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SuET., .\ug.y

Ohap.5, §6] LES FONCTIONNAIRES IMPÉRIAUX 163

et Tibère ajouta à tous ces offices, dès Tan 15, la surveillance du Tibre {cura alvei Tiberis et riparum) *, qui comprenait celle des égouts (cura cloacarum) '.

Les curateurs nommés par l'empereur à ces diverses fonctions étaient partagés en quatre commissions indépendantes. Si, en un certain sens, ils se considéraient tous comme collègues, ils n'étaient pas tous du même rang. Les curatores viarum, dont le nombre était proportionnel à celui des roules, sont en général des prœtorii ^ \ les curatores operum y au nombre de deux, sont le plus souvent des consulaires ; les curatores riparum, au nombre de cinq, sont toujours des consulaires, et les curatores aquarum, au nombre de trois, ont le pas sur tous les autres. Il y avait ainsi un avancement possible d'une catégorie à l'autre, et, dans les deux dernières commissions, le président était fort au-dessus de ses collègues *.

Les 'Curateurs des eaux et ceux du Tibre avaient une juridiction appropriée à leurs fonctions, c'est-à-dire le droit de trancher toutes les questions contentieuses relatives au régime des eaux et aux droits des riverains du fleuve. Les curateurs des grandes routes ont dû aussi avoir les pouvoirs nécessaires pour préserver les voies publiques contre les empiétements des particuliers.

Toutes ces curatèles, et en général les offices sénatoriaux, sont comme minées par l'action de fonctionnaires plus humbles qui doublent ou remplacent les curateurs, c'est-à-dire des procurateurs recrutés dans l'ordre équestre ou même, au début, parmi les affranchis ^. Les procurateurs

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