AVERTISSEMENT
Le titre d'Institutions Romaines m'a paru assez précis pour exclure ce que les érudits ont coutume d'appeler les « antiquités privées >, assez compréhensif pour admettre tout le reste. Je l'ai interprété dans le sens le plus large, estimant que le meilleur plan est celui qui permet de condenser et de coordonner le plus de renseignements utiles. Un Manuel est, par définition, un outil constamment manié, un instrument de travail. Celui-ci est destiné avant tout aux étudiants de nos Facultés. Je serais heureux qu'il pût, par surcroît, rendre service aux humanistes et même éveiller la curiosité des profanes. Je me suis proposé, en effet, de satisfaire plus d'une sorte de lecteurs. Le texte forme un exposé continu, à l'usage de ceux qui ne se soucient ni de discussion, ni de références. Les notes permettent de recourir aux sources et de choisir au besoin entre des opinions divergentes. Les indications bibliographiques signalent les ouvrages que devront consulter, sur une question donnée, ceux qui voudraient l'étudier à fond et la reprendre au point où d'autres l'ont laissée.
La bibliographie est envahissante de sa nature, et la difficulté était de se borner. J'ai éliminé — sauf de rares exceptions — tout l'apport des trois derniers siècles, pour réserver la place aux travaux plus récents. La science marche; son épargne accumulée grossit chaque jour, et il y a souvent plus de profit à tirer d'un ouvrage médiocre, mais au courant des découvertes ou des théories nouvelles, que de chefs-d'œuvre vieillis et dépassés. On a supprimé toute indication de ce genre au chapitre du