‹ Manuel des institutions romainesChapitre 191 sur 500 · Liv., Il · texte numérisé non relu

Liv., Il

6. Seulement, ils stipulaient en général dans le fœdus une exemption de taxe pour les transports de produits destinés au Trésor {C. I. L., I, 204).

7. Portoria venalicium (Liv., XXXII, 7). Les objets importés par le consommateut' pour son usage particulier étaient exemptes de taxes.

jt.

240 LES FINANCES [Part, iu

d*abord établies en Italie, à Ostie de temps immémorial, 4 Puteoli et Capoue depuis 199 ', et étendues progressivement à tout le littoral '. Elles étaient affermées par les censeurs à des sociétés de publicains.En 60, les réclamations contre les procédés des agents de perception devinrent si vives, qu'une loi (lex Cœcilia) supprima les portoria dans toute l'Italie^; mais César les rétablit pour les marchandises de provenance étrangère*, et l'Italie ambitionna vainement depuis lors le même privilège qpe pour Timpôt foncier^.

A plus forte raison les portoria étaient-ils perçus dans les provinces. Même lorsque la centralisation administrative eut fait de Tempire un seul corps, l'État ne songea jamais à permettre la libre circulation dans toute l'étendue du domaine de Rome et à reporter tous les droits de douane sur la frontière extérieure {limes imperii). L'empire étant plutôt alors le monde entier qu'une partie du monde, la suppression des douanes intérieures eût rendu la perception à peu près improductive. D'autre part, une multiplication exagérée des lignes douanières aurait eu des conséquences économiques désastreuses. Les Romains adoptèrent un moyen terme. L'empire fut divisé en un certain nombre de circonscriptions ou régions douanières, comprenant pour la plupart plusieurs provinces, et chaque région* fut dotée d'un tarif spécial^. La

* Gh. Revillouty Mémoire sur le quarantième des Gaules (Mém. Soc. Archéol.). Montpellier, 1866. — Cf. les nombreuses monographies consacrées aux proWnces.

i. Liv., XXXII, 7.

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