‹ Manuel des institutions françaises, période des Capétiens directsChapitre 188 sur 264 · Iîeaumanoir, ch. xr.vi, §§ 1 et · texte numérisé non relu

Iîeaumanoir, ch. xr.vi, §§ 1 et

liers placés sous la dépendance immédiate de la couronne. Elle s'ingérait à tous moments dans l'organisation intérieure des monastères et des chapitres. Les rois fondent des abbayes et s'entendent avec l'épiscopal pour établir les conditions matérielles et religieuses suivant lesquelles doivent vivre et se développer les communautés nouvelles. C'est par leur volonté et leur ordre que de simples églises peuvent être érigées en monastères et il faut leur autorisation pour installer des religieux dans une abbaye abandonnée ou détruite. Lorsque se propagea le mouvement qui tendit partout à transformer les chapitres séculiers, trop mondains, en chapitres réguliers, et à régénérer les abbayes mal famées en y introduisant des moines venus de Cluny ou de toute autre communauté connue pour la sévérité de sa règle, le gouvernement royal joua toujours un rôle considérable dans ces changements. La compétence du prince dans les affaires monastiques est universelle et s'étend aux plus menus détails. Il possède le droit de limiter le nombre des personnes dont se compose une communauté, surveille la gestion financière des abbés ou des prieurs, liquide la situation embarrassée des établissements que le désordre et l'abus des emprunts auraient menés directement à la faillite1.

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