‹ Manuel des institutions françaises, période des Capétiens directsChapitre 230 sur 264 · Les revenus ordinaires. Les droits domaniaux. — Le roi · texte numérisé non relu

Les revenus ordinaires. Les droits domaniaux. — Le roi

capétien vit principalement de son domaine, comme les chefs d'États féodaux* et ses ressources ne diffèrent pas des leurs. Elles se composent des redevances et prestations dont s'acquittent les tenanciers nobles et roturiers, soumis à la suzeraineté ou à la seigneurie directe du roi (gg 112 suiv., 176suiv.). Le développement considérable du domaine royal, sous les princes conquérants qui se succédèrent après Louis VII, augmenta, dans une très grande proportion, les revenus de la monarchie, mais n'en changea pas la nature, ni même le mode de perception. En 1149, Suger, écrivant à Louis VII », énumère les principaux fonds qu'il tient en réserve pour le retour de son maître : les droits de justice {causse et planta), les tailles (tallise), et les revenus féodaux (feodorum relevationes). Au xnie siècle, les agents financiers de la royauté, baillis et prévôts, distri-

1. Nous employons ce mot par commodité, pour désigner l'ensemble des recettes et des dépenses de la monarchie, bien qu'il n'y ait pas au moyen âge de budget proprement dit, dans le sens que nous attachons à cette expression.

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