Voy., ci-après (p. 213), la liste de ces régions
5. Le titre de presses donné à ces procurateurs peut donner lieu à des confusions. Ce titre convient, d'une manière générale, à tous les gouverneurs de province, en tant que magistrats civils (prawidi* nomén générale est, eoque et proconsules et legati
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ptables employés dans les provinces proprement dites. Ils avaient aussi des attributions plus étendues, analogues à celles des proconsuls et légats pro pr»tore. Parfois leur ressort était considéré comme une dépendance de quelque province voisine, et ils étaient alors sous la tutelle du gouverneur de cette province ^
Le système adopté par Auguste et perfectionné par ses successeurs se maintint jusque vers le temps d'Alexandre Sévère (232-235). A cette époque, on jugea à propos de séparer le pouvoir civil du pouvoir militaire, et de confier l'un à des prmsideSj l'autre à des généraux {incesy* Cette réforme, qui fut bientôt appliquée partout, amena la création de grands commandements militaires disposés tout le long des frontières, et dont les limites ne coïncidaient pas avec celle» de* pnmnccs^ A partir de ce moment, il n'y avait plus aucune raison de maintenir l'ancienne distinction des provinces sénatoriales et impériales, puisque tous les gouverneurs se trouvaient ramenés à la condition uniforme de fonctionnaires civils. Aussi cette distinction disparait-elle de la pratique, sinon de la théorie*, et naturellement, au profit du pouvoir impérial.
Lorsque Dioclétien remania la carte administrative de l'empire*, il refit à nouveau la hiérarchie des gouverneurs provinciaux (rectores provinciamm) en combinant leur titre professionnel avec les épithètes décoratives de spectabiles^ darigsimij perfectissimi. Les plus élevés en dignité sont les trois proconsuls d'Asie, d'Afrique et d'Achale, qui ont rang de spectabiles ^. Puis viennent les eonsulares et correctores^ classés parmi les darissimi. La dernière catégorie comprend les prœsideSy qui, en Occident du moins, ne sont que perfectissimi^ et n'appartiennent pas, par conséquent, à l'ordre sénatorial.
* G. Jnllian, De U réforme provinciale attribuée à Dioclétien (Reyue Histor., XIX» [1882], p. 331-37i).
CsBsaris et omnes provincias régenter,,, prauides appellanlur. Dig., 1, 18, 1). Or il arrivait que, dans les provinces consulaires et prétoriennes, en cas de décès du gouverneur, le procurateur gouvernait la province vice prmgidUt, ce qui Tassimilait complètement au procurator et prœses.
1. C'était le cas notamment pour la Judée, dont Ich procurateurs furent parfois destitués par les légats de Syrie (Joseph., Ant. Jud.j XVIII, 4, 2. Tac, Ann.y XII, 5i). .
3. Il parait certain que cette innovation fut essayée tout au moins par Alexandre Sévère. Lampride {AL Sever., ai) dit de lui : provinciai legatoriaê prsuidiales pluri* ma$ fecit. En 260, la Numidie avait encore un légat ; elle était administrée par un praues en 283.
3. Le dux iotiut Illyriei avait dans son commandement sept provinces. (Cf. le dux Scythici limitii, Orientalis limitiSf etc.) Dans la Notitia dignitatum, l'empire d'Orient compte quinze commandements militaires, conftés à deux comités militum ou reimilitaris et treize duces; Tempire d'Occident, dix-huit commandements, tenus par six comités et douze duces. Les comtes passent avant les ducs, mais les uns et les autres appartiennent également à l'ordre des spectabiles.
i. On fait valoir, comme un acte de complaisance de la part de Probus, que permisit patribus... ut proconsules crearent (Vopisc, Prob., 13).
5. Par exception, le proconsul d'Asie et celui d'Afrique no sont pas soumis aux vicaires et préfets de leurs diocèses respectifs, mais relèvent directement de l'empereur.
ADMINISTRATION DU TERRITOIRE
[Part, u
Nous allons résumer dans quelques tableaux d'ensemble les grands traits de l'organisation administrative de Tempire à diverses époques.
De ces listes rapprochées et comparées se dégagent deux faits importants. On voit que l'empire s'étend par la conquête jusqu'au règne de Trajan, et qu'à partir de cette époque, il tend à se fractionner au dedans en un plus grand nombre de circonscriptions administratives. Ce morcellement se produit sous l'influence de causes diverses. Le pouvoir central 7 voit surtout un moyen de diminuer l'importance des gouverneurs et la somme d'autorité qui leur est attribuée ; mais il obéit, d'une façon plus ou moins consciente, à la poussée des nationalités qui se reforment et aspirent à se constituer en groupes distincts.
LISTE DES PROVINCES ROMAINES PAR ORDRE CHRONOLOGIQUE i.