits de navigation de la Seine (1889). — Leroux de Lincy, Histoire de l'hôtel de ville de Paris (1843) ; le Livre des sentences du Parloir aux bourgeois. — Lecauon, Origines de la municipalité parisienne, dans Mém. de la Soc. de l'hist. de Paris, an. 1880. — Warnkœnig, Hist. desinstit. de la Fl. (trad. Gheldolf), t. II.— Laitenuerg, Ur/aind-
liche Geschichie des hansischen Slahlhofes zu London (1851). Aug. Thierry,
Mon. inéd. de l'hist. du tiers étal, t. I.— Giry, Hist. de Sl-Omcr et de ses institutions jusqu'au xiv° siècle (1877). — Jui.liany, Essai sur le commerce de Marseille (1842). — Germain, Hist. du commerce de Montpellier (1800). — C. Port, Essai suite commerce maritime de Narbonnc (1852). — Mantellier, Hist. de la communauté des marchands fréquentant la rivière de Loire, etc.
1. L'exemple le plus curieux qu'on puisse citer de paroisses envisagées comme circonscriptions financières se rapporte à la taille prélevée par la ville de Paris en 1313. Le rôle de cette taille nous est parvenu. On y voit que Paris était divisé alors en trente-trois paroisses, et que quelques-unes de ces paroisses, les plus importantes, étaient subdivisées elles-mêmes en queslcs, comprenant un certain nombre de rues.
2. D'après la charte communale de Tournai, octroyée par Philippe Auguste en 1187, quand il s'agissait de lever certaines tailles municipales, chaque paroisse devait fournir un personnel de collecteurs, auxquels on adjoignait les jurés et les échevins appartenant à la paroisse. La taille ainsi perçue devait être gardée par quatre bourgeois de chaque paroisse étrangers aux corps municipaux. Ici donc, la paroisse est envisagée comme circonscription, non plus seulement pour la répartition de l'impôt, mais pour l'administration financière de la communauté générale.