Ch. V. Langlois, Philippe III, p
'2. Edei,, Essai sur les origines, l'organisation et les attributions administratives de la Chambre des monnaies, dans Positions des thèses des élèves de l'École des Charles, ann. 1888.
3. A. de Barthélémy, Essai sur l'hist. de la monnaie parisis.
Nous avons indiqué plus haut (p. 578) les faits généraux qui caractérisent l'histoire financière de la royauté sous Philippe le Bel et ses trois fils. C'est alors que le système fiscal de la monarchie capétienne commence vraiment à s'organiser et à prendre corps. Ajoutons que, pendant cette même période, tous les ressorts de la fiscalité royale sont tendus avec une rigueur excessive. Les procédés financiers ne changent pas, mais portent une empreinte inaccoutumée d'arbitraire et de violence. Les abus d'un gouvernement tyrannique amenant d'inévitables réactions, les ordonnances fiscales, qui se succèdent en grand nombre, sont souvent suivies d'une série d'actes législatifs destinés à corriger ou à adoucir ce qu'il y avait de trop rigoureux et d'excessif dans les premiers. Manque absolu de mesure, tâtonnements, contradictions, tout dénote, dans ce régime financier, un état de transition et de crise qui s'explique par l'absence de proportion entre les nécessités nouvelles de l'action gouvernementale et l'insuffisance du budget traditionnel.