‹ Manuel des institutions romainesChapitre 234 sur 500 · CoD. Theod., VII · texte numérisé non relu

CoD. Theod., VII

5. GoD. Theod., VII, 13 {De tironibus). Cette charge pèse, à partir de 375, non plus nuT la personne des propriétaires, mais sur leurs propriétés (VII, 13, 7).

6. CoD. Theod., VII, 13, 7. Ce commerce, converti en charge municipale (muniu) et soumis au tarif, s'appelait proto{typia) ou proto{nta8ià). La leçon des mss. est incertaine.

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L'ARMÉE SOUS L'EMPIRE

imposée sur leurs propriétés'. Les agents recruteurs (temonarii' capitularii) prenaient livraison des prestations, argent et hommes, examinaient l'aptitude physique des conscrits et les répartissaient entre les diverses armes ^. Une fois au corps, ceux-ci étaient marqués au bras d'un signe indélébile, immatriculés et assermentés^. Ils étaient dès lors la propriété du c Dieu présent et corporel », de l'empereur.

Les populations barbares formaient, sous un nom ou sous un autre*, la majeure partie de l'armée. Leurs contingents étaient ou répartis dans les légions ou groupés en corps distincts. On les employait de préférence à garder les frontières, en les intéressant à la défense du sol par des assignations de terres qui les fixaient dans la zone menacée par les incursions.

C'est ainsi que le Bas-Empire, dont le nom est devenu synonyme de décrépitude sociale, composait avec les rebuts de la société ces armées somnolentes, désagrégées, sans patriotisme, sans esprit militaire, qui n'avaient rien à perdre au triomphe des Barbares.

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