‹ Manuel des institutions romainesChapitre 182 sur 500 · POLYB., VI · texte numérisé non relu

POLYB., VI

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Chap. 1J

LES DÉPENSES

à cet elTet par le Sénat aux censeurs montaient parfois au dixième ou même au cinquième du produit des impôts ^ Cependant le service des travaux publics fut toujours irrégulièrement doté et assez mal dirigé sous la République, et les municipes durent souvent, sous ce rapport, se suffire à eux-mêmes. On a vu plus haut* comment il fut réorganisé par Auguste. Depuis lors, Vserarium n'a plus à sa charge exclusive que les travaux faits dans Rome : les grandes voies en Italie sont entretenues aux frais de TÉtat, mais avec le concours des communes riveraines. Dans les provinces, les fonds nécessaires sont fournis par des taxes prélevées à cet effet sous forme de contributions, de péages et de prestations.

3° Afmée. — Le « budget de la guerre », qui pèse si lourdement sur les finances des États modernes, ne comportait à Rome, durant les premiers siècles, que des dépenses insignifiantes, du moins pour le Trésor. L'État fournissait aux chevaliers l'argent nécessaire pour l'achat du cheval («s équestre) et son entretien (ses hof^deariumf] il ne devait rien aux fantassins. Tous les soldats étaient tenus de s'équiper el de se nourrir en campagne à leurs frais, ou aux frais de leurs tribus respectives, qui s'imposaient en ce cas un tributum remboursable sur le butin. A partir de 400, le Trésor prend à sa charge l'entretien des troupes en campagne et alloue à chaque soldat une certaine somme proportionnée à la durée de la guerre {stipendium semestre - annuum*)^ somme de laquelle est déduit le montant de toutes les fournitures, armes, habillement, vivres, faites par l'État. Les contingents des alliés (socii) étaient équipés et soldés par leurs villes respectives : l'État romain ne leur devait que les vivres en campagne. L'effectif des armées étant devenu de plus en plus considérable et la solde de plus en plus élevée^, l'entretien des légions finit par devenir assez coûteux, principalement sous l'Empire , où les rations de vivres n'entrent plus en déduction de la solde ^. Il ne faut pas oublier non plus que les terres données aux vétérans constituent pour le budget de l'État une charge permanente.

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