Dio Cass., ibid
3. Sur les fonctions, bientôt supprimées, de prmtores »rarii, voy. ci-dessus, p. 190, 3.
4. Amicos elegiif quitus etiam post eum... prxcipue sunt usi (Suet., Tit.y 7). Amicus et cornes Augusti (C. I. L,, V, 5811). Il est impossible d'analyser ici la composition et la compétence aux diverses époques de ce conseil d*Êtat. Je ne puis que renvoyer au Mémoire de Ed. Cuq, lequel traite en même temps de la chanceUerie (ci-après, p. 164). L*auteur montre très bien que In compétence du conseil se forme aux
Chap. 5, § 2] LES FONCTIOiNN AIRES IMPÉRIAUX 153
cations. A partir d'Hadrien, ces <c amis » sont constitués en conseil privé (consilium, auditorium principis-consiliarii Augusti) , qni tient des séances régulières sous la présidence de l'empereur ou, en son absence, du préfet du prétoire, et où l'empereur appelle surtout des jurisconsultes capables de l'assister dans ses fonctions de juge suprême. Ce conseil était composé de personnages de rang très divers; ni Hadrien ni ses successeurs ne s'interdii'ent d'y faire entrer de simples chevaliers, et à partir de la fin du deuxième siècle, les conseillers de l'ordre équestre, le préfet du prétoire notamment et les chefs des bureaux de la chancellerie impériale, paraissent y jouer un rôle prépondérant.
Depuis la réforme de Dioclétien, le conseil privé, transformé en conseil d'État sous le nom de sacrum consistorium^ remplace à peu près complètement le Sénat, qui n'est plus guère que le conseil municipal de Rome. C'est là que s'élaborent les lois et constitutions impériales et que se traitent toutes les affaires importantes. Le consistoire est composé de grands dignitaires du palais et de conseillers (comités consistorii) en service actif (in actu positi) ou disponibles (vacantes). Les dignitaires sont illustreSy les conseillers spectabiles et partagés en classes établies d'après leurs traitements. En l'absence de l'empereur, le consistoire paraît avoir été présidé par le qusestor sacri cubiculi.
La constitution du conseil privé nous montre quel rôle jouent, sous un régime où l'État s'absorbe dans le souverain, les relations personnelles avec le prince. Ce sont des relations analogues qui ont fait .du préfet du prétoire une sorte de vice-empereur.