Lamprid., Al. Sev
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de chancellerie impériale pourvue d'une juridiction particulière, qui n'a guère de commun avec l'ancienne que le nom *.
§" l'édilité*
Depuis César, les édiles sont au nombre de six, répartis deux à deux en trois catégories : édiles curules, plébéienSj Cériales, ceux-ci chargés de veiller aux approvisionnements de Rome. L'Empire leur enlève la majeure partie de leurs attributions. Dès Tan 22 avant notre ère, ils perdent le droit d'organiser la célébration des jeux publics {cura ludorum), droit qui passe aux préteurs*. Ils abandonnent définitivement aux questeurs la garde des archives à partir de l'an 11 avant J.-C. La police de la ville {cura urbis) leur est enlevée de même en l'an 17 avant J.-C: ils reçoivent en échange le droit de fournir, concurremment avec les tribuns et les préteurs, des préposés aux quatorze régions de Rome**, où ils n'ont guère à s'occuper que du culte desLaresetde leurs chapelles ^ On leur laisse cependant le balayage
6A11, De Romanorum aedilibus sub Caesarum imperio. Schleiz, 1860.
Sur les régions urbaines, vov. L. Preller, Die Regionen der Stadt Rom. Jena, laii. — H. JordaD, />f Wm"^ L>6i« Romae (N. Meinor. deir InstiL, Il [1865), p. .215-112). Forma Urbix regionum Xllïly BcroUni, 187 i. De formae Urbis fragmenio novo, Runiae, 1883. Topographie der Stadt Rom^ I [1878], p. 2'J6-33J ; Il fl871J, p. 1-178.
1. Sur le qusutorsacri palatii en Orient et en Occident, voy. la Notitia digniiatum {Part. Orient., c. xi, Occid., c. ix) et le titre du Code Théodosien (I, 8) intitulé De ofpcio qusestoris.
2. Dio Cass., LIV, 2. Tac, Ann., I, 15. Cette innovation dut être assez bien accueillie : elle déchargeait les édiles d'un honneur fait pour effrayer les gens économes.
3. Cf. MoHMSEiN, Staatsrecht, IP, p. 505. Auguste avait d*abord confié aux édiles curules un corps de 600 esclaves chargés d*éteindrc les incendies (Dio Cass., ibid.); il le partagea ensuite en brigades réparties dans diverses régions urbaines et mises sous les ordres des vicomagistrif subordonnés des édiles (Dio Cass., LV, S) ; à la Au (6 ap. J.-C), il réorganisa cette milice (vigiles) et mit à sa tête un praefectus vigilum (Dio Cass., LV, 26). Quant à ces quatorze régions urbaines instituées par Auguste, comme il en est question à propos des édiles, des tribuns, des préteurs, des préfets de la Ville et des vigiles, il est bon de résumer ici le peu qu'on en sait. Mommsen ne leur attribue qu'une importance médiocre et n'y voit guère que des cadres imaginés pour régulariser le culte des Lares compilâtes associés au Génie de l'empereur. Jordan pense, au contraire, qu'Auguste fit faire à cette occasion un véritable plan cadastral de la ville, et que les régions étaient autant d'unités topograpliiques servant à répartir exactement les divers services administratifs. L'opinion de Jordan est des plus vrai* semblables. Auguste se contenta sans doute de numéroter les régions urbaines : les noms que donnent ^es Guides du temps de Constantin {Sotitia regionum Urbis XIV. — Curiosum Urbis regionum XIV) sont certainement postérieurs au temps d'Auguste. Les régions étaient subdivisées en vici, dont le nombre alla en augmentant : 265 au temps de Vespasien, 307 au moins au temps de Constantin. Les préposés aux quatorze régions étaient tirés au sort tous les ans parmi les édiles, tribuns et préteurs. Les
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des rues^ ; la surveillance des marchés, bains, tavernes et autres lieux publics, avec le droit d'infliger des amendes pour contraventions ; encore parut-il bientôt qu'ils abusaient de ce droit. Sous Néron, une loi fixa le taux des amendes et le montant des saisies, en accordant aux édiles curules un droit un peu plus large qu'à leurs collègues ^. Les édiles Cériales gardèrent leur nom, inais non pas leur fonction. Auguste les remplaça d'abord par des curatores fiiimentiy qui étaient des espèces de proconsuls à l'intérieur, puis, à la fin de son règne, par un simple fonctionnaire impérial, le préfet de l'annone {prœfectus annonœ) ^, pris en dehors de l'ordre sénatorial.
L'édilité ne servait plus guère que comme degré parallèle au tribunat dans la carrière des honneurs. Lorsque Alexandre Sévère eut décidé que les questeurs nommés sur la présentation de l'empereur pourraient aspirer à la préture sans passer par le tribunat ou l'édilité*, ces charges devinrent plutôt un obstacle à l'avancement rapide. A moins de les pourvoir d'office, comme cela s'était vu déjà dans les premiers temps ^, on pouvait s'attendre à les voir délaissées. La dernière mention qui soit faite des édiles date du règne de Gordien III (238-244) «.